Une opposition intéressante entre la naissance du christianisme comme religion officielle et les sciences comme l'astrologie et le bouleversement d'une Terre en dehors du centre de l'univers. Il est curieux d'avoir choisit ce point de vu et cette opposition. Il en ressort un curieux film avec des parties mollassonnes et d'autres plus dynamiques. Pourquoi pas, si vous aimez les péplums!
Nous étions sans nouvelle de Alejandro Amenábar depuis son chef d'oeuvre Mar adentro (2005). Il nous reviens enfin avec un péplum se déroulant au IVème siècle après Jésus-Christ à Alexandrie, lorsque les Païens furent chassés par les Chrétiens (il en sera de même avec les Juifs). Véritable révolution barbare sur fond de croyance et de liberté de pensée (au coeur de la sublime cité d'Alexandrie, reconstituée en partie au Fort Ricasoli, sur l'île de Malte et aidé par un apport considérable de SFX, tous de très bonne facture). Une réalisation qui ne fait que confirmer les talents du cinéaste Espagnol, sa fresque se délecte de bout en bout, la mise en scène oscille entre romantisme et fureur, sur fond de religion où les Chrétiens tentent par la force d'imposer leur croyance. Mise en scène parfaite, décors dantesques et acteurs au diapason (Rachel Weisz en tête). Agora (2009) est LA surprise de ce début d'année !
Agora, comme tous les péplums, a le défaut d'être nul au niveau historique. C'est d'ailleurs impossible de restituer le vérité, le travail est donc de se rapprocher de ce qui s'en rapproche le plus. La romance omniprésente a alors d'après moi très peu sa place. Mais l'essentiel du film est la pensée philosophique qui est restituée et la morale . A ce niveau, le film d'Amenabar tient ses promesses. Soutenu par des scènes épiques. Les mouvements de foule dans une Alexandrie antique sont impressionnants.
Agora romance l'histoire de la brillante astronome et mathématicienne Hypatie (jouée par la sublime Rachel Weisz et doublée en VF par la très suave voix de Françoise Cadol) sur fond historique révélateur des violentes dissidences inter-religieuses du IVème siècle. Le film aborde et mélange diverses problématiques sur l'arrivisme, l'intolérance, la volonté d'obscurantisme, ... constituant un péplum un peu brouillon. Néanmoins, la scénarisation voulue par Alejandro Amenábar laisse place à un suspense dramatique, orchestrant ainsi et paradoxalement un magnifique crescendo sur le plan émotionnel, tragique sur le plan historique élaborant de fait une oeuvre presque humaniste.
Agora est un bon film , une excellente réalisation , de bons acteurs mais trop porté sur la propagande religieuse , des longueurs par moments . Bref un bon film historique a voir au moins une fois pour les amateurs du genre .
Ce film est passionnant. Les acteurs, et surtout le scénario sont parfaits. Il nous rend compte de l'idiotie des hommes. Les décors sont beaux. Et, ce film est tout simplement magnifique, touchant.
14/20 J'ai trouvé ce film trés dur, il a le mérite d'aborder une période oubliée de la genèse du christianisme politique. On y voit bien l'opposition fanatisme religieux contre philosophie et science.. et encore aujourd'hui cela existe....
Un film très difficile à suivre. L’action et les personnages évoluent de manière radicale sans que rien n’ait clairement été expliqué. Le contexte politique, culturel, économique et social est présenté de manière très succincte au début, avec juste quelques lignes de présentation durant le générique. Puis, de manière très superficielle, lors du déroulement de l’intrigue, par quelques scènes et quelques répliques parachutées. La psychologie et les motivations de la plupart des personnages, sont, dès le départ, définies de manière assez floue. Du coup, les revirements des personnages semblent obscurs. La radicalité, la violence, individuelle et collective paraissent assez peu logiques, et fort peu crédibles. Ce manque de crédibilité vient du fait que Alejandro Amenábar voulait relater des faits historiques avec un regard actuel sans se donner la peine de cerner toute la complexité des lieux, des choses, et des gens de l’époque. A mesure que sa charge anti Chrétienne monte crescendo, elle paraît totalement anachronique, d’autant que ses Chrétiens sont majoritairement assimilés à des disciples de Daesh, voire même, des précurseurs du nazisme. Si l’espagnol a impressionné pour son traitement du thriller fantastique, on ressort abasourdi par son amateurisme dans le traitement de la fresque historique. Il n’est pas étonnant que ce film ait connu un certain succès d’estime au sein d'une élite et d'un public très bobo, et très islamo-gauchiste. Face à l’accroissement exponentiel des massacres et des persécutions à l’encontre des Chrétiens du moyen orient, dans l’indifférence générale, on a l’impression que le message relayé par le réalisateur est «chacun son tour, ils n’ont que ce qu’ils méritent ».
Je suis déçu par Agora alors que c'est tout à fait le type de production cinématographique qui me plaît de plus Amenabar est un réalisateur dont j'ai apprécié ses précédents films mais ici à défaut de rater Agora il n'a en tout cas pas réussi à nous livrer le grand film historique auquel je m'attendais. C'est surtout la première partie du film qui est saisissante puis soudain plusieurs années sont sautées dans le récit et là Agora peine à nous passionner entre un manque d'une réelle histoire de scènes fortes et une absence d'ambition et d'intensité dans le traitement et aussi une faiblesse émotionnelle. Dommage car Agora avait la matière nécessaire pour nous donner un magnifique film historique.
je m attendai a beucoup mieux mais franchement DECU pour tous ceux qui s attendent a un GLADIATOR ou a un TROIE rester chez vous car vous seriez trés decu sa rame beaucoup trop moue et une fin qui nous laisse sur la notre bref JE DECONSEILLE
Alejandro Amenábar, qu'on a connu nettement plus talentueux et subtil dans ses précédents films, frôle ici souvent le ridicule, alors qu'il avait là un sujet riche mélant la passion et le politiquement incorrect, des moyens, et une actrice sublime. Rachel Weisz me fascine tellement que j'ai quand même réussi à m'intéresser jusqu'au bout au sort d'hypatie, malgré la balourdise du film. Mais qu'est-elle allée faire dans cette galère ?
Ce film aurait pu être magnifique. Malheureusement, il peine à se démarquer de la masse. Les acteurs sont assez convaincants, malgré le service minimum d'Oscar Isaac (la scène où il pleure m'a fait rire, qu'est ce que c'était mal joué !). Tous les personnages de ce film sont très fades, que ce soient Davus, Oreste ou même Hypatie (surtout Davus en fait...). J'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à eux, ce qui fait que la scène finale m'a laissée de marbre. Plus un film sur les dégâts causés par la religion qu'un film sur la philosophie, les recherches scientifiques de l'époque comme je m'y attendais en fait..