2043 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
300 critiques spectateurs
5
130 critiques
4
98 critiques
3
33 critiques
2
24 critiques
1
9 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
elisa2102
174 abonnés
1 484 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 9 avril 2011
Je me suis laissé transporter par l'histoire de ce couple immigré et de cet homme qui cherche un sens à sa vie. The visitor est un film touchant, intelligemment écrit, qui plaira aux lecteurs, aux gens simples d'esprit.
Richard Jenkins est tout ce dont le film a besoin, pourtant il laisse de la place à ses collègues. C’est là que tient tout sa préciosité dans un film qui n’a même pas la fantaisie de montrer qu’il est sans artifices. Jenkins, c’est le vieux pas trop paumé, pas trop patibulaire, ennuyé mais pas collant, gentil et doux par petites touches. Il est fabuleux.
Tout repose sur la stature des quatre acteurs principaux, des kaléidoscopes humains qui ne se révèlent jamais sous le même angle dans cette histoire somme toute classique d’immigration à New York, cette variation de la Green Card. spoiler: Il est presque facile de faire ressentir l’absence de l’immigré soudain emprisonné, cet homme dont notre attachement pour lui s’est construit sans crier gare ; c’est fait en le retirant simplement du jeu, mais quel manque ! C’est lui (ce manque, cette disparition de Haaz Sleiman qui prend vraiment au cœur) le grand atout de cette œuvre. Et soudain l’on comprend toute la douce manipulation de The Visitor, ses gestes lents et mesurés qui nous ont guidé sur plusieurs exutoires : l’empathie, la musique, l’espace.
Un espace découpé dans New York comme s’il n’en était rien, mais pas d’un œil blasé ; une mise en scène ambiguë, semblable aux molles attentions du personnage de Jenkins, une mise en scène qui ne brille pas, mais… Une couleur mate ou brillante reste bien la même.
L’absence se ressent autrement lorsque le manque est plus négatif, qu’il n’est pas signe d’attachement mais de dépendance. Tandis que la fin approche, on regrette que rien ne mène nulle part. La musique est un regret. Les liens se tissent comme de faux nœuds vite défaits. L’absence n’éclot pas.
Voir The Visitor, c’est se tourner, dans la rue, sur la vie d’un homme qui semble fait sur mesure pour Jenkins. C’est profiter de la performance des interprètes et lever le sourcil sur un temps qui passe l’air de rien, sur une douceur de vivre dont on apprend à apprécier la fadeur à travers les facettes de l’Homme. C’est aussi, en définitive, se trouver avec des moignons d’éventualités insatisfaites.
La consécration de Richard Jenkins enfin dans un premier rôle à la hauteur de son talent! Un très beau film traitant habilement du système d'expulsion aux Etats Unis où j'ai pris beaucoup de plaisir à voir notre héro sur un djembé...
Walter est prof dans une université du Connecticut. Un brin taciturne, il a l’air de s’ennuyer. Dans le cadre de son emploi, il doit se rendre à une conférence à New-York, où il dispose d’un appartement qu’il n’a pas visité depuis un moment. A son arrivée dans le logement, il s’aperçoit qu’un jeune couple de clandestins, Tarek et Zainab, y vit. Alors que le couple décide de quitter les lieux, Walter leur propose de rester un peu. Mais quand Tarek est arrêté par la police, Walter va tout faire pour l’aider. Voici donc, le synopsis du dernier film primé au festival américain de Deauville, un film d’une grande humanité qui traite justement de la manière dont sont traités les étrangers en situation irrégulière dans l’Amérique post 11 Septembre. Une histoire d’amitié entre des personnes qui n’auraient jamais dû se rencontrer de part leur différence d’âge, de culture et d’ethnie mais que la musique va rapprocher. Car, en rencontrant Tarek, Walter va découvrir les sons du djembé et s’initier à l’instrument. Rapidement, le sexagénaire retrouve le sourire et se plaît à accompagner son ami pour écouter les sons africains. Tous les personnages du film son impeccables. Richard Jenkins (Six Feet Under) campe un homme d’une grande sensibilité, qui cache sous un air rigide, un homme fragile et profondément humain. Haaz Sleiman (Tarek) compose un séduisant jeune homme à l’enthousiasme communicatif. Zainab, (Danai Jekesai Gurira) est une jeune femme amoureuse et inquiète de cette situation irrégulière qui pèse sur ses épaules. Mais c’est surtout Hiam Abbass (Mouna, la mère de Tarek) qui, après « Les Citronniers », rappelle qu’elle est une actrice charismatique et magnifique. La mise en scène est simple, sans esbroufe, faisant la part belle à un scénario intelligent qui aligne les situations légères et graves d’une élégante manière. Un très beau film qui laisse cependant un goût amer quand il nous rappelle la situation terrible des clandestins dans les pays occidentaux. A découvrir.
Très sympathique petit film qui épingle très finement l'administration de l'immigration U.S. Les acteurs sont particulièrement convaincants, l'écueil du pathos larmoyant est évité -de justesse car certaines situations font quand même très conte de Noël et l'ensemble dégage beaucoup de charme. Le cinéma indépendant américain dans ce qu'il nous offre de meilleur!
Sur le sujet de l'immigration clandestine, le réalisateur de "The visitor" met en scène une belle histoire d'amitié et un combat pour aider un homme intégré dans son pays mais qui n'a simplement pas eut la chance d'obtenir la nationalité américaine. Avec le personnage principal du film, on découvre ce couple sympatique qui n'a commis aucun autre crime que de vouloir venir vivre aux USA où il s'est parfaitement intégré. On s'attache aux personnages et on soutient le héros dans son combat face à une administration ne faisant rien pour aider les personnes confrontés à ce problème. La réalisation est très sobre, comme le jeu des acteurs, très naturels à l'écran. C'est bien écrit et bien mis en scène, même si c'est un peu mou par moment.
Ce film, porté par une critique élogieuse, ne fait que juxtaposer une postulat de base franchement abracadabrantesque avec une succesion de gentilles scenettes qui ne revèlent hélas jamais un point de vue cinématographique quelconque ...
Alors évidemment le propos peut être édifiant et compassé il n'est en pas moins éloquant mais cela ne suffit pas à en faire une oeuvre marquante ...
Le Grand Prix du 34ème Festival du Film Américain de Deauville est une œuvre abordant la mixité culturelle, le mélange des classes sociales, la tolérance, la générosité, grâce à des amitiés authentiques et improbables traitées avec une grande sobriété sur fond politique (l’immigration clandestine) dramatique et sans aucun excès de sentimentalisme. Mais THE VISITOR, tout en étant drôle et émouvant, nous interroge sur les défaillances d’un système et les injustices qu’ils dénoncent et est au final un film engagé, humaniste, sincère reflétant l’ouverture et la différence avec une justesse incomparable. Un chef d’œuvre à ne pas manquer.
Un sujet un peu bateau pour une histoire simple et touchante. Une réalisation propre, sincère et sobre. Des acteurs excellents. L'inhumanité que génèrent parfois les lois et l'Administration et le broyage des vies associé sont parfaitement illustrés et ressentis.
Avec ce rôle de vieux prof en quête d'un second souffle ,Jenkins trouve tres certainement la LE rôle de sa carrière : humanité ,don de soi ,compassion... le comédien incarne avec une grande maitrise les valeurs qui animent cet enseignant blazé par son existence routinière.A l'aide d'une sobre réalisation ,le cinéaste aborde le délicat sujet de l'immigration US post 11 septembre sans chercher a culpabiliser ,il fait simplement le constat amère d'une société Américaine qui se referme sur elle et qui oublie par la même la richesse qu'a toujours représenté le brassage culturel dans les fondements de son histoire.Les relations amicales et amoureuses qui unissent les personnages ( dont une rayonnante Hiam Abbass ) sonnent comme des bouffées de fraicheurs salvatrices ,l'entrainant rythme musical finissant de nous convaincre.Malgré quelques longueurs et des dialogues parfois ternes ,McCarthy conclu son film par une fin ouverte qui évite le piège du happy end.
Grand prix de Deuaville cette année, il est vrai que ce "Visitor" s'avère rapidement un joli film. En effet, ce touchant portrait d'homme se double très rapidement par une démarche sociale sincère et juste, filmée sans esbrouffe ni pathos par un Tom MCCarthy plutôt appliqué. Seulement, si on peut se ravir de la première partie du film, il faut avouer que l'on aie un peu déçu par la seconde. Non pas que cette dernière ne soit pas bonne, mais on aurait préféré une relation plus approfondi entre les deux protagonistes masculins, et cela même si le réalisateur a il est vrai agi quant à la période très courte sur laquelle se développe le film. Si bien que l'on a bien du mal à être bouleversé ou déchiré par cette histoire, qui joue peut-être en définitive trop la carte de la simplicité. Mais on peut aussi considérer cette dernière comme un atout, dans la mesure ou c'est aussi elle qui permet de rendre l'oeuvre tout de même attachante, rythmée par une musique de djembé du meilleur ton. De plus, l'histoire d'amour se fait convaincante et sait elle se faire assez développée et profonde. Notons enfin la belle interprétation générale, avec une mention spéciale à Richard Jenkins (le père dans "Six Feet Under) et Hiam Abbass, lumineuse. Pas un grand film donc, mais un film sincère et touchant, ce qui est tout à son honneur.
Même si elle n'était pas sans risque, l'idée de départ était extrêmement prometteuse. Et le film tient heureusement la route. Mieux que cela même. Profondément humain et généreux, "The Visitor" évite à la fois le pathos et la happy end. Bref, loin de se plier à une fausse bonne conduite, ce film touche terriblement juste, impeccable de sa première à sa dernière image.