Bad Boy Bubby
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44 critiques spectateurs

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Ykarpathakis157

6 199 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 février 2021
Bad Boy Bubby est très sombre j'entends par là un faible éclairage amateur et aussi le thème du film. Un garçon qui est probablement tombé malade parce que sa mère était assez malade pour élever son fils complètement à l'intérieur et en plus elle l'a utilisé sexuellement. Il n'est pas étonnant que le garçon ne sache pas distinguer le bien du mal ou le bon du mauvais. En regardant ce film vous vous sentirez dégoûté par les choses que les gens peuvent se faire entre eux et même à leurs propres enfants dans ce monde. Il sera peut être apprécié par les tueurs de chats parce que c'est un film vraiment triste. Chaque fois que je vois un mauvais film je le compare à celui-ci et j'ai rarement vu aussi mauvais...
Hotinhere

791 abonnés 5 481 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2025
Un film australien culte aussi fascinant que dérangeant qui suit l’exploration brutale de la société par un homme séquestré depuis sa naissance, porté par l’interprétation hallucinante de Nicholas Hope. 4,25
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 835 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2022
Ce film est très dérangeant mais fascinant à différents degrés. Le premier se situe au niveau de l’éventail très diversifié des personnages que rencontre Bubby : une chanteuse de la chorale de l’armée du salut nymphomane, un groupe de rock dont les membres en font le principal interprète grimé en prêtre, un détenu muet qui le moleste, une infirmière s’occupant d’handicapés et dont il tombe amoureux et tant d’autres « phénomènes de foire ». De Heer nous brosse d’admirables portraits et ne se gêne pas pour écorner certains traits de la société dans laquelle nous évoluons et dont il a d’ailleurs, une vision assez réaliste. Le second attrait de ce film déjanté est l’acteur interprétant Bubby qui réussit là une prouesse de comédien incroyable : arriver à passer d’une scène de meurtre à une scène d’amour avec la même candeur à la fois troublante et touchante est une authentique performance. Vous l’aurez compris, Nick Hope est fantastique dans ce film tant par son jeu phénoménal que par les émotions qu’il suscite. Enfin, ce qui séduit avant tout, c’est ce savant mélange de scènes éclectiques qui nous fait passer du rire aux larmes en un éclair et nous met tantôt mal à l’aise ou tantôt nous réjouit et ça c’est le vrai cinéma ! Il est alors dommage pour les spectateurs et pour tous les artistes à l’origine de cet ovni cinématographique qu’il ne soit pas si connu !
Guillaume p
Guillaume p

40 abonnés 293 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2018
Ahala que c'est triste de découvrir ce genre de chef d'oeuvre aussi tardivement. Que dire à part qu'il s'agit d'un violent pamphlet anti religion sous couvert d'une histoire humaniste qui fait le plus grand bien. Un Grand film.
Gerard M
Gerard M

16 abonnés 78 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2017
quand va-t-on enfin rétablir ce grand grand film à sa juste place , avec par exemple Birdy , que l'on a egalement tendance à oublier , Vol au dessus d'un nid de coucou , etc... Grands poemes réalistes à la vie , porteurs de tres belles idées sans etre confus et surfaits comme chez Jodorowski ; Oeuvre tres etrange mais pas complexe , représentative du cinéma indépendant , mais gainée d'une réalisation parfaite . On y retrouve les grands thémes poétiques modernes d'auteurs immenses comme Fellini , Bunuel , nimbés de dialogues à la Bukowski : du grand réalisme fantastique , plus fort encore que le splendissime Freaks , avec la joie , à chaque vision , de trouver à chaque fois de nouvelles choses . Un réel chef d'oeuvre
Pascal
Pascal

255 abonnés 2 445 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 novembre 2023
Prix spécial du jury (93) au festival de Venise ( le jury était présidé par le cinéaste australien Peter Weir), " Bad boy buddy" est signé de Rolf De Heer, cinéaste lui aussi australien.

Le film bénéficie d'une bonne réputation, même d'une aura, parmi les happy fews. Notons que Q. Tarantino a fait connaître tout le bien qu'il en pensait.

A travers l'histoire d'un jeune homme, simplet, enfermé jusqu'à ses trente cinq ans par une mère désaxée, le metteur en scène propose une réflexion sur la religion, la recherche du bonheur ( ici ce sera la pizza, le rock, l'amour) et la liberté.

Faisant penser à un "Forrest Gump" expérimental, " Bad boy buddy" est ( à mes yeux) trop souvent ennuyeux.

Certes la première et la dernière demi-heure réservent des moments intéressants, agréables à suivre, mais le résultat final me semble tout de même plutôt raté, par l'ennui qu'il distille.

Le scénario perd beaucoup en intensité, une fois exposés les éléments principaux du propos.

Connu pour la participation d'une trentaine de chefs opérateurs ( chacun filmera une scène), on ne peut nier que cet opus de De Heer suscite la curiosité. Mais pour ma part, cette découverte me laisse, malgré la sympathie qu'inspire le film, vraiment sur ma faim.
Léo Peteytas
Léo Peteytas

26 abonnés 128 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2024
Violent, drôle, loufoque, "Bad Boy Bubby" de Rolf de Heer est une curieuse œuvre à l'esthétique particulière, rappelant sans mal le style de Terry Gilliam. L'enfance malheureuse, les abus subis par Bubby, montrés dans toute leur crudité, dans toute leur cruauté, engagent à réfléchir sur la construction de l'enfant ; construction influencée, on le sait, par le milieu. Ici, l'enfermement et les sévices produisent un être ignorant à la fois les réalités du monde, mais également ses grands principes. Ainsi, les violences commises par Bubby envers le chat, si elles sont absolument dérangeantes, ne sont pas symptomatiques d'un sadique. Il ne sait pas, expérimente sans comprendre la portée de ses gestes et se faisant, en vient à commettre l'irréparable. N'ayant rien appris ni des codes sociaux ni des comportements, en général, à adopter envers les êtres vivants, Bubby se comporte ou mal, ou de façon étrange pendant une bonne partie du film. Le cynisme de l'œuvre apparaît alors précisément quand Bubby tente d'interagir avec des femmes. Il s'y prend très mal, évidemment, ce qui donne lieu à des séquences décalées qui correspondent bien à notre énergumène, rendu sympathique par cette simplicité enfantine qui est la sienne et par cette espèce de folie qui l'habite. Bubby est complètement givré, ce qui est souvent amusant. Mais, il est aussi profondément humain. Là est une réussite majeure du film : Ne pas faire du personnage juste un délirant, bête, méchant, fou… Bubby est tel qu'il est (Toute personne enfermée pendant 35 ans, dans des conditions similaires aux siennes, tournerait inévitablement marteau), sans que cela ne nuise jamais à cette humanité qui est la sienne. La découverte de la Pizza - Quelle scène ! Quel air de "Soleil vert" ! -, la découverte d'une imprimerie, un jeu avec un enfant, l'amitié avec le second chat - Preuve, si c'était nécessaire, que Bubby conçoit plutôt de la curiosité et une forme d'amitié pour ces petites bêtes, plutôt que de la malveillance -, sont autant d'éléments qui lui permettent de s'affirmer. Ni mauvais, ni méchant, Bubby est un grand enfant qui cherche sa place. Par chance, ses rencontres successives avec des personnes bien intentionnées lui ouvrent de nouvelles portes. Sa passion pour la musique qui seule, semble être en mesure de l'apaiser, à quelque chose de touchant. Le groupe de musiciens devient comme sa famille, celle qu'il n'a jamais eu, tandis que sa rencontre avec Angel et les résidents du centre ou il est hébergé achève de révéler sa sensibilité. Le portrait de Bubby est alors complet. Une vie nouvelle s'ouvre à lui. Une façon subtile de dire que le destin n'existe pas, qu'il n'y a pas de fatalité dans la vie et que peu importe le temps que l'on peut penser avoir perdu, pour ces raisons là ou pour d'autres, il n'appartient qu'à nous d'essayer d'avancer. - Le meurtre de ses parents puis ceux d'Angel sont tout un symbole : Pour évoluer, il est parfois nécessaire de "tuer" ce qui nous effraie, nous fait souffrir. De mettre, une bonne fois pour toutes derrière soi les expériences tristes, les misères qui ont été les notre, si l'on compte vivre. Vivre, pour ne pas végéter ; vivre, pour ne pas toujours, aller mal -. Cette idée rejoint la critique de la religion, de Dieu, superbement présentée dans une séquence d'anthologie. Elle nous propose de réfléchir à notre place dans le monde, et à nos responsabilités dans la conduite de notre existence. Dieu ne peut pas tout, Dieu n'est pas tout. On ne peut se défiler en se cachant derrière lui pour échapper aux résultats de nos choix et de nos actions. Le destin, s'il existe, n'appartient qu'à nous. Le parcours de Bubby montre qu'ils n'est jamais trop tard pour découvrir, explorer parce que, qui sait ! On a jamais perdu trop de temps, pour rencontrer d'autres gens. On a jamais perdu trop de temps pour trouver sa place, pour vivre, et pour être heureux.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2018
Un excellent film sur un homme dépravé qui découvre la beauté et la sensibilité du monde extérieur. A conseiller à tous ceux qui veulent découvrir un film magnifique.
Nico591
Nico591

54 abonnés 800 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2015
Véritable trip expérimental qui dépeint la société sous la forme d'une satire macabre, un peu comme Kubrick l'avait fais dans "Orange Mécanique".
Avec son style craspec et son personnage extravagant, le film met souvent mal à l'aise, bouscule les conventions de l'époque et assume totalement son coté déjanté et rock'n'roll.
Culte pour toute une génération, le film ne laisse pas indifférent mais pour ma part, il est entaché par l'antipathie de l'acteur Nicholas Hope qui sous ses faux airs de Jack Nicholson en fait des tonnes au point d'en devenir très agaçant.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mars 2024
Film bouleversant, cet homme détruit par sa mère, s"echappe et intégre ce monde pourri tout en devenant un être humain et connaissant tendresse et amour et joie de vivre. Son rapport avec le groupe de rock avec lequel il participe en hurlant le peu de phrases qu'il est capable de prononcer est hilarant et en même temps d'une grande finesse.
raphaelK
raphaelK

16 abonnés 401 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 novembre 2017
BAD BOY BUBBY est une expérience de cinéma dérangeante et allumée. Fascinante aussi. objet étrange et puissant, poisseux et merveilleux. L’histoire de Bubby, enfant sauvage de 35 ans, reclus dans une sorte de bunker glauque avec sa mère obèse et incestueuse et qui, finalement, va se frotter au monde extérieur pour la première fois et découvrir les arbres, les chats, la violence, les pizzas et le rock.
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2016
Pietà

Voilà une image du film de Rolf de Heer qui justifie les éloges dithyrambiques à son égard : une étrange Pietà composée de Bubby (Nicholas Hope), un enfant enfermé dans un corps d’adulte qui tient dans ses bras Rachael (Rachael Huddy), une femme amoureuse enfermée dans un corps tourmenté, empêché… une image forte, violente même, dans ce qu’elle suscite comme émotions.

20 ans après sa sortie en France et suite à la présence du cinéaste Rolf de Heer au festival Lumières de Lyon au mois d’Octobre dernier, Bad Boy Bubby ressort dans les salles françaises pour le plus grand bonheur des cinéphiles qui aiment les chemins de traverse, les expériences insolites, les œuvres déjantées et les films cultes.

Le cinéaste australien (36 œuvres à son compteur) est connu pour ne jamais refaire la même chose, et sa filmographie est protéiforme ; par exemple, son dernier opus en date, Charlie’s Ccountry, ne peut pas être plus éloigné de Bad Boy Bubby, son quatrième film qu’il a mis 10 ans à tourner. Tandis qu’au travers de Charlie (David Gulpilil), un aborigène las de se battre contre un système auquel il ne veut pas se plier et parti se réfugier dans le bush de ses origines, Charlie’s Country fait la part belle à la nature dans un rythme lent et presque lancinant, Bad Boy Bubby évoque davantage des paysages sombres ou lugubres, post-industriels dans une ambiance généralement frénétique. Et c’est véritablement un film expérimental que le cinéaste a voulu livrer au spectateur, avec un travail considérable sur le son et la lumière.
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2017
Bubby est un enfant de 35 ans, séquestré, humilié, débilisé et violé régulièrement par sa mère, elle-même bien limitée. Quand les circonstances l’aident à appliquer ses déductions, il parvient à se libérer et sera bientôt brinquebalé violemment dans le monde sauvage des hommes. Clochards, ecclésiastiques, compagnons de cellules, bourgeoisie pseudo-spirituelle, centre pour handicapés, groupes de hard-rock, aideront notre malheureux mais criminel innocent à devenir Pope, sa nouvelle personnalité socialisée.
Les tribulations burlesques, corrosives et cruelles de ce malheureux mais génial débile serviront à cet original film australien, sombre, violent, comique, tragique, touchant, crasse, initiatique, aux accents clairement anticléricaux, à brandir son plaidoyer pour les marginaux, et son insolente satire d’une société où les plus méchants et idiots ne sont pas ce qu’on croit.
Iloonoyeil
Iloonoyeil

88 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2024
Bonjour,

Une odyssée infernale de Buddy dans le monde prétendument civilisé.........

Magnifique réquisitoire en faveur des les enfants maltraités.

A vous.

Gérard Michel
Kurisuteru
Kurisuteru

16 abonnés 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mai 2023
Quand mon ami m'a proposé ce film, il lui a fallut beaucoup de patience et de persuasion pour que j'accepte de le visionner connaissant ses gouts en la matière mais j'avoue avoir été surprise par cet ovni, ce chef d'oeuvre mené de main de maitre par rolph de heer.

"Séquestré depuis sa naissance par sa mère, Bubby ignore tout du monde extérieur qu’il croit empoisonné. L’arrivée de son père, dont il était tenu éloigné, va bouleverser sa vie. Le jour de ses 35 ans, Bubby va enfin sortir. Il découvre un monde à la fois étrange, terrible et merveilleux où il y a des gens, de la pizza, de la musique et des arbres…"

Le scenar machiavélique est bien suivi par le jeu exceptionnel des acteurs (il y a certaines scènes difficiles à jouer avec autant de naturel, je vous l'assure).
De plus l'atmosphère pesante bien ficelée ne fait qu'amplifier la noirceur de l'histoire contée, tout est apuré en décor.

Pour un noir et blanc (je n'aime pas trop ça), pardon du sombre, il est remarquable.
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