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SociN
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3,0
Publiée le 15 avril 2019
Un film intéressant par son coté documentaire car il détaille la montée d'une idéologie et ses mécanismes pour progresser et exclure ses contradicteurs. Mais en revanche, le coté film est raté, car trop peu crédible (l'idéologie prend trop rapidement), si on comprend bien qu'un prof veuille réaliser une expérience de dictature à but pédagogique, on ne comprend pas qu'il ne donne pas le contrechamp à ses élèves (ou au moins à une partie d'entre eux). Le tout reste aussi intéressant car il est une photographie d'un temps révolu : l’ère pré-réseaux sociaux.
L’intention ne fait pas le succès de l’entreprise. Ce petit film allemand fait parler de lui depuis une dizaine d’années parce que les ados l’aiment et parce qu’il serait le rempart pédagogique au fascisme. Oui, bon. Alors c’est l’histoire d’un prof d’histoire qui se voit confier un projet de cours sur l’autocratie avec un public lycéen. Ça le branche pas des masses alors il décide de mener une petite expérience sur le groupe qu’il a devant lui : créer une petite société fascisante pour en démonter le fonctionnement. L’idée est bonne, c’est celle du roman (pas lu) dont le film est l’adaptation. C’est après que ça se gâte. En fait, le problème principal est que ce n’est pas crédible une seule seconde. La relation prof / élèves est bidon, l’euphorie autour du projet qui crée une société parallèle hors les murs en deux jours est ridicule, les personnages sont caricaturaux au possible, ça ressemble à un téléfilm de France 3, tout est téléphoné et surtout, si on comprend la satisfaction personnelle et la fascination qu’exercent le pouvoir, rien n’est fait pour montrer en quoi l’autocratie est dangereuse à grande échelle. Il manque tout un pan de réflexion autour de la démocratie, de ses défauts et de ses dévoiements et autour du citoyen éclairé et conscient. On débouche logiquement sur un final décevant, mal écrit et plat. Bref, l’intention est bonne mais le résultat est d’autant plus mauvais que le sujet est important. A éviter donc.
10 ans après sa sortie je revois ce film qui m’avais déjà fait réfléchir sur la possibilité d’un retour à ces extrêmes J’avoue que dans le contexte actuel de sur information, de désinformation et de possibilité de manipuler l'opinion de membres de communautés ou de groupes via les réseaux sociaux, ce film est à voir ou à revoir.
L'histoire relate celle d'un professeur de lycée, qui aborde le thème de l'autocratie avec ces élèves et met en pratique celle-ci jusqu’à un dégénèrement progressif. Un parallèle glaçant de l'histoire connu par l'Allemagne sous Hitler. Ce film est excellent aussi bien sur le fond que sur la forme. L'intrigue est parfaitement bien menée, le suspens tient jusqu'à la fin, des personnages surprenants aussi bien qu'attachants. Le professeur : Rainer Wenger souhaite démontrer à travers ces méthodes pédagogiques atypiques la possibilité d'un retour à une dictature. Ce film mériterait donc d'être visionné et apprécié, et particulièrement par le jeune public qui pourrait être assujettit à ce type de dérive.
Du très très lourd ! le thème abordé étais bien traités . la ligne narrative étais bien construite , les différentes étapes d'une construction d'une dictature étais bien ficelés . un message très important également , l'impact d'une tyrannie dans la psychologie des personnes asociaux. un très bon film que j'ai grandement apprécié.
L'un de mes films préférés. Le film est sans aucun temps mort. L'acteur principal est super charismatique. Les étudiants et leur vie est retranscrise de manière super réaliste. La société allemande y est bien représenté selon moi. J'ai apprécié que l'on y voit différents profils. On voit que chaque personnage a différentes motivation. La vague est un film qui mérite d'être étudié. Un modèle du genre, complémentaire du livre du même nom, à l'histoire similaire mais qui se passe dans un autre pays.
La vague emporte tout sur son passage, ce mouvement extrémiste qui s’est développé dans une simple salle de classe (tiré d’une histoire réelle) est retournante. Grâce à ce film, on observe de manière concrète et metaphorique la construction d’une dictature. C’est fort comme film. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5
Un film qui fait passer un message, une réalité malheureusement, une seule personne peut manipuler tout un groupe d'individus sans personnalités. Une histoire vraie, efficace et triste. À lire aussi le livre biographique.
Idée choc de relater la puissance du groupe et comment le fascisme pourrait venir, un bon film sur les alerteurs et les causes de cela. Mais il manque une vraiesubtilité et une profondeur de caractère, de dialogues, de personnages pour le rendre suffisamment puissant et parfaitement convaincant. La fin fait froid dans le dos. Honnête film.
Ce film est une belle démonstration de ce qu'est une dictature. C'est effectivement de jeunes gens qui sont concernés dans un cadre formaliste mais il est montré différents caractères parmi les jeunes qui réagissent en fonction de leurs attentes, de leur vécu, de leur position. Le mécanisme est mis en place sur une semaine dans un programme pédagogique spoiler: et tourne au drame à cause d'un élève très instable qui détient une arme et l'utilise pour blesser un autre et se tuer en fin de film. Globalement il y aurait beaucoup à dire sur l'origine, la réalité, la responsabilité, les choix dans le film en fait trop à dire. Juste mon sentiment que le professeur n'est pas responsable des circonstances comme aurait tendance à le faire croire certains aspects du film, il met en place un cours, il manque de lucidité sans doute. Mais qui va désigner un responsable ? les idées qui se dégagent d'un tel film si elles ne prônent pas une grande tolérance envers les erreurs d'autrui ne sont que le reflet de la stupidité de leurs auteurs manipulés par de mauvais choix, tout ce que moi je vois dénoncé par le film. Si le film n'apportait qu'une condamnation du professeur ma note ne serait pas la bonne je noterais alors 1.
Alors moi personnellement c'est la grosse déception. J'attendais ce film avec impatience, sûr de prendre un plaisir total devant et bien je suis tombé de bien haut. Le début est pourtant excellent et convaincant et j'étais ravi de voir que c'était exactement ce à quoi je m'attendais. Voir un jeu de rôle en taille réelle sur la montée du fanatisme était une merveilleuse idée et je me frottais déjà les mains de la suite du film mais malheureusement au bout de 30 minutes la mayonnaise ne prend plus et cela devient lourd et peu crédible pour finir dans le grand n'importe quoi !! Très décevant de la part d'un film allemand !! Cela aurait pu et cela aurait du être nettement meilleur que ça !! Un sujet fascinant complètement gâché !
Un film intéressant de par son propos mais pétri de défauts. Intéressant notamment lors des scènes de cours où sont évoquées tour à tour les questions de l'uniforme, du terreau favorable à l'émergence d'une autocratie, de savoir si de nos jours l'apparition d'une autocratie serait possible. Intéressant aussi en évoquant ce fait purement humain et déconcertant : l'homme est capable de commettre des absurdités, des aberrations au nom du groupe auquel il appartient (en fonction de l'ethnie, du sexe, de la religion, d'une équipe sportive, d'un vêtement...) alors que les gens du camp adverse seraient peut être bien plus conformes à lui et ses idées que ses acolytes actuels. Les personnages sont néanmoins trop caricaturaux et nullement nuancés (Lisa la fille hyper timide qui prend progressivement confiance en elle, Kevin le benêt de service, Marco le gentil leader qui s'éloigne de sa copine pour une autre, Mona l'anarchiste de base qui confond nationalisme et patriotisme, Tim l’antisocial qui n'a pas d'amis et est hyper influençable, Karo la jolie fille qui a les fesses entre 2 chaises...). L’histoire est un peu trop simpliste et naïve. Le simple fait d'évoquer les régimes dictatoriaux, d'instaurer un uniforme est déjà le déclencheur de la création d'un groupe uni, soudé et fort aux idées radicales ; et ce en l'espace seulement d'une petite semaine. On saisit difficilement ce basculement. C'est trop artificiel. Rainer ou Monsieur Wenger n'a même pas besoin de s'employer, les élèves se radicalisent seuls. Tout me semble trop facile, caricatural, sans épaisseur, énorme, exagéré, mécanique, scolaire et ne sort jamais des sentiers battus. L'espace-temps choisi est ridicule : même si les masses sont généralement "facilement" manipulables, un gourou charismatique est indispensable (cf Hitler). Rainer n'a pas du tout cette carrure ! Et puis, comment s'identifier et suivre un mouvement sans idéologie ? La fin est étrange car le propos (Rainer : "je suis allé trop loin") ne colle pas avec l'ensemble du métrage. Monsieur Wenger n'a rien créé ou contribué à créer, et c'est bien là que le bas blesse. On le voit donner 2/3 cours (pendant une semaine thématique) sans propos véhéments, sans intentions perfides. La vague s'est créée par l'opération du saint esprit, du jour au lendemain les élèves se réveillent acquis à une cause et solidaires comme jamais sans que rien ne se soit passé, sans que le prof n'ait rien dit ou fait, sans qu'ils ne se soient posés la moindre question. Alors que tout l'intérêt résidait dans le fait de voir le cheminement, l'évolution dans l'esprit et le comportement des élèves, cette partie a été totalement occultée. Le prof n'a fait qu'évoquer l'autocratie comme il aurait pu évoquer la migration des cigognes. En aucun cas il n'a mis en place les germes d'une dictature dans sa classe même s'il a imposé une certaine discipline. Sinon ce serait inquiétant et les régimes totalitaires domineraient ce monde. Ce n'est heureusement pas aussi simple ! Cela a beau être tiré d'une histoire vraie, je ne peux croire que le film colle parfaitement à la réalité. C'est forcément simplifié, trop simplifié ! Un film surcoté de par son propos fort, c'est souvent le cas...
La réalité est toujours plus incroyable que la fiction. La Vague en est l’exemple car, même s’il est une fiction, le film de Dennis Gansel s’inspire d’une histoire vraie s’étant passée aux États-Unis et non en Allemagne où un professeur a tenté une expérience similaire pour expliquer la montée du nazisme à ses élèves. De nos jours, il est possible de faire un parallèle avec l’intégrisme religieux qui ravage le monde. La Vague est donc un film qui peut constamment être considéré d’actualité : on pourrait penser en voyant le film que ce dernier fait preuve d’exagérations mais les informations quotidiennes prouvent hélas le contraire. La Vague tire donc sa force de ce point : on est constamment halluciné de la vitesse avec laquelle des personnes un peu fragiles peuvent devenir dangereuses tout en ayant de bonnes intentions au départ. Les techniques d’endoctrinement sont plutôt bien décrites, ce qui peut transformer ce film en bonne exemple pour illustrer le fait que les dérives fascistes sont possibles en tout temps si certains éléments sont réunis. Si d’un point de vue cinématographique, La Vague n’est qu’un bon film et pas un grand film (pour que cela le soit, il aurait peut-être fallu que la psychologie des personnages se radicalisant soit mieux décrite), il fait déjà réfléchir, ce qui est toujours bon.
Pas mal, un peu lent au début, mais l’action va crescendo. Même si c’est clairement exagéré (surtout pour la rapidité de l’appartenance et sans quasiment aucune opposition de membres), le sujet est intéressant. Après plutôt que la naissance d’une autocratie/dictature, j’en suis plutôt resté à un niveau moindre, à savoir « simple » groupe politique/gang/phénomène de groupe ... Bref, intéressant.
Un professeur de sport allemand, Rainer Wenger, est chargé d'animer dans le cadre d'une semaine civique, un cours sur l'autocratie. Pour ce professeur plutôt enclin à la rebellion et à la lutte, le thème ne fait pas mouche. Pourtant, quand un étudiant lui dira qu'aujourd'hui, avec le poids de l'histoire et de la culpabilité, une dictature ne pourrait pas se remettre sur pied en Allemagne, son attention est retenue. Il étudie alors avec ses élèves les bases nécessaires à la mise en place d'une autocratie. Très rapidement émergent le chômage, l'injustice sociale, le besoin de communauté, de protection, d'identification. Puis au fur et à mesure que les ingrédients arrivent, Rainer met la recette en marche. Il faut un leader ? Ce sera lui. Une doctrine ? L'obéissance. Un nom ? Die Welle, La Vague en allemand. Un uniforme ? Une chemise blanche. Un symbole ? Une vague tagguée partout en ville. En quelques jours seulement, le phénomène dépasse largement la salle de classe de Rainer, "Herr Wenger", qui ne vit l'expérience que le temps de l'enseignement. Ses élèves font déferler La Vague sur toute la ville, et très rapidement commencent à devenir un vrai gang, s'opposant aux autres gangs locaux. Ceux qui refusent de suivre le mouvement deviennent des renégats à exclure, et les opposants doivent être muselés. Quand La Vague va trop loin, Rainer tente d'éveiller les conscience et de stopper le mouvement. Mais n'est-il pas déjà trop tard ? Cette adaptation est effrayante pour plusieurs raisons. D'abord, son caractère "réel", le fait qu'elle soit tirée d'une histoire s'étant à quelques détails près déroulée comme dans le film. Ensuite, du fait de sa tangibilité très actuelle, en regard d'un monde qui vacille sous le coup d'une crise économique internationale. La rapidité avec laquelle ce groupe d’étudiants va se former en adoptant des règles de vie et des valeurs contraires a celles qui étaient les leurs avant cette expérience est impressionnante. Un film a voir au moins une fois dans sa vie !