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tuco-ramirez
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5,0
Publiée le 4 juillet 2009
Une belle histoire, un beau film. A la fois émouvant, touchant, drole et intelligent, ce film n'a que très peu d'imperfection. Les acteurs jouent avec justesse: michelle pfeiffer retrouve une seconde jeunesse dans ce beau role, avec kathy bates le casting est parfait et rupert friend joue la jeunesse insouciante à merveille. Les dialogues sont justes et riches; la réalisation impeccable...On est pas loin du chef d'oeuvre
Michelle Pfeiffer (Léa de Lonval) et Rupert Friend (Chéri) sont sublimes dans ce conte Belle Époque où l'aristocratie française, qui commence à flancher, et la grande bourgeoisie se pavanent dans les décors et les costumes de la France du début XXème -on s'y croirait!- aussi raffinés que la mise-en-scène. La musique d'Alexandre Desplat berce avec légèreté cette histoire somme toute assez convenue mais intemporelle (ah, l'amour!) Les deux protagonistes sont irrésistibles, on est charmé par la grâce de Léa de Lonval qui doit accepter son âge et sa solitude, Frears offre à son actrice un superbe portrait de femme (impressionniste?) élégant et coloré. Quant à Rupert Friend, il nous dévoile un dandy naïf et touchant, aussi léger que tourmenté ! Les apparitions de Kathy Bates (Madame Peloux) valent également le détour. Un film romantique et délicat, on regrette presque de ne pas croiser de "cougar" superbement chapeautée juste après l'avoir regardé !
Une mise en scène élégante, des décors et des costumes somptueux, des acteurs pas désagréables à l'oeil... Mais ça ne va pas plus loin. "Cheri" n'a décidément pas le panache des "Liaisons dangereuses", Stephen Frears propose ici une adaptation trop sage de l'oeuvre de Colette. De plus, la prestation de Rupert Friend est assez médiocre, son personnage est fade et les dialogues sont surjoués. Je suis vraiment restée sur ma fin...
Paris, la Belle Epoque. Léa de Lonval finit une carrière heureuse de courtisane aisée. Son ancienne rivale et toujours perfide Mme. Peloux aimerait qu'elle s'occupe de son fils, Fred, surnommé Chéri, élégant désabusé et déjà usé à 19 ans. La demi-mondaine vieillissante et le jeune dandy débutent alors une liaison. Ce qui ne devait durer que le temps d'un été coquin en Normandie dure six ans. Mme Peloux décide de marier Chéri à Edmée, jolie fille d'une riche courtisane encore en service. Chacun semble s'en accomoder, s'y être attendu. Oui mais ce n'est pas si facile. Michelle Pfeiffer est de retour. Elle est excellente, lumineuse, drôle, sensuelle, toute en douceur, encore pas mal (même si elle aurait dû éviter la chirurgie esthétique). Elle joue à la perfection la femme qui voit sa beauté s'effacer et son temps se finir. Rupert Friend est séduisant (pas beau mais pas laid, avec du charme et un regard moqueur, grrrr), il a le physique romantique qui sied à son rôle de jeune cynique ; il joue bien mais je n'aime pas sa voix. Kathy Bates (Mme. Peloux) est extraordinaire, truculente, peau de vache à souhait. La reconstitution est belle, les costumes superbes, les dialogues ciselés. Ma note : 9/10
Une coquille bien garnie, merveilleusement emballée, mais dont le continu est d'une platitude déconcertante et affligeante. Les garnitures sont indéniablement importantes mais personnellement futiles, le propos important bien évidemment plus : une bande originale adéquate, belle, ainsi que des costumes et décors splendides. La reconstitution du Paris de l'époque est concise et impressionnante, sans hélas de plans larges. Les comédiens sont la clef de voûte de l'oeuvre. Michelle Pfeiffer nous revient intacte, sublime, lumineuse et d'une fragilité palpable. Rupert Friend affiche un bon potentiel, en composant un personnage dont la froideur glaciale se dégage de tout son être. On peut être agacé par les manières et la frivolité de ce jeune Chéri. Les dialogues tombent le plus souvent à plat, les joutes verbales sont inintéressantes, malgré quelques répliques bien formulées, pleines de vérité, sur notamment le temps qui passe. Le propos venons-en, est impressionnant de vacuité, de la part du talentueux et surprenant Stephen Frears. Le sujet est tout bêtement l'histoire d'une relation amoureuse condamnée dans le Paris de la Belle époque, l'âge venant la faner. C'est confondant de naïveté et de légèreté. La fin pourtant évitait un happy-end désolant, relevant de fait mon attention et mon intérêt. Mais hélas elle arrivait bien trop tard. Le reste n'était que lassitude sur papier glacé et figé, sans le moindre impact.
On a connu Stephen Frears plus inspiré pour une adaptation de roman français (la comparaison avec les liaisons dangereuses est évidemment compliquée), car cette adaptation de Colette manque de profondeur (manque de romantisme et de bons mots pour être plus précis). Mais bon, ce « Chéri » se regarde tout de même sans déplaisir et on apprécie, outre le retour de Michelle Pfeiffer, la voix-off qui apporte dynamisme et humour, la reconstitution de la Belle-Époque et la prestation de Rupert Friend, particulièrement intéressante.
On est forcément un peu déçu car l'intrigue est forcément moins perverse que dans "Les liaisons dangereuses" et que l'image dégagée par la Belle Epoque nous parait moins fascinante que celle du siècle des Lumières. Mais, l'élégance de la mise en scène de Frears séduit toujours autant, les dialogues de Christopher Hampton sont toujours aussi ciselés et Michelle Pfeiffer est non seulement de plus en plus belle mais surtout de plus en plus fascinante par la richesse de la palette de ses regards et de son jeu. Il semblerait toutefois que, cette fois ci, Stephen Frears se soit aussi laissé un peu aller sur la joliesse des costumes et Darius Khondji, sur le côté suranné voire trop sucré de la photo. Tout cela détourne un peu l'attention ce qu'avait réussi à éviter "Les liaisons dangereuses".
Bof bof bof. Je n'ai pas vu de prestation particulièrement émouvante, où est donc cette fameuse scène finale grandiose de M.P.??? Le film est très long, très lent,, et les personnages ou très mous ou très vulgaires. Dommage.
La pureté d'une jeune demoiselle et le vécu d'une femme mûre. Une blondeur éclatante, mais un début de pâleur et des traits grâcieux qui se tirent : c'est le visage, magnifique, de Michelle Pfeiffer, que Stephen Frears nous fait redécouvrir dans ce Chéri, adaptation réussie des romans de Colette du même nom. Un visage mis en valeur, diaphane, mais parfois éclairé dans sa nudité, portant inévitablement les marques du temps. Frears, le grand cinéaste anglais (Les Liaisons Dangereuses, The Quenn, Les Arnaqueurs... la liste est longue), lui a offert l'un des plus beaux rôles de sa carrière, un rôle où elle peut donner toute sa mesure d'actrice : celui de Léa de Lonval, courtisane proche de la cinquantaine, qui s'amourache d'un jeune aristocrate, surnommé "Chéri", dans la folle France de la Belle Epoque. Adapté d'un roman de Colette, le scénario de Hampton condense son histoire en un film de 1h30, alerte, rapide, qui en serait presque léger. Les fines notes d'Alexandre Desplat et la mise en scène extrêmement fluide de Stephen Frears confirment cette impression (piégeuse) d'assister à un ''petit'' film d'époque agréable et sucré, dont l'intrigue nous happe sans problèmes. L'ouverture ludique, au son d'une voix off entraînante et distanciée, où défilent en quelques minutes les figures des grandes courtisanes du XIXe siècle, est la fausse annonce d'un conte qui débute – mais le conte cache toujours autre chose : déjà se devinent les indices du temps qui passe, de la fin du monde aristocratique, rattrapé et supplanté par la modernité, un monde mort qui a déjà ses légendes. Démarré sur un ton désinvolte, le film bascule progressivement dans le drame pur, la tragédie, dont la fatalité est la fuite implacable du temps et les pièges d'une société aristocratique artificielle.
(La suite sur mon blog : http://mon-humble-avis.blogs.allocine.fr/)
De Chéri je garde le plaisir de l'écoute d'une bande originale signée Alexandre Desplat, celui de la vue de décors et de costumes très beaux, et de quelques scènes bien interprétées, surtout de la part du jeune homme. Là où je suis déçue est dans cette surabondance d'esthétisme (des lieux, des objets, des habits) qui illustre à merveille la société des personnages, quand la pauvreté des dialogues ne rend pas leurs pensées et leurs émotions; et les commentaires de la voix-off ne comblent pas ce manque dans la mise en images de la psychologie des personnages. Il faut le voir, car les images donnent un plaisir immédiat même si éphémère, et lire le roman, car les mots impudents et précis de Colette, résonnent eux longtemps dans notre tête et nous inspirent des sentiments enrichissants.
Très riche en costumes et décors .... trop riche même, à la limite de l'étouffement .... comme Michelle Pfeiffer en train d'étouffer sa passion pour Chéri et sa douleur de le voir se marier. Sublime interprétation de Kathy Bates, manipulatrice, foncièrement jalouse voire sadique face à la diaphane Michelle Pfeiffer, qui semble sans défense et dont le silence cache néanmoins une force insoupçonnée et une grande perspicacité. Entre ces 2 monstres du cinéma américain dont les duos donnent du rythme et du souffle au film, le pauvre Rupert Friend fait de la figuration ..... comme tout bon gigolo qui se respecte! Mais il manque le cynisme et la manipulation qui avaient fait le succès des Liaisons Dangereuses. C'est finalement un film sur un amour non-dit, impossible dans le milieu des demi-mondaines lui-même sur le déclin au début du 20ème siècle. A voir pour les dialogues ciselés de Colette avant de relire les livres et de visiter les lieux de tournage à Paris.
Vingt ans après le succès de ses "Liaisons dangereuses", Frears s'offre une nouvelle adaptation d'un roman français. Reconstitution historique impeccable, décors et costumes grandioses, on adorerait aimer ce film. Mais la sauce ne prend jamais. Michelle Pfeiffer, trop sublime, peine à être vraiment crédible en vieille courtisane déclinante. Rupert Friend s'avère plutôt insipide. Quant à Cathy Bates, au contraire, elle se place dans une extravagance et un registre de surjeu, certes assumé, mais qui ne cadre pas forcément avec un scénario qui se veut subtil et axé sur les sentiments. Bref, pas un ratage total, mais en tout cas une déception.
Evidemment Michelle Pfeiffer mérite à elle seule qu'on se déplace pour voir ce film... Mais on retiendra également la présence du jeune Rupert Friend, à la fois méprisable, touchant, arrogant,... Stephen Freas renoue brillament avec le genre "en costume" en nous offrant des très beaux passages (tous les échanges entre le jeune dandy et sa muse), et a bien su s'entourer (décors, costumes et photographie, sublimes). Seule la voix off vient parfois gâcher le tout, mais Chéri reste un film très gracieux.
SUPERBE !! Quel film magnifique, baigné par cette ambiance raffinée, élégante de la Belle époque !!! Les costumes, les acteurs, les décors sont sublimes et sont en osmose....Michelle Pfeiffer est formidable en courtisane diaphane et désenchantée découvrant l'amour (émouvante à souhaite dans la scène finale)et "Chéri" est un de ces héros romantiques entre Chatterton et Lorenzaccio, entre Baudelaire et Oscar Wilde, un dandy désargenté en quête d'idéal et d'absolu, qui se noie dans les paradis artificiels pour combler le vide de sa vie... Ce film peint avec une grande finesse et une grande subtilité les souffrances dans lesquelles l'amour peut nous plonger, le manque d'une personne qui peut rendre fou... C'est juste, très touchant, envoûtant, grisant, comme cet alcool que les héros dégustent tout au long du film.... Une très belle réflexion sur le temps qui passe, l'amour, la vie....