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PhilippeToile
53 abonnés
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5,0
Publiée le 8 mai 2009
Quand une superbe jeune américaine des années trente, émancipée et moderne, se retrouve confrontée à une belle mère rigide et coincée de l’aristocratie anglaise où l’hypocrisie des convenances règne en maître, les répliques vénéneuses fusent de toutes parts. Dialogues percutants et situations tragi-comiques alimentent cette superbe comédie romantique. Jessica Biel est une héroïne pleine de charme et d’esprit, Kristin Scott Thomas une belle mère délicieusement détestable, et Colin Firth en père désabusé et affectueusement cynique déploie son charme et son charisme habituel. Bravo à l’australien Stephan Elliott qui expose sans ménagement les travers ancestraux de la haute société britannique dans une mise en scène enlevée et d’une grande beauté esthétique.
Années 20. John Whittaker, un Anglais fils de famille insouciant et oisif, en villégiature sur la Côte d'Azur, rencontre, séduit et épouse la riche Larita, une jeune veuve Américaine, belle et affranchie. Les nouveaux époux gagnent rapidement l'Angleterre et la demeure familiale du jeune homme. Dans le château décrépit vivent ses deux soeurs inmariables, son père désabusé et sa mère Veronica, autoritaire et éprise de dignité et de self-control jusqu'à la caricature. L'affrontement entre belle-mère et belle-fille, de "petite vertu" ("easy vertue", en anglais dans le texte) est immédiat et impitoyable. L'atmosphère générale, guindée, entre traditions et préjugés, rappelle furieusement dans un premier temps celle des livres de P.G Wodehouse, mais ici le "butler" est bien loin du digne Jeeves, et la déchéance guette les hobereaux. En fait, Stephen Elliott adapte une pièce de Noel Coward dont il nous livre une version caustique très réussie, où la gentry, ses fastes et (étranges) coutumes assurent distribution (casting impeccable) et décor à une comédie de moeurs réjouissante autant qu'acide. A déguster sans modération.
Une comédie so british bien rythmée ... c'est élégant, pétillant, satirique, amusant, cynique, dramatique, sarcastique, les dialogues et les réparties fusent, Et tout celà avec un casting bien choisi, Kristin Scott Thomas est parfaite... un moment plaisant et "ravissant" , à voir
"Un mariage de rêve" est moins original que ce qu'on aurait pu penser... Le long métrage montre encore et toujours l'affrontement entre la marié et la belle mère! Même si quelques situations, quelques saloperies et quelques vannes sont bien trouvées, le film ne sort pas particulièrement des factures classiques, dommage quand on voit que le film sort tout droit de la Grande-Bretagne! On ne retrouve l'esprit anglais que dans le personnage de Firth, encore et toujours parfait, interprétant à merveille la flegme anglaise magistrale, la nonchalance et la philosophie m'en foutisme que j'adore tellement! Reste Biel plutôt douée aussi qui incorpore une fraîcheur bien venue et est d'un narcissisme et d'une insolence jubilatoire! Les deux interprète et leur relation, et les dialogues qui en résultent sont les seuls intérêt du long métrage! On retiendra surtout la fin, les derniers instants, véritable complicité avec le spectateur heureux par ce happy end subtile et revigorant!
Un régal pour les yeux, du nanan pour les oreilles. Et ce bonheur ineffable d'entendre des vacheries dans un jardin anglais. Un mariage de rêve doit presque tout à l'esprit caustique et frondeur de Noel Coward, ce dramaturge (mort en 1973) doué pour épingler la haute société britannique confite dans des préjugés et des croyances d'une autre époque. Le film n'est pourtant pas tout à fait à la hauteur des espérances pour cause de surenchère permanente dans la mise en scène des situations. L'opposition entre cette jeune américaine, indépendante et frivole, et sa nouvelle famille britannique, définitivement hors du temps, est tellement évidente qu'il eût fallu un peu de doigté au réalisateur pour éviter la caricature. Stephan Elliott s'est dit, lui, qu'il était aisé de tirer sur une ambulance alors allons-y gaiement dans le jeu de massacre. La charge devient vite excessive et certains personnages apparaissent comme des clichés sur deux jambes (à commencer par celui de Kristin Scott Thomas). L'art de la nuance, Elliott ne connait manifestement pas, et le seul caractère qui échappe à cette entreprise globalement outrancière est celui de Colin Firth dont l'ambigüité et la faiblesse blessée permettent enfin à l'émotion de percer. Joli et spirituel, Un mariage de rêve pêche hélas par overdose de méchanceté facile.
Un très bon film, rempli d'humour, une vraie réussite de cinéma anglais qui sait employer l'ironie douce amère. Un document superbe sur l' Angleterre de l'après guerre de 14.On oublie souvent que les anglais avaient aussi beaucoup donnés lors de cette guerre. C'est aussi le début de la libération des femmes , ,on peut le mettre en parallèlle avec le "Coco de Chanel" sur la même époque. Cette noblesse oisive qui n'avait pas appris à travailler..Tous les acteurs sont excellents , Kristin Scott est superbe et la jeune première délicieuse. Les décors de la campagne anglaise sont magnifiques . Une reconstitution superbe de cette époque , mais avec un message moderne , bien réactualisé..
"Un mariage de rêve" commence comme une comédie légère et désinvolte qui verrait l'opposition quasi-vaudevillesque d'une jeune femme moderne et de son acariâtre belle-mère dans la campagne anglaise des années 20. On y suit avec grand plaisir la valse endiablée des personnages et l'humour omniprésent des dialogues et des situations. Pourtant le film ne se limite pas du tout à la gentille comédie britannique décrite ici et là. Progressivement, le film se fait moins léger et adopte un ton un rien plus grave lorsque les personnages qui semblaient les plus frivoles révèlent une profondeur psychologique inattendue. L'insouciance espiègle de Jessica Biel et le cynisme tranquille de Colin Firth (superbes tous les deux) cachent en réalité des êtres marqués par la vie, des représentants émouvants de la fameuse "génération perdue". Par cette évocation, le film fait immanquablement penser aux nouvelles de F. Scott Fitzgerald, dont il partage le sublime romantisme et l'ironie désespérée. Enfin, mise en scène par la caméra délicieusement élégante de Stephan Elliott, cette simple histoire prend une dimension magnifique, entre optimisme nuancé et fêlure irréversible.
Belle reconstitution des années 30 et petite perle d'humour Bristish, le film de Stephan Elliott ravira tous ceux qui apprécient les dialogues qui pétillent comme des bulles de champagne et les rires aussi grinçants que les portes du vieux manoir qui abrite les protagonistes. Entre brouillard et tasses de thé, on s'amuse de bon coeur à ce retour de noce mouvementé - et souvent vachard - emporté par un fabuleux quatuor d'acteurs. Avec une énergie débordante, Kristin Scott Thomas, Jessica Biel, Ben Barth et Colin Firth rivalisent de bons mots, dont certains feront date. (Une fille parlant de sa mère : «Elle est comme la noyade. Agréable quand on décide de se laisser aller !»). Quant au majordome de la maison, avec ses réparties pince-sans-rire et son regard acéré sur les choses, il n'est pas sans rappeler les plus célèbres domestiques qui parsèment les œuvres de Blake Edwards de La Party à Victor Victoria. Alors, n'hésitez pas à découvrir, au son d'un jazz swinguant et si possible dans la langue de Shakespeare, les aventures de cette famille au bord de la crise de nerfs dont le verni des conventions se fendille peu à peu pour le plus grand bonheur des spectateurs.
Une bonne surprise que cette adaptation sur grand écran ! Malgré certaines longueurs, les acteurs sont impeccables, l'histoire est très sympa et l'humour british est un régal.
Venant de Stephan Elliott, il fallait s’attendre à tout. Le réalisateur du loufoque Priscilla, folle du désert (1995) revient et adapte la pièce de théâtre "Easy vertue" (1924) de Noel Coward. La Grande Bretagne au milieu des années 30, une famille Britannique aux faux airs d’aristocrates coincés fait la rencontre d’une dévergondée, Américaine de surcroît et histoire de pimenter le tout, il se trouve qu’elle est fraîchement mariée au fiston des rosbeef ! Une heure trente de joutes verbales entre Britishs et Ricain, la rencontre vaut le détour, d’autant plus que ce sont deux femmes qui se font la guerre, la convaincante Jessica Biel et la toujours admirable Kristin Scott Thomas. Au programme de cette comédie, entre humour noir et French Cancan déculotté, les surprises se suivent et ne se ressemblent pas !