10 ans avant son premier long-métrage, Henri-Georges Clouzot débutait sa carrière de cinéaste avec ce court-métrage. On y suit un cambrioleur maladroit, auto-surnommé "La Terreur des Batignolles", qui s'introduit dans un appartement cossu. Mais à son grand désarroi, il va se faire mener en bateau par le couple de bourgeois qui débarque. On note quelques maladresses dans le jeu des acteurs, un peu exagéré par moments (l'accent parisien de l'époque n'aidant pas !). Tandis que la mise en scène parait encore très proche du cinéma muet, dans le style des plans et le jeu là encore théâtral des acteurs. Ceci dit, l'ensemble dure moins de 15 minutes, et fonctionne encore aujourd'hui très bien en tant que sketch humoristique. Les réactions du cambrioleur, et la chute finale, étant efficaces. Ceci augure déjà les saillies d'humour dont sera capable Clouzot dans ses polars sérieux.
Un court métrage, 1er film de Clouzot , presque muet , seules quelques courtes répliques , on est au début du parlant. Un cambrioleur s’introduit dans une villa vide de ses occupants, il commence sa carambole, mais se fera surprendre , par un couple de mondains. Une variante de « l’arroseur arrosé ». De l’humour, un joli choix de cadrages, de éclairages soignés, Une ironie douce-amère . Un style qui annonce déjà la patte d’un grand cinéaste.
“La Terreur des Batignolles” est le premier film d’Henri-Georges Clouzot. Ce court-métrage de quinze minutes met en scène un cambrioleur surpris par un couple rentré plus tôt que prévu pour se suicider. Le cinéaste emploie une photographie sombre et place les éclairages aux bons endroits pour une bonne utilisation des ombres. A l’inverse, ses comédiens caricaturaux dialoguent avec maladresse et humour. Un exercice intéressant et prémisse d’une belle carrière. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Henri-Georges Clouzot est l'une des plus grandes figures du cinéma français, ainsi son premier film, un court-métrage d'à peine 15 minutes, marque le début d'une grande carrière. Le format court impose la simplicité, ainsi ce film donne le sentiment d'une farce plus qu'un récit profond. Il est composé de trois retournements de situation qui surprennent les spectateurs tout en restant crédible. Chaque élément est introduit de manière très efficace, comme l'anxiété du voleur, qui est traduite par ses tremblements et sa peur du noir (il s'apprête à tirer sur un chapeau qui bouge tout seul avant de réalisé qu'un chat était dessous). Le découpage est également clair et précis, utilisant les inserts avec parcimonie pour souligner les informations importantes. Par exemple, un gros plan au début nous montre la préparation d'un outil de braquage, qui ne revient que à la fin du film. C'est tout ces subtils fusils de Tchekhov qui permettent aux retournements de situations d'être crédibles malgré la rapidité du récit.