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Un visiteur
4,0
Publiée le 16 novembre 2011
Film très agréable à suivre avec un Luchini impressionnant de retenue et une Sandrine Kiberlain superbement "bourgeoise naïve". Un bon moment de cinéma.
ce film est excellent, il n'y pas un ennuis, pas un clichés... rein que du bonheur, des rires et des larmes avec des comédiens qui donnent vie à ce scénario pleins d'humanité, de simplicités, à travers les yeux d'un riche maris, père de famille... qui vie dans la conformité pure, et qui découvre grâce à des bonnes espagnole la douceur de la vie. Un voyage incroyable qui fait chaud au cœur, bref à voir absolument
Le compagnonnage entre Philippe Le Guay et Fabrice Luchini se poursuit avec cette chronique douce amère sur les fameuses trente glorieuses qui connurent leur apogée au mitan des années 60. Dans sa tonalité générale le film rappelle un peu le fameux « Papa, maman, la bonne et moi » du duo Jean-Paul Le Chanois, Robert Lamoureux avec un décalage de dix ans dans le temps et un saut de catégorie sociale. Il est intéressant de pouvoir comparer une chronique contemporaine de son temps avec une autre, rétrospective. Le temps aplanit les choses et de ce fait la vision de Le Guay sera fatalement moins perspicace que celle de Le Chanois, mettant davantage l’accent sur les poncifs qui nous sont restés de l’époque. Cette vision plus ramassée si elle a moins valeur de témoignage se prête sans doute plus facilement au déroulement d’une intrigue. Le Guay aidé par un Luchini tout à son affaire fustige cette petite bourgeoise de l’après-guerre , complètement en décalage avec les réalités qui l’entourent et qui affiche un racisme et un mépris complètement décomplexé. Les choses ont pris une autre forme en ces temps de mondialisation forcenée où les pays autrefois sous-développés devenus émergents nous font la nique, mais fondamentalement l’homme n’a pas beaucoup évolué dans ses relations à autrui essentiellement basées sur la domination. Notre Luchini national légèrement ventripotent joue avec gourmandise ce petit bourgeois qui découvre tout ébahi que toute une humanité vit juste au-dessus de sa tête. Au passage il rencontrera l’amour avec sa jeune bonne espagnole jouée par une Natalia Verbeke craquante à souhait. Tout ceci sent l’eau de rose et affaiblit un peu le propos du film mais l’ensemble demeure inoffensif et sympathique.
Jean-Louis Joubert travaille dans une agence de placements financiers et vie dans un appartement bourgeois avec sa femme. Un jour, il découvre que les bonnes espagnoles qu'emploient les gens de l'immeuble vivent au sixième étage. L'occasion pour lui de prendre contact avec un monde plein de joie et de vie, bien éloigné de son existence austère et routinière. Cette comédie de Philippe Le Guay, très bien écrite et finement dialoguée, nous renvoie dans les années 60 sous la période gaulliste. Rafraichissante et drôle, avec un côté nostalgique, "Les femmes du 6e étage" bénéficie avant tout d'une excellente interprétation. Fabrice Lucchini est très bon en personnage s'émancipant de son statut de nanti un peu coincé et Sandrine Kiberlain livre une prestation désopilante dans le rôle de Mme Joubert, bourgeoise guindée et hautaine. Les autres comédiennes interprétant les bonnes espagnoles sont excellentes. Cette sympathique comédie à l'humour savamment distillé fait passer un agréable moment mêlé de dérision et de mélancolie.
Pas très crédible sur le fond mais assez attachant ce petit film qui met en avant le quotidien et les préoccupations d’une famille bourgeoise des années 60 (c'est-à-dire rien de transcendant) et de son personnel de maison. F Luchini y est impec comme d’habitude.
lorsque l'immigration était une curiosité. les femmes espagnoles dégagent une furieuse envie de s'en sortir, d'échapper à leur condition. Elles le font avec bonne humeur.et le film, du coup, dégage beaucoup d'optimisme.On aimerait revenir à cette époque. Felicitaciones a las mujeres.
Pour l'avoir revu, je dois avouer avoir été bluffé. Mon bonheur est immense (aussi car il y a des choses que je n'avais pas perçu la première fois.) "Les femmes du sixième" étage fait figure de mélodrame social dans lequel un famille bourgeoise des années soixante fait la rencontre d'une nouvelle "bonne" espagnole qu'il prendront à leurs charges. Et là n'est pas l'intérêt premier du film. Si Le Guay a choisit ce sujet, c'est aussi car il étudie en profondeur les relations entre deux cultures, entre deux milieux, entre deux modes de vie tout simplement. Si le film reste assez gris pendant un petit moment, il n'en est pas moins de la douceur, de la légèreté et de la poésie qui émanent des derniers plans tournés en Espagne. "Les femmes du sixième étage" conte à sa façon l'histoire d'un homme d'affaire et de sa rencontre fortuite avec cette femme, Maria, qui changera sa vie. Il y a aussi chez le réalisateur une certaine intelligence au niveau du choix des acteurs. Si Luchini est magistral dans son rôle, Kiberlain l'est tout autant, et on suit l'évolution de ces deux personnages avec une certaine attention. Aussi bon sur le fond que sur la forme, tantôt émouvant, tantôt cocasse, le film parvient à slalomer entre les clichés et à nous servir une histoire qui mérite d'exister, tant par sa force réaliste que sa force humaniste. Car oui, "Les femmes du sixième étage" est un film humain avant tout, dans lequel on sympathie nous aussi avec cette bande de femmes généreuses et bon-vivantes. Si je devrais reprocher une toute petite chose au film, je retiendrais le jeu d'acteur des enfants, assez faible selon moi, et très théâtral. Quant au reste, c'est parfait, et c'est une énorme surprise, même si l'originalité du scénario destinait à une réussite. De l'unique et délicieuse bande son aux dialogues évocateurs, du caractère de chaque personnage, unique, à la construction narrative parfaite, le film donne des frissons. Le Guay aime son film, ses personnages, et c'est un créatif. Le dénouement final est frustrant, c'est vrai mais vient cette question : Puisque c'est ainsi, alors le réal fait-il en sorte que se soit à nous d'imaginer, de créer à notre tour, comme si le destin des deux personnages principaux nous appartenait ? La réponse est oui, de ce fait la chute du film, aux couleurs de l'Espagne, devient sublime.
Film sans grande prétention mais très sympathique. On sait comment ça va finir, il ne faut pas se le cacher, le scénario est assez conventionnel, mais l’ensemble est très agréable grâce aux acteurs, Fabrice Luchini en tête bien aidé par une pléiade d’actrices espagnoles qui apportent une chaleur très appréciable à ce film.
Une comedie fort sympathique,pleine d'émotion et au caractére humain marqué. Les personnages sont trés attachants voir touchants, Lucchini reste fidéle à lui meme sans en faire trop. La période et les relations patrons-ouvriers sont bien retranscritent. En somme ce film est une bonne surprise qui change de la comédie francaise habituelle sans toutefois eviter certains clichés dont on ne fera pas de cas. A voir