Un classique dans ce genre. Une histoire forte en émotions, un personnage principal qui est à l'initiation de tout ça qui monte en puissance au fil des minutes.
Film très intéressant. D'autant plus quand on sait que c'est tiré d'une expérience qui eu réellement lieu dans un lycée des États-Unis, à la fin des années 60 ! Ça fait réfléchir... Bien que ça démontre de façon effrayante la facilité avec laquelle la manipulation de masses peut s'opérer, ça met également en exergue la puissance de l'effet de groupe. La communauté primant sur l'individu ça paraît une idée tellement louable : égalité, soutien, esprit de famille... Le sentiment que cela procure doit encore nourrir davantage l'esprit de groupe et, c'est peut être là le point de bascule ! Cela peut nourrir une sensation de puissance, de supériorité, voir d'agressivité envers tout ce qui constitue une menace pour l'existence du groupe ! Comme c'est évoqué dans le film, le groupe devient un problème quand il exclu ceux qui n'y n'appartiennent pas ou qui pensent autrement... Le groupe apporte donc égalité et fraternité, mais offre très peu de liberté par contre. Et c'est un autre problème que cette dynamique soulève. Ca implique, de par la nature même du concepte d'effacement de l'individu, un rejet systématique de tout mouvement de dissidence. Et réduit les possibilités de remises en causes de l'intérieur. Soit on adhère à l'idéologie, soit on s'exclu soi-même...
Film intéressant, poignant, perturbant néanmoins. Je me suis beaucoup remit en question après l'avoir vu. Je pense qu'il doit plaire à beaucoup de monde, mais ce n'est pas mon style du tout. spoiler: La fin est quand même très violente, et tout le film est psychologiquement difficile. (Surtout le suicide de Tim).
Un film très intelligent astucieux, et aussi très démonstratif, mais qui sait garder une certaine distanciation , sans tomber dans un manichéisme lourdingue. Belle tentative de ce prof de philo d’une classe de terminal, qui va vouloir utiliser la semaine de « projet spécial de groupe » , pour faire comprendre puis vivre de l’intérieur le concept de l’autocratie à ses élèves. Sur 7 jours le concept va monter en puissance, par la mise en pratique, avec des signes bien connus , comme le mimétisme ,l’adhésion à un groupe , par le code vestimentaire, puis le signe de reconnaissance, puis la communion collective par des actes « border line », violents, et enfin le concept de « bouc émissaire » summun dans l’histoire de l’humanité, comme bien décrit par René Girard. Une analyse tout en finesse , et le passage à chaque étape du scénario est assez crédible, C’est aussi conforme au phénome des sectes. Aucun temps mort, un bel exercice de style,
Indispensable. C'est le genre de film qui nous remet à notre place un peu brutalement, mais nécessairement. Ce prof, qui propose une expérimentation à sa classe sur le thème du totalitarisme et qui perd le contrôle (y compris sur lui même); ces élèves qui dépassent rapidement le stade de l'accueil du discours pédagogique pour le redoubler et le dépasser (pas dans le bon sens du terme); ils sont chacun de Nous. Et c'est très malaisant à voir ! Rien que pour ça, il ne faut pas faire l'autruche et voir ce film, souvent, comme un rappel de vaccin.
Drame coécrit et réalisé par Dennis Gansel, La Vague est un film marquant. L'histoire se déroule dans un lycée allemand, dans les années 2000, et nous fait suivre Rainer Wenger, un enseignant quelque peu anarchiste, proche de ses élèves, également entraîneur de l'équipe de water-polo de l'école qui, lors d'une semaine de cours spéciaux et d'ateliers ayant pour thème l'anarchie et l'autocratie, est contraint de donner son cours sur le deuxième sujet. C'est alors que, pour expliquer le principe d'une autocratie, il va conduire une expérience sur la dictature face à l'incrédulité de ses élèves quant à la possibilité d'une renaissance d'un régime autoritaire. Débute alors une leçon aussi singulière que réelle qui va dégénérer avec le temps. Ce scénario s'avère passionnant à visionner tout du long de sa durée d'environ une heure et quarante-cinq minutes. L'intrigue est librement inspirée du livre du même nom écrit par Todd Strasser, lui-même inspiré de La Troisième Vague, une étude expérimentale sur un régime autocratique menée par le professeur d'histoire Ron Jones avec ses élèves de première de l'école Cubberley, à Palo Alto, en Californie, durant la première semaine d'avril 1967. Et cette expérience sociale se déroulant sur une semaine va donner lieu à un récit aussi saisissant que glaçant sur les comportements humains, bien qu'elle soit romancée pour le grand écran. Au fil des jours, et pour nous, des minutes, on vit le quotidien de cette classe sous le joug d'un enseignant aux méthodes pédagogiques créant du remous aussi bien au sein de ses élèves qu'auprès de ses collègues et supérieurs hiérarchiques. Et cette thématique est franchement passionnante car elle fait ressortir la véritable nature des humains, comportant aussi bien des bons que des mauvais côtés. Plus le chef de rang va aller loin dans ses demandes, plus ses petits soldats vont y mettre du cœur. Certains douteront, d'autres s’éloigneront, d'autres s'accoutumeront, alors que d'autres rejoindront cette idéologie commune. Tout cela donne lieu à des scènes aux comportements explicites. On alterne ainsi entre cours collectifs et séquences nous montrant la vie en dehors de l'école, qu’elle soit familiale, amoureuse ou amicale. Le ton se veut sérieux, même si les étudiants parviennent également parfois à nous faire sourire à la faveur de leur fougue juvénile. L'ensemble est porté par des personnages appréciables. Des rôles interprétés par une distribution convaincante comprenant Jürgen Vogel en professeur ayant de nombreuses têtes plus ou moins blondes sous sa responsabilité. Si la classe comprend une bonne trentaine d'élèves, seule une dizaine sont réellement mis en avant, ce qui est beaucoup et appréciable car chacun apporte sa pierre à l'édifice par sa personnalité. On retrouve Frederick Lau, Max Riemelt, Jennifer Ulrich, Jacob Matschenz, Christina Do Rego, Elyas M'Barek, Maximilian Mauff, Ferdinand Schmidt-Modrow ou encore Tim Oliver Schulz. À noter également le rôle de Christiane Paul qui incarne la femme de Rainer. Tous ces protagonistes majeurs ou mineurs entretiennent des relations intéressantes pour tout ce qu'elles révèlent chez chaque individu. Surtout, la relation entre le professeur et ses élèves est belle par leur proximité malgré le respect de la profession. Hélas, la relation entre le professeur et sa femme est, elle, moins pertinente et réussie. Des échanges soutenus par des dialogues d'une belle justesse et authenticité. Sur la forme, la réalisation du cinéaste allemand s'avère de bonne facture. Sa mise en scène ne brille pas particulièrement en étant assez quelconque. Elle est avant tout là pour servir son propos. Elle évolue au sein d'environnements agréables entre les murs de l'école et les lieux dans lesquels aiment se retrouver tout ce beau petit monde une fois en être sortis. Ce visuel sans plus-value particulière est accompagné par une bande originale aux titres éclectiques entre musique rock et compositions plus mélodieuses collant bien avec l'action et les images. Reste une fin marquante et impactante, prenant beaucoup de liberté avec la réalité, venant ainsi mettre un terme à La Vague qui, en conclusion, est un long-métrage méritant d'être découvert pour la leçon qu'il donne.
Ce film fait réfléchir sur notre société actuelle et la diffusion d'informations. Le jeux d'acteurs et profond, le film nous fait progressivement rentré les idées sur les régimes autoritaires comme le professeur fait avec ses élèves. Le film et très dynamique avec une belle mise en scène et une belle technique. La fin et mémorable.
En 2008, le réalisateur allemand Dennis Gansel signe une œuvre détonante qui interpelle directement notre conscience. Débutant de manière ludique, le récit retrace l’expérience conduite par un professeur sur ses élèves dans le cadre d’un cours sur l’autocratie. Adoptant peu à peu, et de manière insidieuse, les codes d’un régime totalitaire (sentiment d’appartenance à un groupe, port d’un uniforme, rejet de celui qui est différent, etc.), les lycéens se transforment en un clan porteur d’une identité commune a priori louable. Si la rapidité du processus d’aliénation peut sembler exagérée, le résultat s’avère cependant destructeur et incontrôlable. En s’appuyant sur des personnages bien écrits, car tous réalistes et complémentaires dans leurs comportements, cette fiction retentit comme un terrible écho à la véritable Histoire. Bref, une piqure de rappel indispensable sur les fondements idéologiques pouvant conduire à un parti fasciste.
Un film qui donne à réfléchir sur le possible retour du fascisme.
« La Vague » est un drame se déroulant dans un lycée allemand contemporain. Il illustre la facilité avec laquelle l'autocratie peut s'enraciner, même dans une société moderne, et met en garde contre la possibilité d'un retour du fascisme. Reiner Wegner mène une expérience en classe où les élèves s'initient à la direction d'une autocratie, une expérience qui, peu à peu, fascine les élèves dans le cadre restreint de leur établissement. Le film laisse entrevoir comment le fascisme peut être trompeur et manipuler des vies, notamment lors du dénouement, malgré un scénario quelque peu prévisible. Si certains aspects de l'intrigue semblent légèrement exagérés, son message est percutant et d'une actualité troublante.
Un de mes films préférés qui permet de découvrir les enjeux de l'autocratie ! J'ai adoré la façon dont le film est réalisé. Pas trop long ni trop court c'est vraiment une pépite !
Partant d'un projet éducatif, force est de constater qu'un groupe de personnes peut très vite être influencé, manipulé et épouser un principe d'organisation propre. "La vague" devenue alors incontournable, avec une escalade de violence, fait froid dans le dos. Nourri d'abord subtilement, ce métrage allemand propose donc une vraie réflexion et reste d'actualité.
Démonstration implacable de la mise en place insidieuse des régimes autoritaires. Ce film est une véritable claque pour ceux qui pensent que nos sociétés occidentales sont à l’abri du retour des dictatures. Juste, génial !
Un film coup de poing qui dérange et fascine : La Vague montre avec une efficacité glaçante comment un simple jeu pédagogique peut se transformer en dérive autoritaire. Dennis Gansel transpose l’histoire dans une classe allemande contemporaine et démontre que le totalitarisme n’est jamais une menace du passé, mais une tentation toujours présente
Film à voir selon moi, celui-ci permet de se poser des questions sur des histoires passées et à quel point un effet de groupe peut impacter. Cependant, le laps de temps où le professeur met en place "l'intrigue" ne permet pas un rendu très réaliste.