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ChauvelCinema
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5,0
Publiée le 31 juillet 2009
Soit, Woody Allen est revenu à ses bases new-yorkaises après s'être sacrément renouvelé à Londres et en Espagne. Mais le retour à la maison, même classique, est juste délicieux avec un personnage misanthrope et drôlement arrogant face à une petite ingénue bien mignonne. Le duo fonctionne parfaitement, on passe un excellent moment. Même quand il se "banalise", Woody Allen est génial. Whatever works !
On a l’impression de revoir un vieux W A avec le questionnement permanent et cynique de son “héros” dans une intrigue géniale et drôle construite en pyramide. Ce vase clos s’agrandissant avec l’apparition de nouveaux personnages qui viennent par hasard ou par nécessité se confronter au personnage central fonctionne comme une allégorie à la vie : Boris, personnage peu attachant et pessimiste jusqu’au grotesque, s’il ne parvient pas à construire son bonheur, parvient malgré lui à construire celui des personnes qui le côtoient (et finalement le sien). Ce film m’a fait penser à Be Happy où l’héroïne d’un optimisme inné rend souvent malheureux ses partenaires, à l’inverse ici, il les rend heureux et donne un sens à leur existence.
Ce qu'il y a de bien avec Woody Allen, c'est qu'il est constant. Ce qui est mieux avec Woody Allen, c'est qu'il est bon. Constant... Bon... Résultat, pas de surprise avec Whatever Works, nul chef d'oeuvre et nul navet à l'horizon, juste un Woody Allen (sans Woody, d'ailleurs, mais Larry David est juste excellent dans son rôle).
Donc, c'est drôle, c'est cynique, c'est hors des sentiers battus, c'est fin, c'est vrai. Mention spéciale à la brochette d'acteurs qui réussissent en quelques prises de vue à imposer leur personnage. Grande classe. La réalisation est comme toujours efficace, le scénario se déroule sans anicroche.
Un très bon film, même pour ceux qui, comme moi, ne sont pas des inconditionnels de Woody Allen.
Après quelques petites escapades sur le vieux continent pour des résultats à la qualité très aléatoire, Woody Allen est enfin revenu aux sources avec un nouveau tournage New-Yorkais, cette ville même de laquelle il ne parvenait plus à tirer grand-chose d'audacieux il y a quelques années lorsqu'il a décidé de la quitter (cinématographiquement). Un pari donc, selon lequel l'un des plus brillants cinéastes Nord-Américains encore en vie pourrait retrouver un nouveau et probablement dernier souffle dans une très belle et longue filmographie. Mettant en scène son alter-ego, Allen a créé un personnage principal charismatique et réjouissant, probablement le plus intéressant et le plus attachant de sa dernière décennie. Quel dommage dès lors qu'il ne puisse lui-même lui donner vie physiquement, tant sa misanthropie, ses accès de paranoïa, sa psychologie et sa sexologie semblaient lui correspondre ! On retrouve par instants l'humour Judéo-Bergmano-Freudien (!) qu'Allen a su durant une période si bien incarner ; sombre et cynique mais en même temps fait de remarques brillantes fusant dans tous les sens (comme à l'époque également de ses essais écrits), le tout sur un rythme endiablé et avec des dialogues fins, alertes, et savoureux. On saura également apprécier son sens de l'excès à travers des situations improbables mais on regrettera amèrement une telle platitude au niveau de la mise en scène. Certes, Allen n'a jamais fait dans la virtuosité technique mais enfin on s'était habitué à autre chose qu'une simple caméra posée filmant de longues et denses discussions et évoquant plus du théâtre filmé que du cinéma. De même, les clichés sont omniprésents dans une seconde partie assez moyenne car grossière dans les rapports entretenus par les personnages et les milieux qu'ils fréquentent. Enfin, la fin bâclée laisse un sacré goût d'inachevé. Néanmoins, "Whatever Works" se situe assez nettement au-dessus des six-sept derniers opus de son auteur (sauf peut-être "Match Point").
Bravo, Woody Allen : encore un superbe film, drôle, fin, avec plein d'auto-dérision, du recul, etc....
On passe vraiment un excellent moment : bien vu tout cela, original, bref, tout ce que l'on aime chez Woody Allen..... Je m'attendais à voir un film mineur et au lieu de cela, je suis sortie, sourire aux lèvres, enchantée vraiment.
Mais comment ce sacré type trouve-t-il toute son inspiration pour se renouveler en étant à la fois constant dans l'humour ????? C'est à la fois de son personnage qu'il parle, mais aussi de l'humanité entière, qui se pose parfois toutes les questions qu'il met à l'écran avec tant de talent....
Bien sur j'aime Woody Allen mais ce dernier film en date est une petite merveille de drolerie, d'intelligence, d'humour féroce avec des acteurs épatants tous meilleurs les uns que les autres, film comme d'habitude amoral et génial, fou et sans seconde de trop. A voir absolument
Je vais commencer en paraphasant Bill Bryson. Il y a trois choses que l'on ne peut pas faire dans la vie : triompher de l'administration, attirer l'attention d'un serveur qui a décidé de vous ignorer et résister à Woody Allen. Est-il besoin de préciser qu'il fait preuve, plus encore que d'habitude, d'un sens du rythme et du dialogue ébouriffant, que sa faculté à tourner en dérision les tragédies ordinaires vous fait immédiatement ressentir une incomparable joie de vivre, que sa science de la mise en scène a peu d'égal contemporain ? Sa philosophie du "Whatever works" (du moment que ça fonctionne), à la fois cynique et désenchantée, est pourtant difficilement contestable. Avec ce film, il réécrit "Manhattan" en y ajoutant l'acidité d'un Bernard Shaw à qui il rend un hommage appuyé par ses références à "Pygmalion" et à l'absurdité de l'acte sexuel. On retrouve donc un vieux génie misanthrope, paranoïaque et crétinophobe jouant bien malgré lui les Pygmalion, justement, pour une jeune provinciale bas-de-plafond mais irrésistible. Si lui incarne un personnage allénien typique (en plus antipathique), elle incarne la nouvelle femme selon Woody Allen. Elle n'est plus cet avatar de lui-même, intellectuelle névrosée et egotique, elle est pur corps, déesse sensuelle et naïve qui expose par son évidence sexuelle la vanité de tout discours. On a le sentiment qu'à travers le personnage de Melody, Woody Allen renonce à son idée selon laquelle on surestimerait l'importance de l'orgasme pour combler le vide de l'existence. Dans "Whatever Works", l'épanouissement du corps, la sexualité enfin assumée est le début du bonheur. On pourrait en parler pendant des heures mais j'ai envie de conclure sur une énumération : brillant, effréné, sensuel, drôle, émouvant... Sublime.
Un petit film cool qui fleure bon l'esprit New Yorkais fait dans une tranquillité et une bonne humeur communicatives dans lequel Allen met en valeur une leçon de vie, le "wathever works", ou en français "le tout c'est que ça marche". Il raconte l'histoire d'un vieux juif aigris, marginal, maniaque et dépressif qui héberge par hasard une jeune sans abri dont il finira par tomber amoureux. Le film s'enchaine comme une bonne pièce de théâtre avec des dialogues très bavards dont certains s'adressent directement aux spectateurs, et des décors peu changeants. Le couple improbable engendre un certain nombre de péripéties qui font interférés de nouveaux personnages dont les principaux sont les parents de la jeune fille dans des échanges très théatraux dans une atmosphère très détendue et très pincante. Bref, "Wathever Works" est avant tout une excellente comédie de moeurs mais c'est aussi une leçon de morale d'un homme qui fait le point sur sa vie. Bien que bourré de dialogues pessimistes, le message est quand à lui très optimiste. Le film prend des figures improbables, comme ce couple pas du tout assorti pour montrer que le hasard fait parfois bien les choses et que peu importent les apparences du moment que cela peut proccurer de la joie. La dimension "moralisatrice" du film (qui ne fait cependant pas la morale tel qu'on l'entend habituellement puisque pronant un message très libéré) est appuyée par le dialogue auto-réflexif que le personnage entretient avec le public et par le personnage lui même. Véritable caricature d'Allen lui même (juif, teigneux, marginal, prétentieux, faible, il sort avec une fille deux fois plus jeunes que lui ce qui a déja le cas d'Allen), volontairement interprêté par un autre acteur, Larry David, qui copie son style à merveille, et qui est là pour qu'Allen se représente sans tomber dans la prétention. Un excellent moment à passé, très léger, très drôle et très inspiré.
il y a d'autres films que j'aurais aimé voir. notre choix s'est porté sur whatever works pour ce que représente son réalisateur... aucune déception même si le scénario a un gout de déja vu avec un happy end... mais certaines situations sont trés cocasses sur le sens de la vie. Bref, on a bien ri, et c'est là l'essentiel.
au début je n'avais vu aucun film de woody allen puis un jour me suis dit d'aller le voir pour connaître le un peu le style de films de woody allen et j'ai été surpris,j'ai bien aimé,j'ai rit sans non plus vraiment rigolé bref film à voir sans plus.
Avec Woody Allen, je ne peux qu'être sévère car on a à faire à un auteur de talent. Ici, ce film est un vieux Woody Allen. A la fin des années 70 (oui, 70 pas 80 !) je lui aurai mis 3 ou 4 étoiles. Pas à la fin des années 2000, 30 ans, donc 30 films plus tard : bavard, scénario classique, déjà vu, confusion de l'acteur et du metteur en scène ... on s'ennuie ferme. Au suivant !
Mitigée. je ne suis pas sûre de savoir comment prendre ce film. Ce film qui au final est un gros cliché rassemblant toute une brochette de clichés. Si on regarde le film tout en ayant conscience de cela et en sachant que c'est fait exprès, c'est un bon film, un film qui va jusqu'au bout de l'idée voulu au départ. Le fait est que c'est too much, même si c'est fait exprès, on a un peu du mal à gérer ça. Je divise le film en 2 partie, la première qui se concentre sur la relation entre Boris et Melody, et la 2ème avec l'arrivée des parents... et c'est là que ça se gâte. La première partie est très bien, elle se regarde avec fraîcheur et simplicité, on est bien on est content. Et puis vient la mère, qui est très franchement le personnage le plus énervant et irritant du film. Tout le monde critique le personnage de Boris, qui est je trouve au final, le meilleur de tous. le seul qui est entier et honnête jusqu'au bout. Je le respecte. Je dirai même que je l'aime. Melody est juste jolie et bête (et gentille oui certes) et ne fait que répéter ce qu'on lui dit, la mère qui se permet donner des leçons alors qu'elle n'a rien à dire et qu'elle est celle qui devrait en recevoir (non mais franchement de quoi se mêle t elle), le père qui aura menti toute sa vie en n'assumant rien, le jeune qui est juste beau et qui aime Melody juste parce qu'elle est jolie (et bête... et gentille oui ok)... Et une fin de film absolument pas digne d'un Woody Allen décevante. 2 étoiles donc pour la première moitié du film et parce que ça reste un Woody Allen. Toujours sympathique et plaisant à regarder, une belle lumière de jolies couleurs et dans ce film en particulier une fraîcheur et certaine insouciance... Même si l'on sait que la vie ne va pas bien et qu'on finira tous dans le même état, on reste heureux. Whatever Works est quand même le film de Woody Allen que j'ai le moins aimé dans ses 8 derniers films (depuis Hollywood Ending donc qui reste un de mes préférés)
Whatever works n'est qu'une auto caricature complaisante et très laide, succession de bons mots déjà entendus dans 20 films du réalisateur, aux procédés cinématographiques datant d'un autre âge (franchement le gars qui parle au spectateur face caméra c'était génial dans "la folle journée de Ferris Bueller" mais là ça ferait presque de la peine...) illustrant péniblement un scénario vieillot assez misogyne (la très jeune fille qui se marie avec un vieux de 70 ans est une cruche sans nom ...) aux ressorts dramatiques prévisibles et éculés et aux relents misanthropes franchement désagréables ...