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Yasujirô Rilke
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1,0
Publiée le 30 avril 2009
François Ozon avait abandonné le spectateur sur une relecture raccourcie de «Gone with the wind», «Angel». Avec «Ricky» (France, 2008), Ozon poursuit l'immixtion du féerique avec le réalisme. Poursuivant un certain idéalisme naïf qui gangrenait «Angel», «Ricky» souligne la fusion du fantastique dans le réel. Enfant d'un père et d'une mère ouvriers à la chaîne dans une usine, le bébé Ricky se révèle dès ses premiers mois doués d'une déformation physique pour le moins singulière : il possède dans son dos une paire d'aile. L'apparition de cette curieuse anomalie n'intervient qu'après que la condition sociale des parents aient été clairement instauré au spectateur. L'intrusion progressive de cette difformité fabuleuse risque de désarçonner le spectateur, toute la réussite du film repose dans ce risque. Car enfin le postmodernisme flagrant dont fait preuve Ozon, en mêlant avec une telle désinvolture le surnaturel et le prosaïsme social le plus élémentaire, n'est pas de grande ampleur. «Ricky» réussit son exploit d'oeuvre audacieuse en prenant le parti pris de faire confiance à l'imagination du spectateur. Ceux qui objecteront aux films son invraisemblance ou sa débile naïveté, il leur reste à revoir la façon sciemment irrationnelle avec laquelle Ozon conçoit son récit. Le cinéma pour Ozon n'est pas affaire de raison ou de forces politiques. C'est bien là le problème du film, d'oublier que le cinéma est un outil de résistance et de défiance politique puisqu'il est l'objet de cet Homme, l'animal politique. La solution au joug qui conserve le prolétariat dans leur condition se trouve être l'échappée dans l'idéalisme. La filiation classique chrétienne qui parsème la chimère du film, et qui est soulignée par la séquence finale (d'une lourdeur symbolique peu appréciable), retient l'oeuvre et l'empêche d'atteindre des ambitions sociales. «Ricky» ne prétend pas à cela, pas davantage qu'«Angel». Le cinéma d'Ozon se confirme être la composition d'une fresque pittoresque.
Ce petit film, finement conçu malgré une apparence très simple, est une sorte de fable aux ressorts fantastiques sur la différence qui dérange, à travers le nouveau-né d'un milieu très modeste. La première scène, en anachronie, s'insère dans l'histoire à un moment précis, qu'on va retrouver. Puis on a une partie plutôt longuette et terne, ce qui est dommage, pour ensuite mieux se laisser entraîner. Les scènes finales se démarquent de par leur grâce poétique sans afféterie. L'irruption d'une différence inattendue -thème à lecture crypto-homoculturelle- bouleverse à trois niveaux: lors de sa révélation, dans sa confrontation sociale et dans l'expression même de son atypisme. Alexandra Lamy, tout aussi inattendue dans un film de François Ozon, révèle une autre facette d'un talent certain. Par contre, la petite Mélusine Mayence ne joue pas terrible et le personnage du père manque d'épaisseur. Le bébé-E.T., lui, est tout chou, mais ça manque la plupart du temps d'un certain charme. Un beau moment, émouvant, même si ça reste une oeuvre mineure, ce qui explique ma note, qui pourrait aussi être supérieure.
J’aime beaucoup Ozon, il aborde toujours des thèmes très intéressant. J’avais été profondément déçue par « Angel ». C’est le coté romance, fleur bleue qui faisait un peu tarte. « Ricky » commence comme une romance, et c’est là que le bas blaise, mais rapidement se transforme en une jolie comédie pour se terminer en drame comme nous pouvons le constater dès la première scène. On passe donc par tous les genres classiques en un seul film. Il commence d’ailleurs aussi très classiquement par un flash back. Ce procédé devient un peu trop classique a mon gout. Mais heureusement ici, cela ne retire rien a la chute. Les effets spéciaux des ailles de Ricky sont assez impressionnants, on croirait des vraies. C’est un film gentillet et mignon que vous a présenté François Ozon. Réservant tout de même quelques belles surprises que ce soit cette fin, a laquelle on s’attend plus ou moins mais que l’on ne veut pas, ou certaines scènes très amusantes comme celle du supermarché. A quand le Ozon, plus dramatique, du « Temps qui Reste » ?
Un Ozon décevant. La portée du film n'est pas assez approfondi, rien n'est creusé en profondeur, tout est superflu, sans message réel. Je retiendrai juste quelques scènes comiques et le rôle de la petite fille qui se révèle être une très bonne actrice.
Voilà du fantastique typiquement français, c'est à dire traité de façon réaliste. Le surnaturel n'est ici qu'un des composants du film, film bizarre mais charmant. Alexandra Lamy est poignante dans un rôle pourtant peu habituel pour elle. Sergi López, lui, est excellent comme d'habitude. La banlieue selon François Ozon est singulière : déserte et silencieuse. J'ai bien aimé une scène cocasse dans le film. Alexandra Lamy dans une boucherie qui mesure les ailes d'un poulet pour avoir une idée du développement de son fils... Hélas, la fin incompréhensible m'a complètement déconcerté. Globalement, je n'ai pas saisi le sens profond de ce film.
Réaction à chaud . A vrai dire je me suis ennuyé tout le long du film . J'ai pas pris , et cela dans tout le film.Un scénario presque bidon , même si c'était osé . Les pleurs du bébé m'ont soulé , les ailes et l'envol du bébé vraiment peu réaliste , même les ailes m'ont dégouté. Des personnages naïfs et peu attachants , voilà le cinéma français. Tout de même , la prestation assez convaincante d'Alexandra Lamy qui fait mentir son personnage toujours drôle. Réalisation de François Ozon vraiment mitigé et catastrophique pour ma part . Le succès de ce film heureusement n'a pas suivi avec un peu plus de 200 000 spectateurs qui ont payé pour voir ce film beaucoup trop pauvre en rythme.
Voilà un ovni français ! « Ricky », c’est l’histoire d’un couple qui met au monde un beau bébé tout rose et joufflu. Celui-ci n’est pas comme les autres. Rapidement, des ailes vont lui pousser dans le dos sous les yeux ébahis de la mère. Le film de François Ozon est un projet ambitieux qui apporte du nouveau dans le paysage cinématographique français. Rien que pour ça, il mérite bien deux étoiles d’office. Au visionnage, on se rend finalement compte que plus qu’un conte fantastique, le film se veut juste dans un contexte social afin d’étudier les hommes plus que le surnaturel. Une réalité française à la photographie morose (inexistante ?) qui apporte assez peu de rêveries à l’œuvre. Mis à part la scène des retrouvailles entre Katie et Ricky, les couleurs sont tristes et fades. Il n’y a pas beaucoup de joie dans ce film. Le choix de l’actrice principale peut ainsi surprendre. Habituée des comédies décervelées, Alexandra Lamy n’est pas que "chouchou", elle peut aussi tenir brillamment la tête d’affiche dans un registre dramatique. Omniprésente, l’actrice livre une belle interprétation toute en sensibilité. Plus qu’un film fantastique, « Ricky » ressemble plus à l’étude du cœur d’une femme ayant enfanté. Même si les réactions de son personnage suscitent parfois l’incompréhension, elles sont toutes guidées par l’amour envers ses enfants ou envers Paco, mais rarement les deux à la fois. L’attitude de la mère par rapport à sa fille aînée choque parfois, du fait de la virulence des propos. Il lui arrive en effet de renvoyer sèchement la petite dans sa chambre pour avoir un moment d’intimité avec son compagnon. Lorsqu’elle tient Ricky dans ses bras, c’est Paco qui devient la source de ses malheurs. La naissance du couple de parents est sans saveurs. Le contexte social réaliste dans lequel cet amour naît est louable. Sauf qu’il se trouve que Sergi López manque de présence à l’écran. Pas évident de comprendre ses charmes comme Kathy. Sa double vie, bien que seulement suggérée, saute aux yeux de tout le monde sauf à ceux de la jeune mère. Voir la femme tomber si bêtement dans le panneau sans aucune réserve est frustrant, d’autant plus que même sa fille se rend compte de la supercherie, sans jamais en informer sa mère. Certes l’amour rend aveugle, mais n’exagérons rien ! Concernant le déroulement de l’histoire, « Ricky » n’échappe malheureusement pas à un déroulement classique. Après une introduction bien trop longue, l’intrigue se dévoile en même temps que les ailes de Ricky, bien moches durant ses premières semaines par ailleurs. La médiatisation du bébé-oiseau casse le charme et tombe dans les travers de la curiosité journalistique, de l’appât du gain de l’homme cupide. La fin du film de François Ozon est probablement l’une des pires conclusions (si elle peut être qualifiée de la sorte) que j’ai vues. Une belle fin toute gentillette et optimiste, qui ne résout rien. Elle aurait pu convenir sans être transcendante si jamais les premières minutes du film n’avaient pas été cette scène avec une Alexandra Lamy racontant ses malheurs à un agent de la fonction publique. A quoi bon annoncer un malheur à venir si à la fin du film ces évènements ne sont même pas suggérés ? Il n’y a pas de lien entre l’introduction et la conclusion du film. Tout ça pour placer un "Quelques mois plus tôt" pour faire croire à du suspense. J’ai comme l’impression de m’être fait avoir !
François Ozon a indéniablement pris une démarche artistique originale par son histoire qui sort de l'ordinaire et déroutante par le mélange des genres(comédie,réalisme social,drame,fantastique) tout en jouant sur les différentes interprétations qu'il laisse libres de pouvoir faire dessus. Ricky est un film intéressant à voir d'autant plus qu'il permet à Alexandra Lamy de bien exprimer son registre dramatique mal connu mais sans être pour autant spécialement emballant pour ma part.
Il va falloir que je me fasse une raison : François Ozon, n'est pas mon ami. J'avais déjà vu deux de ses précédents films (Le refuge & Potiche) et le résultat m'était paru fort misérable. Mais bon, je récidive avec ce "Ricky", histoire de voir un peu comment notre réalisateur parvient à retranscrire une histoire aussi étrange. Imaginez un peu : un bébé née dans le fruit de "l'amour"avec en plus des bras et des jambes, deux ailes dans le dos ! Bref au début, tout va bien. On fait la connaissance des personnages, le couple Lopez/Lamy assez naturel bien que peu attachants étant donné le peu de profondeur accordé à leurs psychologies respectives & une Mélusine Mayance dont l'expression se résume à un seul regard. Le rythme est lent certes, mais correspond assez au genre. Agréable petite demie-heure jusqu'à l'apparition des dites ailes. De la fable poétique, on passe à un drame fantastique aux effets spéciaux bâclés et dans lequel les situations grotesques s'enchainent à un rythme presque insoutenable. Après peut-être qu'il y a des symboliques, des doubles sens & de l'allégorique en pagaille cependant le tout est peu passionnant, peu parlant mais très brouillon. La fin tout aussi survolée clôt un film assez court, qui se laisse regarder à conditions d'avoir un passe temps à portée de main. Un gilet de sécurité par exemple. Et puis ce Ricky, qu'est ce qu'il peut chouiner alors...
Dans ce conte de fée des temps modernes, François Ozon essaye de nous faire ressentir plein d’émotion et peut être aussi beaucoup de messages sur la famille, mais tous cela est complètement annihiler par cette surprise et ce questionnement qu’opère le bébé et le scénario sur le spectateur... c'est bien dommage.
Un bon gros nanar comme le cinoche français en manquait.Ah oui, merci Mr Ozon, c'est splendide de grotesque et merveilleux de simplisme. Ricky...sans déconner.
Ce film nous plonge dans un univers féérique, fantastique et naif. Mais le tout n'arrive pas à convaincre, cela manque de rythme, d'intrigue et surtout de folie. En bref,le scénario dans son ensemble est faible, on ne comprend pas les messages et l'intéret d'un tel film. C'est long et ennuyeux, seul l'interprétation des deux acteurs sauve un peu le tout.
En allant voir ce film, je craignais le pire: après avoir vu la bande-annonce, je ne savais vraiment pas qel style allait avoir ce film: comédie complétement loufoque et débile? drame? Eh bien c'est un peu les deux. Au final, on découvre Alexandra Lamy dans un rôle différent de ceux qu'elle a l'habitude de jouer, et elle s'en sort plutôt bien. Ce film, c'est plus l'histoire d'une famille qui apprend à vivre avec un bébé volant que l'histoire de ce bébé, et tant mieux: il y a de l'émotion, pas seulement du comique. Ca reste très déjanté mais drôle quand même.