En se basant sur des clichés, les écarts de classes, P. Le Guay raconte surtout une communauté, espagnole, et son histoire au cœur du Paris des années 60. Il met en parallèle deux mondes qui cohabitent mais qui vont finalement vraiment se rencontrer, via le personnage empathique de F. Luchini. Une comédie sociale humaine, fraîche et attachante.
A l'époque de sa sortie j'avais entendu en bien parlé de ce film. Il ne m'attirait pas spécialement n'étant pas vraiment fan de Luchini notamment. Mais j'avoue avoir été très agréablement surpris. Le film est rythmé on ne s'ennuie pas , les dialogues sont savoureux, les acteurs au top , Luchini en tête qui a mis son exubérance de côté pour notre plus grand bonheur.
Tantôt on tire sur une comédie , tantôt sur une comédie romantique.
Bref malgré quelques clichés et une vision un peu enjolivée le film met du baume au cœur et permet de passer un excellent moment et c'est bien cela le principal
Un bourgeois des années 60 se met à fréquenter les bonnes espagnoles qui vivent au dernier étage de son immeuble parisien cossu. Très bonne comédie que j'ai bien aimée : tendre, joyeuse, fantaisiste et avec un couple Fabrice Luchini et Sandrine Kiberlain parfaits dans leurs rôles.
Une mignonnerie plutôt bien écrite et bien interprétée qui fait la lumière sur les conditions des femmes de ménage espagnoles il y a quelques décennies de cela. Si l’ensemble est assez léger, le propos est intéressant et porté par un joli casting. Luchini y est égal à lui même, c’est à dire bon et touchant mais on a tout de même du mal à croire à son histoire d’amour. Autre souci, on a le plus grand mal également à se plonger dans l’époque, la reconstitution manque de peps, pour autant ça se laisse suivre, notamment car l’humour est assez présent et plaisant en mode doux-amer. C’est un poil long au vu du rythme mais pas désagréable et ce malgré un final tiré par les cheveux.
Beau film les personnages sont magnifiques. Le seul gros défaut qui pour moi gâche un peu [spoiler] la romance entre Maria et son patron. Sérieux déjà ils ont 20 ans de différence. Et puis je que la relation aurait plus belle sans cela. Que le patron découvre sa culture espagnole sans être fou amoureux de sa domestique aurait était moins cliché [spoiler]
Délicieuse comédie avec un arrière-plan social fort. Dans les années 60 à Paris, le mode de vie des bourgeois (Luchini & Kiberlain) est presque le même qu’au XIXème siècle. Ils ont des bonnes qui habitent des chambres sans confort au dernier étage et empruntent un escalier de service. Dans le film, les bonnes sont espagnoles (Carmen Maura & Natalia Verbeke surtout). Leur joie de vivre tient beaucoup à leur solidarité et à l’espoir de rentrer chez elles. Luchini est formidable. Un très bon film feelgood.
critique sociale, d'une certaine bourgeoisie de l'après-guerre - mais surtout libération de la pensée, d'un carcan idéologique, du poids du passé, des traditions - un peu idéaliste, mais très bien joué par Lucchini - beaucoup d'amour, autant d'humour
J'adore l'enthousiasme de ce film, sa légèreté. L'histoire est divertissante, humaine, d'une simplicité rare, c'est sans prétention et ça met du baume au coeur. Super casting également, Fabrice Luchini excelle dans ce rôle.
Une comédie sociale réussie grâce à un traitement relativement fin et des acteurs touchants qui nous emportent dans ce tourbillon espagnol dont la frontière avec la France est verticale (le 6e étage des domestiques d'un immeuble bourgeois parisien).
Elles sont espagnoles, elles ont fui la dictature de Franco et acceptent de servir en France les riches bourgeois. Les femmes du 6e étage habitent habitent dans des chambres de bonnes sans eau courante ni chauffage. Les mêmes qu'on loue aujourd'hui 800 euros par mois. Jean-Louis, interprété avec retenue par Fabrice Luchini moins exubérant que d'habitude, découvre auprès de ces femmes une famille. La sienne n'a soudain plus aucun sens. Sa femme, dont l'agenda de bourgeoise est millimétré et bien rempli à ne rien faire, se lamente auprès de ses copines en prenant le thé. Sandrine Kiberlain lui donne des traits hautains sans être méprisante, distante sans refuser les élans de son mari, mère sans tendresse pour ses enfants, une performance ! Quant aux Espagnoles elles rayonnent de joie de vivre malgré les conditions difficiles de leur existence. Le film mélange avec brio l'immigration, la lutte des classes, les relations amoureuses dans et hors mariage, la religion ou encore les rapports hommes-femmes. À ce propos Jean-Louis s'exclame tout sourire après une crise de jalousie de sa femme : "Le destin est capricieux et le caractère des femmes imprévisible." Magnifique comédie.
Je n'y croyait franchement pas beaucoup (comme souvent lorsqu'il s'agit d'un film français). Alors ouais, l'histoire est assez classique et on connait le style (un homme coincé qui découvre la vie), mais ce n'est pas méga gênant car c'est bien raconté. J'ai aussi été surpris de voir des plans réfléchis et superbement filmés, pas comme souvent on ne capte que ce qui doit être vu sans embellir quoi que ce soit. Tout ça enrobé par de belles prestations (à quelques exceptions près parfois trop clichées), donne un film vraiment intéressant. Maintenant qu'est ce que j'ai pas aimé, mise à part les quelques détails déjà cités? Le rythme, c'est vraiment le point qui m'a déplu, le film avance parfois beaucoup trop vite, les changements sot vraiment radicaux. Et la meilleure preuve de ces quelques sprints, c'est le final, qui vraiment fait une coupure qui pour moi est un non sens, je ne comprends pas du tout la fin. Bref, une belle surprise, mais pas parfaite.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas revu ce film et j'ai encore été emballé, le scénario, les images, la bande sonore espagnole... et puis Natalia Verbeke y est tellement magnifique...