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fabrice d.
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3,0
Publiée le 17 novembre 2025
C'est un film intéressant, formateur, et qui mérite d'être vu notamment par les plus jeunes je pense. Ce film raconte l'expérience menée par un prof avec ses élèves sur l'essor d'un mouvement autoritaire et dictatorial. Tout part de l'idée qu'aujourd'hui il serait impossible que les gens se laissent prendre à un tel piège et répètent les erreurs du passé. Et en fait c'est tout l'inverse qui se passe. La majorité se prend au jeu et adhère au mouvement, à la cause. Alors qu'une minorité tente de s'y opposer. Le prof est charismatique, il est très proche des ses élèves et on ne sait pas toujours très bien si il sent ou non à quel point il se fait dépasser par ses élèves. Jusqu'au clash final.
Ce film, inspiré de faits réels, m’a déçue par son manque flagrant de réalisme — ce qui est un comble. Les personnages adolescents basculent trop rapidement dans l’excès, comme si leur psychologie n’avait été qu’effleurée, peut-être par prudence face à la polémique que le sujet pourrait susciter. Résultat : je n’ai jamais vraiment adhéré à l’histoire. L’idée de départ était pourtant intéressante, mais sans une touche de réalisme, le film perd toute sa crédibilité et, finalement, son impact.
La Vague, mêle drame et tension, explorant les mécanismes de groupe et les dérivés de l'autorité. Le professeur et son lien avec les élèves sont bien approfondis, montrant l'influence qu'il peut avoir sur eux et les conséquences de ses actions. La vie des élèves est bien mis en scène, avec des situations réalistes qui renforcent l'impact du récit. Quand Tim se suicide, l'émotion est palpable, rendant cette scène marquante. La relation entre le professeur et sa femme est bien traitée, apportant une dimension humaine et crédible au récit. Les conséquences des actions du professeur sont bien mises en scènes, montrant l'ampleur et la gravité de la situation. On ne voit pas vraiment le professeur douter des conséquences de ses actions, ce qui réduit l'impact émotionnel de certaines scènes. Final : La Vague est un très bon film portant un message central : Illustrer comment la manipulation et la pression du groupe peuvent rapidement déformer le comportement des individus.
Un film vraiment percutant que nous devrions tous voir au moins une fois ! Nous savons tous quels actes horribles ont été commis par les nazis, on nous a prévenus, on nous l’a répété, si bien que l’on pense avoir éradiqué cette idéologie nauséabonde. Pourtant, aujourd'hui, les partis extrémistes continuent de gagner de l’influence en Europe et la haine est perpétrée ailleurs, sur les réseaux sociaux. Face a celà, il est important d’être bien informé et de se construire sa propre opinion pour ne pas tomber dans " l’effet de masse ".
Ce film, inspiré d’une histoire vraie, tente d’expliquer l’origine d’un régime totalitaire, les conséquences plus ou moins graves que peuvent avoir l’effet de masse et l’illusion de la communauté, sous l’influence d’un leader. Les élèves de Rainer Wenger, naïfs et influençables, vont en faire l’expérience, mais ce qui devait a la base être un jeu de rôle va vite prendre de l’ampleur, sans qu’ils ne voient le danger arriver, et ils vont realiser grâce à la communauté des choses dont ils ne se seraient jamais crus capables. Finalement, le professeur en assumera la responsabilité, mais il aura laissé dans l’esprit de ses étudiants une expérience traumatisante et indélébile.
Un professeur tente d’enseigner la discipline et la cohésion à ses élèves en créant une expérience sociale, mais le mouvement qu’il initie prend rapidement une ampleur inquiétante et incontrôlable.
Un film puissant et percutant, qui explore avec finesse la manipulation, l’adhésion de masse et la psychologie des groupes. L’univers scolaire est crédible et immersif, et les personnages sont nuancés et humains, chacun réagissant différemment face à la pression collective. Le récit combine tension, réflexion et suspense, offrant une expérience à la fois captivante et dérangeante, qui reste longtemps en mémoire.
Et si le fascisme revenait ? Tel est le sujet de ce film à thèse grotesque qui sombre dans la caricature et la démonstration alors que le thème en lui-même n’a rien d’idiot.
Glaçant de bout en bout, avec un final déroutant. La Vague aborde sans vergognes les mécanismes des régimes totalitaires, tantôt avec douceur, tantôt avec violence. Quand certaines dynamiques sociétales amènent un chaos pourtant prévisible. La noirceur de l'humanité.
La Vague explore avec intelligence et tension les mécanismes de la manipulation de masse et de l’embrigadement, à travers l’expérience d’un professeur tentant d’enseigner l’autocratie à ses élèves. Le film frappe par sa capacité à rendre palpable le basculement progressif d’une société ordinaire vers un climat totalitaire. La mise en scène est dynamique, et les jeunes acteurs convaincants apportent une réelle crédibilité à l’histoire. Un film fort, qui fait réfléchir sur les dérives possibles de nos sociétés, à voir sans hésiter.
J'ai été très déçu par ce film. Le postulat de départ me plaisait beaucoup mais j'ai trouvé le résultat final assez médiocre. Ce scénario demandait des bons dialogues et de la subtilité, ce qui n'est absolument le cas. Et 90% des élèves sont abrutis et/ou drogués ce qui n'arrange rien à l'affaire.
La Vague (2008), réalisé par Dennis Gansel, est une œuvre puissante qui explore avec une grande finesse les mécanismes de l’endoctrinement et de la montée des comportements totalitaires au sein d’un groupe de jeunes. Inspiré d’une expérience réelle menée aux États-Unis dans les années 60, le film transpose cette histoire dans un lycée allemand contemporain, ce qui lui confère une dimension universelle et toujours actuelle.
Le point de départ du film est brillant : Rainer Wenger (interprété avec beaucoup de justesse par Jürgen Vogel), un professeur d’histoire dynamique mais un peu décalé, lance un projet expérimental pour expliquer à ses élèves comment un régime autocratique peut émerger. Il crée un mouvement appelé « La Vague » avec des règles strictes, un salut, un logo, et surtout une discipline rigoureuse.
L’évolution progressive du groupe est saisissante. Au début, c’est une simple expérience pédagogique qui vise à démontrer la puissance de la discipline et de la solidarité. Mais très vite, la dynamique de groupe s’emballe : les élèves, d’abord enthousiastes, deviennent exclusifs, agressifs envers les « autres », et certains s’érigent en leaders fanatiques, comme Tim (Frederick Lau), dont la transformation en militant zélé est à la fois impressionnante et effrayante.
Le film excelle à montrer cette transformation à travers des scènes fortes :
spoiler: - La scène où les élèves adoptent le salut de La Vague, symbole d’un nouveau groupe d’appartenance, est un moment clé illustrant la montée d’une identité collective.
spoiler: - Le passage où certains élèves commencent à intimider les dissidents, ou à vandaliser les symboles des autres groupes, révèle à quel point le groupe peut rapidement tourner à l’intolérance.
spoiler: - Le crescendo vers la violence, avec la scène finale dramatique où les conséquences de l’expérience échappent au contrôle de Wenger, souligne la gravité du phénomène.
La performance de Jürgen Vogel est remarquable, incarnant un professeur charismatique mais aveuglé par son propre succès pédagogique, ce qui renforce le réalisme et la tension dramatique. Les jeunes acteurs, notamment Frederick Lau (Tim) et Max Riemelt (Marco), apportent une crédibilité impressionnante aux personnages, oscillant entre adhésion enthousiaste et perte de repères.
Au-delà de la simple narration, La Vague est un miroir tendu à nos sociétés modernes : il interroge la fragilité des démocraties face aux discours simplistes et aux mécanismes de groupe. Il rappelle avec force que la séduction du pouvoir, même sous des formes apparemment anodines, peut avoir des conséquences désastreuses.
Le film ne tombe jamais dans le manichéisme. Wenger n’est pas un méchant caricatural, mais un homme intelligent dont l’expérience pédagogique dérape tragiquement. Cette nuance apporte une vraie profondeur au propos.
Visuellement, le film utilise une mise en scène sobre mais efficace, avec un montage qui accentue la montée de la tension et des scènes chorales bien orchestrées. La bande-son accompagne parfaitement cette atmosphère pesante.
En résumé, La Vague est un film à la fois captivant et dérangeant, qui provoque une réflexion intense sur la psychologie sociale, la responsabilité individuelle et collective. C’est un incontournable du cinéma social et politique, qui reste profondément actuel, surtout à une époque où les discours extrémistes trouvent encore des échos.
Pour toutes ces raisons, je donne à La Vague 5 étoiles sans hésitation.
Un sujet très intéressant qui va à contre-courant des films habituels, qui apporte une réflexion sur comment manipuler et rendre la jeunesse fragile et dangereuse. Très bon film !
L'autocratie, un thème abordé durant une semaine par un professeur qui explique à ses élèves les avantages et les désavantages d'un tel régime. L'idée de "la vague" est à la fois intéressante, pédagigique et démonstrative, la première moitié du film est excellente et on y croit vraiment, le gros soucis est la deuxième partie de cette réalisation, le comportement du professeur et de ses élèves n'est absolument pas crédible (il faut bien se rendre compte que le film se déroule seulement sur une période d'une semaine) l'ensemble des protagonistes sont tellement crédules que l'on y croit plus une seconde et le film devient une caricature du message qu'il veut faire passer. 5/10
À mon sens, ce film est excellent. Contrairement à ce que certains médias ont pu déclarer, son but n’est pas simplement d’explorer un scénario du type "Et si les nazis revenaient ?", mais plutôt de montrer comment une société peut glisser progressivement vers l’autocratie et la dictature.
L’une des grandes forces du film est qu’il ne se limite pas à la politique. Il met en lumière le fait que cette mécanique d’oppression et de contrôle peut s’installer dans n’importe quel contexte : au sein d’un groupe, d’une communauté ou même d’une organisation. Il démontre à quel point les dynamiques de pouvoir peuvent évoluer rapidement, souvent sous des apparences anodines, jusqu’à échapper à tout contrôle.
C’est une œuvre percutante, qui pousse à la réflexion et rappelle que personne n’est réellement à l’abri d’un tel basculement.
Un thriller captivant qui explore les dangers du pouvoir et de la conformité à travers une expérience scolaire qui dégénère rapidement. Ce film intense qui pousse à réfléchir sur la psychologie des groupes et les mécanismes du fascisme, tout en soulignant la fragilité de la liberté individuelle.
Un film juste excellent, à la limite du chef d'oeuvre si il avait été plus long, plus poussé encore dans l'analyse comportementale des étudiants, leur passé, leur histoire et leur transformation.
La Vague narre la vie d'un collège, chaque classe doit réaliser un projet en étant dans un cours immersif sur une partie de l'histoire (dictature, anarchie...). Le prof tombe, sans être d'accord sur le totalitarisme et se prend au jeu. La question qu'il pose en début de film "pensez-vous qu'on pourrait aujourd'hui encore tomber sous un régime autoritaire?" marque le début du film. Finalement, il essaye de mettre en place une forme de dictature en classe et cela ca allé un peu loin.
L'histoire est adapté d'un roman qui a servi à une réelle étude scientifique. J'ai préféré la version du film à celle du livre, la fin est différente.