379 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
69 critiques spectateurs
5
13 critiques
4
26 critiques
3
13 critiques
2
10 critiques
1
5 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
konika0
37 abonnés
778 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 19 juin 2022
Les gosses, c’est rien que des ordures de toute façon.
Le petit cinéma local est décidément surprenant … et réjouissant ! Membre du réseau Cinephare, il propose en ce moment un cycle thriller/fantastique des plus épicés. Au programme ce jour, les Révoltés de l’An 2000 soit un titre parmi les plus idiots de l’histoire puisque ça n’a rien de futuriste et qu’il n’est nullement question de révoltés au sens propre. Fions-nous plutôt à une traduction littérale qui donnerait « Qui peut tuer un enfant ? ».
Un jeune homme et sa compagne enceinte passent leurs vacances sur une île méditerranéenne au large de la Costa Brava. Là-bas, c’est pas la fête. Tout semble avoir été abandonné dans la précipitation, personne à l’horizon. Enfin personne de plus de 15 ans. Car des gosses, il y en a. Et leurs intentions ne semblent pas très amicales.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’intro donne le ton. Des images d’archives et un commentaire monotone nous présentent pendant une dizaine de minutes les plus effroyables conflits et massacres du XXème siècle, mettant en avant le rôle de victimes systématiques des enfants. Les mômes subissent la barbarie des adultes. On mettra un moment à faire le lien entre cette intro en béton armé et l’intrigue du film. L’intrigue elle-même met aussi un moment à démarrer vraiment, entretenant une certaine tension née de l’accumulation d’images horribles lors du préambule. Une fois tout en place, c’est à une véritable leçon de grammaire fantastique que l’on assiste. L’étrange fait irruption par touche, laissant toujours entendre qu’une explication logique aux évènements doit exister. Nous sommes placés dans le point de vue du personnage principal et nous partagerons sa peur et son dégoût. Car il y a quelques scènes vraiment malaisantes à l’image de cette piñata macabre ou de la transformation des gosses au regard vide. Le thriller marche à plein malgré quelques longueurs. On regrettera quelques choix incohérents et une interprétation approximative. Pour les références ou plutôt l’héritage de cet objet culte, on citera immédiatement Carpenter (Assaut [contemporain de celui-ci] ou le Village des damnés [lui-même remake]).
Bref, un très bon moment qui sait ménager ses surprises. Le film n’est pas exempte de défauts mais, l’absolu de son intention fonctionne parfaitement. A conseiller donc.
6 ans après l'épatant "la résidence" Narcisco Ibanez Serrador tourne ces "révoltés de l'an 2000". Un film peut etre pas d'horreur mais d'angoisse dans lequel les oiseaux d'Hitchcok sont remplacés par des enfants. Rien que les images d'archives diffusées en introduction mettent dans le bain et dans l'histoire. De plus ce réalisateur espagnol sait finir ses films ce qui n'est pas le cas de beaucoup. Seul point noir pour ma collection : il n'a que 3 longs métrages à son actif ! 4 /5 bien mérités
Excellent film de suspense dans la lignée du Village des Damnés et plus tard du très bon film français Ils. Et bien sûr des Oiseaux de Hitchcock. Le message est peut-être un peu trop exagéré mais il y a quelque chose de vrai au regard de l'Histoire, qui nous est rappelée au début du film par des documents authentiques. La fin est extrêmement pessimiste, mais il ne pouvait en être autrement. Un happy ending eût été incongru.
un vrai cauchemar halluciné et hallucinant et si les enfants étaient dangereux ? . C est plutôt culotté de proposer ce film au début des années 70 et de le découvrir aujourd'hui. Le cousin du Village des damnés en quelques sortes.
Un scénario pour le moins original avec un script qui vient bouleverser les codes moraux de notre société. Des acteurs convaincants mais une réalisation molassonne.
Un excellent film d'épouvante, qui a très bien vieilli, et que j'ai découvert par hazard sur une chaîne câblée.
Je le conseille vraiment aux amateurs des films d'ambiance, car ici la plupart des scènes de violence sont suggérées, ou assez édulcorées. Comme son titre français assez étrangement traduit pourrait le laisser entendre, il ne s'agit pas d'un bête film gore avec des zombis ou autres créatures étranges. Ici ce ne sont... que des enfants. L'important dans ce film est l'atmosphère pesante qui y règne, et l'aspect éthique propre au scénario.
Une édition DVD existe, mais son prix est assez exorbitant.
Merci à Eric Neuhoff du Masque et la plume de m'avoir fait découvrir ce film qui par sa mise en scène m'a fait penser aux Oiseaux d'Hitchcock. Là s'arrête la comparaison. Ne vous arrêtez pas au titre français de ce film qui ne reflète pas le sujet de fond abordé. C'est extrêmement novateur (même si le film date de 1976), audacieux et dérangeant. Je conseille fortement !
Un des rares films qui fasse encore peur.Pas besoin de méchants monstres géants.Ces vieilles caméras des années 70 obtenaient un rendu inimitable aujourd'hui.Aussi ces enfants au regard et aux motivations inquiètants se transforment en tout ce qu'il y a de plus terrifiant à cause de ces fameuses caméras moins précises qu'actuellement.Les quelques imperfections de l'image engendrent un saisissant sentiment d'angoisse.Ce qui rend ce film si fabuleux est la profonde réflexion philosophique sur l'innocence si chère aux enfants et la sagesse supposées des adultes.
Je ne comprend pas l'engouement autour de ce film. Je me suis ennuyée pendant tout le film et ai attendu tout du long un renversement de situation intéressant. Tout est prévisible... Vraiment très déçue... Après toutes les critiques et notes que j'ai pu voir dans divers endroits, je m'attendais à un très bon film..
Ce film, sorti à la fin des années 70, est l'une des plus grandes claques que je me soit prise jusqu'à maintenant !
L'ambiance oppressante nous suite jusqu'à la terrible dernière minute et parvient à nous tenir en haleine durant tout le film. Les enfants jouent admirablement bien, de même que les adultes et on tombe très souvent dans un contexte terriblement malsain sans basculer dans l'exagération inutile.
Ce film, outre le fait d'avoir été réalisé de manière magistrale, pose la véritable question du rôle des enfants dans notre société actuelle, victimes trop souvent oubliées des nombreux conflits internationaux entre adultes.
Remise en question, angoisse, terreur, un véritable coup de maître dans le genre du suspense. A ne pas mettre entre toutes les mains... mais à voir absolument !
Le cinéma regorge de films qui nous imprègnent l'esprit à jamais mais rarement de la sorte. ¿Quién puede matar a un niño? (le titre original des Révoltés de l'An 2000) est un film très dérangeant, son histoire malsaine peut révulser la majeure partie des spectateurs avec la question qui renvoit au titre initial "Peut-on tuer un enfant ?", son titre en dit long. Tout ce qui se passe à l'écran nous amène à bien des interrogations, nos convictions en prennent pour leur grade. Les premières images du film nous montre l'étendu de l'horreur humaine au travers de notre histoire et au final nous constatons que c'est surtout les enfants qui trinquent le plus souvent. Puis le réalisateur décide de faire basculer les choses et d'inverser les rôles. La première demi-heure est assez anodine et n'apporte rien de spécial en terme d'évolution scénaristique et de narration, on nous présente seulement les personnages sans artifices ni paillettes, tout est présenté simplement jusqu'à l'arrivée de nos protagonistes sur l'île. A ce moment là, le film bascule. Nous plongeons progressivement dans une folie humaine inexplicable, jamais une pareille histoire ne vous a été conté, surtout pas ainsi. Les rires, l'innocence des enfants puis soudain le contraste vient nous serrer le coeur, tellement fort que l'on se surprend à vouloir prendre des décisions plus féroces que celles de nos personnages. Les Révoltés de l'An 2000 est une expérience rare, celle d'un choc qui nous envahit et nous reste bien après son visionnage. Un vrai chef d'oeuvre de l'horreur, rien à voir avec les projections d'hémoglobines ou encore les boogeymans qui régissent le genre, ici c'est l'horreur pure et dure, celle qui triture l'esprit, nous malmène jusqu'à nous déstabiliser. Attention, ce film est à déconsiller aux femmes enceintes. Un électrochoc sans nom !
Tout d'abord, je tiens à pousser une gueulante envers les mecs qui traduisent les titres des films étrangers en français: Les révoltés de l'an 2000 se nomme en réalité Quien puede matar a un nino? Ce qui signifie "qui peut tuer un enfant?". Un titre féroce tout le comme le film de Serrador. Non mais franchement, Les révoltés de l'an 2000, ça sonne comme les nanars qui sortaient en VHS chez René Chateau Video dans les années 80! Qiuen puede matar a un nino, c'est l'histoire d'un couple de touristes anglais qui débarquent sur une île espagnole et qui découvrent médusés que des enfants règnent en maître sur ce bout de terre. Des mioches carrément violents qui n'hésitent pas à tuer tous les adultes. Sur une trame qui tient sur un timbre poste, le cinéaste livrait un des films les plus hargneux des années 70. Politiquement incorrect comme rarement un film ne l'a été, Serrador nous immerge dans un monde hostile où les badguys sont des gamins de 10 ans. Et ca marche! Le réalisateur a le talent de rendre ses enfants terrifiants avec leur regard vide et leur terrible envie d'en découdre. On pense souvent au film Le village des damnés de Wolf Rilla qui avait compris il y a 50 ans déja, qu'un enfant avait la capacité de nous faire mouiller les couches au cinéma. A la manière d'un épisode de Twilight Zone (La troisième dimension), Serrador nous fait perdre nos repères spatio-temporels et fait grandir en nous une terrible angoisse. Survival audacieux, le film imprime la rétine d'images chocs que l'on n'est pas près d'oublier. En grand sadique, le réalisateur ne donne pas d'autre choix à son personnage masculin que de passer à l'acte. Pour s'en sortir vivant, il sera forcément obligé de tuer un enfant, une décision insupportable à prendre. L'infanticide étant considéré comme la chose la plus abjecte dans nos sociétés contemporaines. Film d'horreur venant d'un autre monde par sa liberté de ton, Quien puede matar a un nino contient une idée sous jacente proprement hallucinante : Serrador nous dit que les premières victimes des conflits armés sont inexorablement les enfants. Désormais, l'heure de la vengence a sonné, les adultes et leur folie meurtrière vont devoir rendre des comptes.