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Henrico
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5,0
Publiée le 13 mars 2011
On se demande comment il existe encore des gens en France capables de parler du cinéma américain en ne se référant qu’aux super productions hollywoodiennes. Pourtant, lorsque sortent de vrais joyaux, à tout petit budget comme c’est le cas de Frozen River, on les entend peu. En effet, à la sortie du film, la critique française, en dépit des récompenses obtenues par Courtney Hunt, n’a guère été dithyrambique. Le festival de Cannes ne l’a même pas accueilli, pour acclamer à tout rompre un médiocre « Entre Les Murs ». Quand au gros du public français, il ne s’est même pas déplacé. Le plus surprenant est que tous les thèmes dont se gargarise le monde du cinéma français y sont traités : la pauvreté, l’exclusion, le racisme, l’immigration. Seulement voilà, aux Etats unis, on ne se contente pas de dénoncer ces sujets dans les médias, ou d’en faire des films caricaturaux comme celui du français Philippe Lioret « Welcome », on en fait des films fins et intelligents, et avec des acteurs magnifiques de vérité..
grosse surprise que ce film vu en dvd. D'une finsse et d'un humanisme rare, j'ai tout simplement adoré. Exceptionnellement bien interprété, cette chronique ne sombre jamais dans le misérabilisme. Le scenario, quoique simple, est tendu au cordeau. Je ne peux que le conseiller . J'ai sutout adoré la fin avec un beaumessage.
Relevant du cinéma indépendant américain, " Frozen river" (2008), valu à son actrice principale Mélissa Léo d'être nominée aux oscars pour son interprétation ( c'est Kate Winslet qui remporta finalement la récompense pour " The reader").
En s'attardant sur une tranche de vie d'une femme et ses deux enfants abandonnée par son mari, Courtney Hunt ( ici dans son premier opus, d'une filmographie qui ne comporte à ce jour que deux titres) propose un polar situé à la frontière nord des USA, lieu de trafics en tous genres, à proximité d'une réserve indienne.
Le visage de l'Amérique montrée par la cinéaste n'a rien de clinquant. Univers dépressif et glacé ( le cadre désert et enneigé ou est situé l'action est à l'image de l'intériorité de ses personnages).
La dernière scène invite à l'entraide et c'est peut-être la véritable'invitation à laquelle conduit " Frozen river" ( rivière glacée).
On peut noter que la jeune actrice d'origine indienne qui incarne un des deux rôles les plus importants du film disparaîtra six ans après son tournage.
Une tryptique entre la malchance, le besoin et situation extrème porté à nue dans se film excellent de véracité. En conservant une carte sobre et proche du réél (notament via des acteurs de hate volé), le réalisateur parvient à nous faire penetrer dans l'univers impitoyable d'une déchéance irrévocable. Sincérement, j'ai adoré l'ambiance et la musique qui maintiennent à flo ce mélodrame lors des passages très dur d'une vie quotidienne apocalyptique.
Un film captivant dans les solitudes glacées du Nord des Etats-Unis, à la frontière canadienne, là où des êtres humains marginaux s’attachent à survivre dans un mélange de communautés et de lois à l’équilibre instable. Une femme que son mari a abandonnée avec leurs deux enfants devient par hasard passeuse de clandestins pour gagner de quoi acheter la maison de ses rêves. La mise en scène est remarquable de sobriété et d’efficacité, les paysages sont magnifiques et les personnages sont admirablement dépeints. L’interprétation est à la hauteur avec un duo de femmes (Melissa Leo et Misty Upham, prodigieuses toutes les deux) que tout semble opposer au départ et qui vont se retrouver unies dans une fraternité émouvante. Tout juste peut-on reprocher à ce beau film une conclusion qui nous laisse sur notre faim et nous fait regretter de ne pas poursuivre l’aventure de la vie en compagnie de ces personnages attachants. Mais pour un coup d’essai, Courtney Hunt, cinéaste de quarante-cinq ans, nous livre une œuvre étonnante de maîtrise et d’unité de ton. C’est du très bon cinéma indépendant américain, sans pathos ni emphase, à découvrir sans retard.
Sans être réellement un film policier, "Frozen river" arrive à ménager le suspense jusqu'au bout, ce qui le rend très intéressant. C'est avant tout un drame social - un peu dans la lignée des Ken Loach - qui montre une Amérique différente de ce qu'on a l'habitude de voir au cinéma. Les thèmes abordés sont multiples : difficultés économiques, statut des indiens, immigration clandestine, racisme envers les musulmans. La tension est constante dans "Frozen river", on a toujours l'impression que le drame va se produire et faire basculer le film dans le mélo, mais cela ne se produit jamais et c'est tant mieux.
C'est un film admirable de justesse et de vérité servi par une interprétation millimétrée. Avec pour décor le nord glacial et boueux à l'image de l'humanité
Il nous faut des centaines voire des milliers des film comme celui-ci qui m’a fait rappeler un autre excellent film « The Visitor » sorti, récemment. Un film sobre et excellent. Encore un film qui prouve avec peu de moyens on peut faire des grands films.
Un film indé américain intéressant qui nous plonge au cœur d'une Amérique très différente de celle qu' on a l'habitude de nous montrer. Courtney Hunt, la réalisatrice nous montre tout le contraire du rêve américain, une vie de misère qui oblige des hommes et des femmes à faire du trafic en tout genre, ici c'est le trafic de clandestin qui est placé dans la lumière. Pour offrir ne serais-ce qu'un cadeau à son enfant Ray (Melissa Leo, très convaincante) se retrouve dans l'obligation de faire passer des clandestins avec tous les risques qu'un tel travail implique. Le film est une vraie réussite, visuellement froid (une grande partie du film se passe de nuit) et doté d'un climat austère, c'est d'ailleurs le seul reproche réel que l'on peut faire, on a l'impression par moment d'être face à un documentaire. Globalement le film est une réussite, à voir.
A côté du vide intellectuel proposé par 99 % des films des Majors survit un cinéma indépendant qui clame haut et fort que le cinéma américain n'est pas mort. On ne peut que s'en réjouir. Frozen River est un film dépaysant à la fois géographiquement et scénaristiquement. Les 2 actrices qui portent le film sont excellentes. Un film à voir.
« Frozen River » est un très bon film dramatique sur fond de misère sociale. L’histoire est forte, et met en lumière la bascule dans la criminalité d’une femme qui ne cherche qu’à préserver ses enfants. L’intrigue est rude mais fluide. La photographie très hivernale vient appuyer l’aspect dramatique de certaines situations. La prestation de Melissa Leo est de premier plan. L’ensemble, un premier métrage de grande qualité qui aura obtenu de nombreuses nominations et de nombreux prix.
Magnifique film, une belle démonstration de la solidarité féminine avec un fond social. Il y'a de surcroit un réel suspens assez insoutenable tellement on est en empathie avec les les 2 personnages de l'histoire. Beau, prenant et émouvant.
Frozen River est le film typiquement indépendant, bourré de bons sentiments mais par manque d'expérience, il lui manque un petit truc pour le faire grandir.
A force d'aller voir des films comme ce "Frozen River", "Hungry" ou bien encore "le Silence de Lorna", il me semble qu'une question devrait finir par s'imposer à nous tous : "En quoi la misère serait-elle un sujet si noble qu'il suffirait de sa présence pour en faire un film respectable ?" Intrigue sans relief et mise en scène épurée : rien n'est fait pour captiver ou séduire. On vous dira que la misère est un sujet "sérieux" et qu'il ne répond pas aux mêmes exigences que les films plus "légers" qui ne prétendent pas eux à une sorte "d'utilité sociale". Alors c'est vrai, en regardant "Frozen river" on se dit que ça doit pas être drôle pour cette femme, pour ces gosses, pour ces réfugiés, et que le monde est certainement injuste pour eux... Enfin bon : est-il nécessaire de s'attarder près de deux heures là-dessus sans rien avoir à nous proposer d'autre - juste la vérité crue ? En tout cas, mise à part les vingt dernières minutes où un semblant d'intrigue et d'humanité commencent à poindre, "Frozen River" ne se limite qu'à cette sempiternelle démarche de faire défiler paresseusement de la misère sans faire le moindre effort de mise en forme ou de mise en relief. Maintenant, vous faîtes peut-être partie de ces personnes qui ont besoin de voir un bon vieux film misérabiliste de temps en temps pour vous sentir moins coupable de vivre dans le confort. Mais personnellement, les longues séances d'ennui qui se contentent seulement d'exposer la misère du monde sans rien chercher d'autre que de l'empathie et de la compassion, moi ça commence à me peser...
Une réussite indiscutable du cinéma indépendant américain. Commencé comme un drame social et ethnique, le film débouche vite sur un thriller efficace. Si le travail technique du chef opérateur est admirable, on appréciera davantage l’épure du récit. Mais c’est surtout l’amitié improbable, quoique prévisible, entre une femme Blanche combative et une jeune Mohawk blasée qui convaincra le plus : à l’instar des héroïnes de «Bagdad Café » ou « Dans la vie », ces deux personnages sont emblématiques d’une forme de solidarité féminine, au-delà des clivages.