Première adaptation des aventures de Tarzan au cinéma, Tarzan of the Apes n’est cependant pas la meilleure, loin de là. En fait pour moi le souci de ce film est déjà qu’il ne montre finalement pas grand-chose. La première partie est particulièrement mal emballée l’histoire de Tarzan étant alors un assemblage assez grossier et décevant de carton de présentation, qui permet d’ellipser l’essentiel des choses intéressantes à montrer, et des images peu intéressantes en revanche qui ne montre rien qui ait un intérêt significatif pour la narration du film. On se retrouve au bout du compte avec une première partie qui sent un peu l’attrape nigaud. Par la suite ce souci devient moins prégnant, encore que la durée courte du film entraine des choix d’ellipse parfois gênant, et donne un côté « light » au métrage qui n’est pas du meilleur effet, notamment pour l’épilogue. Les acteurs ne sont pas non plus tonitruants. L’interprète de Tarzan manque singulièrement de charisme, son jeu est peu convaincant par rapport au personnage. Autour de lui Jane apparait finalement peu, et le film présente peu d’humains en dehors de Tarzan, s’appuyant sur la présence de vrais animaux et de quelques hommes costumés, pour le coup pas trop décevant. C’est un point qui rend bien. A l’image des décors d’ailleurs. Le film se débrouille à ce niveau, imposant un cadre crédible et appréciable aux aventures de Tarzan. On sent que le film n’est pas sans moyen, et n’est pas une petite production vite emballée à l’époque. On sent un certain luxe de production. Scott Sidney je n’y reviendrai pas signe une mise en scène souvent elliptique, avec quelques raccords hasardeux, néanmoins il a une certaine efficacité dans les scènes d’action que je salue. Au final Tarzan of the Apes est à mon sens d’abord une curiosité, je ne pense pas qu’on puisse le présenter comme autre chose. Ce n’est pas un grand film en tous les cas, et sans être mauvais, la durée trop courte de l’ensemble, ses choix hasardeux dans les scènes montrées et celles ellipsées, le talent contestable de l’acteur principal, tout cela influe sur la qualité du métrage. 2.
Tarzan chez les singes (1918) est la première adaptation cinématographique du roman éponyme d'Edgar Rice Burroughs (publié en 1912). A travers ce film de 73 minutes, on suit les péripéties de Tarzan, de son enfance à l’âge adulte. Découpé en trois parties, on assiste d’abord au décès de ses parents. Recueillit par les singes, il découvre qu’il n’en est pas un. Et enfin, c’est la rencontre avec Jane où il va découvrir ce que c’est qu’aimer. Une première adaptation qui ne révolutionne pas le genre, une réalisation beaucoup trop longue (moitié moins de temps aurait été préférable).
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2,5
Publiée le 29 août 2026
« Tarzan of the Apes » marque les débuts au cinéma du personnage créé par Edgar Rice Burroughs, moins de dix ans après la sortie de son roman éponyme. Une adaptation qui sera suivie d'innombrables films au cours du siècle. Alice Clayton et son mari, John, se rendent en Afrique par bateau, mais ni le voyage ni leur arrivée ne vont être de tout repos. Le petit Tarzan se retrouve sous la protection d'une guenon nommée Kala. On découvre son histoire à travers les années et sur plusieurs fronts, puisqu'il n'est pas le seul humain sur ces terres. Une exploration de la nature, mais surtout de la nature humaine, de cette prise de conscience de sa différence près de la rivière à ses premières rencontres avec ses semblables, en passant également par la rencontre avec la population autochtone. L'histoire est plutôt décousue, puisqu'il s'agit d'une version tronquée qui, en plus, essaie de résumer le livre. Ce n'est pas génial sur le plan narratif, mais c'est intéressant de découvrir la première incarnation de Tarzan à l'écran.