5442 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
450 critiques spectateurs
5
113 critiques
4
156 critiques
3
46 critiques
2
70 critiques
1
40 critiques
0
25 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Guiciné
209 abonnés
1 352 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 2 juin 2009
Un film qui m'a déçu, le début commence pas trop mal, mais voilà le scénario ne m'a pas convaincu et tourne en rond pour arriver à un dénouement des plus insignifiant et pas très intéressant pour ma part. Seule la musique est inspirée et semble en totale décalage avec le film. Tant pis.
Etreintes brisées, cette comédie dramatique est un beau film. Un parfum grave, une réalisation admirable, des images somptueuses, construit avec doigté. Le duo Pénélope Cruz belle, émotive et Pédro Almodovar séducteur.
D'où vient ce mystère d'un film dont chaque ingrédient est sublime mais dont la somme ne parvient pas à prendre complètement? Malgré ce bémol, un spectacle de cinéma d'une richesse, d'une densité et d'une élégance peu courantes. Avec Pénélope Cruz dirigée par Almodovar ça ne pouvait que aller dans ce sens !
Je suis définitivement pas un fan d'Almodovar (il en faut!). J'avais bien aimé Volver. En même temps c'est le seul que j'ai vu en entier. Les autres, j'ai vu des bribes par ci par là. Et j'ai remarqué un truc avec Etreintes Brisées, c'est que Pedro bouge pas. L'ambiance, les décors sont toujours pareil. On aurait dit un film des années 90. Après niveau histoire : voilà quoi. C'est pas super original, l'histoire casse pas des briques. En vérité je me suis fait chier un petit peu. Je suis totalement hermétique à son style. Moins aux nichons de Penelope Cruz mais ça cinématographiquement parlant c'est pas super intéressant. Je dis pas que ce film est pourrie mais il ne m'a pas touché du tout. Si il gagne la Palme d'Or, je comprends pas...
Une merveilleuse déclaration d'amour à Pénélope Cruz et surtout au cinéma. Le graphisme de certaines scènes, (les mains en gros plan sur les pixels de la télé) est digne des plus beaux tableaux de maitre. Pénélope joue mieux que jamais en passant toutes les émotions à l'écran. Un film peut être plus sombre que les autres, peut être pas aussi abouti mais envoutant. J'ai l'impression qu'Almodovar est à un tournant. Son style a encore évolué.
Malgré le jeu excellent des acteurs, en particulier de la belle Penelope, et la splendide histoire d'amour comme sait si bien les filmer Almodovar, l'intrigue du film a bien trop peu d’intérêt. Voir un réalisateur aveugle monter un ersatz de "Femmes au bord la crise de nerfs" était-il un moyen pour ce cher Pedro de nous montrer que son premier film mérite le respect? Et puis l’évolution du personnage qui, en une douzaine d'années, se transforme en ado geek tout laid en beau gosse absolu n’a aucune crédibilité... Quand on est moche, c'est pour la vie!
Bon on commence à être habitué au style unique d'Almodovar à force un peu répétitif. Toujours le même style narratif et une mise en scène aussi dynamique qu'un escargot sénile, mais toujours aussi le même charme et la direction d'acteurs exemplaires. J'avoue commencer à me lasser des oeuvres de Pedro qui se ressemblent presque toutes, mais ce n'est pas non plus à contre cœur que je vais voir ses films. Ici le sujet dramatique est comme toujours un peu farfelu et les personnages très recherchés, certaines scènes sont admirables de justesse et riches d'idées, mais on commence à trouver le temps long surtout quand on a l'impression de revoir certaines idées de ses films précédant. Pénéloppe Cruz n'est en revanche pas une simple star, c'est une véritable actrice.
C'est avant tout l'histoire d'un regard. Regard multiple ; regard d'amour, du passé, regard artistique, reflet du rôle de cinéaste à travers le film dans le film. La caméra, à défaut d'être un troisième oeil, est pour certains personnages (le réalisateur aveugle, le fils mystérieux du producteur, obsédé par le making-of qu'il doit lui remettre, et Almodovar lui-même - extérieurement à son film), la seule pupille qui leur est offerte. La seule où peut éclater la vérité. Almodovar incarne donc ces deux personnages qui tiennent l'objectif ; pour montrer ce que nos yeux n'ont plus la force de voir, il créé là des cyclopes dont la seule vue se fait à travers cet objectif manipulateur, parfois voyeur, mais toujours ici dans la vérité et l'amour. Une catharsis qu'il conclue par le besoin de terminer un film ; Mateo déclare << Les films, même aveugles, il faut les terminer. >> . Voilà l'optimisme d'Almodovar qui a décidé qu'il fallait, comme d'un besoin absolu, et peu importe les conditions, refermer les plaies. Le cinéaste espagnol tient ainsi la déclaration d'amour au cinéma qu'il lui manquait (et qu'il nous manquait) : tout n'est qu'image, tout n'est que fiction renforcée (pour ne pas dire double-fiction avec la présence de deux films en un), mais il n'y a pas un moment qui sonne comme une invention ; on a l'impression d'assister là à un documentaire qui trompe ses fonctions principales sous le vernis de l'abstraction narrative. Quitte parfois à tomber dans une confusion qui ferait presque regretter toute forme de linéarité (!), Almodovar change les temps comme l'on change d'angle dans une même séquence. Ces visions surréalistes du tournage de "Filles et valises" (le film inventé) étonnent parce qu'elles mettent en scène un film typique du langage d'Almodovar, sans que l'on puisse voir Almodovar sur le plateau, en fait concentré à filmer ce que l'on voit à l'écran. C'est un vertige, tout autant que le rapport aux formes cylindriques (la sculpture fataliste en ferraille
Almodovar continue son exploration des amours contrariés et du cinéma avec ce joli film parfois un peu longuet et un tantinet désincarné mais qui recèle de belles idées de mise en scène.
Merveilleuse histoire d'amour, qui m'a beaucoup émue. Le rapport au cinéma est intéressant. Penelope Cruz est merveilleuse, j'ai eu beaucoup de sympathie pour son personnage pendant tout le film. Enfin, la réalisation est très belle, sans défaut.
Quand il est apparu, on n'y croyait pas: c'était vraiment l'ovni de la production cinématographique. Le labyrinthe des passions, Matador, mais qu'est ce que c'était que cela? Des scénarios hallucinés tournés sous amphétamine, ça ne ressemblait à rien de ce qu'on avait connu jusque là. Il a vieilli, il a pu faire du cinéma moins pourrave, mais en gardant le goût des situations tordues, où des travestis engrossent des bonnes soeurs..... Avec ces "Etreintes brisées", titre bien ringard, Almodovar joue dans le mélo des plus classiques (quand on veut faire kulture-kulture, on dit "mélo à la Douglas Sirk" bien que la plupart d'entre nous n'aient jamais vu un mètre de pellicule dudit Douglas Sirk). Déjà, avec "Parle avec elle", il avait magnifié le mélo, ici, on est en plein dans le registre "passion /adultère /vengeance /mort des amants", même si on retrouve quelques obsessions du maître -filiations secrètes, doubles identités, protagonistes bizarres...
Se venger d'un cinéaste (le héros, l'amant), cela peut être monter son film en retenant les prises les plus minables et en les raccordant n'importe comment. Et quand ce même héros, devenu aveugle, peut enfin le remonter, ce film maudit, cela donne.... femmes au bord de la crise de nerf!
C'est un très bon Almodovar; on se laisse complètement embarquer, Penelope Cruz est divine, Lluis Homar pas mal non plus, sauf que... j'ai cru voir passer la sublime Angela Molina, cet obscur objet du désir, en vieille femme, et ça, les amis, c'est trop dur!
La vie, la mort, l'amour, la passion, la jalousie... il y a tout cela dans le dernier Almodovar. Un film magnifique dont on sort... brisée. Un film en tous points réussi, une oeuvre qui laisse des traces, parce qu'elle est à l'image de la vie, tragique et magnifique à la fois... je susi folle amoureuse du cinéma de Pedro et ce film-là ne pouvait atténuer cet amour...
Les inconditionnels d’Almodóvar retrouveront avec délectation sa marque de fabrique, faite d’émotion, de sensibilité, avec des personnages psychologiquement fouillés et un montage d’une grande habileté. Étreintes brisées n’est pourtant pas à la hauteur de ses meilleures réalisations. Le film peine à prendre son envol et la première demi-heure paraît bien longue. L’intrigue, bien que trop prévisible, ménage cependant des moments de grande intensité, qui retombe un peu dans une fin en forme d’épilogue trop distendu. Reste Penélope Cruz, toujours aussi rayonnante et juste, et une déclaration d’amour au cinéma sous forme d’un film dans le film. Pedro Almodóvar, après tant de chefs d’œuvre nous a rendu sans doute trop difficiles.
Je ne dois pas avoir la sensibilité « Almodovardienne ». J’ai eu l’impression de regarder un soufflé cuire au four. Je m’attendais à un choc et finalement, il ne se passe jamais vraiment rien. Tout est aseptisé même le drame de la mort de Lena. Je ne peux pas en dire plus pour ne pas déflorer l’histoire du film… Mais voilà. Pour moi, ce film a été une grande déception.