Adaptant un livre de Todd Strasser, lui-même inspiré d'une histoire vraie, Dennis Gansel tire un film agréable, en mouvement. Il examine de manière chirurgicale les composantes d'un régime totalitaire, ses codes, et plus particulièrement ses membres aux réactions différentes. Du simple suiveur au leader charismatique, du fanatique au détracteur, La Vague est une véritable étude de comportement. On peut cependant regretter une certaine grosseur de traits, notamment dans la description de l'ascension du mouvement. En outre, les vies personnelles des protagonistes sont très inintéressantes. Au final, ce film vaut majoritairement pour l'attitude des étudiants face à une mise en communauté, et par une fin ultra-réaliste qui fait basculer le projet dans l'horreur, clôturant comme il se doit cette bonne démonstration sociale.
Lorsqu'on le voit sans le prendre au sérieux, on se laisse emporter par la montée en puissance de cette "Vague" qui aboutit un final peut-être bateau mais qui fait son petit effet. Oui, le manque de densité du film en décevra plus d'un, mais d'un autre côté il ne souffre d'aucun temps mort et ne bascule pas (trop) dans le n'importe quoi, un risque que le sujet favorisait. Du coup ça offre une bonne alternative aux blockbusters hollywoodiens lorsqu'on cherche deux heures de distraction.
Une histoire très intéressante basée sur des faits réels, "La Vague" est un excellent film démontrant très bien que grâce au pouvoir de la manipulation, chaque jour un régime autocratique peut voir le jour. Ce film, mené par une équipe d'excellents acteurs, prouve en une heure et demi toute la bêtise des régimes totalitaires. Une expérience forte, dans la lignée, à sa façon, d'Américan History X avec une morale profonde et juste. Une fin grandiose et bouleversante. "La Vague" est un film déjà culte méritant tout débat et analyse. Je n'en suis pas sorti indemne.
L'histoire est certes, très intéressante, très réaliste dans le concept, la mise en situation. On peut disserter des heures sur ce film en effet, très intense au niveau des différentes réactions comportementales face à une situation d'expérience au sein d'un groupe de personnes, ici des jeunes lycéens. Néanmoins, en une semaine (la durée de l'histoire) c'est un peu tiré par les cheveux, et il y a tant de personnages qu'on n'arrive pas à s'attacher à qui que soit. Ca reste tout de même un bon film
Un peu tiré par les cheveux et caricatural au niveau de la mise en scène, mais malgré tout un très bon film qui laisse à réfléchir sur les comportements humains.
Excellent films très réaliste qui fait réfléchir ça montre que avoir une idée , dire quelque choses a quelqu’un on sais jamais comment la personne en face peut l’interpréter faire toujours attention a se que l'on dis on vois pas tous les choses de la même manière avant d'agir faut réfléchir aux conséquence sinon on sens bien la vague prendre de l'ampleur et de l'ampleuuuur !
Un très bon film à conseiller à tout le monde ! L'histoire inquiétante bien que fascinante d'un prof qui manipule ses élèves pour leur inculquer une véritable leçon de vie. Ce film vous fera prendre conscience qu'au 21ième sciècle, rien ne nous dit que le monde est à l'abri d'une nouvelle vague de totalitarisme dans des pays insoupçonnables. Ce film montre également l'influence du système éducatif sur le jeune cerveau des élèves.
Encore un film qui m'intriguait beaucoup, et je suis loin d'être déçu. En effet, "La Vague" renferme tellement d'idées (politiques et historiques) qu'il suscite le débat car l'implantation contemporaine mais aussi inattendue d'un régime totalitaire dans un cadre scolaire est totalement hallucinant. Au départ utilisé comme projet de stage d'une semaine (la durée du film), un prof qui se la joue vraiment à la cool décide d'éclaircir son cours en mettant en pratique et en montant par étapes une dictature, lui étant le leader de sa classe, qui, quant à elle, va lentement devenir un clan avec son uniforme, son symbole, son salut et avant tout sa discipline. Certains élèves vont vite se rebeller contre ce mouvement et vont à contre-courant de cette manière de faire singulière, les autres, au contraire, prennent çà comme un jeu de rôle sympa ou ne font qu'agir en fonction de "La Vague". Schéma terrifiant en arrière plan, la mise en scène de Dennis Gansel n'accuse pas le côté facho directement mais va justement se pencher sur la vie intime des principaux personnages, comme le prof qui vit avec sa femme enceinte dont l'amour est profond et fusionnel ou encore les élèves, qui, comme tous les jeunes de leur âge, ont des préoccupations autres que les cours ; famille, amour, amis... Ce qui fait qu'on oublie quelque peu les risques de ce projet pédagogique et qu'on est friand, nous aussi spectateur, de la suite des évènements et jusqu'où çà va aller. Le film dénonce à travers une scène finale très thriller et alléchante mais néanmoins indispensable car c'est ainsi que les évènements réels dont est tirés l'histoire se sont déroulés, le bandeau posé sur les yeux de tous les membres d'un tel groupe et le bourrage de crâne aveugle infligé à chacun. Une fin violente, un déroulé qui résonne comme un roulement de tambour, de très bons acteurs (les élèves sont très bons!), une image et des transitions soignées et surtout un message perturbant riche en éléments de réflexion sur la nature humaine ou une comparaison glaçante entre passé et présent.
Voici une très grande leçon de vie sur le régime totalitaire qu'était à la guerre. Entre dialogues minutieux et scènes assez choquantes, voilà un film qui fait froid dans le dos, par ses acteurs très prenants et touchants. Très bien !
Un véritable chef d'oeuvre, une histoire qui peut sonner vraie. Un extrémisme à la limite de l'utopie, ce film m'a ramené aux grandes heures de l'histoire.
Un magnifique film qui m'a laissé (excusez moi l'expression) sur le cul. C'est ce genre de film qui, une fois fini, vous fait réellement réfléchir. L'histoire est passionnante et au combien d'actualité ! Un prof trouve une idée originale pour intéresser ses élèves et rendre le cours intéractif. Le sujet étant l'autocratie, quoi de mieux que d'en créer une. Nous suivons ainsi ce professeur et ses élèves, qui prennent plaisir à se lancer dans un jeu de rôle qui comprend des risques. Le final et la morale de cette hsitoire sont tout simplement excellent. Une prise de conscience nécessaire et terrifiante.
Voilà, c'est ça, c'est exactement ce que je recherche dans un film, c’est-à-dire un film qui me divertisse, me fasse réfléchir et m'en mette plein la vue au niveau de la photographie et des musiques. Déjà quand tu vois l'affiche et l'intro survitaminée (et rock'n'roll), tu te dis ah ouai, on commence bien, on à affaire à du lourd. La Vague est un long métrage intelligent, qui remet en question, un film qui nous montre que l'histoire peut encore se répéter et cela à n'importe quel moment ; il est aussi question du rôle des professeurs dans l'éducation pédagogique des élèves. Outre le message que transmet le film, il doit aussi tout à la bonne prestation des acteurs ainsi qu'à une mise en scène propre, au point, juste ce qu'il faut pour ne pas voir défiler les heures.
film troublant ; acteurs excellents et dénouement prévisible mais cela démontre que le risque d'une dictature en Europe peut de nouveau réapparaitre. A voir pour ne pas revoir ce type de société totalitaire.
Le film porte très bien son nom. Tout se passe pour le mieux. Et soudain La Vague nous happe avec une violence terrible, nous emportant au coeur d'une expérience scolaire dégénérée sous l'influence d'élèves un peu trop impliqués spoiler: tel que Tim, personnage énigmatique qui, on le sent, porte le poids d'un malaise profond et qui, malgré un cadre familiale aisé, ne trouvera de vrai famille qu'en la vague.
Gansel nous montre la double facette d'un régime autoritaire: spoiler: initialement les élèves sont emballés par cette expérience et personne ne voit d'inconvénient à se soumettre au professeur alors qu'habituellement les élèves ne se verrait jamais accorder une autorité totale à un de leur prof. Puis petit à petit, le dirigeant perd le fil de son autorité laissant alors les élèves à leurs idées propres qui créent trois groupes: ceux qui poursuivent l'idéologie, ce qui la refusent et ceux qui suivent.