Barberousse
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Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2024
Un film grandiose où tout participe à créer une émotion. Est représenté un homme Barberousse pour qui ne compte que sa mission soulager, guérir des patients pauvres et désemparé. pour cela il est capable de voler des riches, des personnages dont il est le médecin attaché. Par la vertu de la réalisation, du jeu des acteurs toutes les scènes concourrent à mettre en valeur sa démarche. Le jeune médecin arrivant malgré lui dans ce dispensaire, encore déterminé par le statut social, les avantages matériels découlant de son diplôme. Progressivement est séduit par Barberousse. Film magnifique montrant également le degré de pauvreté dans lequel se débattait le Japon.
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 décembre 2011
A travers une série d'épisodes pathétiques, Akira Kurosawa dévoile la vie d'un hospice dans le vieux Japon. Les médecins comme les patients sont victimes de leur piètres conditions de vie : les premiers doivent accepter de soigner les autres bénévolement, subir les attaques de certains, affronter une population parfois réticente, et faire acte de violence quand leurs soins sont entravés. Toshiro Mifune est une fois de plus le pilier de Kurosawa : il incarne le médecin Barberousse aux méthodes quelque peu barbares, mais qui se révèle être d'un humanisme profond. Alternant des histoires de passion à des histoires de vengeance, de folie, de meurtre, Barberousse, d'une durée de près de trois heures, est l'un des plus grands films de Kurosawa.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 novembre 2008
Superbe film, l'histoire, les images, les acteurs sont excellents, c'est un peu long tout de même.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 décembre 2015
Alors tout jeune médecin ambitieux, le docteur Yasumoto se voit affecté au dispensaire de quartier pauvre tenu par un médecin, au premier abord rigide et sévère, surnommé Barberousse. Souhaitant d'abord tout faire pour être réaffecté ailleurs, il va vraiment découvrir qui est ce fameux Barberousse...

Akira Kurosawa aura consacré plus de deux ans de sa vie pour mettre en scène cette oeuvre d'une grande ampleur où il met en avant la rencontre entre un jeune et arrogant médecin et Barberousse, docteur humaniste plus réfléchi. C'est à ses côtés qu'il va vivre un parcours initiatique où il va découvrir une nouvelle perception de la vie ainsi que de son métier et ce que cela signifie vraiment d'être médecin. D'une immense richesse, Kurosawa aborde bon nombre de thèmatiques pour ce qui est la dernière d'une collaboration de 17 ans avec Toshirô Mifune, notamment la façon dont derrière les blessures physiques s'en cachent des morales et mentales, et que dissocier les deux est impossible, tel est la philosophie de Barberousse.

Avant tout, Barberousse est un bijou d'écriture, tant dans son développement et évolution des personnages, que dans ses thématiques et, à aucun moment, ne tombe dans le misérabilisme mais reste constamment dans l'humanisme et la réflexion. Kurosawa dresse surtout deux tableaux humains, d'abord sous forme d'un affrontement psychologique et d'idées, puis sous le signe d'un rapprochement, qui verra Yasumoto découvrir un nouveau mode de vie au contact de Barberousse. Ce qui m'a souvent frappé dans ce que j'ai vu de Kurosawa, c'est sa façon d'aborder la vie et les dilemmes qu'elle nous impose, souvent d'une justesse incroyable mais aussi d'une forte ambiguÏté, à l'image ici de ce que peut faire Barberousse pour arriver à ses fins. Ici, il offre tout un panel d'émotion et de réflexion, autour de la vie justement, les cas de consciences, la morale, les moeurs ou encore les différences culturelles. Cette qualité et richesse d'écriture, il la sublime à chaque instant à travers sa mise en scène et sa manière d'orchestrer son récit, prenant bien son temps lorsqu'il le faut pour mieux mettre en valeur ses personnages et leurs évolutions, thématiques et son atmosphère parfois ombrageuse. Il use de quelques flash-back mais insérés avec subtilité et toujours bien utilisé, en lien avec le récit.

Là où Barberousse se montre aussi comme une immense oeuvre, c'est par sa puissance dégagée, Kurosawa fait ressortir toute l'émotion et l'humanisme de son récit, d'une justesse et intelligence incroyable, tant dans les thématiques en elles-même, que dans la façon de les mettre en scène. Plusieurs séquences sont marquantes et saisissantes à l'image de celle de la mante religieuse et dans le même temps, Kurosawa a une approche presque documentaire pour décrire la façon de vivre et de faire dans la clinique de Barberousse. D'une beauté qui n'a d'égal que son ampleur, Barberousse approche aussi les sommets techniques, mettant en valeur ses personnages à travers des cadrages souvent proches des visages, de des jeux d'ombres et de lumières ou encore de ses nombreuses excellentes et ingénieuses idées de réalisation et de mise en scène. Devant la caméra, et pour une dernière avec Kurosawa, Toshiro Mifune est remarquable, sachant retranscrire toute la puissance et les diverses émotions de son personnage.

Comment ne pas être ébloui devant Barberousse ? Une oeuvre dont l'ambition est égale à son ampleur, beauté, intelligence ou encore génie, avec un Akira Kurosawa qui se montre tout le long inspiré et dirige, pour la dernière fois et remarquablement, Toshiro Mifune...
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juillet 2010
Barberousse se situe incontestablement à l'apogée de l'oeuvre de Akira Kurosawa, même s'il n'a fait que des chefs d'oeuvres tout au long de sa vie, ce film reste dans les meilleurs et surtout un des plus humanistes et réalistes de sa carrière impressionante. On ne peut pas rester indifférent à la puissance morale, à la profonde maturité résonnant de l'interprétation de Toshiro Mifune, une interprétation des plus mémorables et restant accordée à la gravité du sujet. Un TRES GRAND FILM sincère et touchant, profondemment ancré dans les anales du cinéma.
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mai 2018
Noboru Yasumoto, jeune médecin fraîchement diplômé arrive au dispensaire dirigé par le terrible Barberousse. Acceptant mal de travailler dans ce quartier misérable, Noboru nourrit l’espoir de devenir le médecin du Shogun. Mais Barberousse devient son mentor et Noboru est influencé par son extraordinaire humanité.
L’histoire a lieu à la fin de l’ère Edo dans un hospice public. L’hôpital Koishikawa a réellement existé même si le chef décorateur l’a embelli et agrandi.

La maladie comme conséquence de la misère sociale s’avère bien entendu le grand sujet film. Il raconte l’accès à la grande compassion présenté par un jeune individualiste qui fuit la misère et détourne son regard d’elle. Mais heureusement Niide lui fait ouvrir les yeux.
On peut trouver 3 thèmes dans cette superproduction : Le rôle du héros dans la société, la misère morale et sociale et enfin la transmission intergénérationnelle.
Dans la première partie du film, Kurosawa développe deux sous-intrigues racontant le passé des malades à la façon de Rashômon, comme un théâtre filmé où les protagonistes racontent leurs récits à la première personne pour renforcer l’impact émotionnel.

Kurosawa fait son dernier film avant Toshiro Mifune qui tient une fois de plus le rôle d’un héros sûr et maître de lui. La mise en scène du cinéaste est toujours aussi grandiose.

On est en 1965, et Kurosawa réalise son dernier film en noir et blanc qui met fin à son esthétique sublime. Grâce à Entre le ciel et l’enfer, il prend des risques inouïs en s’octroyant des moyens humains et financiers exceptionnels qui dépassent même Les Septs Samouraïs. Il choisit Nakai et Saitô comme directeurs de la photographie qui en font l’un des films les plus beaux de Kurosawa après Rashomon dirigé par Daei Kazuo. Heureusement que Kurosawa a choisi de filmer le plus de scènes à l’intérieur pour pouvoir diriger toute la lumière à merveille. Le mizar, utilisé par les directeurs de la photo, permet de faire ressortir l’éclat des yeux et de donner du reflet dans les yeux des personnages et d’entrer dans l’esprit de celui-ci.
betty63
betty63

41 abonnés 428 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juillet 2011
Superbe dernier fim en noir et blanc du maître. Un grand humanisme trame l'histoire, jamais ennuyeuse. Mifune est encore une fois, et pour la dernière avec Kurosawa, le personnage qui retient l'attention sans pour autant faire de l'ombre. Arigato gosaimasu !
Kymani Alger
Kymani Alger

38 abonnés 547 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2023
Film le plus touchant d'Akira Kurosawa un très grand film . Même si à partir de l'entracte c'est beaucoup moins intéressant. Un Chef d'œuvre ! Une Belle histoire d'amitié et une leçon de vie. Dernière collaboration entre Kurosawa et Mifune .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 avril 2008
Une formidable leçon sur la vie par Kurosawa. Avec lui, de la misère omniprésente source de tous les malheurs, peut surgir le bonheur grâce à la bonté que quelques uns renferment en eux, capable de rejaillir sur ceux qu’ils cotoient. Barberousse est un médecin qui ne croit pas en la médecine impuissante face aux véritables maux dont souffrent les hommes accablés par la misère et l’ignorance. C’est leur cœur qu’il ausculte, sa bonté devient alors le meilleur des remèdes. Toshiro Mifune est juste formidable, capable d’exprimer de la douceur sous des dehors rude, un rayon de lumière dans les bas fonds qui donne foi en l’être humain, malgré la bêtise et la cupidité de quelques uns vite éclipsées par son rayonnement.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 août 2017
Parmi les grands cinéastes, très peu ont réussi à créer autants de véritables chefs d'oeuvres tout au long de leur carrière qu'Akira Kurosawa (pour ma part, bien que n'étant pas un connaisseur absolu du cinéma, je pense uniquement à Ingmar Bergman). Et «Barberousse» en est assurément un. Il s'agit en effet du dernier film en noir et blanc de Kurosawa et ce film est bien le témoignage vibrant du savoir faire du japonais, qui voulait faire de ce film l'apothéose de son oeuvre. Pour Kurosawa, il n'existait pas de gands films sans grands scénarios, il a donc développé ici un propos dense, humaniste, vivant et puissant (comme dans tous ses films d'ailleurs), tandis que la caméra, plus posée qu'auparavant, est quant à elle toujours maitrisée à la perfection dans un langage d'une modernité intemporelle. Véritable leçon de vie, il serait dommage de passer à côté d'une telle oeuvre dont on voudrait qu'elle ne finisse jamais, tant ses personnages sont attachants et l'esthétique magnifique. Ce serait un pléonasme que de dire d'un film de Kurosawa qu'il est « à voir », mais plus que jamais, «Barberousse» est un de ces émouvants chefs-d'oeuvres qui marquent le spectateur et qu'il faut voir pour comprendre la valeur du 7e Art. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 282 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juillet 2019
Chef-d’œuvre du cinéma japonais réalisé par Akira Kurosawa. Il y a des œuvres qui marquent dans une vie et qui font grandir l'âme et ce film en fait. partie. Ce film met en avant un Homme Barberousse qui a la réputation d'être quelqu'un de froid et stricte aux premiers abords alors que plus le film se poursuit plus on s'attache à ce personnage atypique généreux refusant de laisser la misère sociale et l'ignorance ronger ses patients. Barberousse a une volonté farouche de combattre l'injustice et la pauvreté comme il le peut avec Tout ce qu'il a et il transmets cette manière de vivre à son personnel qui travaille avec lui. Dans le film on suit l'arrivée d'un nouveau docteur qui vient de finir ses études dans une école hollandaise et qui arrive dans ce dispensaire où règne misère sociale et dureté de la vie. On suit le parcours de ce docteur qui veut fuir dés son arrivée dans ce lieu mais à travers la rencontre avec Barberousse et son approche pour soigner ses patients s'attache à cette manière de faire et de vivre au détriment d'une vie de docteur ailleurs où il serait mieux payé. On voit quatre moments clés dans le film où dans un premier temps avec un plan de la mort avec une prolongation à l'aide des jeux d'ombre montre un effet où l'âme avec les bras s'en vont dans l'autre monde vers l'invisible. Ensuite un flashback avec un scénario incroyable sur la relation compliquée entre un homme et une femme. Pour arriver à la rencontre d'une jeune fille laissée à l'abandon par sa famille et manipulée pour en faire une prostituée devenant totalement atteinte et déconnecté du monde réel en refusant le contact avec l'autre. Et ce qui la soigne c'est la rencontre de Barberousse et sa force et sa compréhension rapide pour construire une méthode personnel pour soigner et redonner goût à la vie. Enfin, l'histoire d'un suicide collectif et un plan à un moment émotionnel très fort dans un puits comme si on pouvait redonner la vie grâce à l'énergie collective de cris ici de femmes qui se refusent de voir la mort arrivée. Ce film est magnifique par son histoire ce personnage Barberousse et cette soif infinie de croire toujours en l'autre sans le rabaisser mais plutôt en le mettant à sa juste mesure une Vie. Film à voir, revoir , on aime le cinéma pour ce type de film qui nous montre tout l'Art de ce qu'est le cinéma sans grands artifices avec de l'intelligence des sentiments entre des personnages, des émotions que l'on a et tout cela dans la mesure la justesse et la finesse technique esthétique et psychologique qui est créée.
Julien B.
Julien B.

9 abonnés 235 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2019
Magnifique réflexion sur la médecine aux service des pauvres, dénonçant les rêves de gloire et de réussite de nos médecins modernes.
Kurosawa transcrit son humanisme naturaliste dans le Japon des shoguns pour dresser une fresque touchante du peuple japonais d'antan avec des acteurs poignants de réalisme.
Pas de samouraïs ni de combats et pourtant on est tenu en haleine devant ces histoires de vie crédibles qui ne tombent pas dans le misérabilisme complaisant.
Magistral.
vrecuim
vrecuim

12 abonnés 147 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2007
Comme dit le Docteur "Barberousse" dans le film : Dans une vie, rien n'est plus sublime que les derniers instants.
Toute l'atmosphère du film de Kurosawa est contenu dans cette phrase. J'ai vécu moi-même des fragments de derniers instants de quelques personnes.
Akira17
Akira17

11 abonnés 45 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2006
Maîtrisé, émouvant et solide, Barberousse est une très belle œuvre, malheureusement peu connue, de Kurosawa. Le noir et blanc des images donnent un aspect mystique et solennel au film, et le cadrage est magnifique. Tout y semble parfait, sans fausse note, de la mise en scène, à la coiffure, aux costumes, jusqu’à l’interprétation stricte des acteurs, ne jouent pas le sur plein d’émotion, tout en se retenant. La narration et les flashs back sont très belles à voir et à entendre comme un conte pour enfants. L’entracte de près de 7 minutes qui scande les deux parties du film est formidable, le spectateur se retrouve plongé dans le noir avec à la clé une musique envoûtante, histoire de se laisser transporter dans les nuages :-)… Une très belle leçon de cinéma…
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 août 2012
Ce film est magnifique et c'est un très grand chef d'oeuvre. J'ai vu pratiquement tous les films de Kurosawa mais celui-là avec les Sept Samourais resteront mes préférés. Le film est très beau et très touchant du à cette pudeur que seuls les asiatiques l'ont. Kurosawa est pour moi, le meilleur réalisateur japonais de loin devant les autres, c'est normal que les japonais l'ont élu comme le réalisateur japonais du siècle. C'est dommage que les films japonais d'aujourd'hui n'ont plus la puissance des films de Kurosawa. La plupart sont brouillons, lents et surjoué.
Et puis Mifune, quel grand acteur. Quel charisme et quel prestance, rare sont les acteurs japonais de nos jours à avoir un tel charisme. Mifune démontre clairement que c'est un très grand acteur. Dommage que le duo Mifune/Kurosawa n'ait pas pu se poursuivre après ce film.
Le cinéma japonais d'aujourd'hui est vraiment très pauvre, en panne d'inspiration et perd beaucoup de valeur comparé à avant. Et dire que c'est Kurosawa qui a été un des initiateurs du cinéma moderne et a inspiré plusieurs très grand réalisateurs d'aujourd'hui.
En tout cas, pour tout cinéphile, il ne faut pas manquer ce film, Barberousse, qui est un grand chef d'oeuvre et magnifique. Quand on finit ce film, on ne peut qu'être plus heureux. Quel puissance ce film quand même
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