Un scénario délicieux et des acteurs excellent pour un résultat fabuleux ! Très agréable visuellement et vraiment plaisant à regarder, ce film constitue une pièce majeur du cinéma français cru 2011 !!
Au début, je ne le sentais pas vraiment ce film de comédie, mais je l'ai regardé, et finalement, c'est un film assez sympathique. Fabrice Luchini joue très bien son rôle de bourgeois, ce film nous montre comment vivent les bourgeois qui ne sont pas vraiment actives, et ceux des personnes normaux qui aiment leur vie. Un bon film, 4/5.
Film bien rythmé, intelligent et servi par de talentueux acteurs tels Fabrice Luchini et Sandrine Kimberlain. Un hymne à l'humilité, la simplicité et la grandeur d'esprit. Mention spéciale à Fabrice Luchini.
Très bonne comédie française ! La meilleure depuis "l'arnacoeur" pour l'instant. Son principal défaut est sa fin qui est trop usuelle cinématographiquement.
Une comédie gentillette, tranquillement menée et bien interprétée. Les femmes du 6ème étage se laisse regarder avec plaisir mais ne restera pas dans les annales du cinéma. La faute à de nombreux défauts : l'image est inesthétique, le discours fleure bon le "c'était mieux avant" et pue le manichéisme classique des films sur la lutte de classe : les riches sont superficiels et chiants alors que les pauvres sont sympas et toujours de bonne humeur. Même la tendresse développée dans le film a quelque chose de gênant. A aucun moment il n'est questionné qu'une femme de 39 ans tombe amoureuse d'un homme de 61ans. Enfin, j'ai toujours un problème avec les films de Luchini : même s'il est bon je préférerai toujours à l'acteur appliqué, l'homme aux formidables improvisations
Ah qu'elles sont sympa les espagnoles de leur pays! Que reste t il du film après visionnage? Luchini si dérisoire bedonnant amant aux sourires béats face à une charmante jeune femme. Il sera décerné l'oscar de la fin la plus niaise de l'histoire du cinéma.
Encore une fois, Luchini m'aura donc terrassé. Cette fois dans une comédie de haute volée, superbement réalisée par Philippe Leguay, l'acteur revêt le costume du bobo parisien enfermé dans sa tour dorée, horrifié quand il s'aperçoit de la précarité de la classe ouvrière. Le cadre est ici primordial dans la réussite du film. En effet, les bonnes habitent au 6ème étage, juste au-dessus des Joubert. Il suffit donc d'ouvrir une porte et de monter quelques marches pour passer de l'opulence à la misère. Le choc n'en est que plus brutal pour Jean-Louis, qui décide de se donner corps et âme pour que ces dames puissent au moins toucher du doigt le confort qu'offre le monde moderne. Certains verront le défaut d'un scénario surréaliste, au fait de voir le personnage principal sacrifier sa vie au profit de ces bonnes qu'il connaît à peine. Mais la question subsiste, et heureusement pour la cohérence du film, de savoir si c'est dans un élan purement philanthrope qu'il prend ces décisions, ou si c'est dans un élan d'amour pour sa propre bonne, Maria (magnifiquement joué par Natalia Verbeke). On rit, mais on s'émeut également de voir cet homme à l'apparence si hautaine se démener pour la petite amour réciproque implicite, constamment suggéré, mais jamais vraiment assumé. Et la relation n'en est que plus charmante. La situation des bonnes espagnoles est parfaitement dépeinte, sans qu'on ne tombe dans le misérabilisme. Un reproche infinitésimale cependant: même si la recherche du burlesque et de la satire est évidente, certains personnages frisent trop le cliché pour ne pas agacer. En somme, un film splendide de légèreté. Parfaitement travaillé du début à la fin (de nombreuses scènes dignes des plus grands virtuoses du cinéma) Le spectateur ne perd pas une miette des nombreuses références, dénonciations, et satires du réalisateur, qui montre qu'il est bel et bien possible de faire d'une comédie légère un film profond et "intelligent".
Le Guay slalome élégamment entre les clichés paella et flamenco pour jouer une mélodie douce-amère. Sa fable sociale, sise dans les années 1960, prend des allures d'histoire d'amour dont la tendresse ne penche jamais vers la mièvrerie. Le Guay se joue d'un certain idéal (l'amour qui dynamite les frontières de classes) avec une grande finesse. Sous la comédie utopique couve un mélodrame social évitant presque miraculeusement les écueils qui se présentent à lui. Le divertissement est d'autant plus réussi que les comédiens sont au diapason. Fabrice Luchini et Sandrine Kiberlain sont décidément parmi nos meilleurs interprètes fantaisistes. C'est vraiment une grosse surprise.