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Cinémax
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4,0
Publiée le 8 août 2024
Si vous me connaissez, vous savez sans doute que Serge Gainsbourg est un de mes chanteurs préférés et que je suis fan de son œuvre si riche et atypique que j’écoute en boucle sans me lasser. Désireux d’en apprendre davantage sur sa vie et de découvrir de nouveaux biopics sur des personnalités que j’admire, je me suis attaqué à cette première réalisation de Joann Sfar qui nous propulse dans une biographie du chanteur à la tête de choux. En toute honnêteté, ce n’est pas le meilleur biopic que j’ai vu mais il est très bon et il remplit parfaitement sa fonction. Et pour cause, les acteurs sont formidables, et le mot n’est pas assez fort. Eric Elmosnino campe ici un jeune Gainsbourg poète timide et rêveur avec la même justesse que le dépravé Gainsbarre, « sa barbe de trois nuits, ses cigares et ses coups de cafard ». Il n’est jamais dans l’imitation ou la caricature : il est Gainsbourg. Les intonations, les mouvements de mains, la douceur et la provocation, absolument tout y est. Il mérite amplement son césar du meilleur acteur et est accompagné par un casting d’exception avec une Lucy Gordon qui brille en Jane Birkin ou Laeticia Casta qui se confond avec Bardot. La force est aussi là : les personnages ressemblent comme deux gouttes d’eau aux humains qu’ils représentent. La coiffure, le maquillage et les accessoires ont fait un travail remarquable, à commencer par Gainsbourg qu’on croirait voire revivre, c’est aussi surprenant que jouissif. Le réalisateur ose aussi mêler la vie du chanteur avec son propre univers en le faisant suivre par une sorte de marionnette géante nommée « La Gueule » qui représente un premier alter-égo, bon et mauvais conseiller, avant Gainsbarre. Cela entraîne parfois le réalisme à être remis en question mais va tout de même dans le sens du récit. J’ai aussi été un peu déçu de ne retrouver que peu la facette médiatique de Gainsbourg qui avait une manière phénoménale de provoquer presse, notamment avec la célèbre séquence du billet, absente du film - mais le scandale de la Marseillaise fonctionne ici très bien. J’ai retrouvé la grande majorité de mes chansons favorites et j’aurais bien aimé voir davantage de prestations sur scène tant son côté débauché était marquant durant ses derniers concerts. Par exemple, le réalisateur a choisi de montrer la rencontre entre Serge et Bambou avec Love On the Beat en fond, je pensais qu’on allait ensuite assister à l’interprétation de cette chanson mythique sur scène avec son éternelle chemise bleue tant ces archives-là sont représentatives de la fin de sa vie (surtout que le fond musical n’est pas celui de l’album mais du concert). Enfin, je dirai que malgré ces quelques attentes non comblées et un début un peu lent, l’œuvre globale reste très juste et poétique, un bel hommage au maître dont la beauté cachée se voit sans délais, délais.
Éric Elmosnino incarne avec un talent rare le chanteur trublion dont les excentricités cachent mal les côtés écorché vif d'un homme meurtri. On a plaisir à la reconstitution du Paris des années 50, Boris Vian, la Grèco, la Bardot, qui vont contribuer à l'essor de l'homme et du musicien.Son rapport aux femmes est bien développé aussi. La partie finale est plus convenu, mais Joan Sfar réussit à s'emparer de l'état d'esprit de l'homme, et insufflé une certaine légèreté dans un genre qui en manque habituellement.
J'ai trouvé le film assez lent de manière générale, mais j'ai aussi trouvé que c'était sa manière d'aborder l'artiste très intéressante, je salue évidemment la prestation Eric Elmosnino et même Laetitia Casta qui est très convaincante. Cela reste une belle réussite.
Cette biographie très sélective et elliptique de Serge Gainsbourg est un conte où le réalisateur Joann Sfar évoque le "mensonge" de Gainsbourg plutôt que ses vérités. C'est en tout cas comme cela que Sfar présente son film, conscient et soucieux de ne pas verser dans le biopic officiel. De fait, le début du film est incontestablement original qui relate l'enfance de Lucien Ginsburg, les leçons de piano paternelles et forcées, puis l'étoile jaune sous l'Occupation qu'arbore sans honte l'enfant juif. spoiler: Ce sera ensuite le renoncement à la peinture, faute de talent pense Gainsbourg, puis les piano-bars et les rencontres déterminantes avec Boris Vian et Juliette Gréco . Bien aidé par l'étonnante ressemblance du comédien Eric Elmosnino (césarisé pour ce rôle) avec son modèle, Sfar se montre brillant dans la mise en scène, et facétieux aussi, comme quand il affuble le timide Gainsbourg de son double décomplexé sous la forme d'une marionnette, Gainsbarre en somme. La suite du film, et notamment, les relations sentimentalo-musicales de Gainsbourg avec Bardot, Birkin ou Bambou sont hélas bien moins convaincantes, par manque de sensibilité sans doute. Ces séquences nous paraissent un peu brouillonnes, inabouties et finalement anecdotiques. Ce Gainsbourg de la maturité, ainsi croqué par Sfar, ne révèle pas grand-chose.
Non bon j’ai pas aimé grand flop pour moi mais c’était à prévoir étant donné que je n’aime pas gainsbourg. C’est dit voilà. Ça n’engage que moi après tout. Mon perso préféré c’était le papa avec sa réplique légendaire « tu sais, quitter une femme ce n’est pas comme la tromper » BIEN-VU-BONHOMME. C’est quoi votre chanson pref à vous ? Moi c’est quand il chante pas haha hihi ;p Grans cœur sur l’actrice qui joue Jane B qui est abonnée aux rôles de meuf anglaise avec une frange puisqu’elle a ce rôle aussi dans Poupée Russe (merveilleux film que je vous conseille). Voilà sinon que dire ? J’aime pas trop gainsbourg je sais plus si je l’ai dit mais sinon à part ça chouette film si on enlève le perso principal c’était cool.
Un film onirique, poétique, que n'aurait sûrement pas renier Serge Gainsbourg. Pour moi, le meilleur biopic de tous les temps. On ne pouvait pas faire un film classique sur la vie et l'œuvre d'un artiste aussi iconoclaste que Gainsbourg. Un artiste d'une rare sensibilité, d'une intelligence et d'une écriture aussi riche que subtile. Et n'en déplaise les esprits chagrins, Gainsbourg savait manier la langue française comme personne. Certes ces débordements alcoolisés ont choqué pas mal de monde, mais comment survivre dans un monde où trop souvent les abrutis et les étroits d'esprit sont légion ? Un monde dénué de magie, de sens artistique et d'harmonie, c'était trop pour un poète de cet acabit, alors il s'est noyé ds la boisson, une adiction qui finit par lui coûter la vie. Mais il nous laisse en héritage des textes et chansons qui nous prouvent au combien il était unique et dont la poésie continue à nous inspirer. Et pour revenir au film dont chaque plan est une trouvaille, je saluerai également l'interprétation magistal d'Eric Elmosnino qui se glisse avec jubilation dans le costume de ce dandy rebelle et intemporel.
je déteste ces "biopic" qui me sont immodes car "je préfére regarder voir écouter Mr Gainsbourg, le vrai le seul lors de ces documentaires bien plus GRAND et point un gland jouant ce géant cqfd
Premier long-métrage écrit et réalisé par Joann Sfar, Gainsbourg, Vie Héroïque est une magnifique œuvre. A travers ce titre se cache une biographie musicale sous forme de conte mêlant les différents arts, à l'image de son créateur qui est un artiste complet. Le film retrace pendant plus de deux heures condensées, la vie de Serge Gainsbourg nous faisant découvrir son goût pour la peinture, ses compositions ainsi que ses nombreuses relations avec les femmes. L'ensemble est particulièrement prenant de bout en bout, on se laisse totalement embarqués dans ce récit riche en jolies scènes dégageant de la magie et de la tendresse. Les personnages sont tous appréciables et interprétés par un casting incroyable par sa ressemblance avec les personnalités ressuscités pour l'occasion. En tête, Eric Elmosnino incarne parfaitement l'homme à la tête de chou. La ressemblance est si frappante qu'on a l'impression de voir le vrai. Mais il n'est pas le seul car Lucy Gordon est tout aussi crédible en Jane Birkin tout comme Laetitia Casta qui joue Brigitte Bardo ou encore Anna Mouglalis dans le rôle de Juliette Gréco sans oublier Joann Sfar qui s'offre Georges Brassens. Même le jeune Kacey Mottet-Klein est parfait en Lucien tout comme la petite Orphée Silard alias Charlotte Gainsbourg. Les acteurs sont tous formidables, remplissant à merveille leurs rôles nous offrant de très belles relations qui transmettent des émotions variées. Tout cela est magnifié par la réalisation de Joann Sfar qui se veut au plus proche de ses personnages afin de nous faire ressentir leurs sentiments. Elle est accompagnée par quelques illustrations très jolies et surtout l'idée de l'avatar qui le suit partout est délicieuse. Cette espèce de marionnette représentant son alter ego Gainsbarre à une place capitale et nous gratifie de superbes moments. Toute la magie qui s'opère de ce conte est complétée par la b.o. évidemment omniprésente et primordiale dans cette œuvre. Cette dernière en grande partie composée des titres du chanteur est un régal pour les oreilles nous offrant des versions marquantes. Ces nombreuses chansons raisonnerons en nous passé le générique final. Une fin qui vient parfaitement clore ce chapitre sur la vie d'un artiste qui méritait un film de cette qualité. Car oui, Gainsbourg, Vie Héroïque est une vraie réussite, un long-métrage à voir absolument pour tous les amoureux d'arts.
La bonne idée de ce Biopic est de parcourir la vie de gainsbourg avec poésie et fantaisie et d'éviter ainsi la Biopic académique. Le souci c'est qu'on vacille sans cesse avec la fantaisie et la volonté de coller au parcours du célèbre chanteur. Du coup le film valse sur deux danses qui se contredisent. Éric Elmosimo est impressionnant en Gainsbourg jeune, le parler, les mimiques tout est là. Mais perd sa crédibilité lorsque gainsbourg devient gainsbarre. Bref un film charmant, de belles scènes de belles idées même si le film est loin d'être parfait.
Si l'acteur qui joue Gainsbourg est juste impeccable dans son rôle, le reste du film est plutôt ennuyant. Scènes mal coupées, histoire de Gainsbourg gamin trop longue, en fait, on ne sait pas trop où le réalisateur veut nous emmener, on dirait une suite de scenettes mal travaillées et une fin qui n'a rien d'une fin. Bref, à part de bons acteurs, l'ensemble et plutôt fade.
Magnifique biopic pour Gainsbourg, j ai apprécié cette version poétique de la vie du chanteur, en particulier le jeu d acteurs au service de l histoire ; une galerie remarquable. Une adaptation à l écran très réussie de joann Sfar. Un bel hommage qui rend sans doute une image assez fidèle de cet artiste. Bravo !
Je suis une grande fan de Gainsbourg, mais ce film est un ennui mortel, les acteurs jouent mal, c'est soporifique, surjoué. très très déçue par ce film, heureusement que je n'ai pas payer pour le voir au cinéma! ......question de gôuts
Joli récit de la vie fascinante de Serge Gainsbourg. Le film relate bien sa personnalité, notamment grâce à la presence de "La Gueule". Le tout est ponctué d'anecdotes et de détails qui apportent du réalisme. La prestation d'Éric Elmosnino est superbe, ainsi que sa transformation physique tout au long du biopic. En tant que fan de Gainsbourg et de son oeuvre, je n'ai pu qu'apprécier la bande originale. Le seul petit défaut à mes yeux est que l'on survole trop rapidement le début de sa carrière musicale, durant laquelle il n'a, certes, pas connu un immense succès; mais qui comporte bon nombre de ses plus belles musiques selon moi.