Le Fanfaron
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Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2016
L’histoire est simple : un 15 août à Rome, Vittorio Gassman cherche à téléphoner ; il se fait dépanner par un étudiant en droit (Trintignant). Il l’emmène avec lui au bord de la mer jusqu’à Viareggio (Toscane) où ils font diverses rencontres dont l’ex-femme et la fille de Gassman. Nous sommes au cœur de l’âge d’or de la comédie italienne. A l’origine, le rôle-titre était destiné à Alberto Sordi et devait être produit par Dino de Laurentis ; finalement, c’est Vittorio Gassman qui aura le rôle et le film sera produit par Fair Film. Le film a popularisé la voiture décapotable Aurélia ainsi que son klaxon (qui sera ensuite interdit, tellement il est agaçant s’il est employé à tort et à travers).
Tietie007
Tietie007

4 abonnés 66 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 août 2019
Un road-movie dans l'Italie de l'après-guerre, avec un Vittorio Gassman toujours aussi énergique, conduisant sa Lancia Aurélia avec brio, jouant du klaxon et guidant le timide étudiant joué par Jean-Louis Trintignant. Comédie à l'italienne sous-tendue par une réflexion sur les affres de la destinée ! Cultissime !
El Magnifico
El Magnifico

2 abonnés 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juillet 2023
Film culte, chef d’œuvre. Une des meilleures comédies dramatiques de l'histoire du Cinéma. Le duo est fantastique (Vittorio Gassman incroyable, un de mes acteurs préférés). Les dialogues sont géniaux. Les péripéties et les situations vécues par les deux protagonistes sont excellentes.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 30 mars 2010
Un film a l'humour vieilli, un peu comme les Tontons Flingueurs, sauf que ce dernier à garder son rythme, alors que la vanité et la facilité du Fanfaron lassent très vite. Bref, on a du mal à dire mieux que "c'est sympathique", malgré une fin assez surprenante.
Albert
Albert

14 abonnés 430 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 août 2023
On se demande pourquoi le film est si bien noté tout comme On se demande bien pourquoi le film est en noir et blanc puisqu'il n'y a pas de vrai travail esthétique hormis quelques mouvements de caméra pompés sur Fellini.
Les dialogues sont inintéressants du début à la fin, les bruits de klaxon insupportable
Je vous conseille la VF pour survivre à cet humour italien horriblement lourd
Affreusement long malgré sa courte durée ! Pour terminer l'idée de vouloir "décoincer" un timide est stupide.
Le personnage de Trintignant est tout ce qu'est quelqu'un d'éduqué contrairement au gros lourd qui ne respecte rien.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2025
Manquant parfois de rythme et de variations plus franches, ce road trip dresse un portrait pessimiste de la société italienne puisque le fanfaron (inénarrable Vittorio Gassman) - tout autant égoïste, grossier, sans gêne, profiteur, agresseur - est aussi celui qui par sa juste compréhension des hommes ou des situations et son recul cynique mène sa barque entre sourires, séduction et manipulations. A la comédie dramatique s'ajoute le récit initiatique d'un jeune idéaliste pourtant en contradiction permanente avec sa voix intérieure ainsi qu'avec sa maturité intellectuelle ou sociale. Scandée par les coups de klaxons dont le tintamarre symbolise parfaitement le héros aussi sympathique qu'insupportable, la narration s'appuie sur un élégant noir et blanc dont la dichotomie renvoie aux deux comportements dont la morale est ici corrompue sur un virulent ton épidictique. Un audacieux mélange des genres!
jeanmarcd
jeanmarcd

14 abonnés 174 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2018
Première vision au cinéma où ce film prend toute sa saveur, en particulier la bande son.
Vittorio Gassman et Jean-Louis Trintignant sont parfaits.
Sans oublier la vision d'une société italienne aujourd'hui disparue.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2022
Incroyable film sur la Dolce Vita et la nécessité de vivre pleinement quand on est jeune et en bonne en santé plutôt que de gâcher sa jeunesse à être dans des livres et ses études… à moins que le message de ce film soit radicalement différent en fait : la vie est un capital que l’on doit faire fructifier. Seule une fin déconcertante, nous apportera la réponse ou plutôt le point de vue de l’auteur. Et oui plus qu’un éloge de la douceur de vivre, Dino Risi livre un plaidoyer sévère contre l’oisiveté dans une comédie plus mordante qu’elle ne le laisse paraitre sur la longueur.

Serge Théloma : « En 1962, Dino Risi fait appel à Vittorio Gassman, alors au sommet de son art, pour incarner le Fanfaron, un homme à femmes et à voitures. Le réalisateur lui choisit comme compagnon d’échappée acteur au début de sa carrière : Jean-Louis Trintignant. A l’arrivée, un bijou de la comédie italienne qui reconsidère la Dolce vita sous l’angle de la satire sociale.
Road-movie à l’italienne
A bord de sa Lancia B24, Bruno Cortona (Vittorio Gassman) cherche désespérément un bureau de tabac ouvert. Mais en ce 15 août, Rome est désertée. Il rencontre par hasard Roberto (Jean-Louis Trintignant), un étudiant qu’il convainc de l’accompagner dans une virée en voiture. Bruno le fonceur et Roberto le timide partent à fond de train à travers le Latium.
La Lancia décapotable, véritable personnage en soi, déboule dans ce paysage comme un chien fou : ça pétarade, ça vrombit, ça klaxonne à tout va, à l’image d’un Bruno survolté qui a décidé de ne respecter ni l’ancien monde (celui des traditions) ni le nouveau (celui du boum économique). Ainsi des prêtres victimes d’une crevaison qu’il envoie balader d’un « No habemus cricus » irrévérencieux ou de la femme d’un riche client d’affaire dont il fait la conquête d’un soir.
Un duo réussi
De fait, l’idée magnifique de Dino Risi est d’avoir associé deux personnalités aussi différentes que celles de Bruno et Roberto. Un duo improbable qui constitue le ressort comique principal du film. L’aplomb de Bruno autant que sa désinvolture emportent tout sur son passage. Une véritable tornade à laquelle Trintignant répond par une composition non moins réussie toute en hésitation et maladresse.
Pour autant, on aurait tort de réduire ce duo antagonique à une simple opposition de l’impulsion face à la réflexion. Derrière ses airs de butor écervelé, Bruno est en réalité beaucoup plus fin qu’il n’y parait. Bien plus qu’un Don Juan irrespectueux il ressemble davantage à une sorte de bouffon de la modernité, certes pris au piège de ses propres turpitudes mais aucunement naïf quant à l’hypocrisie de ses concitoyens.
La question du point de vue
C’est précisément sur la question du point de vue que le film nous prend à revers. En effet, Dino Risi opte pour une voix off qui tout au long du film nous fait entendre les pensées de Roberto. Dès lors on s’identifie à lui et ceci d’autant plus que le jeune étudiant semble sous l’emprise de son compagnon d’aventures. La voiture, qui oppose le champ de l’avenir (la direction qu’elle prend) au contre-champ du passé (qu’elle laisse derrière elle) symbolise bien cette idée. C’est Bruno et lui seul qui impose sa conduite et leur trajectoire. De sorte qu’il n’y a jamais d’échappatoire pour Roberto à cette fuite en avant dans laquelle le spectateur se retrouve lui-même piégé. Jusqu’au dépassement final qui nous laisse dans une grande confusion d’esprit. »

Un film vif, efficace et surprenant, à voir absolument tant il sort des sentiers battus…. Oups !!!!
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2022
« Le Fanfaron » de Dino Risi (1962) est un film culte de la comédie italienne bien qu’il transpire quand même une sorte de duel psychologique entre les 2 protagonistes. Nous sommes à Rome le 15 août et Bruno Cortona (Vittorio Gassman), la quarantaine, exubérant, amateur de conduite sportive et de jolies femmes, déambule dans les rues vides à la recherche d’un paquet de cigarettes et d’un téléphone public. N’en trouvant pas il interpelle Roberto Mariani (Jean-Louis Trintignant), un étudiant travaillant son examen de droit, introverti, n’ayant jamais fumé ni bu … et Bruno de proposer à Roberto de faire un petit tour pour essayer sa nouvelle voiture une Lancia Aurelia, symbole du miracle économique italien, sur l'artère Aurélia qui sort de Rome et représentait à l’époque la route des vacances. Roberto accepte mais à chaque étape de ce road-movie le retour à la maison est reporté et Roberto va pendant 48 h découvrir moyennant de nombreux coups de clacksons (!) tout un monde social qu’il ignorait, et ira même jusqu’à être ivre mais …
Un film typiquement italien dans lequel nous avons le grand plaisir de voir Jean-Louis Trintignant alors âgé de 31 ans dans un rôle un peu moralisateur comme dans « Ma nuit chez Maud » de Éric Rohmer (1969) !
1000gr2Sci
1000gr2Sci

23 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 septembre 2025
Le Fanfaron de Dino Risi est un road-movie existentialiste déguisé en virée d’été, où la dolce vita s’effrite sous le rire d’un homme qui fonce pour ne pas penser. Gassman, génial en hâbleur tragique, roule comme il parle : trop vite, trop fort, trop tard. Derrière les virages en épingle et les éclats de rire, c’est l’Italie moderne qu’on enterre, insouciante et déjà pourrie par le vide. Un film qui commence en comédie… et finit dans le ravin, moteur coupé, cœur brisé.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2021
L’affrontement de deux philosophie de vie au cours d’un road- movie à l’italienne de Rome à Viareggio via Castiglioncello dans les années soixante. « Il sorpasso » jouisseur goujat, insouciant et imprudent entraîne un étudiant coincé. Des scènes très réussies, deux acteurs excellents et des répliques cultes (« modestamente » ou « les autobus sont pleins de gens honnêtes. ») Fin tragique (à l’italienne).
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 mai 2012
Film emblématique du début des années soixante. Tout l'esprit de cette époque s'y trouve représenté : modernité des immeubles d'habitation, voiture de sport, insouciance des vacanciers sur les plages et dans les stations-service. Et pourtant les personnages ne semblent pas totalement heureux. La fascination de la vitesse montre d'ailleurs le versant négatif de cette époque.
Bruno TEF
Bruno TEF

7 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2024
Le Fanfaron est un film de Dino Risi qui date de 1962. Il s’agit d’un film qui tient à la fois de la comédie dramatique et du road movie.
Ce petit chef d’œuvre du cinéma italien, met en scène deux grands acteurs, l’Italien Vittorio Gassmann et le Français Jean-Louis Trintignant, deux personnages que tout oppose, mais que le hasard va réunir au cours d’un périple routier dans une Italie écrasée de soleil en ce jour de l’Assomption.
Nous sommes dans les années 60, en ce 15 août, impossible de trouver un commerce ouvert. Bruno (Vittorio Gassmann) peste car il lui est impossible de passer un coup de fil ou d’acheter un paquet de cigarettes ... à Rome ! Il avise Roberto qui rêvasse à sa fenêtre entre deux pages du code civil qu’il révise assidûment pour ses examens de septembre. Roberto finit par laisser rentrer Bruno chez lui pour passer un simple coup de fil. De fil en aiguille, le très envahissant Bruno, finit par convaincre Roberto de l’accompagner dans une virée sur les routes italiennes.
On peut difficilement imaginer deux personnalités plus différentes, si Bruno est excentrique, séduisant, démonstratif, dragueur impénitent, insouciant, oisif et peu scrupuleux, en revanche, Roberto est renfermé, timide, mal dans sa peau, scrupuleux à l’extrême, respectueux des traditions, de la politesse et de la religion, travailleur acharné et terrorisé par les conséquences de ses actes.
Les deux hommes vont sans cesse s’opposer sur tous les points, mais Roberto s’effacera toujours devant la verve et le culot de Bruno, le Fanfaron. L’un finira par dévorer l’autre. Régulièrement, on entend en voix off les pensées de Roberto, tout au long du film il émet le désir de partir, de rentrer chez lui, de quitter cet encombrant compagnon, de faire demi-tour pour reprendre ses révisions. Il n’aura de cesse que de penser à son code civil resté ouvert sur son bureau à Rome, qu’il ne reverra pas. Roberto consulte sans cesse sa montre, parle de l’heure, de retard, regarde derrière lui, Bruno, lui ne regarde que devant lui, jamais derrière.
« Tu sais quel est le meilleur âge ? Bah, c’est celui que tu as ... Jusqu’à ce que tu clabotes, bien sûr ! » Cette phrase prononcée par le Fanfaron est prophétique et résume le film à elle seule. Bruno profite de l’instant présent et n’a cure du reste, Roberto est sans cesse dans le regret, dans la retenue, la peur de l’avenir l’empêche de vivre au présent.
Quand des prêtres en difficulté arrêtent la voiture des deux compères pour leur demander un cric, Bruno répond qu’il n’en a pas, quand Roberto veut venir en aide à une jeune touriste à qui on a volé la valise, Bruno l’arrête en lui expliquant que ce n’est pas son problème et qu’il a mieux à faire que d’aller passer le 15 août au commissariat. Par contre, il raconte volontiers qu’il a aidé une jeune automobiliste en panne, dont le radiateur était à sec. Il l’a emmenée … à l’hôtel, pour y prendre une chambre.
Le périple des deux hommes est marqué par quelques anecdotes, on ira rendre visite à des parents de Roberto. Bruno lui apprendra qu’un des domestiques est homosexuel, que sa tante a trompé son oncle avec le régisseur et que son cousin est le fils de ce dernier. Bruno a ce don de décrire la réalité, le présent, ce qui saute aux yeux, mais que Roberto est incapable de voir, trop occupé à redouter l’avenir. Roberto apprendra aussi que Bruno est marié à une jolie femme dont il est séparée, et qu’il a une fille qui va se marier prochainement. On découvre derrière le Fanfaron un personnage pathétique, derrière cette assurance et ce culot de façade, on découvre un homme puéril, fragile, qui a été incapable de faire les bons choix, de bâtir une vie, une famille. Bruno n’est ni mari, ni père, incapable de rester à la même place, c’est un nomade qui s’enfuit sur les routes à bord de sa Lancia Aurelia B24, l’autre star du film. Roberto, lui, ne songe qu’à revenir à son point de départ, son appartement à Rome et ses chères révisions.
Au fil de l’histoire marquée d’étapes improvisées, les deux protagonistes se trouvent séparés de temps en temps, Roberto tente de rentrer chez lui à plusieurs reprises pour fermer cette parenthèse finalement agréable, mais qu’il gâche, incapable de profiter de l’instant présent. Pourtant, à chaque fois, le destin réunit à nouveau les deux hommes. Roberto finira par avouer à Bruno qu’il lui doit les deux plus belles journées de sa vie, le Fanfaron a converti le laborieux étudiant en droit qui voulait devenir avocat «comme son cousin » (celui qui est né de la relation adultérine entre sa tante et le régisseur du domaine).
La fin, on la devine … dramatique.
Le Fanfaron est un grand film, une œuvre incontournable de ce cinéma italien des années 60, filmé en noir et blanc. La lumière est éclatante, l’image est belle, l’Italie est insouciante. C’est l’apologie de l’oisiveté, du farniente, des vacances, du twist, des aventures faciles sans lendemain et des belles voitures (italiennes bien sûr). Mais toute rêverie a une fin et la réalité est impitoyable. Ce voyage initiatique connaitra lui aussi un dénouement brutal, tout comme cette époque insouciante, car les plus belles choses ne peuvent durer. Rome, elle-même, ne fut pas éternelle.
Yoloyouraz
Yoloyouraz

35 abonnés 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juillet 2008
Si l'escapade est assez mémorable et le personnage de V.Gassman si attachant, c'est bien parce que D.Risi a su inscrire ces vacances dans le temps et le calme.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mai 2007
Juste un mot pour vous dire, regarder le !

simplement une tranche de vie.
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