2833 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
412 critiques spectateurs
5
69 critiques
4
174 critiques
3
100 critiques
2
43 critiques
1
13 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Sergio-Leone
212 abonnés
1 096 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 10 juillet 2011
Le genre de film qui rappelle que le cinéma français a encore de la ressource et n'a pas définitivement sombré. L'histoire paraît incroyable mais pas autant que le personnage principal joué par le très bon François Cluzet. Si le style sombre et social rappelle certaines réalisations françaises, le film reste unique en son genre malgré quelques similarités avec "l'adversaire" notamment. Une aventure dans la psychologie d'un homme peu ordinaire.
"A l'origine" à été présentée a Cannes. Malheureusement, il n'a pas été remarqué or c'est un film remarquable. Par son sujet, la façon dont le sujet est traité et l'émotion qu'il en ressort. L'histoire est passionnante celle d'un petit escroc qui va berner tout le monde et arriver à quelque chose de conséquent. Celle d'un homme qui va changer d'état d'esprit ne jurant au départ que par et pour l'argent, croyant finalement à ce qu'il fait et d'une certaine manière compatissant face à la détresse sociale de ses employés. Le Nord a pendant longtemps été la région phare face à la désindustrialisation donc la région pointé du doigt lorsque l'on parlait des chiffres du chômage important. Puis le Nord est aussi une importante région qui à subi beaucoup de délocalisations. Le fait divers se passe il y à 10 ans, et pourtant l'aspect social du film est toujours le même. Le réalisateur, Xavier Giannoli, traite extrêmement bien le sujet avec de belles images et filme bien ses acteurs. La musique de Cliff Martinez (Espion(s)) est complétement envoutante. Et pour finir, il faut encore féliciter François Cluzet qui est, une fois de plus, très touchant, on voit bien ses doutes, ses angoisses et ses joies sur son visage. Excellent acteur. "A l'origine" est donc un très bon film ne le manquez pas.
Je le répète à chaque fois que j'en aie l'occasion: Non, le cinéma français n'est pas mort! Très bon film sur cet escroc/héros incarné extraordinairement par François Cluzet. Une réalisation haut de gamme proposée par Xavier Giannoli que je félicite particulièrement pour la scène de "ballet" des engins de chantier tournoyant autour de notre personnage: magnifique! Je reprocherai juste un peu de redondance dans l'interprétation de ce dernier qui reste sur la même expression tout au long du film et manque un peu de folie sur la fin. Depardieu me semble un très mauvais choix pour ce personnage secondaire et la conclusion contradictoire (suicide/incarcération) m'a fait décrocher...
Un film sobre sur ce fait divers qui a fait parler de lui il y a quelques années. Francois Cluzet est irréprochable et même touchant dans ce rôle fort d homme dépassé puis à la fois humain . Sans doute un peu trop long mais le film est assez bien réalisé pour nous prendre comme témoin.
Voilà un sujet original, tiré d'un fait réel. Voilà une histoire particulièrement bien construite. Voilà des plans et un montage serré au service de l'intrigue. Voilà le portrait psychologique d'un homme dévoilé délicatement au fur et à mesure des ses agissements. Une flopée de seconds rôles attachants et une Emmanuelle Devos dans un de ses meilleures rôles. Du cinéma néo-réalistes au service d'un pitch passionnant.
Un peu déçu au départ par l'attitude du personnage joué par Cluzet, le gars ne demande rien pourtant tout le monde vient lui donner de l'argent, et par la longueur du film alors qu'en fait vers le milieu il ne se passe pas grand chose mais dans l'ensemble un film intéressant surtout que je ne pensais pas que l'affaire avait été si loin.
Une des valeurs sures de 2009 , A l'origine a plus que calmé les ardeurs . Loin d'être un film médiatisé , il s'avère très efficace . Du rythme et des situations compliquées , le personnage interprété avec finesse par François Cluzet , s'encombre dans son escroquerie de s'inventer une vie , un métier , tout en sachant que dans cette région , c'est devenu l'idole de la région , où règne le chômage . La construction de la route sera semée d'embûches , mais au moins il a réussi à la construire sa route . Plusieurs fois nominé pour les César , le film n'aura pas de César ,juste l'interprétation d'Emmanuelle Devos en second rôle , qui est méritée. L'idée a été trouvée grâce à l'histoire de l'escroc Philippe Berre , qui a fait tout ce qui est dit dans le film. En tout cas , la victoire est que ses travaux ont été jugé conformes , aux règles . Cependant , l'idole est devenu l'ennemi à la fin du film , de toute une région.
Inspiré d'un incroyable fait divers ,ce film nous amène a suivre les bouleversements sociaux que va engendrer le redémarrage d'un chantier d'autoroute.Même si l'on sent bien que l'histoire d'amour comme le perso de Depardieu sont rajoutés pour donner un peu de piment au scenario par ailleurs par exempts de longueurs ,ni d'un final "too much",il se dégage de l'ensemble une profonde humanité mise en valeur par la réalisation soigné de Giannoli et l'attention qu'il porte aux seconds rôles.L'on a beau être en face d'un escroc ,difficile de ne pas ressentir une certaine empathie pour cet homme solitaire (magnifique Cluzet) qui finit par se retrouver dépassé par les évènements.Au delà des légitimes interrogations que l'on peut nourrir vis a vis des institutions ,l'on peut par contre facilement comprendre l'aveuglement d'une région et de ses habitants face a l'attente économique qu'un tel projet suscite.Sans être du Ken Loach ,l'aspect solidaire et social de cette oeuvre s'avère pertinente.
Très bon film sur un sujet dont j'avais déjà entendu parlé, étant sarthois d'origine, vu que la réalité s'était passé pour la construction de l'A28 entre Le Mans & Alençon. Mais la réalité n'a qu'inspiré ce film, car le vrai escroc est loin d'avoir réalisé autant que Philippe Miller, le "héros" du film, mais ce que l'on retient, même si parfois ça parait un peu gros, c'est que cette histoire est plausible, en plus d'être magnifique et bien interprété.Un film original où l'on ne reste pas insensible, et où l'on se dit à la fin que la CGI aurait dû embaucher Philippe Miller, car c'est un sacré meneur d'homme et qu'il sait faire vivre un projet à l'économie...
Sombre et envoûtant, "A l'origine" dépeind extrêmement bien ce faits divers français tout à fait original. Dans la peau d'un escroc torturé qui finit par ne plus savoir ce qu'il recherche vraiment, François Cluzet est épatant de vérité. Et épaulés par des seconds très fiables (Emmanuelle Devos, Vincent Rottiers), il offre au nouveau film du talentueux Xavier Giannoli une dimension captivante. A voir.
Le film nous fait nous poser plusieurs questions, mais traine souvent trop en longueur. Certains détails sont également totalement inutiles, telle que l'histoire d'amour entre Cluzet et Devos qui n'apporte rien à l'histoire et au film, et semble avoir été mise là juste pour montrer un bout de nichon d'Emmanuelle Devos (ce dont on se serait passé sans souci). 2h10, c'est bien trop long. Le film aurait sans souci pu durer au moins 20 minutes de moins.
Un ami cinéphile avec lequel nous avons des divergences avait parlé d’un « There will be blood » français… Mais le précédent film de Xavier Giannoli m’avait ennuyé… Que faire ? Intrigué, j’y suis finalement allé, dimanche, dans cette affreuse salle n°9 de l’UGC Ciné Cité Les Halles, crevant de chaud, et n’ayant pu m’asseoir qu’à l’extrémité du 3e rang… Mais il n’a pas fallu beaucoup de plans pour que notre salle bondée comprenne à quoi elle assistait : un spectacle d’une qualité exceptionnelle ! Quelle vision d’auteur ! Quel projet ! Tout se met immédiatement en place, grâce surtout à la bouleversante interprétation du génial François Cluzet. On a bien fait de le ressortir du placard celui-là, parce que depuis « Ne le dis à personne », il nous régale. Et puis cette mise en scène… On est embarqué. Le jeune Vincent Rottiers s’impose progressivement comme l’une des valeurs montantes. Le film des Miller était raté, mais lui était déjà très convaincant. Le reste de l’équipe artistique est bien en place. C’est une affaire maîtrisée. D’ailleurs, on sent que tout cela tient parce que le chef d’orchestre sait en permanence ce qu’il veut. Le projet commun, comme ce chantier, c’est le film. On a rarement l’impression à ce point que tout le monde y a mis du cœur. Et nous, en chœur, nous aimions.
A l’origine, il y a un homme. Un homme qui n’a rien à perdre, jusqu’au jour, où enfouis dans ses mensonges, il trouve un réel but, une réelle envi, celle d’aboutir un travail. Même si ce projet ne l’intéressé pas, il veut finir ce qu’il a commencé. L’argent de ses magouilles ne l’intéresse plus, il est passé au delà de ses envies primaires, pour changer de cap. Le désir de faire autre chose, le vouloir de voir ailleurs. Enfermé dans ses fabulations il ne pourra plus faire marche arrière. Dirigé à merveille, Françoit Cluzet porte sur lui ce personnage si profondément élaboré. Réalisé par une main de maitre « A l’origine » ne se contente pas de renouer les faits de cette histoire mais d’expliquer par des émotions les actes de cette homme.
Ici, la vedette, c'est François Cluzet, avec un bande de personnages qui gravitent autour de lui. Et le sujet, c'est la construction illégale d'un tronçon de route qui ne mène nulle part... Autant dire que Giannoli s'intéresse ici à un sujet complètement opposé aux différents sujets qu'il a pu traiter jusqu'alors. Et force est de constater qu'il le fait très bien. Il met en scène des personnages plutôt basiques, avec des défauts et des qualités, autour d'un personnage différent: un escroc qui joue bien le jeu du trompeur. Il le fait un hyper réalisme déconcertant (peut-être même un peu trop réaliste...). L'image est très belle, Giannoli soigne son sujet. Il soigne également son casting, en offrant à de très bons comédiens des rôles très forts. François Cluzet est magistral, aucune fausse note pour un acteur qui utilise à merveille l'espace qu'on lui donne. Emmanuelle Devos me paraît ici bien plus à l'aise ici que dans la famille Resnais, en exploitant beaucoup mieux son talent, et en exaltant une beauté que je ne lui avais jusqu'alors jamais reconnu. Elle m'a impressionné par sa force de caractère qui transparait dans le film. Vincent Rottiers, un vrai espoir, qui incarne ici un personnage nonchalant mais pétri d'humanité, qui manque de confiance en lui, et qui cherche plutôt désespérément un regard réconfortant. Soko, la fraîcheur du film, une belle bouille au grand coeur. Et Gérard Depardieu, en guest-star, qui joue ici avec une sobriété qu'on attendait plus. un casting parfait. En plus de cela, le scénario est excellent, l'histoire se suit avec une belle fluidité, même si le film pêche principalement par un manque de rythme. Mais certaines scènes sont inoubliables, comme la dernière, magnifique.Un film globalement baigné dans une superbe lumière. Et si la route ne mène nulle part, elle aura au moins servie à un homme: un héros? Oui, je crois. Cette route l'aura mené bien au-delà de toute attente.
Voilà un très bon film. L'intrigue est centrée sur un petit escroc nomade qui est pris pour un responsable de chantier par toute une communauté. On suit la trajectoire sombre de ce triste sire qui évolue dans un climat général oppressant. Le film ausculte plusieurs thématiques : la crédulité et l'aveuglement des gens quand ils ont décidé de croire à quelque chose coûte que coûte, les combines plus ou moins louches qui accompagnent tout chantier public, et le décalage entre la place que chacun a dans la société et voudrait avoir. Le personnage incarné avec sobriété et talent par François Cluzet est peu à peu rattrapé par sa conscience, qui vient questionner sa petite vie d'escroc minable. Emmanuelle Devos et les autres acteurs qui jouent les seconds rôles sont tous bien travaillés. Quant à Gérard Depardieu, il n'apporte rien au film et apparaît tel un cheveu sur la soupe, même si sa réapparition à la fin est plus crédible. Enfin, la mise en scène est soignée et efficace, et rend ce film captivant de bout en bout.