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Un visiteur
3,0
Publiée le 14 mars 2011
film de bonne facture. N'oublions pas la présence de JP BACRI, qui a rarement tourné des navets...Il joue un rôle très difficile d'ailleurs pas celui de son poste de travail dans le film , mais le rôle qu'il va jouer à la suite d'un évènement. La film dégage un suspens, mais aussi une tension qui arrive à la fin. Bien que j'ai apprécié la thématique du film, je l'ai trouvé un peu long. La fin est injuste, bien qu'ambigu, on ne sait pas si le dénouement du film est ce que l'on voit.
L'idée de départ était bonne et la bande annonce prometteuse. Et puis ? Et puis c'est tout. Il n'y a aucun suspense, on comprend tout de suite ce qui va se passer. Le départ même du film est invraisemblable : un gendarme aurait peur de déclarer un accident ? Ensuite c'est long, très long, avec des plans de neige et de routes enneigées. Beaucoup. Beaucoup trop. Et il ne se passe rien du tout. Quant à la fin, sur une route enneigée bien sûr, elle est tout simplement bâclée. Ennuyeux, fade et mou avec des acteurs qui ont l'air de s'ennuyer autant que je me suis ennuyée. Pas la peine de vous déplacer, attendez que ça passe à la télé, au moins vous pourrez zapper.
Raphaël Jacoulot a écrit et réalisé ce polar français. L'histoire, pourtant ne se résume pas à un simple thriller, c'est aussi une approche sur la lutte des classes, et la cellule familiale. La réalisation est impeccable.
Frédéric Boissier, Vincent Rottiers, est une jeune en ré-insertion. Il est employé comme veilleur de nuit dans l'hôtel de Jacques Couvreur, JP Bacri. Il vit dans un appartement dans la banlieue avec sa petite amie. Jacques Couvreur est un patron bourgeois qui va vite fasciner le jeune Frédéric. Leur relation est trouble, entre manipulation et affection. Leur rapprochement va déranger la famille et le personnel de l'hôtel. Mais, Frédéric va bientôt se retrouver pris au piège.
Les premières images nous promettent plein de choses. Des routes enneigées, un splendide hôtel niché dans la montagne, au coeur des Pyrénées. Une ambiance feutrée, un patron tendu , une relation père-fil conflictuel. On sent une menace. Un accident, un secret.. La tension est palpable. L'histoire se poursuit, on assiste à la fascination de Frédéric pour Jacques Couvreur, le manipulateur. Mais Le film perd de son intérêt au fil de l'histoire.
Le film ne tient pas ses promesses. On décroche vite. le secret dévoilé, l'enquête est "molle". Seul le personnage de Frédéric Boissier, Vincent Rottiers, est intéressant. On se demande si la destruction va venir de lui ou de l'extérieur. Il est toujours sur le fil. JP Bacri fait du Bacri, il est comme on l'attend, impeccable. Le tandem fonctionne à merveille. Et Sylvie Testud dans le rôle de l'enquêtrice est un peu "trop" dans la caricature, la voiture pourrie, le chien, les gaffes, l'air de ne rien y comprendre.
Dommage que la tension ressentit au début, disparait rapidement. Le film souffre de flottements.
En France on a vraiment le secret pour faire des thrillers de ce genre que même les US nous envient. Ce talent d'arriver à créer une atmosphère moite et pesante par la seule harmonie entre un réalisateur, un scénario et de bons acteurs. Pas besoin de gros sons percutants, de catastrophes démesurés, de grands actes héroïques ou d'actions à outrances, dans ce "Avant l'Aube" tout se passe dans les regards qui en disent long où chaque personnage fume clopes sur clopes pour essayer de résister à la chape de plomb qui plane au dessus de sa tête. Dans ce registre, Jean-Pierre Bacri excelle dans son rôle de patron du Relais des Aiglons, un grand hôtel étoilé au cœur des Pyrénées. En moyen termes avec son fils qui lui rend visite à quelques jours de son mariage, il prend sous son aile un jeune en réinsertion au grand étonnement de son entourage et de ses employés. Une attention soudaine qui cache une vérité inavouable alors que la gendarmerie commence à mener une enquête sur la disparition d'un ancien client de l'hôtel. Contrairement à d'autres films, Avant l'aube ne se perd pas dans les méandres d'une enquête classique à la Colombo où tout se concentre sur les inspecteurs et sur le jeu du recoupement des preuves et des indices. Là, Raphaël Jacoulot mets en avant la relation conflictuelle entre Couvreur et son fils dans laquelle la présence de Frédéric, interprété par un Vincent Rottiers remarquable, ne vient pas arranger les choses. Couvreur, alias Jean-Pierre Bacri, va devoir la jouer très fine s'il ne veut pas que l'abcès éclabousse et détruise sa famille et son hôtel le jour où il éclatera. Dans cet gymnastique,Jean-Pierre Bacri se surpasse et nous offre tout son talent et sa drôlerie. Et ce n'est certainement pas l'inspectrice de la SRPJ de Pau qu'interprète Sylvie Testud qui va lui faire peur. Même si le film dure 1H44 on trouve ça presque court, sans doute à cause d'une fin qui arrive brutalement alors qu'on aurait aimé en voir et en savoir plus...comme si on nous avait privé du véritable dénouement...voilà ce qui explique le 4.5 étoiles. En conclusion, pas la peine d'en faire des tonnes et d'essayer d'en mettre plein la vue comme dans Largo Winch 2....Sur le terrain des films français, cet "Avant l'Aube" vaut beaucoup plus le détour et c'est un fan des films d'actions qui vous dit ça !
Très bonne surprise. Un excellent film, et très surprenant (je ne vous dis pas où, ça vous gâcherait le plaisir). Beaucoup de suspense "psychologique", alors que justement il n'y a pas beaucoup d'action. Le jeune acteur est excellent, Bacri un trop Bacri (moi je regrette un peu ce choix pour le casting), les autres sont bons. les Pyrénées l'hiver, super bien évoqués. Ca rappelle Chabrol dans ses Poulet au vinaigre etc. Allez le voir, on ne s'ennuie pas et c'est intelligent.
Les plus : Bacri et Rottiers, l'ambiance pesante, un thriller french touch Les moins : des invraisemblances et puis, si dès le début, ils avaient...euh je veux dire : ça aurait été plus simple si, enfin vous voyez quoi ?...en même temps, il n'y aurait pas eu de quoi faire un film sinon.
Pour son deuxième film (je n'ai pas vu le premier : Barrage), Raphaël Jacoulot choisit une voie étroite situé quelque part entre Chabrol et Hitchcock.
Il se rapproche du premier par l'acuité de sa peinture de caractère, et par la cruauté avec laquelle il expose la décomposition d'une famille. Quant à l'ombre du grand Alfred, elle plane sur tout le film qui entretient un air de faux/vrai suspense psychologique sur la longueur.
Le film possède bien des qualités : une mise en scène élégante, précise, aux mouvements de caméra amples et souples, des acteurs perfomants (Bacri et Rottiers en tête). Il ne passe cependant pas un certain cap, à cause me semble-t-il d'une faiblesse structurelle du scénario : une fois de plus, on semble ignorer en France qu'écrire est un métier, différent de celui de réalisateur. L'histoire s'égare en effet dans des impasses improbables, quelques invraisemblances et approximations. Elle souffre aussi d'un manque de rythme, et la fin du film me semble un peu pagailleuse. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/chris666-298633-avant_laube.htm
dans les années 70 on avait Jean Yanne dans ses rôles odieux, aujourd'hui on a Jean-Pierre Bacri dans le même style avec autant de professionnalisme. la relève est assurée pour avoir des thrillers joués admirablement. la palme revient aussi à Vincent Rottiers, un jeune acteur qui a de l'avenir. un film bien cadré, bien filmé bref bien en tout. félicitations aux équipes techniques pour les magnifiques plans et un montage très réussi.
Avant l'aube, s'il n'était pas réussi gràce à la qualité de sa mise en scène et la force de son interprétation, serait écrasé par la lourdeur de ses références qui font de ce long métrage le fruit d'une liaison contre nature entre Shining et Columbo. Les interprétations de Bacri, qui n'en fait pas trop, et du jeune et habité Vincent Rottiers sont remarquables de justesse, de pudeur et d'émotion rentrée. La mise en scène est belle comme le démontrent ses mouvements de caméra montrant des paysages pyrénéens enneigés, ses routes désolées et solitaires, son bel hôtel perdu et ses couloirs mystérieux comme autant de recoins d'où pourraient émerger des horreurs insoupconnées et cachées. On doit noter aussi la belle musique du film. Le film de Jacoulot s'inspire très nettement du Shining de Kubrick (l'hôtel isolé par la neige, les montagnes, la scène d'ouverture avec la voiture sur les routes sinueuses, les chambres de l'hôtel ou la cuisine du stagiaire, le moment ou Bacri boit au bar filmé de dos, le rapport au père, la fuite dans la neige, le stagiaire qui "sent" un secret caché, ici à peine probable...) Quant à Columbo, Sylvie Testud ressemble à l'inspecteur à l'imperméable avec sa voiture pathétique jusqu'au chien, sa compassion et sa fausse naïveté ... Le film souffre de quelques flottements et de longueurs mais surtout d'hésiter dans la direction thématique à prendre : pur thriller, film de rapports de classe, notion du père de substitution, faits fantasmés. Un bon film fort et avec Les femmes du sixième étage, la meilleure oeuvre française de ce début d'année.
quel plaisir de retrouver JP Bacri mais son visage est peut-être trop triste, donc trop "gentil" pour le personnage, à moins que cela n'ait été voulu! très jolie prestation du jeune V. Rottiers qui bénéficie également d'un visage et surtout d'un regard particulier. Bref, un très bon moment