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Un visiteur
2,5
Publiée le 11 octobre 2008
C'est une adaptation (très libre) de la Princesse de Clèves en milieu scolaire. Si on retrouve un certain nombre de motifs de l'oeuvre originale (la lettre, le portrait, l'aveu), il faut bien reconnaître qu'on perd le caractère tendre et naïf de la princesse. Léa Seydoux donne au contraire au personnage une touche renfrognée et agaçante. On a bien de la peine pour son amoureux qui doit s'adapter à ses bouderies. Un petit film sympa mais une actrice qui ne donne pas assez d'intérêt à son personnage, contrairement à Louis Garrel intéressant dans le rôle de Nemours.
Ce troisième volet m'est particulièrement sympathique! Dommage que le film soit très mal distribué, il a fallut se taper 3/4 d'heure de voiture pour finalement être au premier rang d'une salle entièrement pleine à craquer. C'est un peu dommage... Malgré cela le film m'a captivé, Léa Seydoux est vraiment magnifique et illumine complètement le métrage. Vivement le prochain film de ce réalisateur.
Un moment exaltant et passionnant que ce nouveau chef d'oeuvre de Honoré. Je me suis senti plus vivant que jamais de cette histoire de la Belle Personne. J'ai tendance à apprécier les lenteurs dans la description des personnages mais le Grand Honoré arrive à nous communiquer la vie de ces lycéens de manière juste et sincère sans se soucier des détails superflus. En effet, le lycée reflète le constant mouvement des sentiments. Vouloir toujours donner un sens à chaque action n'est pas nécessaire...On se laisse émouvoir par les amours naissants ou marginaux, on rigole de ses cours de langues qu'on a tous eu, ou bien des fantasmes inavoués sur nos profs ou nos camarades. Christophe Honoré nous transporte dans un univers à la fois sensible et violent. Léa Seydoux est excellente, d'une rare beauté, elle arrive malgré son personnage distant et froid à nous faire frémir d'émotions. Louis Garrel est définitivement l'acteur de cette génération, certes il est le fils de, mais il dégage ce naturel qui même s'il agace (généralement par jalousie de son aisance)on ne peut résister. Son personnage Nemours fait certes un peu brouillon, mais grâce à son talent il nous fait oublier ce défaut. Grégoire Leprince-Ringuet a eu la difficile tâche de se retrouver entre une Junie époustouflante et un Nemours transcendant. Il peut tenir la tête haute, son Otto est très sincère. Esteban Carjaval-Alegria est un espoir à suivre, dans la lignée de Garrel, il est spontanément captivant, un regard très expressif. Un film à voir et à revoir. Vivement le prochain.
J'attendais mieux du réalisateur après son dernier film, mais un assez bon moment de télévision et de cinéma ,tout de même qui tranche avec les programmes habituels ( merci arte)le roman de Mme de la Fayette transposé dans un lycée est une bonne idée , romantisme, jeu des acteurs ( plus reservé sur le choix de l'actrice ( Léa Seydoux)font que ce film mérite in fine, le détour .
Parisianiste et pédant, je le concède. Cependant, le charme opère. Louis Garrel est éblouissant comme toujours, et malgré certaines faiblesses, la mélancolie et les chassés croisés amoureux envoutent. "La belle personne" s'applique à tous ces acteurs, beaux comme des dieux, qui donnent envie. Le film donne envie de vivre à Paris, d'apprendre l'italien. Un instant de rêve sur une toile de fond bobo, je suis d'accord.
Un film qui se laisse regarder et que les fans d'Honoré vont adorer. Les acteurs jouent bien et l'histoire intéressante.... Du cinéma français dans ce qu'il a de bon et de détestable à la fois....
Beaucouo de qualités dans le nouveau film de Christophe Honoré. La première heure est formidable, le scénario, très resséré, suit le manège amoureux d'une bande de lycéens et d'un prof d'italien (Louis Garrel, impeccable comme toujours); Paris est filmé dans une lumière grise hivernale somptueuse, les cadres sont sans cesse inventifs (il y a une idée de mise en scène par plan). Hélas, cette belle mécanique grippe après une heure pour prendre des parti pris grandiloquent dans la comédie musicale à la Demy ou l'opéra tragique, aucune des deux options n'étant vraiment convaincantes, le spectateur se trouve un peu comme éjecté du film. Les chansons de M. Beaupin sont toujours imbuvables.
Sinistre adaptation de la princesse de Clèves, en teen movie dépressif. Les histoires de coeur de cette bande d'ados du seizième ne passionnent pas, tant les personnages souffrent à la fois d'un manque de relief psychologique et d'un manque de charisme des interprètes (y compris Louis Garrel , très en dessous de ses habituelles prestations). Les sentiments ne passent à aucun moment la barriere de l'écran. On sent des intentions de la part de Christophe Honoré, mais ce film grisâtre à tous points de vue (scénario, image, et meme prise de son) en reste au stade velléitaire.
Mal joué, brouillon...donc, pas crédible!! Ce n'est pas de cette manière qu'Honoré va en mettre plein la vue à Sarkozy! Garrel, grand acteur? Je ne le pense pas même si je l'ai apprécié dans "The Dreamers"! Une étoile car c'est "regardable"!
Dans un lycée parisien des beaux quartiers, chronique amoureuse douce-amère entre élèves, plus adultes qu'adolescents, entre profs et entre prof et élèves! Un petit air de Sagan et de cinéma d'avant-garde des années 60. Légèreté sans niaiserie, poésie et romantisme légèrement surannés à savourer sans tarder. De jeunes interprètes que nous reverrons sans aucun doute.
C'est une blague toutes ces critiques délirantes qui crient au chef d'oeuvre ? ou du triste copinage pour un ex journaliste branchouille ? Car il faut voir ce sitcom gnangnan repeint aux couleurs tristounettes d'une nouvelle vague fossilisée pour y croire... Sous prétextexte d'attaquer le méchant Sarkozy qui dit du mal de La princesse de Clèves ( belle audace louable qui plaît tant à la presse), Christophe Honoré a voulu montrer la modernité du texte mais il ne prend que des mauvaises directions : un lycée du 16ème déconnecté du monde d'aujourd'hui, un casting fils de et filles de qui met mal à l'aise, un Garrel toujours en roue libre narcissique, des musiques très chics Inrocks, des références cinéphiliques élitistes (Ah ! quelle idée géniale Chiara Mastroianni sortant de chez Oliveira qui croise la nouvelle princesse de Clèves : la fille Seydoux), une intrigue homo pour rester perso, et des autocitations pour un jeune real qui ne se prend pas au sérieux, Le Prince Ringuet qui repousse la chansonnette comme dans le film précédent, avec sa voix nasillarde. Bref, le réalisateur rate son but et nous livre un film baclé, sentimental et élitiste, qui ne nous fait verser aucune larme. Hélas.