Un casting vraiment EXCELLENT pour tout les personnages. On découvre l'ensemble de sa vie en accéléré mais qui nous présente des aspect un peu plus intime que les actes publiques de Gainsbourg qu'on connaît tous déjà. On entre un peu plus profondément dans la vie de ce génie de l'écriture et qui a su, en dépit d'un physique plutôt ingrat, faire tomber des femmes toutes plus belles les unes que les autres. Très intéressant.
Malgré sous statut d’artiste majeur du 20e siècle, la vie de Serge Gainsbourg n’avait toujours pas eu les honneurs du grand écran. C’est désormais chose faite mais force est de constater que le film est loin d’être irréprochable. Certes, on ne peut qu’applaudir le talent de mimétisme des acteurs, à commencer par Eric Elmosino (sans doute futur Césarisé) qui retranscrit parfaitement les tics si reconnaissables du chanteur (son regard, sa moue, sa façon de fumer…) tout en apportant une vraie épaisseur à son personnage à la fois drôle et tragique. Une interprétation époustouflante transcendée par des 2nds rôles tout aussi épatants (voir Laetitia Casta en Brigitte Bardot ou Lucy Gordon en Jane Birkin) même s’ils souffrent souvent d’un manque de présent à l’écran (Anna Mouglalis en Juliette Gréco, Sara Forestier en France Gall ou Mylène Jampanoï en Bambou auraient pu être davantage développées). Mais le premier couac vient du parti-pris de refuser le biopic classique au profit d’un conte fantasmé, ce qui aurait pu être une merveilleuse idée entre les mains d’un metteur en scène de talent… ce que Joan Sfar n’est pas ! On assiste ainsi à une succession de "moments-clés" (son enfance sous l’Occupation, ses rencontres professionnelles, ses amours…) sans véritable fil conducteur et alourdies par un traitement souvent maladroit (le chat qui parle, l’omniprésence de La Gueule…) voire dérangeant (la grosse marionnette du début, le délire sur l’Homme à tête de choux…). Autre regret : l’absence de certaines scènes "indispensables" telles que le billet de 500 francs brulé ou le "I want to fuck her" à Whitney Houston (la relation de Gainsbourg avec les médias est d’ailleurs absente du film). Reste une œuvre atypique bercée par les tubes légendaires de Gainsbourg mais qui aurait mérité un traitement moins onirique et un développement sur deux films (un dytique "Gainsbourg/Gainsbarre" me semble indispensable).
L’originalité du traitement que Joann Sfar voulait apporter à son biopic « conté » nuie profondément à l’ensemble du film. Malgré l’intention du réalisateur et la prestation plus que convaincante d’Eric Elmosnino dans le rôle de Gainsbourg le film n’est qu’une suite de séquences ressemblants plus à un documentaire (en parfaite référence à un autre diffusé sur une chaîne hertzienne, très récemment) qu’à une œuvre de fiction, même en la dénommant « conte ». Sfar est donc passé à côté de son sujet comme un manque d’ambition de fond à trop vouloir travailler la forme, présente partiellement sur deux heures. Nous perdons alors tout, pas de rythme, pas d’envie de suivre, le film est alors porté par la facilité du personnage Gainsbourg, icône des années 60’s-80’s. Se reposer sur l’aura d’un tel homme pour construire un film ne suffit hélas pas à porter un entrain suffisant pour trouver le film correct. Il en sera incorrect. N’est pas réalisateur qui veut par simple changement de casquette, on notera tout de même le talent que Sfar a de composer une image et de mouvoir sa caméra à l’intérieur de ses décors. Sans doute dû à son (autre) talent d’auteur de BD qui lui permet de savoir ce qu’est un découpage et une ellipse, en outre au cinéma, l’art de « compiler » des images n’est pas une illustration graphique mais se doit être un talent d’écriture, là est peut-être le point qui fait basculer le film dans un ensemble peu flatteur par rapport à l’attente du projet. On gardera donc le souvenir d’un Serge parfaitement interprété, Elmosnino ne surjoue pas et se réapproprie même un rôle qui aurait pu tourner à la parodie. Dommage, il fallait oser plus et ne pas se cacher par facilité derrière le mot conte et se confronter avec force à celui de biopic.
Vision subjective de la vie de ce musicien hors classe sous forme d'une version contée... De belles scènes et une distribution perninente, mais à proscrire pour les puristes de l'artiste.
Enfin un biopic qui ose aborder son sujet d'une façon tout à fait originale. Si la première partie est souvent géniale, la deuxième est bien plus conventionnelle et quelque peu répétitive. Peut-être aurait-il été préférable de ne pas passer en revue toute la vie de Gainsbourg.
Quoi ma Gueule, qu'est-ce que tu as ma Gueule ? Quelquechose ne me revient pas chez toi, Mais tu ne me quittera pas, j'ai besoin de toi.
Cette périphrase d'une chanson de J. Halliday résume parfaitement le point de vue adopté par Johan Sfarr pour construire son "conte émerveillé". L'idée de départ est excellente, les acteurs et actrices sont parfaits, mention spéciale à Philippe Katerine dans le rôle de Boris Vian. Sfarr explore le processus de création de chansons phares, comment se construit une légende (à postériori...) et limite ainsi le coté hagiographique, ce que d'aucuns lui reprocheront. Un film chanté à recommander !
Les fans de Gainsbourg seront ravis par ce biopic. Les autres découvriront un film s inspirant de Gainsbourg mais qui lorgne plus du côté fantastique. Ç est plutôt bien interprété notamment le rôle titre ou encore gainsbourg jeune. Toutefois le film est long, mais résumer une vie en un film est également compliqué, il faut l admettre. Cependant, Gainsbourg est tout de même un personnage antipathique ce qui nuit à nous faire aimer le film.
La bonne idée de ce Biopic est de parcourir la vie de gainsbourg avec poésie et fantaisie et d'éviter ainsi la Biopic académique. Le souci c'est qu'on vacille sans cesse avec la fantaisie et la volonté de coller au parcours du célèbre chanteur. Du coup le film valse sur deux danses qui se contredisent. Éric Elmosimo est impressionnant en Gainsbourg jeune, le parler, les mimiques tout est là. Mais perd sa crédibilité lorsque gainsbourg devient gainsbarre. Bref un film charmant, de belles scènes de belles idées même si le film est loin d'être parfait.
Ce n'est pas vraiment un biopic, puisque Sfar préfère en faire un véritable conte. Finalement peu ordonné dans le récit de la vie du grand Serge, le métrage omet volontairement des évènements essentiels à la compréhension pour ne narrer que des bribes de vie. En effet, et c'est bien dommage, certaines rencontres sont survolées (BB par exemple ou bien le passage à Gainsbarre) pour s'attarder sur des évènements moins importants. Elmosnino est absolument magique, certes, et ceux et celles qui interprètent ses conquêtes ou ses proches sont flamboyants, mais l'ensemble ne nous apprend finalement rien pour préférer faire intervenir cette marionnette de BD, conscience ou petit diable du héros. Certes l'idée est belle et louable, mais rien dans le métrage ne nous permet d'affirmer ou infirmer la réalité de cette image née du cerveau de Gainsbourg. Impossible de savoir si Gainsbourg avait effectivement ces visions qui auraient pu le guider ou s'il s'agit simplement de l'imagination du réalisateur. On aime totuefois quelques moments historiques d'une force prenant aux tripes, qu'il s'agisse de cette Marseillaise, dela Javanaise ou de son étoile juive. Un film sur Gainsbourg, beau, qui nous rappelle plus qu'il nous apprend.
Fidèle à sa note d'intention brièvement explicitée en fin de film, Joann Sfar livre une interprétation davantage rêvée que documentée sur Gainsbourg et son oeuvre. Divisant son personnage en deux (entre Eric Elmosnino évidemment grandiose et Doug Jones évidemment magique) et ne reculant devant aucune fantaisie tout au long de son film maîtrisé, Sfar en tire un portrait beaucoup plus riche et essentiel que 90% des biopics d'artistes.
Elsmosnino est fantastique et le reste du casting se débrouille pas trop mal (mais Philippe Katerine en Boris Vian ça passe pas...). Le film, qui dessine vaguement la carrière de Gainsbourg ne nous apprend pas grand chose sur la vie du monsieur mais préfère plutôt se focaliser sur ses rencontres, s'éloignant du biopic classique. C'est un peu bancal et la deuxième partie m'a paru plutôt longue. Dommage, ce "Gainsbourg par Sfar" est plaisant mais pas génial.
Le biopic d'un des artistes les plus controversés du 20eme siècle ne pouvait définitivement pas mettre tous les spectateurs d'accord. La vie de Gainsbourg, depuis son enfance jusqu'à ses années "trash", est dépeinte avec réalisme, humour et poésie, mais le rythme y est trop poussif. A noter tout de même l'interprétation exceptionnelle d'Eric Elmosnino, qui a su habiter le personnage du début à la fin, ainsi qu'une BO qui met bien en valeur les plus grands titres du chanteur.
Une bonne interprétation du personnage sans que je sois fan du film. La seconde partie, à mon goût, rend le Gainsbarg des années 90' fortement antipathique. Une carrière toutefois bien résumée, alcool, alcool, cigarettes, cigarettes... Sans plus. ----Décembre 2015----