Barberousse
Note moyenne
4,3
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63 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 juin 2009
Magnifique film sur la misère au Japon il y a presque 2 siècles . Evolution de la vision du monde d'un jeune médecin au contact de Barberousse vieux médecin impliqué dans les soins aux plus démunis et essayant de leur venir en aide au quotidien . Un peu théâtral mais superbe et puissant .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 novembre 2007
Lorsqu'un réalisateur nous met en images un parcours initiatique. La beautée des plans laisse la magie nous envouter. Chaque plan est pensé comme un tableau. Tel un peintre, qui nous dépeint les douleurs et les bonheurs de la vie, le réalisateur -senseï nous guide.
Un film que l'on aimerait voir à chaque sortie au cinéma.
Marsars
Marsars

2 abonnés 82 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2024
Sur la forme purement graphique et esthétique il n'y a absolument rien à redire. Le noir et blanc est sublime et les jeux d'ombre ainsi que les plans sont parfois merveilleux.
En revanche pour ce qui est du fond et de la forme narrative, scénaristique...
Le film débute vraiment bien, le jeu peut paraître un peu caricatural (certaines mimiques et réactions des acteurs, notamment le rôle principal, font exagérées) mais ce parti pris peut se justifier et on rentre tout de même confortablement dans le récit dont les différents personnages, le cadre et les enjeux sont bien posés. C'est ensuite que le bât blesse, notamment après l'entracte, car l'histoire se perd en sous intrigues (probablement inspirées de diverses anecdotes ayant marqué le réalisateur) de toute cette misère ambiante, ce qui fait perdre le fil et donne de fortes impressions de longueurs pas nécessairement utiles, si ce n'est pour la beauté plastique des scènes proposées.
Le métrage finit par se concentrer sur les bons sentiments et le misérabilisme, ce qui est loin d'être un mauvais sujet ou une mauvaise chose, mais le traitement extrêmement appliqué et même millimétré du tout ne semble pas cohérent avec les choix qui ont été faits. L'humain ça bouge, c'est incohérent, agité, imprévisible (une sous-intrigue du début du film nous le montre bien d'ailleurs et sans trop en faire), grouillant. La mise en scène est à la fois extrêmement recherchée et élégante dans ses plans tout en se voulant sobre et épurée mais ce format ne m'a pas semblé s'accorder au ton global de l'oeuvre.
En conclusion j'ai été déçu car après un début si prometteur la suite et la fin m'ont paru peu intéressants et mal fagotés. J'attendais plus de cette histoire, de l'évolution de la relation de maître à élève dans ce cadre peu enviable.
L.A.Q. cine
L.A.Q. cine

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2024
chef-d'oeuvre absolue. je l'ai revu le lendemain de mon premier visionnage. un des films les plus marquants de ma vie. beauté et intelligence ne font qu'un.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 octobre 2009
un kurosawa comme on aime les regarder. Un film grandiose et sobre à la fois, pour lequel Toshiro Mifune a été récompensé justement à la mostra de Venise.

Le film se déroule et enchaîne les belles scènes, de ces histoires hors du commun racontées par les mourants de l'hospice. Toutes es scènes avec la petite fille du bordel sont d'une beauté époustouflante.

Un grand film comme on aimerait en voir plus souvent, avec des scènes d'une dureté crue tempéré par un certain humour en filigrane tout le long du film.
Hector de Troie
Hector de Troie

1 abonné 65 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2025
Quel beau film ! Long, même très long c'est l'histoire d'un jeune médecin bourgeois dans le japon du shogun. Il pense arriver dans un poste prestigieux et se voit attribuer un hospice bourré de pauvres gens.

Pédant au début, il s'humanise au contact de la maladie et de la mort. Un peu larmoyant parfois il parvient à retranscrire le nécessaire combat pour la dignité des plus faibles. La petite fille sortie du bordel est très touchante, surtout dans la relation avec le médecin. Mifume en vieux médecin mentor, est impérial ici, même s'il est un peu stéréotypé, dans le mentor touchant plein de renoncements pour ses patients, un docteur Cox japonais qui n'hésite pas à mentir et extorquer de l'argent aux riches.

Un peu simpliste donc voir misérabiliste, mais la mise en scène est tellement belle, enlevée, ingénieuse.
Autre soucis, la changement de plan, au milieu du film on oublie les autres patients pour se concentrer uniquement sur la jeune fille et le petit voleur. Oubliant au passage la femme hérotomane, scène assez terrifiante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 décembre 2010
Merci maître Kurusawa pour ce chez d'œuvre.
Un pur moment de bonheur pour les amoureux du cinéma japonais.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 juin 2008
Magnifique film ou l'on ne voit pas le temps passé.On a de la peine à savoir si c'est des acteurs,tant tous le monde jouent parfaitements.C'est un grand moment pour le jeune médecin et j'espère aussi pour moi ,merci Barberousse et encore un grand film de Monsieur Kurosawa.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 avril 2010
yoyo
Pierre Boueilh
Pierre Boueilh

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 novembre 2025
Dans mon top 10 de tous les temps. Je pleure à chaque fois que je revois certaines séquences. Pour ceux qui aiment les Misérables d’Hugo c est un peu son équivalent japonais. Le film traite d’un médecin des miséreux au 19e siècle. La caméra voltige et dévoile le tréfonds de l’âme de ses personnages comme seul trois ou quatre réalisateurs dans l’Histoire peuvent le faire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 novembre 2019
Magnifique peinture de la société , à ce jour elle n’a pas évolué.
 splendide sur la scène de combat , un régal .
Noise&sound
Noise&sound

157 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 avril 2025
La beauté des plans est remarquable. Une succession de tableaux artistiques dans une maitrise parfaite des espaces et des lignes de fuites.
Kurosawa ose et joue aussi avec les formes comme pour ce gros plan de quelques secondes sur le mollet et le pied de Nabuko, dans un chausson noir, à l’horizontal, comme en suspension. Ellipse symbolique du refus du personnage de s’impliquer dans le dispensaire. S’ensuit un tableau digne des grands maîtres où Noburu est allongé derrière un simple banc en bois sur lequel repose une bouteille et un bol de saké séparant l’image en 2. Sur la gauche, son collègue médecin. L’équilibre parfait d’un ikabana !
Juste après, la rencontre entre Noburu et la schizophrène. Une scène d’une intensité rare, au jeu d’acteur millimétré. Kurosawa nous révèle sa maîtrise des expressions corporelles. Chacun des gestes est signifiant. Ça relève du miracle…
Puis la scène du vieil homme agonisant et lá, c’est l’acuité du regard humaniste de Kurosawa qui nous percute et sa capacité à mettre la bande son au service de l’effet recherché.
Puis la scène de l’opération, naturaliste, sans concession, dure mais pure. Là encore, c’est remarquable.
Incontournable, immanquable, un véritable chef d’œuvre !!!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mai 2009
Les vieux films en noir et blanc ont souvent mal vieilli. Barberousse parait beaucoup plus actuel que tous les cinéastes actuels survitaminés à l'émotion forte. C'est sans doute le signe d'une oeuvre intemporelle. La vie s'y insinue dans tous les plans dans sa force et meme sa monotonie comme cet entracte de plusieurs minutes qui intrigue puis lasse et laisse enfin le temps de l'introspection.
Merci M. Kurosawa
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 décembre 2024
Barberousse sera la dernière collaboration entre Akira KUROSAWA et son acteur fétiche l'immense Toshirō MIFUNE, comme un écho à leur premier projet commun, L Ange ivre (1948) où la fougue du jeune comédien avait poussé le réalisateur à laisser ce dernier exprimer son art, quitte à modifier sa façon de filmer, Barberousse s'attarde sur le thème sans doute le plus important aux yeux des japonais, celui de la transition et de la transmission du savoir. Oscillant entre traditions et modernité, entre expériences et découvertes.


La confrontation entre le jeune novice, formé à la médecine moderne et pétri de certitudes et le médecin bourru du dispensaire, adepte d'une approche fondée d'avantage sur l'observation et l'humanisme que sur les formations dispensées loin des malades, illustre cette dualité inhérente à cette idée de transmission du savoir. L'un devra s'attacher à comprendre son interlocuteur quand le second devra adapter sa vision, ces remises en questions difficiles seront toutefois les défis majeurs de leur relation et l'ambition de chacun ne pourra se réaliser que ceux-ci relevés.


Kurosawa, exprime clairement au travers de ce récit, comment l'expérience sert à montrer la voie, mais aussi comment la fraicheur de la jeunesse, son insolence, participent à l'évolution de tous, quand l'un canalise, l'autre draine. Sans Mifune, sans doute le cinéma de Kurosawa n'aurait pas évolué vers ce cinéma qui ose, qui tente, qui trébuche parfois, et sans Kurosawa, Mifune n'aurait-il peut-être pas acquis les épaules nécessaires à jouer les rôles qui furent les siens, caractérisés par leurs variétés.


Fable sociale sur le traditionalisme japonais et ses difficultés à changer ses habitudes, même quand cela s'avère inévitable et nécessaire à l'essor du pays, nous rappelant subtilement les tendances historiquement isolationnistes du pays du soleil levant, sa féodalité et une certaine intransigeance envers tout ce qui bouscule la tradition. Pourtant en réduisant l'image du shogun à une simple figure d'autorité dépassée et ignorante des réalités de son peuple, Kurosawa incite le jeune docteur, admirablement interprété par Yūzō KAYAMA à envisager les changements prônés par Barberousse et qui sont déjà à l'œuvre dans son dispensaire.

Tandis que pour Barberousse, Kurosawa fait appel aux mécanismes de la mémoire et de la culpabilité pour à travers des écarts temporels, des flashbacks quasi surréalistes, pour le faire évoluer.

Par cette ingénieuse subtilité, le film transforme un essai sur la transmission en un échange fructueux tant pour le maître que le disciple.


A noter que c'est avec ce sommet dans sa filmographie que notre cinéaste japonais dira adieux au noir et blanc qu'il a contribué à hisser aux faîtes de l'art - La photographie et la mise en scène de ce seul film suffit à déceler toute l'étendue de sa maîtrise - pour revenir bientôt avec un nouvel outil à utiliser pour encore éblouir nos écrans, la couleur. Là encore le souci d'évoluer entre tradition et modernité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 juillet 2009
Yasumoto enfile un kimono uni, il en lie la ceinture avec calme et respect. C'est l'habit réglementaire des médecins dans l'hospice. Peu de temps après, alors qu'il marche dans le village, une femme avec son enfant dans les bras l'interpelle, en pleure elle le supplie d'examiner son fils. Il s'exécute, « c'est une rougeole, amener le vite a l'hospice », la femme le remercie et s'y précipite. Il regarde de nouveau son nouvel habit avec attention, avant de repartir. L’image du médecin se confond à celle du héros, avec ses pouvoirs, son costume et sa morale. Lui qui était arrivé dans cet hospice avec la seule volonté de le quitter au plus vite, désirant devenir le médecin personnel du shogun, avec toute la fierté et la richesse que cela laissait supposer; tout est différent à présent. Se décrivant lui même comme vaniteux et égoïste auprès de Barberousse, le dos tourné, honteux, il se méprise et le fait savoir à cet homme qu'il admire. Il est alors pris d'une forte fièvre, cela fait des jours qu'il n'a pas dormi, Yasumoto doit être soigné pendant plusieurs jours. Barberousse donnera une explication de cette maladie soudaine, « Il a découvert le monde trop rapidement, chez les enfants on appelle ça fièvre de croissance » a-t-il dit en riant. Yasumoto n'est pas un héros, c’est un homme simplement, qui trace maintenant son chemin vers la sagesse. Barberousse lui même n'est pas un sage malgré les apparences, c'est un homme qui tend indéfiniment à faire le bien autour de lui certes, mais c'est un homme avant tout, avec ses défauts et ses qualités. Il utilise parfois de vils moyens pour arriver à ses fins et s'en accommode en se confessant auprès d'autrui. Ce n'est ni un héros ni un sage, mais c'est un homme admirable, cela existe, et doit exister.
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