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Un visiteur
3,0
Publiée le 12 novembre 2009
Quelques longueurs, mais cette histoire incroyable mais vraie démontre combien les gens peuvent être naïvement abusés lorsqu'ils sont face au chômage. Mais un escroc au grand coeur, c'est rare. Cluzet est tellement taiseux qu'il en est énervant dans la première partie .Les acteurs, figurants sont émouvants. Depardieu (et dire que les américaines ll'avaient choisi comme le français le plus sexy !!!) ne fait plus que de la figuration de "masse". Mais quelle belle fin orignale pour cette histoire vraie.
Un très bon film sur une histoire (vrai) improbable, l'anti héros est vite débordé par ce qui lui arrive, le film est un peu long mais comme j'ai bien était pris par l'histoire sa ne m'a pas gêné, Cluzet est convaincant dans son rôle, un film à voir
enfin un bon film français, cocorico!!!malgré quelques longueurs en seconde partie, des plans caméra trop rodéo-synthéses (j'me comprend!!!) une narration évolutive trop pleine de bons sentiments et une sujet sensationnaliste trop concensuel (c'est vrai tout ça!!ben dis don!!!j'le crois pas et personne n'a rien vu venir???ben non!!!)
Un bon film dans l'ensemble.Un peu trop de longeurs sur tous le film.Par contre les acteurs sont excellents et l'histoire incroyable mais vrai très bien retracée.
Cette histoire vraie est absolument incroyable et le film qu'en tire Giannoli (dont je n'avais que moderement -voire pas du tout- apprécié les oeuvres précédantes) est tout à fait excellent. Et l'on croit à tout. Tous ces gens plus ou moins desespéré qui sont prêt à tout pour travailler ou donner un sens à leur vie. Tous ces espoirs prêts à s'incarner dans n'importe quel aventure. Insensé et magnifique.
Tiré d’un fait divers survenu en 1997 dans le Nord de la France, A l’Origine, réalisé par Xavier Giannoli, est avant tout une fable sociale et une véritable déclaration d’amour au 7ème art.
C’est l’histoire d’un petit escroc totalement dépassé par l’ampleur de son arnaque qui devient le bienfaiteur d’une ville toute entière en attente d’espoir et de renouveau économique. Ce long métrage est tenu par la qualité du casting – les acteurs ont beaucoup travaillé avec les victimes de ce fait divers – avec François Cluzet en tête qui nous livre sans nul doute l’un des plus beaux rôles de sa carrière. L’ambivalence entre sa culpabilité de l’appât du gain et son attirance de la solidarité collective des « gens du Nord » se lit sur son visage et dans ses longs silences hésitants. Son interprétation de Philippe Miller nous fait croire en l’être humain et François Cluzet nous emmène avec lui sur le chemin de « l’autoroute de la rédemption ». Quant aux seconds rôles, Stéphanie Sokolinski, en femme de chambre diplômée et comptable, est toute en justesse, tout comme Vincent Rottiers en voyou en quête de réinsertion et d’un modèle paternel.
Malgré quelques longueurs – bien que le film ait déjà été amputé de 25 mn depuis le Festival de Cannes – Xavier Giannoli a réussi son pari en filmant l’alchimie entre un drame social et un thriller à l’atmosphère noire. Le spectateur sort envoûté et ravi de ce voyage.
Xavier Giannoli fait mouche et élève le niveau du cinéma français…et ça fait du bien !
"A l'origine" entre dans le cercle fermé des films qui, par la magie de leur mise en scène et de leur interprétation, parviennent à saisir un "quelque chose" qui relève de la folie. A l'image de "L'Adversaire" (tiré de l'affaire J-C Roman), le film de Giannoli parvient à saisir cet instant critique où un homme bascule, où tous ses projets initiaux et ses mensonges ne peuvent plus tenir... En un mot, où il devient jusqu'au-boutiste par un mélange de désespoir, de fatalité et de mégalomanie. En soi, c'est déjà un grand spectacle. Les ressorts de l'escroquerie et l'apparente facilité de sa conduite ne nous impressionent que d'avantage. En plus, la réalité de terrain (les hommes de la "vraie vie", le chômage, la vie de chantier) sonne juste et se garde bien de porter le moindre jugement ou la moindre affection condescendante typique d'un cinéma français largement boboïsant. En cela, "A l'origine" est un grand film.
hummmmmm a l'origine il ya le temps qui passe et là j'ai vu passé le temps! qu'il est chiant ce film!!! la bande annonce se suffit a elle même, le personnage est anti pathique.
Les 5 premieres minutes , on se dit quel culot et puis ya plus rien , le personnage de Miller est limite autiste sait pas pourquoi il fait tout ça,on connait pas son passé .D'un ennui profond!! Et c'est réalisé comme un téléfilm pour France 2!
Pour Xavier Giannoli, si la fragilité économique et sociale des habitants de la commune est un terreau favorable à l’escroquerie, le ressort de ce projet insensé, construire un tronçon d’autoroute perdu au milieu de nulle part, c’est l’ouverture du personnage principal interprété par François Cluzet, excellent, aux autres, à l’humain ; c’est la découverte par cet être solitaire et égoïste de la force des solidarités humaines, du courage de familles devant l’adversité, et de l’espérance que portent les habitants d’une commune qui se reprends à vivre. Dépensant jusqu’aux derniers centimes qu’il possédait, cet homme, contre lequel aucun habitant n’a porté plainte dans la réalité, renaît parmi les hommes en redécouvrant l’indispensable reconnaissance des autres et de soi parmi les autres.
Si les habitants ont cru un moment à cet homme ce n’est pas par crédulité, fragilisés par la crise économique et le chômage, non c’est en ayant confiance. Xavier Giannoli le rappelle : « la confiance est l’un des ressorts essentiel de la vie sociale et des rapports humains, sans confiance rien n’est possible ».
J’ai retrouvé avec plaisir Patrick Descamps vu en ce moment dans la série « un village français » sur France 3. Mention spéciale à Stéphanie Sokolinski, particulièrement convaincante. Un très beau film qui redonne « la pêche », on se prendrait presque à croire en l’Homme.
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En règle générale, les imposteurs font de bons (anti)héros de cinéma. Surtout quand leurs actes les dépassent et débouchent sur une situation inextricable. Toutes proportions gardées, A l'origine, de Xavier Giannoli, fait penser à L'adversaire, de Nicole Garcia : une histoire vraie, des mensonges de plus en plus énormes, des gens trompés, manipulés, un personnage central mystérieux, énigmatique... Et un traitement, dans les deux cas, à la fois réaliste et aux confins de l'abstrait. Sans parler des interprétations de Auteuil dans l'un et de Cluzet, dans l'autre, stupéfiantes. A l'origine fait partie de ces films qui commencent lentement et qui vous happent au fil des minutes par la qualité de leur narration, tantôt fuyante, tantôt précise. Au-delà du fait divers, Giannoli malaxe la pâte humaine comme les ouvriers la terre sur le chantier d'autoroute. Dense, intense, sociale, politique, malgré un petit quart d'heure de trop, c'est une oeuvre aussi précieuse qu'un film de Ken Loach.
Le film semble un peu long parfois mais reste tout à fait acceptable. Les rôles sont fouillés et les acteurs tous très bons (Cluzet peut énerver, je comprends, mais moi je l'ai trouvé très bon). Les sujets qu'il aborde ne sont pas traités à la légère: du petit village morne du début, une formidable vigueur va renaitre ainsi qu'une belle solidarité, le thème de la désindustrialisation du nord n'ayant pas souvent été porté à l'écran. Le changement de mentalité chez l'escroc aussi est réalisé tout en nuance. Ce film mérite donc ses 3 étoiles au final