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Un visiteur
1,0
Publiée le 28 mars 2010
Voilà un très bon exemple du concencus mou du cinéma français. Il faut encourager un cinéma de l'audace, mais sans se bercer d'illusion voire d'hypocrisie. Ricky est un film atypique de la production hexagonale, mais c'est avant tout un film fourre-tout, mélange de genres malhabile, oscillant bon gré dans un sens puis dans l'autre, sans jamais aller au bout de l'idée, effleurant et les personnages et l'histoire, provoquant ennui et commisération... La dythirambe de principe et de position n'est pas rendre service au cinéma français.
Un film original, "à la Ozon". Alexandra Lamy est stupéfiante et bouleversante dans ce rôle dramatique. On l'attendait au tournant, pari gagné. Sergi Lopez est également très convaincant, tout comme la petite fille qui joue Lisa. Les effets spéciaux ne sont pas criants de réalisme, mais plutôt réussis quand même. Côté esthétique, belle image, bon son, musique judicieuse, mise en scène très travaillée et recherche stylistique. Ce n'est pas un grand film, mais on prend plaisir à le regarder. On ne s'ennuie pas, pris malgré nous dans cette histoire incroyable.
Film plutôt déconcertant. Les laudateurs y voient une superbe fable sur le deuil et s'émerveillent devant l'originalité du propos, les contempteurs s'y ennuient ferme et dénoncent l'historiette aux couleurs de l'outrance et même du ridicule. Qui suivre ? L'idée de base en vaut une autre, sauf à pouvoir suivre avec lisibilité les intentions du réalisateur. Or cette histoire de bébé volant laisse place à toutes les interprétations, sans qu'aucune prévale. Trop d'histoires = pas d'histoire, du moins pas d'histoire cohérente ?.... Restent de toute façon au crédit l'interprétation (surtout celle de la jeune Mélusine Mayance, qui provoque d'emblée l'empathie avec son personnage de petite fille perdue) et une exposition "sociale" du film très réussie.
Ricky est le premier film de François Ozon que je regarde. Le film est assez déroutant, mêlant avec un certain brio surnaturel et encrage dans le réel. Les effets spéciaux ne sont d'ailleurs pas franchement immondes et la musique donne parfois un aspect burtonien au film. Les acteurs font eux aussi une belle prestation, que ce soit Alexandra Lamy dans un rôle peu habituel, Sergi Lopez ou la petite Lisa. Le problème c'est que les 1h30 de films passent très lentement, compte tenu du récit assez mineur. La fin ne m'a d'ailleurs pas particulièrement emballée. Donc pas mal mais sans plus, surtout qu'Ozon arrive tout de même à réaliser des scènes intelligentes et riches en symboles.
La première scène du film, court flash-forward, éclaire singulièrement la séquence de fin. Mis à part cette particularité, Ricky nous propose un récit linéaire pontué d'élipses. Capable du bon (Les amants criminels, Sous le sable, Le temps qui reste) comme du moins bon (Huit femmes, Swimming pool) Ozon nous propose un récit singulier, non seulement en incluant un facteur fantastique dans son histoire, mais surtout en choisissant un traitement réaliste de cette confrontation. Ainsi suit-on Katie dans son quotidien, entre l'usine, sa fille et son HLM, mère lambda dont le portrait juste et sensible ne verse jamais dans le misérabilisme. En tenant jusqu'au bout ce parti pris, et ce même lorsque le quotidien déraille (Katie s'adapte finalement à ce qui lui arrive) Ozon assume pleinement la singularité de son film. Ainsi Ricky devient-il une sorte de conte social sur la maternité, la différence, l'amour, sans que toutes les clés de compréhension nous soient données. Cette relative opacité du sens à donner à l'histoire, ne nous empêche cependant pas de la suivre avec plaisir tant l'empathie avec les personnages principaux, et principalement Katie, fonctionne. Il faut évidemment souligner le choix judicieux d'Alexandra Lamy pour interpréter cette femme ordinaire confrontée à l'extraordinaire. Juste de bout en bout, à la fois terrienne et lumineuse, profondément touchante dans sa capacité de mère à protéger puis accepter que son enfant ne lui appartienne pas, c'est elle qui porte le film. A ses côtés, Sergi Lopez est parfait comme à son habitude, et la très jeune Mélusine Mayance très juste dans un rôle plus difficile qu'il y paraît. Ricky est un film devant lequel il faut se laisser porter sans forcément chercher à trouver un sens précis à l'histoire qu'on nous raconte. En se permettant un traitement inhabituel dans son cinéma, et dans le cinéma français tout court, en juxtaposant cadre réaliste et intervention fantastique, Ozon réussit à maintenir le cap.
Ozon continue son déclin... il persiste et signe avec ce film vraiment tiré par les cheveux... Je vous conseille de courir voir "Des idiots et des anges" de Bill Plympton, sur le même sujet (presque) mais c'est vachement mieux !!!
Ricky est un grand film qui n'en a pas l'air. Le surréalisme ambitieux collé au un portrait social est un dangereux pari, et pourtant, il fait la beauté du film. peut-être parce que cet angelot au milieu des barres HLM porte dans ces petites ailes une métaphore sublime. Ricky parle de l'enfant étrange, de l'enfant malade ou différent, avec lequel l'entourage essaye difficilement de composer. En ça, Ricky se rapprocherait de Tomboy de Céline Sciamma. Une fois la métaphore dépassée, Alexandra Lamy apparait comme une mère désemparée sublime luttant contre la perte inexorable de son enfant, un thème habituellement tire larme, que la métaphore rend crédible et à la fois poétique.
Raté, je suis déçu. Seul les japonais peuvent traiter une telle histoire, par ailleurs déjà mise en scène dans les années 1960 avec un ange descendant sur Terre ; et bien plus loin il y eut Icare et ses ailes de cire. Tout le merveilleux est parti du film d’Ozon. C’est plat, un comble pour un personnage qui doit vaincre la pesanteur... Pas d’émotion, ça me fait penser à une série télé au scénario bancal. Seule l’agréable musique symphonique tente d’élever un peu la sauce.
Ricky est un conte poético-social. Mélangeant merveilleux et contexte social triste (même si Ozon filme avec soin la cité dans laquelle vit cette famille), la justaxposition des genres n'est pas bien équilibré, les ruptures de tons sont quelquepeu apbruts. Francois Ozon est à l'aise pour apporter des touches de tensions et d'inquiétudes au milieu de ce conte de fée qui se révèle au final une ode à la famille. Au final, un beau moment de poésie jamais toc.
L'histoire de ce couple tout à fait ordinaire qui ont un enfant, un bébé qui est né et qui ressemble à tout les autres mais qui en grandissant devient unique et très spécial. Sa mêre Katie et sa petite soeur découvrent alors d'étrange marques rouges dans son dos. Ces marques deviendront des ailes ... Ricky de François Ozon, est un film superbe, une belle histoire, très originale, touchante, qui devient même parfois amusante. J'ai beaucoup aimé ce conte fantastique, je regrette par contre que le film ne dure qu' 1h30. J'aurais tellement aimé en voir plus, la fin m'a plu, mais m'a laissé sur ma faim, je pensais à une fin très différente à celle qu'on à le droit, je pensais que ça irais encore plus loin, que ça devienne encore plus fantastique. Mais non, j'ai étais un peu déçu pour ce point là. Mais le film reste génial, très fort, vraiment unique, sans parler d'Alexandra Lamy, habituée aux comédies, et qui l'à avec Ricky s'essaye à la comédie dramatique, un rôle profond, je l'ai trouvé très surprenant, une très belle découverte, j'espère que ce rôle lui permettra de décrocher des rôles aussi touchant voir même plus pronfon que celui ci. Ricky, est un petit ovni dans le paysage du cinéma français actuel, un film original qui ne ressemble à aucun autre, très réaliste ! Ce mélange de comédie/drame/fantastique est tout simplement superbe ! Et encore B.R.A.V.O. à Alexandra Lamy !
Avec cette histoire de bébé ailé, François oserait prendre les spectateurs pour des pigeons que çà ne me surprendrais qu'à moitié. Peut-être a t'il cru trouver la poule aux œufs d'or avec ce sujet. Gageons que le public fuira à tire-d'aile à la vision de cette chouette pochade. Bon, c'est pas l'tout, m'en vais revoir "Les ailes de l'enfer" avec Nicolas Cage. Une valeur sûre...