piaf coluche gainsbourg.... rien qu'à l'affiche, cela ne mèrite même pas le détour. Vivement les images de synthèses parfaitement réussies pour que se délectent amateurs de: "oh dis donc , qu'est ce qu'il le fait bien." Il faut vraiment être à court d'idée et prétentieux pour vouloir s'attaquer à ce genre de biographie. Et finalement de prétentieux à cuistre il n'y a qu'un pas. Que l'on m'explique l'intérèt de ce genre de film qui singe mal la réalité et n'apporte qu'une vision pauvrement étriqué des sujets abordés. Suite logique des karaokés et des émissions starac, nouvelle star, du mauvais canada dry. Patrick Sébastien nous a fait un gainsbarre en présence de gainsbourg en toute modestie avec toute l'émotion de l'original en présence du double. Aprés laisser faire les historiens et créer des histoires originales avec de vrais scénaristes, vautour du cinoche sans envergures.
ce film m'a troué le cul comme aurait pu le dire Serge.... j'ai eu une inquiétude sur le personnage de "la gueule" au début du film mais vite effacé par la suite un film etrange, poetique et merveilleusement bien interprété
Lorsque le cinéma français ose sortir des sentiers battus de la comédie dramatique de quarantenaires en mal de relations extra-conjugales, cela vaut des fois le coup de fréquenter les salles obscures. Si en plus c'est un premier film, l'intérêt grandit. Si en plus il décide de s'attaquer à une icône de la chanson et de la poésie française, qui plus est à un iconoclaste tout court, le challenge n'en est que plus important. Gainsbourg c'est avant tout une figure, une personnalité, à côté d'un génie des mots et des mélodies. Comment rendre à l'écran cet homme et toute sa complexité ? Sa vie, ses brisures, ses rencontres amoureuses, ses coups de cœur ou ses coups de gueule ? C'était là toute l'ampleur de la tâche de Joann Sfar, ô combien réussie. Porté par l'extraordinaire prestation d'Eric Elmosnino, le film tangue comme la vie de Gainsbourg/Gainsbarre a tangué. Les mouvements s'enchaînent comme une partition mais on prend le temps de savourer chaque chanson, chaque histoire, chaque rencontre. Et le film rassemble, même les non fans de Gainsbourg se laissent prendre au jeu et s'attachent peut-être un peu plus à cette société française post-guerre et à son évolution. Comment ne pas finir par une de ses plus belles chansons, qui résume si bien ce musicien en quête d'amour, libéré de ses démons grâce à son talent poétique : "Je t'aime et je crains De m'égarer Et je sème des grains De pavot sur les pavés De l'anamour".
J'ai eu du mal à m'émerveiller pour ce que son réalisateur présente comme un conte. Il faut dire que je ne suis guère fan de l'homme à tête de chou. Alors oui, Eric Elmosnino ressemble à s'y méprendre à Serge Gainsbourg. Oui, Joann Sfar (qui se déguise ici malicieusement en Georges Brassens) évite plus ou moins une approche trop linéaire de la vie du personnage. Oui, l'ensemble est plutôt bien léché et reconstitué. Mais cela reste finalement trop sage pour être véritablement émouvant ou passionnant, malgré quelques scènes marquantes comme par exemple cette représentation d'une France Gall totalement déjantée. Sentiment mitigé donc, même si je n'ai jamais vraiment eu l'eau à la bouche en allant voir ce film.
C est vraiment un trés beau film , bien joué et l omniprésence de l acteur jouant Gainsbourg et de l immense personnage d animation a ses cotes et représentant, non je ne vous le dis pas je vous laisse aller le voir est une fort bonne idée .