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Dead-for-Someone
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1,0
Publiée le 13 février 2017
À croire que gagner l'Ours d'or du festival de Berlin veut également dire "prix du meilleur film fasciste". Car quand je vois un film dont les protagonistes sont des hommes d'une cruauté sans limites, prêts à tuer des adolescents pour démanteler un trafic de drogue mais qui disent agir pour leur pays et dont certains antagonistes sont des gens qui veulent que les violences s'arrêtent, j'appelle ça du fascisme. Le crime est partout à Rio. Les favelas sont les repaires des trafiquants et des dealers. La police municipale, corrompue, n'intervient plus. La BOPE, une force militaire de la police, est la seule qui prend le risque de faire respecter la loi dans les bidonvilles. Le capitaine Nascimento doit choisir son successeur pour prendre sa retraite et pouvoir s'occuper de sa femme et de son enfant à naître... La réalisation est très mauvaise: les prises de vues ne sont ni belles ni originales, le cadrage est mauvais, la caméra est toujours à l'épaule ce qui entraîne des mouvements saccadés pendant les 1 h 50 de film et la mise en scène n'est pas crédible. Le scénario est immonde: non content d'être très lent et de ne rien raconter de vraiment passionnant, le film s'auto-satisfait en multipliant les scènes de fusillades et d'interrogatoires enveloppés dans de la torture. Comme dit précédemment, les héros sont des hommes d'une cruauté immonde et leurs ennemis sont soit des trafiquants de drogues stéréotypés, soit d'horribles gauchistes qui souhaitent que la violence qui ronge leur ville et leur vie s'arrête. Ces derniers sont d'ailleurs ultra-caricaturaux. C'est lent, c'est cliché, c'est répétitif, c'est stupide et c'est réactionnaire. Les acteurs se donnent du mal, et arrivent à être assez crédibles. Les personnages sont mauvais, très creux, ultra-cliché mais le pire reste le personnage principal, qui est immonde. Violent, instable et cerise sur le gâteau, qui ne supporte pas que sa femme lui dise quoi faire. Héros ? Pourriture plutôt. Les dialogues sont ratés et la voix-off omniprésente est insupportable. La photographie est terriblement laide; la lumière est très mal travaillée et les couleurs sont très agressives. Le montage a un gros problème de rythme, les plans sont beaucoup trop longs. Les décors sont beaux, il faut le reconnaître, les costumes passent et la musique est sympa mais tout ça ne sauve pas les meubles. "Tropa de Elite (Troupe d'Élite)" est un film trop violent et trop réactionnaire à mon goût. Je ne m'engage pas.
Rio de Janeiro. Film sur la formation de la Bope. Une police militaire incorruptible et ses descentes dans les Favellas. On assiste à la corruption de la police régulière, ses nombreux traffic et la débrouille de policiers qui ont le respect de la loi. Excellent divertissement avec la narration du capitaine de la Bope qui cherche son remplaçant parmi les recrues.
Une belle claque...... la réalité filmé au plus près sans concessions et avec une belle analyse des bobos étudiants friqués et drogués qui n'aident en rien et qui détériorent la situation..... un film à rebours du politiquement correct et de la bien pensance, il fut qualifié de "fasciste" par un magazine car il ne décrit pas le rêve éveillé mais la froide réalité quotidienne..... un chef d'oeuvre qui mérite son ours d'or. Wagner Moura est habité par son rôle, un grand comédien qu'on verra plus tard dans Narcos.
Découvert il y a quelques années sur les bons conseils d’un ami militaire de carrière, "Troupe d’élite" est un film que j’ai pris plaisir à revoir. Au premier visionnage, c’était relativement méfiant en raison de la nationalité brésilienne de l’œuvre que je me suis aventuré à appuyer fébrilement sur le bouton de lecture. Voici ce que j'en ai pensé. Si dans un premier temps j’ai été surpris par une narration en voix off qui, je l’avoue, m’a un peu dérangé au début, j’ai été également conquis par l’entame du film avec cet enivrant titre "Rap das armas" de Cidinho & Doca. En fait, je ne quittai plus mon grand écran des yeux, captivé comme jamais par le récit, alors que style de "Troupe d’élite" peut déranger. En effet, l’aspect documentaire est bien présent, du fait du témoignage clair, explicite et continu du personnage principal. La bande son y est très bonne (effet de résonance des coups de feu), et la mise en images excellente. L’éclairage est maîtrisé (en particulier sur les séquences nocturnes), et le fait que de multiples scènes aient été tournées caméra à l’épaule rajoute encore de la crédibilité au propos. On court, on tressaute, on vibre avec les membres du B.O.P.E. (acronyme portugais du Bataillon des Opérations (E)spéciales de Police). Les gros plans sont également intéressants, et mettent en avant la performance artistique des acteurs. D’ailleurs, je colle une mention spéciale à Wagner Moura pour avoir su si bien interpréter tous les états d’âme par lesquels passe son personnage, et dans une moindre mesure à Caio Junqueira aussi, excellent dans la peau d’un homme bien décidé, fonceur, qu’on peut qualifier de chien fou. Bien sûr, on se dit que ce n’est qu’une fiction, d’autant plus qu’elle est basée sur le roman éponyme de Luiz Eduardo Soares et de deux policiers, dont Rodrigo Pimentel qui a co-écrit le scénario avec le réalisateur José Padilha. On se dit que le récit est trop dur pour être vrai… d’ailleurs le film est interdit aux moins de 16 ans. Mais après avoir vu des reportages sur le nettoyage et la sécurisation des favelas afin d’accueillir les Jeux Olympiques à Rio, on se rend compte que "Troupe d’élite" n’est pas si loin de la vérité. Le B.O.P.E. existe vraiment, la triste réalité des favelas existe également, la corruption est également bien présente, ce qui donne lieu à une guerre fratricide entre le B.O.P.E. et les narcotrafiquants. Ce dernier point est la grande partie choquante, et cette lutte n’est pas sans conséquence puisqu’il y a des victimes collatérales. Cette lutte de tous les instants, le BOPE se doit de la remporter, aussi il doit agir avant de poser les questions. Mais cette lutte a aussi des répercussions sur la vie du quotidien, et plus particulièrement sur la vie familiale, l’autre partie choquante du film. En somme, l’intrigue est basée sur le souhait du capitaine Nascimento de trouver un successeur digne de commander une unité d’élite, et c’est très bien fait. Sur une musique qui colle parfaitement au film, "Troupe d’élite" est une belle réussite violente mais immersive, choquante mais réaliste, qui a été primée lors du festival de Berlin en 2008. Dotée d’une intensité rare, ce long métrage ne laissera pas le spectateur indifférent, ni intact devant cette description de la spirale infernale. Un sacré voyage au bout de l’enfer…
Film radical qui ne fait pas dans la dentelle et qui adopte un point de vue qui ne plaira pas à tout le monde mais qui a le mérite d'être honnête.La BOPE l'équivalence du RAID en France (unité d'élite de la police) sauf que la BOPE elle opère seulement à Rio de Janeiro mais reconnu dans tout le Brésil pour ses méthodes musclées et son efficacité d'action en milieu urbain contre le grand banditisme.C'est monstrueusement efficace!on est tout simplement plongé dans la violence et donc dans une certaine réalité de la vie qu'on a tendance à oublié chez nous mais malheureusement qui nous reviens doucement mais surement petit à petit…Pas de langue de bois la corruption de la police au Brésil est dénoncé et les méthodes rudimentaires de la BOPE pour faire face à un banditisme ultra violent aussi, et dans un tel environnement on a pas le temps pour la moral social des penseurs affalés dans leurs canapés,c'est triste mais c'est un fait! 4,5/5
Le cinoche brésilien a le vent en poupe depuis que Fernando Meirelles a ouvert la voie avec La cité de Dieu. L'ancien documentariste José Padilha poursuit cette plongée dans les favelas brésiliennes avec Tropa de Elite. Un véritable film coup de poing entièrement filmé caméra à l'épaule où on suit le quotidien d'une police militaire : le BOPE. Écrit par un sociologue et un ancien du BOPE, j'aurais du mal à accuser le film de ne pas savoir de quoi il parle. Padilha nous montre un Brésil loin des images d’Épinal. Des favelas qui sont en réalité de véritables pétaudières où trafiquants de drogue et police collaborent main dans la main pour éviter la guerre. Mais au-dessus, il y a donc le BOPE avec à sa tête l'intransigeant colonel Nascimento. Celui-ci prépare sa succession avec un parcours du combattant ridiculisant sans peine le sergent-instructeur Hartman de Full Metal Jacket. Padilha ne prend pas partie. Certes, les méthodes de ce GIGN local sont des plus discutables. Elles sont du genre à tirer d'abord et à poser les questions ensuite de préférence avec le canon d'un revolver dans la bouche. Certes, du boulot et de meilleures conditions de vie permettraient à ces gens de vivre décemment et de ne plus avoir le trafic de stupéfiants comme seule occupation. Mais la situation semble à en être arrivée à un tel point de non-retour avec d'un côté des truands sadiques et de l'autre une police corrompue jusqu'à l'os, qu'en arriver à de telles opérations commando est explicable. Nul doute que personne ne souhaite en arriver là. Cela dit, est-ce que la situation est en voie d’amélioration ? Visiblement non. Ce film montre donc une réalité très sombre, voire même désespérée et pose les bonnes questions en invitant le spectateur à se faire sa propre opinion. Les habituelles critiques voyant du fascisme de partout comme pour Starship Troopers de Verhoeven ou dans les Dirty Harry n'ont donc rien compris et ce serait bien qu'elles voient un peu plus loin que le bout de leur nez. Les lecteurs valent beaucoup mieux que ça.
Film fort sympathique mais dont l'Ours d'or et les multiples autres récompenses et nominations me sont incompréhensibles. Cette incompréhension face au succès de ce long métrage brésilien vient de son manque évident d'originalité. Cette absence d'originalité se ressent dans la forme avec une réalisation efficace mais conventionnelle, sans prise de risque de la part du cinéaste. Le fond ne dégage rien d'exceptionnel non plus avec une intrigue réchauffée sur la corruption, les gangs & co. Le film n'en reste pas moins agréable à suivre mais manque de profondeur. On se plaît à suivre les différentes scènes d'action et les moments tragiques sans pour autant s'immerger dans ces scènes. Film surcoté.
Chef d’œuvre qui ne pouvait évidemment pas plaire à la presse bien pensante trop soucieuse du sort des criminels et anti flic par principe. Ce film bondit comme un tigre sans se soucier d'attendre si vous avez le temps de réaliser qu'il est bon ou pas, il est surtout utile vu qu'il montre un état de nature qui est plus urgent que faire des films: c'est réagir au chaos.
« Tropa de Elite » n’est pas le premier film à traiter de la violence des favellas, loin de là. L’uppercut « Citade de Deus » était déjà sorti 5 ans plus tôt. Néanmoins, le film de José Padilha dresse un portrait sans concession du système criminel et policier à Rio de Janeiro. Ce qui lui vaudra un énorme succès au Brésil, et permettra au réalisateur et à son acteur principal (Wagner Moura) de tenter leur chance à Hollywood. On y suit plusieurs personnages et sous-intrigues, qui tiendraient presque d’un style à la Scorsese avec cette voix-off récurrente ! Le film évoque ainsi la situation presque postapocalyptique des favellas, totalement contrôlées par les gangs lourdement armés. La police est complètement dépassée, et gangrénée par la corruption et le clientélisme. Les étudiants riches font du social, mais financent les trafiquants en consommant de la drogue. Et le fameux BOPE, le GIGN brésilien, intervient régulièrement de manière très musclée. Le tout narré de manière énergique, grâce à l’entrecroisement des histoires. Tandis que le niveau de corruption et de violence laisse pantois, quand on sait que le film est basé sur un livre, adapté de l’expérience de deux anciens du BOPE. Côté mise en scène, José Padilha opte pour des décors réels et de la caméra à l’épaule nerveuse. Il faut admettre que c’est souvent percutant, mais très ponctuellement à la limite du lisible. Si sa forme en fait un drame criminel/militaire efficace, c’est aussi le fond qui est intéressant ici, car particulièrement ambigu. Clairement, tout le monde en prend pour son grade dans un système pourri. Le BOPE est lui présenté comme incorruptible, efficace, et surtout indispensable dans cette société en totale déliquescence. Mais leurs méthodes discutables (exécutions sans sommation, torture arbitraire…) sont également montrées, laissant ainsi à chacun de se faire son opinion. Certains y verront une glorification fasciste de la violence du BOPE, seul rempart face à une criminalité qui est devenue la norme. D’autres verront cela comme une critique du BOPE et de ses dérives, symbole d’un système autoritaire parti en cacahuètes. Le portrait nuancé du protagoniste (officier compétent mais dont la pression lui fait péter les plombs) aidant à garder une frontière floue. En résulte une œuvre divertissante et intelligente, qui n’a pas volé son succès.
Une plongée sans concession dans la dureté des Favelas de Rio de Janeiro : un film violent montrant au ras du sol comment les espoirs d'une jeune policier se brise sur la dure réalité, comment la jeunesse dorée finance sans se rendre compte des dealers aux larges pouvoirs, comment le statu quo se trouve à grand coup de corruption, et comment la violence engendre toujours un peu plus la violence, au risque de devenir son propre ennemi. On pourra regretter une vision très "près du sol" empêchant de mouiller la politique intérieure elle même, mais vu que sa suite "Troupe d'Elite 2" s'en charge, il n'y a alors rien à redire. Des scènes d'action digne d'Hollywood, mais avec une crudité et un discours pluriel qui fait mouche.
Une oeuvre violente et ambiguë sur la confrontation entre narcotrafiquants et policiers pour le contrôle des favelas de Rio de Janeiro. Entre affrontement et corruption généralisée, les événements mettent à rude épreuve le sens moral des membres des forces de l'ordre, dans un mise en scène nerveuse et crue. Le film reste néanmoins assez brouillon, pas toujours facile à suivre malgré la narration "voix-off" (peu convaincante, au passage). Tropa de Elite vaut néanmoins le détour pour son style direct, et prouve que le cinéma brésilien n'hésite pas à s'attaquer frontalement aux sujets sensibles de sa société.
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Publiée le 30 août 2013
J'ai pas du tout accroché il n'y a rien d'original dans ce film qui raconte l'intérieur des favelas au Brésil. Il y a pas mal d'action c'est violent mais pour moi ici ça ne suffit pas je me suis vraiment ennuyé tout le long du film et que dire de la voix off qui à force devient insupportable.