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Un visiteur
5,0
Publiée le 26 mai 2015
Ce chef d'oeuvre est une sublime allégorie de la monté du nazisme. Petit à petit, ce simple cour devient un mouvement d'activistes. Ce film montre aussi comment le peuple peut être si aisément manipulé. Rares sont les films aussi bons.
Le propos de la vague est très intéressant, prouver à des adolescents que le fascisme peut frapper à tout moment. Ce n'est pas tant dans la manière avec laquelle ça arrive qui interpelle mais plutôt dans les conséquences qu'un tel changement peut avoir sur le comportement de ces jeunes gens. A l'âge où ils doivent s'ouvrir au monde extérieur, le film montre qu'ils s'enferment dans un schéma de pensée et excluent toute personne qui ne pense pas comme eux. Le rendu à l'écran n'est pas exceptionnel faute de profondeur dans la réflexion. On regrettera un rôle un peu trop spectateur pour ce professeur dont on pouvait attendre une implication plus contrôlée dans les dérives de ses ouailles. La vague prend trop aisément le chemin de la facilité en centrant son propos sur les relations estudiantines plutôt que d'analyser le comportement des adultes face à ce changement (qu'en pensent la directrices et les autres professeurs ?). A la réalisation Dennis Gansel ne prend pas de risque, il donne l'impression d'être plus spectateur qu'acteur et cela se ressent dans son œuvre.
Un film marquant par son réalisme, sa justesse et son absence de clichés. Ce film fait énormément réfléchir, notamment sur les drames s'étant déroulés dans le passé. C'est en pointant la psychologie humaine de cette manière que nous sommes plus susceptibles de comprendre les autres, et de nous comprendre nous-même. De comprendre comment et pourquoi la manipulation humaine peut-être tentante, et jusqu'où nous sommes prêt à aller. Que ça soit par patriotisme, ou pour une toute autre raison. Je pense que c'est ce que ce film cherche à nous faire comprendre. Il nous met sur la voie de la compréhension. Il nous emporte et ne nous lâche plus, même plusieurs heures après avoir vu le film. Encore une fois, je le répète, il fait énormément réfléchir. Un final terrifiant et surprenant. Chef d'oeuvre à voir.
Que dire de ce film excellent : - angoissant (suspence, ambiance sombre ...) - émouvant (fin tragique, conséquence des actes) - très prenant (dès le début, les personnages sont attachants même si ce ne sera plus le cas) Bref nous avons de nombreuses morales à retenir de cette adaptation de fait réel mais jugez par vous même, vous ne serez pas déçu.
Ce film est excellent ! je m'explique. La vague est tiré d'une expérience réel qui s'est déroulé aux état-unis par un professeur américain (Ron Jones) voulant démontrer à ses élèves sceptiques le fonctionnement de la dictature et de la manipulation des foules. Quoi de mieux pour faire comprendre un thème à ses élèves que de les plonger dans un test grandeur nature ? voilà l'idée (géniale?) qu'à eu ce professeur. Si à la suite de cette expérience très peu d'écrit on été disponible (seulement quelques écrits dans le journal du lycée) Ron Jones écrira un récit quelques années plus tard sur cette expérience, qu'il reproduira d'ailleurs une seconde fois sur un temps beaucoup plus court (1journée) , alors que la troisième vague elle fut mis en place pendant 1 semaine. De ce récit sortira un roman et de ce roman sortira le film "la vague" c'est donc l'adaptation d'une adaptation. Quand les jeunes élèves viennent en cours, ils sont sceptiques quant à l'idée de penser qu'un peuple peut-être endoctrinée par une seule et même personne, un leader, pourtant tout le monde sait que c'est réalisable sachant que cela s'est produit lors de la seconde guerre mondiale, d'ailleurs la classe fera un débat en début de cours sur l'image de l’Allemagne auprès du monde entier, se qui est ici très intéressant. Le professeur sait très bien que pour démontrer un fait il faut du concret, quoi de mieux que de mettre en place un régime totalitaire au sein de la classe ? surtout auprès d'un jeune public très réceptif et manipulateur. Commence alors l'immersion de ce projet et la classe très motivée très enjouée va plonger tête baisser dans ce projet sans se rendre compte un seul instant qu'ils plongent dans un fonctionnement de dictature, la même qui a plongé l'Allemagne quelques années plus tôt. Les jeunes gens en quête de reconnaissance et d'appartenance à un groupe vont adhérer parfaitement à la mise en place de se que le professeur appel " la force par la communauté", les jeunes vont alors créer un code vestimentaire, un logo représentant leur appartenance, allant même jusqu'à inventer un signe de reconnaissance, le groupe devenant de plus en plus fort, se sentant de plus en plus invincible, va renier, va rejeter toute forme d'individualisme. La communauté nouvellement crée va sans s'en apercevoir devenir "raciste" contre toute les personnes ne voulant pas adhérer au régime mis en place. Le professeur va devenir complétement dépasser. Se qui était simplement censé être une expérience, va devenir une véritable dictature, qui va tournée au drame, ce qui n'a pas été le cas dans la vie réel avec l'expérience du professeur RON JONES. Un film très bien interprété qui nous démontre qu'il faut être vigilant car tout peu très vite arriver, même en étant très bien averti, un seul homme convaincue peu convaincre toute une foule! Film très intéressant qui devrait être proposé dans les salles classes.
Le film allemand des années 2000, Die Welle, je précise que je n'ai pas lu le livre, mon avis se basant uniquement sur le film. Simple mais efficace, sur le fond d'une semaine thématique sur l'Autocratie, un enseignant propose une expérience inédite et enthousiasmante pour ses élèves, expérience qui va naturellement dépasser les limites du cadre enseignant et qu'il ne va très vite plus pouvoir maitriser. Il est clair que l'excellente idée originale vient du bouquin en question, mais la réalisation est saisissante, le choix des rôles est très pertinent, et les multiples petites intrigues ne pouvaient selon moi pas être mieux présentés. Donc il est clair que La Vague fait parti de ses films à voir pour son sujet, et la maitrise de celui-ci. La montée de l'idéologie, mais aussi la descente aux enfers d'un prof sympa et charismatique, qui semble taillé pour l'emploi (qu'il fait avec passion vous aurez compris). Bref, c'est une claque, même au second visionnage. Puis un bon film ou ça parle en allemand perso je n'en vois pas souvent, bien réaliste et bien mené la problématique de la culpabilité du 3ème Reich au début.spoiler: La scène finale ou le prof rentre dans la scène, le plan sur son crane là = puissance frissons . Je le préfère largement au Cercle des Poètes disparus, surestimé.
Le film est très bien vu puisque le spectateur a beaucoup de mal à choisir son "clan": d'un côté, les chemises blanches, dont la solidarité est fascinante mais dont les méthodes sont radicales et de l'autre, les "rabat-joie" qui ne sont pas aveuglés par cette force entraînante de communauté de la vague mais qui essayent de "gâcher le plaisir". Et puis au milieu, le prof, qui ne contrôle plus la situation, étant aussi un peu naïf, et qui s'est pris à son propre jeu. Très bon film qui mérite un peu de réflexion!
Sur la réalisation, le film fait un peu amateur à mon goût mais le sujet traité est vraiment génial et cela soulève des questions et aussi des affirmations, par exemple, que l'Homme ne comprendra jamais ses erreurs etc.. Ce film est très intéressant et mérite d'être vu! Mention spéciale à Jürgen Vogel qui est juste excellent dans son interprétation.
Difficile de rester indifférent devant un film comme celui-là, qui plus est avec ce sujet. "La Vague", c'est une semaine thématique sur l'autocratie dans la classe d'un lycée allemand, mais c'est avant tout une expérience humaine, un jeu de rôle qui va aller beaucoup trop loin et se terminer de manière dramatique. Dans ce type de production, ce qui fait en général la différence, c'est le casting. On ne peut pas ne pas citer Jürgen Vogel (prestation impeccable) dans le rôle du professeur puis du leader charismatique du mouvement "La Vague" mais il n'en va pas de même pour tous les jeunes acteurs : le manque de subtilité de certains nous indique dès le début qui va partir en vrille et c'est un peu regrettable. Même si on devine presque dès le début où va nous entraîner le long-métrage, l'histoire reste bien écrite de bout en bout - malgré quelques faiblesses de récit - et décrit avec de façon progressive et insidieuse la formation d'une sorte de dictature moderne. "La Vague" peut révulser autant que fasciner et diviser autant que donner à réfléchir, il n'en reste pas moins intéressant et réussi.
Un excellent film sur le totalitarisme et l'autocratie, en d'autres termes "Etes-vous sûr que les allemands ont appris de leur passé ?" en référence bien évidemment à Adolf Hitler. On apporte ici une immense réflexion, parfaitement maîtrisée, qui peut nous rappeler à certains moments "le cercle des poètes disparus". Le seul hic viendra de la rapidité des évènements, tout cela en 4/5 jours, cela n'est pas crédible.
Le sujet de fond était peut-être redondant mais ils en ont fait une intrigue poignante qui ouvre les yeux sur la nature humaine et ce qu'un seul être humain peut avoir en puissance manipulatrice sur toute une nation.
Marquant et dérangeant sur le coup. C'est un environnement simple, urbain (essentiellement un lycée) avec des séquences théâtrales basées sur le dialogue. Heureusement le fond est particulièrement intéressant puisqu'il a pour objet de véhiculer des informations et des idées de façon simple, évolutive (graduation sur chaque jour d'une semaine) et cohérente. Il est dérangeant par la tournure qu'il prend et la situation finale. Toutefois j'ai trouvé un peu curieux la relation entre prof et élèves, en particulier la facilité que ce prof a eu pour faire jouer la quasi totalité d'une classe à son jeu. En gros, il y avait deux élèves réfractaires par rapport aux idées véhiculées, un caïd sommé de dégager si le cours ne l'intéresse pas (ce qui serait bien trop facile dans la réalité) et l'engouement était total pour le reste des élèves. Pas de simples timides, de réfractaires à l'activité seule... Une classe est toujours bourrée d'individualités bien plus complexes. Mais bon c'est pas grave, ce n'est qu'un détail. L'ensemble était très bien et je conseille à tous de le voir.
Dans la famille tirée d’un fait divers... Je demande « La vague ». Inspiré par une histoire vraie s’étant déroulée aux Etats-Unis dans les années 70, l’œuvre dont nous allons parler aujourd’hui explore les notions d’endoctrinement et d’éducation sur un fond scolaire appuyé. Dans un lycée allemand ordinaire, le professeur Wenger se voit attribuer un cours sur l’autocratie. Durant la classe, un débat naît. Comment les allemands ont-ils pu se plier à Hitler et au nazisme ? Décidé, le professeur décide de leur montrer que l’embrigadement peut survenir sans qu’on le voit venir. Une expérience risquée qui ne sera pas sans séquelles pour les adolescents et leur enseignant. A la base du film germanique, un roman de Todd Strasser, que j’ai apprécié pour son propos et ses personnages. L’adaptation cinématographique de Dennis Gansel colle dans l’ensemble au souvenir que m’avait laissé le livre. Le thème abordé est fort et novateur. On ne peut s’empêcher de se demander où cela va mener les jeunes protagonistes, d’autant plus que ces derniers sont attachants. Même si les caractères sont stéréotypés, suivre leur cheminement est intéressant. Les interprétations sont correctes, notamment les jeunes Jennifer Ulrich, Elyas M'Barek, Max Riemelt et Frederick Lau. En leader charismatique, Jürgen Vogel est très bon également. De plus, la bande son est bien choisie. On retiendra surtout le génialissime morceau "Rock n’roll high school" des grands Ramones. « La vague » se suit sans mal et sans laisser la moindre place à l’ennui, des prémices du mouvement jusqu’à sa conclusion. Une œuvre qui devrait être montrée à l’école pour chaque leçon portant sur l’autocratie.