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totoro35
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2,0
Publiée le 31 mai 2010
Téchiné affine de plus en plus sa mise en scène qui est le point fort du film. Le reste est malheureusement décevant, l'ensemble restant à la surface des choses et manquant singulièrement d'émotions malgré certains points intéressants (le fait notamment qu'une histoire à la base personnelle devienne par la force des choses une véritable affaire d'état.).
Après deux films un ton en dessous (malgré l'intéressante thématique du sida dans Les témoins), Téchiné nous revient avec un film plus fébrile dans le fond et plus moderne dans la forme. S'articulant en deux parties, l'avant et l'après du fait divers dont Téchiné et ses scénaristes se sont inspirés, La fille du RER se présente comme une chronique distanciée, presque objective, du mal de vivre de Jeanne, cherchant à donner un sens à sa vie. La première partie, la plus romanesque, plonge l'héroïne dans une passion amoureuse exclusive. La seconde, beaucoup plus tendue, la recadre dans une réalité beaucoup moins fantasmée. A l'aide d'une mise en scène brillante et lumineuse (avec toujours chez Téchiné cet amour des couleurs et de la nature), savamment accompagnée d'une bande son riche et judicieuse, porté par la mécanique parfaite d'un scénario habile, Téchiné montre sans démontrer, orchestrant une habile rencontre des thématiques qui lui sont chères : le mal-être de l'adolescence, la passion amoureuse, la confrontation au réel, le point du passé. Si la première partie fonctionne parfaitement, la seconde souffre d'une approche trop froide dont les quelques digressions (les problèmes du couple Demy-Elkabetz n'apportant rien à l'histoire malgré l'importance de la question juive) illustrent un peu maladroitement la réflexion sur le pouvoir de l'info et son rapport avec la vérité. Ainsi, malgré un casting irréprochable, Dequenne en tête, à la fois lumineuse et fermée, Duvauchelle parfait en petite frappe au charme vénéneux, Deneuve et Blanc au diapason d'une partition malgré tout sans surprise, Elkabetz comme toujours superbe, le film peine à toucher réellement, le choix du point de vue laissant malheureusement le spectateur à distance. Retenons cependant la parfaite maîtrise de Téchiné dans une mise en scène libre et moderne qui tutoie souvent la grâce (superbe scène de tchat entre Dequenne et Duvauchelle par exemple).
André Téchiné est toujours un des meilleurs metteurs en scène français en activité, et haut la main. A l'heure où on se laisse abuser par des mouvements de caméra brouillon, agités, Téchiné signe un des films les plus jeunes et dense : narration, sons, images. Voilà quelqu'un qui sait faire des plans de cinéma. Pendant lumineux et solaire de celui de Claire Denis, plus crépusculaire et contemplatif. Avec ses zones d'ombres bien sûr, force obscure, quasi ésotérique, mystérieuse, agissante. Scènes de dial virtuel sur internet. Vibrations sourdes des roues de roller. Présence sonore et visuelle des rames de RER qui filent dans une 1ère partie alerte, rapide, précise, comme Frank qui va droit au but, qui sait ce qu'il veut, qui t'envoie vite fait au tapis. Personnages archétypiques des films de Téchiné. Les scènes près du lac, dans la végétation, quand la pluie tombe. Traitement du sujet d'une élégance rare, en quelques phrases prononcées par M. Blanc et M. Demy. Incursion juste dans le judaïsme. Parfaite synthèse et équilibre de là où Gus Van Sant échoue dans ses films mainstream, et là où Lynch réussi mais sans toucher le grand public.
Après l'excellent "Les témoins", Téchiné nous gate encore avec la fille du rer, ce qui est interessant c'est cette distance et la froideur du film. Inspiré d'un fait divers, cette fille du rer restera longtemps dans nos mémoires, justement parcequ'elle ne nous dévoile pas son secret. Tous les acteurs sont impeccables et nous sommes ravis de voir R. Elkabetz toujours aussi superbe.
Un super film. On dirait que chaque plan de caméra est travaillé au mm près. Le travail de l'image ainsi que le travail de la photo sont impeccable. Un vrai travail artistique avant toute chose. Quant à l'histoire, tiré de fait réel, elle est bien romancé mais reste très réaliste. Les acteurs sont bons et les musique angoissantes. Un bon Téchiné ;)
Le film se décompose en deux. La première heure (très longue) est censée nous expliquer les raisons de son geste mais elle nous présente une fille un peu perdue qui tombe amoureuse. Ceci sans rien approfondir. La deuxième partie raconte le fait divers puis la révélation. Encore une fois, sans rien expliquer. Tout est survolé, le sujet est très mal traité. Les acteurs ne rehaussent pas le niveau, Duvauchelle est pathétique sur son lit d’hôpital et Michel Blanc récite son texte. Ce fait divers ne méritait tout simplement pas un film mais plutôt un débat. A éviter.
Téchiné et son verbe, c’est quand même quelque chose. Un film d’une durée d‘1h30 en paraît ici une de plus. Il n’y pas, ou très peu, de plans morts, que j’ai l’habitude de nommer fioritures indigestes. On va à l’essentiel, on se consacre au récit. Dans son précédent opus, «Les témoins», André, pour les intimes, avait établit un rapport de force en faisant passé un sujet tabou tel que l’homophobie et le VIH, qui étaient des sujets centrales, passé au second plan derrière, avant tout, une histoire de coeur. Sauf que dans «La fille du RER», l’idée de base est certes bonne, mais trop friable.
Dieu que c'est mauvais... La pente est rude pour Téchiné dont le film précédent était déjà pathétique. Le voilà entraîné dans un cycle de reconstitutions temporelles et lorsque dans "Les roseaux sauvages", censé se passer en 1961, on entendait "Barbara Ann", sorti 4 ans après, on trouvait ça drôle. Dans "Les témoins" il y avait trop de Twingos pour un film censé se passer dans les années 80. Ici, tout fait toc, l'intrigue que l'on parsème de pépites de réel pas vraiment triés sur le volet, les acteurs déconfits.. Le pire est que le ton est doctoral, professoral presque, et rapidement pédant. Désagréable et non avenu.
Passer un fait divers au grand écran c'est un paris risqué. André Téchiné l'a fait, avec cette histoire qui a secoué les médias en plein été 2004 rebaptisé par la presse "La fille du RER". La jeune fille affirme à la police avoir été victime d'une agression à caractère antisémite sur la ligne du RER Deux jours plus tard, la jeune femme avoue avoir tout inventé. Le fil conducteur est le même, dans le film comme dans le fait divers. Scénariste et réalisateur ont prit la décision de détourner l'histoire, probablement par respect de la vie privé de cette fille, et peut-être aussi par manque d'informations. Toujours est-il que cela donne une bonne histoire, une romance dramatique. Intéressante avec ses rebondissements, Tout se suit très bien, c'est plutôt réaliste, les causes du mensonges sont intelligemment trouvés. Mais voilà le film est irrégulier. Certains plans sont trop long, d'autres ne servent à pas grand chose, notamment les scènes entre le fils de l'avocat et son ex-femme, je ne voit pas en quoi cela fait avancer le film. Les scènes ne sont pas forcément bien enchaînés... d'autres complètement "tordus" ( par exemple la scène de la conversation msn).Enfin, bref ont dirait un peu que c'est fait brouillon. La bande son c'est un peu pareil, des morceaux de musiques pas forcément très bien choisis ( enfin ce n'est que mon avis ) Certains ne sont là que pour dramatiser les scènes... Vous allez me dire, bien sûr c'est un des buts de la musique au cinéma, mais là c'est tellement flagrant que ça fait vraiment nul. La mise en scène frise par moment le ridicule, notamment dans certaines échanges entre les personnages. Du côté des acteurs en revanche il n'y a rien à dire. Ils sont très bon. Aucun commentaires à faire, si ce n'est souligner les prestation de Emilie Dequenne et Nicolas Duvauchelle. La jeunesse française et pleine de talent. "Les vieux sont aussi très bon surtout Michel Blanc. Donc, malgré une déception au niveau de la réalisation, l'histoire à tout pou
Au lieu d’enrichir le sujet connu de tous par une vision personnelle, André Téchiné s’est trop effacé et n’en donne jamais une vraie lecture. Les ajouts romanesques sont risibles, réduits au plus extrême des schématismes. Reste l’interprétation, inégale : Deneuve est une grande Catherine ; Michel Blanc excelle dans le rôle désormais bien rodé de Michel-Blanc-jouant-chez-Téchiné ; mais Emilie Dequenne est laborieuse comme hésitant sur la direction à prendre ; et Roni Elkabetz exaspère à force de compenser le vide de son personnage par un abus de grimaces (grotesques, les scènes de l’entretien d’embauche et de la réconciliation). Un film à l’ambition mal assumée, appliqué, mais tout juste.
Le contage est précis, la psychologie de l'origine du mensonge est minutieuse, les acteurs sont pertinents mais le film s'attarde défois sur des personnes secondaires, sans intérêt réel. Au milieu de ce fait divers captivant s'entrelasse donc des informations inutiles, faisant tirer le film en longueur ...
«La Fille du RER» d'André Téchiné est un film inspiré d'un fait divers réel qui s'est déroulé en juillet 2004: une jeune femme a prétendu avoir été victime d'une agression due au fait qu'elle est de confession juive, dans un métro de la banlieue parisienne. Une affaire qui mobilisa pleins d'associations, qui enflamma la presse, l'opinion publique remontant jusqu'a l'Elysée. Cette agression, devenue une vraie affaire d'état n'était qu'une invention, un odieux mensonge. Mais pourquoi un tel mensonge? Quelles étaient les motivations de la plaignante? Etait-ce pour se faire aimer? Pour faire parler d'elle? Ou cet acte cache t'il tout simplement un malaise profond? Rien n'est sûr et les interprétations de cette attitude seront multiples. Ici, c'est Emilie Dequenne qui joue le rôle de la menteuse, une jeune fille dont la vie bascule complètement après que son petit ami eut reçu un coup de couteau dans le ventre. Même si l'ensemble est un peu brumeux, brouillon, André Téchiné arrive tant bien que mal à faire passer un message de société. En revanche, une fouille un peu plus approfondie de la personnalité de Jeanne aurait été nécessaire...