993 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
160 critiques spectateurs
5
45 critiques
4
66 critiques
3
22 critiques
2
18 critiques
1
9 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Arkab Prior
3 abonnés
114 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 16 janvier 2026
Une histoire poignante avec deux belles femmes, l'une palestinienne, l'autre israélienne, qui pourraient être amies dans un monde meilleur mais ne le peuvent pas vu la situation tendue et figée de guerre qui oppose les deux peuples. L'héroïne palestinienne, dont la grande affaire de sa vie est de s'occuper de ses citronniers, subit à la fois l'injustice de son voisin militaire israélien et la domination patriarcale de sa propre société. L'héroïne israélienne fait le peu qu'elle peut, c'est-à-dire pas grand chose. C'est assez désespéré et désespérant.
Le film d'Eran Riklis ne résoudra pas le conflit israélo-palestinien mais il nous fait comprendre combien la situation est complexe et bloquée. Quoi de plus banal qu'un verger de citronniers qui fait vivre une veuve et son jardinier? Mais cela va se compliquer très vite car Salma (Hiam Abbas, qui donne à son personnage dignité et émotion) est palestinienne et ses arbres poussent à la frontière avec Israël. Difficulté supplémentaire, le ministre de la Défense isrélien s'installe dans la villa d'à côté : déploiement d'une protection musclée et construction d'un mirador qui surplombe les citronniers pour débusquer d' éventuels terroristes. Et bientôt le verdict tombe : les arbres touffus menacent la sécurité du ministre mais le chef du même nom a la solution, il faut tout raser! Salma n'a pas l'intention d'accepter l'injustice sans rien dire : elle s'adresse à un avocat connu, plaide sa cause devant la Cour suprême israélienne, en vain. La dernière image du film est d'une grande puissance symbolique, absurde et désolante. Ce mur élevé entre le jardin du ministre et le verger dévasté de Salma consacre l'incompréhension entre deux peuples pourtant si proches humainement. Car chaque personnage est ligoté dans une situation qui ne le satisfait pas mais dont il ne peut se libérer. Le ministre n'est pas un monstre mais sa femme, Mira, qui a compris la détresse de sa voisine, n'obtiendra rien d'un mari lui-même interdit de concession à la sécurité d'Israël! L'avocat de Salma s'éprend de cette femme courageuse et fière mais le poids de la tradition l'oblige à la quitter pour une femme plus conforme à son rang. Salma enfin est vaincue d'avance, privée de ses arbres par une conjoncture qu'elle n'a pas choisie et blâmée pour s'être attachée à un homme trop éloigné d'elle socialement. Eran Riklis se défend d'avoir fait un film politique. Pourtant comment ne pas percevoir le drame de Salma comme le symbole d'un affrontement dont personne ne peut vraiment sortir gagnant?
il est possible d'appartenir à deux camps opposés par la guerre mais se retrouver dans une sensibilité partagée et donc superposable.L'absurdité de la guerre et ses principes qui sembleraient pouvoir tout justifier ne justifient rien.Belles interprétations féminines , les femmes souffrent mais restent loyales à leurs convictions...la vie poursuivra son chemin
Encore mieux que la "Fiancée syrienne" du même réalisateur. Après les "méduses" ou "a visite de la fanfare" voici un nouvel exemple de la vitalité du cinéma israélien. Sur un sujet délicat Eran Rikler a réalisé un film qui a su éviter le manichéisme. Mention spéciale à Hiam Abbas qui avec son visage (très beau) de madone campe un personnage qu'on n'est pas près d'oublier. Le film ne tiendra hélas que trop peu de temps l'affiche. un conseil fermer vite votre micro et allez le voir!
Un film très touchant sur le combat d'une femme pour conserver les citronniers de feu son père. Seule contre tous, elle trouvera néanmoins un soutien inattendu.
Des personnages tourmentés, un drame tout à la fois dérisoire et poignant, une région peu avare de malheurs. Pourtant, ce film déploie doucement sa trame et on attend, parfois en souriant, on espère un dénouement heureux (qui viendra ou ne viendra pas, allez voir). L'actrice tenant le rôle de l'agricultrice palestinienne est impressionnante. La vision d'un état israélien sécuritaire, bureaucratique et routinièrement inique est remarquable sans pour autant sombrer dans la charge. Petit regret, la peinture du côté palestinien est plus lacunaire - une description plus précise de la société palestinienne aurait sans doute été plus polémique...
Rien à dire sur cette histoire qui résume la difficile cohabitation entre les palestiniens et les israéliens. Sans violence, le film montre le combat d'une femme humble contre le pouvoir infini d'un ministre de la défense. C'est touchant et on finit par s'attacher à ces citronniers.
Allez voir Les citronniers. Après un tel film on ne voitr plus la vie comme avant. C'est beau, c'est bouleversant, c'est profond, c'est grandiose tout en restant en simplicité subtile. Tout y est : l'absurdité du conflit, l'obsession de sécurité, les principes archaïques avec lesquels on ne vit pas, l'idylle inattendue, l'amitié inattendue faite seulement de regards et d'impressions fugaces. Deux images vous marquent, celle de ce champ de citronniers, magnifiques, qui ondule doucement, impression de fraicheur, de beauté, d'infinie douceur, et l'image de ce mur, gris, laid, moche comme tout, symbole de tout ce qui est gâché et perdu à jamais. A jamais ? C'est peut-être grâce à des films comme celui-ci qu'un jour il n'y aura plus de murs. Savez-vous qu'à Berlin à coté d'un pan de mur qui subsiste, un panneau porte ces mots : Nie wieder, no more.
Un très beau film, magnifié par l'élégance d'Hiam Abbas, toujours juste dans l'interprétation de cette femme meurtrie qui lutte dans un combat perdu d'avance. Le cinéma israëlien est décidémént bien distribué en France ces temps-ci !
Léché! c'est tout ce qu'on peut dire de ce film israélien où tout est convenu: les arabes sont sales et résignés, les juifs intelligents et puissants. Après il y a des amourettes et des divorces pour pimenter un peu avec un fond de gentille occupation de la terre des autres qui ne comprennent donc rien. Oh, bien sûr, ce n'est pas en Palestine qu'on pourra voir d'aussi beaux conseils d'état, tout en marbre dis donc! Même si la justice dispensée est celle de l'apart... ouf, j'allais dire un gros mot. Mes excuses messieurs les censeurs!