Un bon petit polar tranquille signé Chabrol. Trop tranquille peut-être. Le rythme est donc très lent, les enjeux dramatiques manquant cruellement de souffle. Le personnage incarné par Clovis Cornillac apporte heureusement une énergie louable au film, et la relation complexe que les deux demi-frères entretiennent est une idée intéressante. Plus en tout cas que l'enquête, qui est somme toute assez banale, et qui aurait pui servir de base à un épisode de Navarro.
Dernier film de Chabrol où le réalisateur se fait plaisir en convoquant Georges Brassens, dont les chansons parsèment le film, et Georges Simenon, déjà adapté deux fois par Chabrol. Si Bellamy n'est pas l'adaptation d'un roman de l'auteur, les points communs entre le héros du film et Maigret crèvent les yeux. Chabrol à travers son personnage, filme aussi l'acteur Depardieu, qui joue de moins en moins la comédie, devenant de film en film une sorte de présence massive à l'écran. Aussi étonnant que cela paraisse, il s'agit de la première collaboration entre l'acteur et le cinéaste, qui semblaient pourtant fait pour travailler ensemble. L'intrigue policière reste au second plan, le film privilégiant ses personnages, s'attardant notament sur l'attitude de Bellamy, capable de faire preuve d'empathie et d'aider des inconnus, dont un suspecté de meurtre, et incapable d'avoir le moindre geste de compassion ou d'affection pour son demi-frère, paumé porté sur la bouteille.
Chabrol en collaboration avec Depardieu, ou l'inverse, donne naissance à un personnage intéressant et complexe, Bellamy. Manque de rythme, un Cornilac surjouant (donc mauvais) mais un ensemble qui se dévoile doucement en font un Chabrol assez bon mais sans réel plaisir pour le spectateur.
Un dernier Chabrol fort ennuyeux, au rythme trés lent et a l'intrigue sans intéret et peu crédible. Ajouté une interprétation trés faible, mis à part Depardieu qui sauve l'ensemble puis une musique lassante voire inexistante et vous obtenez un sacré "navet".
Dernier film de Chabrol , Bellamy n'est peut être pas à la hauteur de certains de ces autres films. malgré tout il reste de très bonne facture par rapport au reste du cinéma français ! On retrouve ici tout ce qui fait le cinéma de Chabrol , le polar qui est comme une petite ballade dans la France , tout en attente et lenteur et en même temps toujours ce regard satyrique de la famille ( ici surtout le désamour de deux frère ) . Et ce qui me marque le plus chez Chabrol c'est que jamais on ne vois l'action proprement dite elle est toujours indirect vu , raconté par un des personnages et en même temps imaginé par l'acteur principal ici Bellamy. Pour parlé des acteurs , trois grands acteurs français , Cornillac en frère alcoolo et voyous. Puis il y a Gamblin dans le rôle du tueur faible et voleur et enfin Depardieu en commissaire Bellamy qui serais une sorte de Maigret moderne ! Cet ambiance lancinante donne à ce film quelque chose d'indescriptible qui pour ma part me plait beaucoup dans le cinéma de Chabrol. Enfin c'est un film à voir meme si il reste un film mineure dans cinématographie de Chabrol mais l'on passe un bon moment à suivre ce commissaire bon vivant mais plus profond qu'il n'en a l'air !
Malgré sa vive popularité dans le cinéma français, je n'ai jamais regardé un seul des films de Claude Chabrol. C'est donc aujourd'hui par pur hasard, que j'ai regardé son dernier long métrage, qui pour moi, est le premier. Que dire, que dire.... Je n'ai pas accroché. C'est vraiment dommage, car je suis un petit amateur de polar, et là... Il ne se passe rien! Le film ne se résume qu'à un scénario lassant et à des "péripéties" ennuyeuses au possible... La ville de Nimes pourtant très belle et pleine de mystères derrière son arène romaine et ses ruelles qu'on aperçoit à la « va-vite » au début du film -lors du génrique- n' est pas assez exploité durant le film... Côté acteurs, heureusement que le grand « Gérard Depardieu » joue son rôle efficacement et avec une grande finesse dans son jeu. Que dire en revanche de « Clovis Cornillac » qui ne m'impressionne plus et qui je crois ne m'a jamais vraiment impressionné. C'est un peu l' « oxymore » du casting. Il surjoue et en devient très très lourd. Les quelques scènes de soupers au début du film sont très sympathiques, et mêlent interrogatoires et bonne entente; mais à force de boulotter et de picoler, celà en devient très vite indigeste pour le spectateur... Jacques Gamblin est pitoyable et ne dégage AUCUNES EMOTIONS! Les musiques sont soporifiques et ne laissent entrevoir aucune tension. La fin quant à elle, est brève mais triste à souhait. Je m'attendais à beaucoup plus de piquant et de renversements... Un film, à malheureusement oublier..... En tout cas en ce qui me concerne, c'est déjà fait.
Dernier film de Claude Chabrol, snif, premier film du réalisateur avec Gérard Depardieu mais aussi bien évidemment hélàs le dernier, snif,... et c'est mauvais, snif encore. Claude Chabrol voulait certainement un film policier d'apparence pantouflarde, c'est réussi de ce point de vue. C'est même tellement pantouflard que ça finit très vite par être plus derrickien que chabrolien. Bref s'inspirant timidement pour le fond d'intrigue, dont on finit très vite par se désintéresser, de l'affaire Yves Dandonneau, Chabrol se contente autrement (et la très très grande majorité du temps!!!) de faire discuter et bouffer ses personnages. Côté interprétation, c'est une catastrophe. Jacques Gamblin a un parapluie dans le cul quand il fait celui qui se croit coupable, et imite Elie Semoun faisant Julien dans le sketche "Kevina" lorsqu'il est clodo. Clovis Cornillac (un des "grands acteurs de sa génération" qui a un talent plus que contestable et qui n'a même pas le mérite de rapporter un radis!!!) fait juste dès qu'il le peut son regard de désabusé alcoolique à la caméra. Gérard Depardieu se contente de se promener nonchalemment avec sa silhouette imposante au milieu de tout cela. Bref, cela sonne jamais vrai pendant toute la durée. Habitué à nous servir assez souvent des grands crus, Chabrol nous laisse de manière regrettable sur cette piquette vraiment indigeste.
Je reste décidément rétive et perplexe quant aux qualités que l’on peut trouver à Chabrol : ce petit polard mou et sans fantaisie, dans lequel les acteurs se trainent est plus du niveau d’un Derrick que d’un grand film de cinéma. Mais qu’est-ce que les critiques trouvent donc à Chabrol ???
Je n'en reviens pas que ce film ait été autant loué par les critiques professionnels. Le scénario est totalement invraisemblable et l'interprétation plus que médiocre.
En vacances à Nimes, le commissaire Bellamy (Gérard Depardieu) est contacté par un individu étrange (Jacques Gamblin), alors qu’on recherche un escroc ayant fait croire à sa mort dans un accident de voiture. Le commissaire s’intéresse à cet individu, au moment où débarque son demi-frère (Clovis Cornillac), au comportement peu recommandable. Chabrol veut tisser un parallèle entre l’enquête policière et les rapports entre les deux frères, ces rapports ayant modelé la personnalité de Bellamy dans le passé. Malheureusement, le parallèle est artificiel. On suit donc deux sujets à la fois, sans grand lien entre eux, et, plus grave, sans que ces sujets se développent beaucoup. S’ajoutent la présence de personnages inutiles (le dentiste et le chirurgien esthétique), et des scènes de flash-back parfois très jolies (concours de danse), mais superfétatoires, rompant le peu de climat créé. La référence à Simenon n’est que partiellement judicieuse, car si Bellamy s’intéresse au personnage multiforme joué par Gamblin à la manière de Maigret, Simenon, lui, ne créait que des intrigues linéaires, jamais alambiquées de cette manière. Les acteurs ne peuvent être critiqués, et Gamblin est remarquable : inquiétant, plongé dans son monde, manipulateur, il parvient à tout jouer à la fois. Technique classique sans reproche, toujours des vues d’arbres et de route qui défilent de nuit, prises d’une voiture, pas de scène sanguinolente finale. Mais pas un grand cru de Chabrol non plus.