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Jonathan_89
12 abonnés
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1,0
Publiée le 26 mai 2009
Une étoile pour la bonne interprétation des acteurs, mais ça s'arrête là. Bon, déjà la version est sous-titrée ce qui ne m'a pas scotché du tout pendant le film. Pourtant, ils ne me dérangent pas dans certains autres films. Là, les dialogues s'éternisent trop et sont parfois psychologiquement chiants, surtout quand le texte apparaît sur du blanc et que le spectateur ne peut rien lire la plupart du temps...
Voici le tout premier plan du film (réglage lumière sur la doublure de Pénélope Cruz qui vient finalement prendre place dans le cadre coiffée comme Audrey Hepburn), et c'en est fini de nous ! On ne peut qu'être fasciné par ce réalisateur incroyable qui, à chacun de ses films, nous sidère par la maestria et l'élégance de sa mise en scène et son amour du cinéma et des femmes. Les travellings d’une parfaite fluidité, les valeurs de plans utilisées, le travail sur la lumière et les couleurs, la musique poignante mais aussi, toutes les convocations d’une cinématographie universellement saluée : Hitchcock, Lang, Malle, Rosselini…….et Almodovar à la toute fin du film (« et les fantômes vinrent à leur rencontre » comme dans « Nosferatu » de Murnau) nous bouleversent, nous amusent, nous fascinent. Pénélope Cruz finit d'enflammer la pellicule et prouve, depuis quelques films, qu'elle devient une immense actrice bien loin de l'image pulpeuse que sa filmographie américaine cherche à nous démontrer (hormis son rôle dans le dernier Woody Allen). Accordons toutefois que le cinéaste a une certaine tendance à la répétition et, qu’à l'image de "La mauvaise éducation", le film émeut moins que "Tout sur ma mère", "Parle avec elle" ou "Volver". Il semblerait que cela soit le cas à chaque fois qu'Almodovar se permet une construction non linéaire voire complexe de l'intrigue qui empêche le spectateur trop accaparé à "raccrocher les wagons" d'adhérer totalement et, par là même, de laisser venir l'émotion (même si le dernier plan du film est un chef d’œuvre en la matière – je n’en dis pas plus !). C'est dommage mais cela lui aura très certainement coûté la Palme !
Pour revenir sur cette photo déchirée, sans oublier le tableau des nombreux morceaux de vie de Matéo tout autour. N'est-ce-pas une manière de montrer les mécanismes de création du réalisateur? Ce film est, au-delà de l'histoire développée, un dialogue avec le spectateur sur la manière de travailler d'Almodovar et sur le cinéma en général. Témoin cette scène de "femme au bord de la crise de nerfs" (le gazpacho) revisitée plus de quatre fois sous la contrainte de différents intervenants pour finir par être un regard humoristique d'Almodovar sur son propre travail. Dans ce film, j'ai vu le réalisateur-chef-d'orchestre magistral et des comédiens-stradivarius au sommet de leur art. On sent là plus que jamais une maîtrise total de l'art cinématographique, le vrai!
Reprise d'une critique d'un spectateur : "Les seuls intérets du film sont : 1. le vrai talent du film n'est pas Cruz mais Carmen Machi (Chon). 2. il ne s'agit pas d'un hommage au cinéma (honteux) mais de la bande annonce de l'adaptation prochaine de Femmes au Bord de la Crise de Nerf pour la TV (concurrence aux Desperates, il y a un créneau à prendre). En dehors de ces 2 remarques, il n'y a rien de bon à retenir de ce dernier ruminage almodo-ne-vaut-rien. Film trop long, histoire plate et pas crédible, intrigue inexistante, caractères inintéressants, flashs back permanents, musique peu inspirée (compréhensible de la part du bon Alberto Iglesias), rôle surjoué (la palme à Blanca Portillo, pourquoi faire des gros yeux tout le temps, le cinéma muet c'est fini, à moins que ce ne soit aussi un hommage). Il serait temps qu'Almodovar comprenne que pour se bonnifier, il faut vieillir avec son temps, c'est à dire EVOLUER, savoir se regénérer, savoir regénérer son équipe (quasi identique depuis ses débuts). Or tout n'est que redite de ce qu'il n'a déjà filmé ou dit."
Le démarrage est poussif, la fin aussi, mais le milieu est plutôt agréable. P. Cruz et Ll. Homar sont bien dans leur rôle, malheureusement l'opposition Mateao/Harry ne me semble pas utilisée à très bon escient.
je lui donne 1 etoile et encore je ne sais pas pourquoi . Quoi que si pour P.Cruz qui joue a merveille mais apres je n ais aps été touché pourtant en film de almodovar j avais adoré " mauvaise éducation " mais la cela ne passe pas. Comment dire je n ais rien ressenti mais vraiment rien ce qui vaut que je suis passer totalement a coté . Je pense que beaucoup de personnes peuvent accroché mais pas moi. Je pense que le film et bien film des musique bonne mais voila rien n en ressort donc... moi pas aimé quoi que même pas je n ais rien ressenti ni bien ni mauvais ...
On l'attendait ce nouvel Almodovar après le, plutôt, décevant "Volver". La Bande Annonce intrigante présageait un film long, lent et plutôt chiant. La BA est mensongère. Ces "Étreintes Brisées" sont superbes peut être un peu trop académiques dans la façon de filmer mais tellement belles, tellement touchantes. La photographie est très bien travaillée toujours dans des couleurs ensoleillées Il y a, un peu, de Hitchcock. Cette quête du passé, des souvenirs, de l'Amour... ne peut que toucher. La grâce de Penelope Cruz, plus belle que jamais, fait penser aux stars des années 50-60. Certes Almodovar s'est "assagit" et ses histoires sont beaucoup moins extravagantes et originales, mais avec "Étreintes Brisées", le réalisateur rend un bel hommage aux films noirs des années 50. Une grande réussite.
On ne peut s'empêcher de penser qu'Almodovar a succombé à un petit péché d'orgueil en réalisant ce long-métrage : sans doute attendait-il qu'on dise d'"Etreintes brisées" qu'il contient une dizaine de films, aussi réussis les uns que les autres.
Si la première affirmation est vraie (il y a beaucoup d'histoires dans cette histoire y compris celle, fictive, du film que réalise le personnage principal), je suis plus hésitant sur la seconde. Il est vrai que la première et la dernière parties sont respectivement un thriller subtilement mené et un récit familial touchant, cependant on peut s'interroger sur la qualité de ce qui se trouve au milieu. En effet, le coeur du film ressemble à un amas de séquences jetées à l'envi par le réalisateur. Beaucoup de critiques emploient la métaphore du puzzle autour d'"Etreintes brisées", seulement les pièces ne semblent pas toutes faites pour s'emboiter. La combinaison de la nature déstructurée du film et de sa longueur (plus de deux heures) pourra donner des maux de tête au spectateur concentré pour les assembler.
Contrairement à la plupart des films d'Almodovar, j'ai aussi trouvé que tous les acteurs n'avaient pas été judicieusement choisis. Penelope Cruz semble plutôt moins convaincante que d'habitude (est-ce l'effet de trop-vu, de répétition dans les rôles ?) et l'acteur masculin principal, sorte de Clint Eastwood sans le panache ni le mystère, est plutôt fadouille. La seule bonne surprise parait être Blanca Portillo (qui figurait déjà dans Volver), émouvante en directrice de production fidèle mais rongée par le passé.
Au final, un film qui aurait mérité d'être éclairci, débroussaillé, allégé... Nous ne sommes pas tous calibrés pour apprécier à son état brut la formidable matière qui sort de l'esprit de Pedro !
du bon Almodovar qui montre une fois de plus son talent entre les regards de Pénélope, les pas et talons, la nudité jamais indéncente, toujours pudique et les l'ensemble des seconds rôles Un beau film à voir
Les seuls intérets du film sont : 1. le vrai talent du film n'est pas Cruz mais Carmen Machi (Chon). 2. il ne s'agit pas d'un hommage au cinéma (honteux) mais de la bande annonce de l'adaptation prochaine de Femmes au Bord de la Crise de Nerf pour la TV (concurrence aux Desperates, il y a un créneau à prendre). En dehors de ces 2 remarques, il n'y a rien de bon à retenir de ce dernier ruminage almodo-ne-vaut-rien. Film trop long, histoire plate et pas crédible, intrigue inexistante, caractères inintéressants, flashs back permanents, musique peu inspirée (compréhensible de la part du bon Alberto Iglesias), rôle surjoué (la palme à Blanca Portillo, pourquoi faire des gros yeux tout le temps, le cinéma muet c'est fini, à moins que ce ne soit aussi un hommage). Il serait temps qu'Almodovar comprenne que pour se bonnifier, il faut vieillir avec son temps, c'est à dire EVOLUER, savoir se regénérer, savoir regénérer son équipe (quasi identique depuis ses débuts). Or tout n'est que redite de ce qu'il n'a déjà filmé ou dit. Je me suis surpris à préférer Plus Belle la Vie. Donc au bout d'un moment, on regarde le film en quête d'erreur du script (tel modèle de bagnole existait-il en telle couleur en 1994 ?) Prétentieux comme son réalisateur, ce film est injurieux quand il prétend rendre hommage au cinéma. Boursoufflé et bouffi de vanité comme son auteur, au point de faire l'éloge d'un de ses précédents succès (Femmes au BDLCDN) par le subterfuge du film dans le film, on nous ressert l'apparition d'Agustin Almodovar Frere Bon à Tout dans une apparition de jardinier.
J'ai hésité, la bande-annonce est vraiment décevante.
Mais le film est bon. Il a cependant quelques longueurs, et je pense qu'il y a 15-20 mn de trop dans ce film. Voir le film dans le film m'a paru trop long, à la fin.
J'aurais arrêté le film à un moment, ( lorsque Mateo dit "Mateo est mort"....moment que l'on voit dans la Bande-annonce), mais Almodovar a choisi de continuer. Il ne s'est pas trompé.
Dans tous les cas,je n'ai pas retrouvé l'émotion de "Parle avec elle", ou de "Tout sur ma mère", ni l'aspect un peu déjanté de "Femmes au bord de la crise de nerf", que j'avais adoré, ou de "Attache-moi", et "Talons aiguille".
C'est un grand qui fait un film contemplatif, agréable à regarder, mais pas exceptionnel non plus.
Tout d'abord je tiens à préciser que j'adore le cinéma d'Almodovar, entre autres choses pour ce qu'il apporte au cinéma en tant qu' Art. Je met zéro car dans cet "oeuvre" on ne retrouve rien de ce qui fait son talent, photo, montage, psychologie des personnages. Où est l'Espagne et ses couleurs?!!! Ce film est pénible... aucun charme, même P. Cruz est vide. J'ai eu l'impression d'avoir à faire à un milliardaire sans talent qui, grâce à son argent et de bons techniciens à la prétention d'être réalisateur. Quand au scénario, finalement secondaire face à la qualité prétendu des acteurs et du réalisateur, est très mal mené. Ce long (très très long) métrage est une catastrophe pour un fan de Pedro. Je crois bien que la sénilité est proche monseigneur P.A. Espérons que le prochain film rattrape ce navet.
Pedro Almodovar, on le sait, aime les récits romanesques. Présenté ici sous forme de puzzle, celui des Etreintes brisées combine histoire(s) d'amour et amour du cinéma. Alors qu'un cinéaste débutant se montre toujours pénible lorsqu'il parle de cinéma, la démarche d'un réalisateur d'expérience illustrant le même thème, est souvent plus profonde et plus intéressante, d'autant plus qu'ici le sujet n'est pas abordé frontalement. Alors qu'il utilise un voyage constant entre présent et passé, le récit n'en demeure pas moins limpide. Parce qu'il installe petit à petit toutes les données d'une histoire d'amour contrariée, laissant à sa narration le loisir de s'offrir des échappées belles, le dernier opus d'Almodovar nous emporte avec lui dès les premières images. Les références cinématographiques subtiles combinées à de belles trouvailles cinématographiques (la lecture sur les lèvres du making-off ou le doublage en direct de la déclaration de rupture par exemple) et associées à une mise en scène ample et souvent très élégante (superbes images des Canaries) font des Etreintes brisées un récit fort et touchant qui tient ses promesses. La fin vient malheureusement rompre le charme. Alors qu'il aurait mieux valu que les personnages se taisent, Almodovar nous encombre de scènes d'explications aussi pesantes qu'inutiles, rompant brutalement le plaisir lancinant qui nous habitait jusqu'alors. Malgré ce bémol plutôt désolant et les questionnements déjà vus d'Almodovar sur la paternité et la filiation (on a compris Pedro !) ces Etreintes brisées se dégustent avec une certaine délectation, grâce également à la prestation lumineuse de Penélope Cruz et de seconds rôles toujours au diapason (mention spéciale à Blanca Portillo). Un bon cru, donc, pas parfait, mais d'un bon niveau.