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isousrim
24 abonnés
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5,0
Publiée le 15 mars 2009
Après 14 ans passés derrière les barreaux pour le meurtre d'une petite fille alors qu'il n'était lui-même qu'un enfant, Erick, devenu Jack, jeune adulte, tente de se réinsérer dans la société avec l'aide d'un éducateur social qui l'aide à organiser sa nouvelle vie. C'est l'exemple d'une réinsertion reussie où Jack parvient à trouver sa place en s'intégrant parfaitement dans son job, en se créant des amis, une petite amie...même si parfois le passé pesant lui revient et ne nous fait pas oublier à quel point la culpabilité de son geste le poursuit. Le jeu des flash-back nous permet d'apprendre comment il a pu basculer dans l'horreur, aussi passif, introverti et influençable qu'il pouvait l'être à l'époque des faits où il était enfant et ne nous fait pas pardonner mais comprendre la dure réalité de son geste, coordonnée par l'entreprise de son seul ami de l'époque, véritable référent. Malgrè la monstruosité de ce fait qui avait défrayé la chronique, on s'attache à ce Jack qui ne demande qu'à vivre normalement du mieux qu'il peut et on bascule dans l'effroi en découvrant l'acharnement de la presse à scandale décidée à retrouver "le monstre" et à lui faire payer ce qu'il a déjà réglé. Insertion reussie certes, mais détruite par la méchanceté et l'incompréhension des hommes.
Vraiment assez déçu par ce métrage qui survole pourtant des thèmes passionnants ...
Le souci est qu'à trop vouloir entremêler des enjeux divers le réalisateur ne fait trop souvent qu'enfoncer des portes ouvertes avec un manque de profondeur patent ...
L'interprétation à fleur de peau du jeune interprète principal saisit parfois, la fin est assez poignante mais la laideur visuelle de l'ensemble vous confirme l'impression générale celle d'un très beau sujet plutôt mal abordé ...
Sans jamais tomber dans le mélodrame bien lourd, Boy A est tout en finesse. Même les flashback passent bien dans l'ensemble. Le scénario creuse bien le personnage, son histoire, sa réinsertion... La relève de Ken Loach est là.
Boy A est tout simplement une déception. Un homme incarcéré étant enfant pour meurtre revient à la "vie ordinaire" quelques 15 ans plus tard. Ici, le film traite de réinsertion et l'acteur Andrew Garfield s'en sort à merveille. Mais, derrière, les personnages secondaires pataugent totalement et, bien que le scénario nous dévoile un garçon mal à l'aise et en proie à ses vieux démons, il nous sert également des compagnons qui n'essaieront jamais de comprendre et ne laisse pas de place à l'empathie, juste à la pitié. Autant dire que la compréhension n'existe pas, n'existe plus dans cette société. Dommage car il y avait encore beaucoup de faits à développer.
Remarqué en 2008 au Festival de Berlin (Prix du Jury œcuménique), ainsi qu’au Festival de Dinard (Grand Prix du Jury, Prix du Public, Prix du Meilleur scénario et Prix de la Meilleure photographie), Boy A est un drame à la fois social et intimiste sur un jeune homme incarcéré lorsqu’il était encore un enfant. A 24 ans et désirant se réinsérer dans la vie active, il change de prénom et se réinvente une nouvelle vie afin de pouvoir décrocher son premier boulot, se faire des amis et pourquoi pas une petite amie. A fleur de peau et encore naïf, il découvre un monde, celui qu’il n’a pas pu connaître lorsqu’il était derrière les barreaux, craintif mais désireux d’avoir une nouvelle vie et d’oublier son lourd passé, Jack va tenter de se racheter auprès de la société. Inspiré d’un fait réel et adapté du roman Jeux d'enfants écrit par Jonathan Trigell, Boy A ne s’intéresse pas réellement au passé du jeune homme (hormis quelques flashs backs), mais plutôt à sa réhabilitation. Porté par d’excellents comédiens (Peter Mullan que l’on ne présente plus et à ses côtés, LA révélation du film : Andrew Garfield). Boy A nous transporte, nous émeut et captive tout au long !
Peut-on avoir le droit à une seconde chance? Cette tragédie moderne britannique pose la question de façon frontale,à travers la réinsertion extrêmement difficile d'un jeune homme,qui sort de 14 ans de détention pour un crime qu'il a commis.Acte dont on ne saura jamais s'il en est directement responsable ou non.Mais le sujet n'est pas là.John Crowley concentre son récit sur son personnage,Jack,à fleur de peau,qui doit aller de l'avant,se construire une nouvelle vie,tout en tentant de faire abstraction de son passé.Tiré d'un fait divers réel,"Boy A" évite le pathos lacrymal,et s'ancre dans un réalisme crédible.On en sort empli de compassion pour ce garçon,victime des préjugés et d'un passé indélibile.Cruel,mais jamais sordide.Et si le drame est si poignant,on le doit à la performance éclatante d'Andrew Garfield,révélation californienne déguinguandée,fragile et subtil.Dommage dans ce cas que de multiples flash-backs démonstratifs et peu enrichissants viennent alourdir un récit,qui se suffit à lui-même.Le scénario a aussi tendance à s'épuiser dans une dernière partie un peu facile.Des erreurs de jeunesse,qui n'entachent pas trop un film attachant,et qui parlera à tous.
Couronné dans divers festivals, "Boy A" est un film au scénario très prometteur mais dont la réalisation, par manque de rythme, nuit malheureusement au résultat final. En fait, on est en droit de penser que le scénario, adaptation d'un roman de Jonathan Trigell, s'inspire beaucoup d'un fait divers qui a défrayé la chronique en Angleterre : le meurtre, en 1993, de James Bulger, un gamin de 3 ans, par 2 autres gamins âgés de 10 ans, puis le procès, puis les suites. En fait, c'est à la suite que s'intéresse "Boy A" : la sortie de prison de Jack, qui avait commis à 12 ans un crime atroce avec un de ses copains et à qui on a donné une nouvelle identité afin de lui assurer une certaine sécurité. On lui a aussi adjoint un éducateur, Terry, qui effectue cette "mission" avec beaucoup de sérieux, de soin et même d'affection. Jack Parviendra-t-il à conserver cet anonymat ? Andrew Garfield, qui interprète Jack, a un faux air d'Anthony Perkins. Quant à Terry, c'est Peter Mullan qui s'y colle et, devinez quoi : il est excellent !
Une adaptation littéraire qui séduit par le dosage subtil de documentaire social et de fluidité narrative et romanesque. Une habile construction en flashback alterne les efforts du personnage pour se resocialiser et des épisodes relatant le traumatisme d’un drame passé, qui ne le concerne plus mais le hante encore. Sans doute regrettera-ton certains passages plus convenus (la jalousie du fils de l’éducateur, le sadisme du camarade d’enfance) et un ton un peu lisse. Mais l’ensemble ne démérite guère et constitue une belle réflexion sur la stigmatisation et l’étiquetage appliqués par une certaine société ancrée dans ses certitudes et ses préjugés.
Superbe film, fort en émotion. Une mise en scène subtile, un scénario déchirant. L'auteur ne fait pas de procès, il ne donne pas son point de vue, il fait juste un "état des lieux". Le thème de la réhabilitation des criminels est difficile a abordé et John Crowley s'en tire à la perfection.
Le sujet était délicat à traiter, et on peut dire que le réalisateur s'en sort très bien. Sans jamais tomber dans le cliché ni la facilité, il pose des questions essentielles : peut-on donner une deuxième chance à quelqu'un qui a commis un acte horrible ? Cette personne peut-elle se racheter et vivre comme tout le monde ? Autant de sujets passionnants et rares au cinéma. Et pour ne rien gâter, une excellente réalisation soutenue par de très bons acteurs viennent compléter un ensemble très satisfaisant.
Superbe! Un film à voir absolument, pour le scénario qui est passionnant sur un sujet actuel qui vous donne à réfléchir, à vous mettre à la place des protagonistes de l'histoire: pardonneriez vous à ce jeune homme qui essaie de se reconstruire tant bien que mal... Cette réflexion va vous hanter pendant mais aussi longtemps après le film! Andrew Garfield est excellent et confirme que c'est un GRAND acteur, ce qu'il continuera de démontrer avec les rôles qu'il tiendra après ce BOY A. Rien à dire de plus à part qu'il faut le voir!
Ce film brittanique m'a beaucoup touché, il est servi par des acteurs de talent et ses dialogues sont d'une richesse encore trop peu remarquée au cinéma. A conseiller aux amateurs de drames.
Boy A est tout simplement une énorme surprise et une merveille! Ce film simple par ses décors, par son casting, par sa douceur est un petit bijou du cinéma britannique. A la fois poignant par son côté sombre, ce film nous livre aussi un côté innocent interprété par ce jeune acteur Andrew Garfield qui est extraordinaire! On a envie de lui donner cette seconde chance. On a envie de croire à ce nouvel espoir.
Certes le thème est intéressant : la difficulté, voire l'impossibilité pour un ex détenu, condamné alors qu'il était enfant, de refaire sa vie avec l'aide d'un tuteur qui levoit comme un fils, alors que le sien est un raté....Mais c'est lent, triste, parsemé de flash backs assez pénibles et c'est davantage filmé comme un téléfilm que comme un vrai film.... donc je me suis un peu ennuyé.