Jackson Curtis est l’auteur sans succès d’un livre de science-fiction faisant le chauffeur pour un milliardaire russe. Vivant à Los Angeles, ce père divorcé alterne la garde de ses deux enfants. Cette fois, il les emmène camper dans le Parc Nationale de Yellowstone le temps d’un congé. Mais le parc est curieusement l’objet d’un forage sous étroite surveillance militaire. Renvoyé manu militari, Jackson rencontre le docteur Adrian Helmsley, géophysicien travaillant dans le secret pour le gouvernement américain, suite à une importante découverte, et amateur d’ailleurs de son livre. La rencontre est brève sans que Jackson ait pu tirer un quelconque renseignement. Il le trouvera plus tard en questionnant Charlie Frost, animateur d’une radio mobile locale et adepte du complot en tout genre qui pense que le forage a un lien avec une théorie géologique désuète aux conséquences pratiques néanmoins importantes et que le gouvernement tente d’en cacher les tenants et aboutissants. Jackson se fait une raison et décide de rentrer à Los Angeles. Jackson reprend ensuite son travail. Alors qu’il emmène les 2 fils de son patron à l’aéroport pour un vol vers Las Vegas, ces derniers, l’air supérieur, ne peuvent s’empêcher de lui révéler qu’un événement dévastateur aura lieu. Jackson fait le lien avec l’histoire de Yellowstone et les tremblements de terre des derniers jours. Il file jusque chez sa femme Kate pour lui avertir du danger. Tandis qu’il franchit la porte, une nouvelle secousse plus forte ébranle la maison, lui donnant crédit. La famille le rejoint dans la limousine et retourne à l’aéroport. Sur le chemin, Los Angeles s’effondre sous leurs yeux. Gordon Silberman, compagnon de kate, chirugien-plasticien et pilote amateur, prend par la force des événements les commandes d’un petit appareil. Le petit groupe s’envole pour Yellowstone dans l’espoir de récupérer une carte secrète en possession de l’animateur radio. Jackson retrouve Charlie jugé sur une colline, commentant en direct l’éruption imminente de la caldeira du Yellowstone. Sous les indications de Charlie, Jackson prend la carte. L’avion redécolle de peu alors que le Yellowstone explose…pour une destination sans retour.
Inspiré d’une prédiction Maya douteuse, suggérant un changement d’ère dévastateur pour l’Humanité lors du solstice d’hiver 2012, Roland Emmerich, désormais docteur es catastrophe, signe ici son unième film catastrophe. Un film catastrophe sans commune mesure avec tout ce qui a pu être imaginé pour la planète bleue au cinéma - les continents sont émiettés, déplacés, noyés, surélevés, ni plus ni moins, à la mesure de l’imaginaire « Sans dessus-dessous » de Jules Vernes ! Les destructions terrestres atteignent leur paroxysme. Les effets visuels et l’atmosphère sont si bien réussis, qu’en en sort peu indemne psychologiquement. Toutefois, l’histoire familiale est d’un ennui profond, les personnages sans grande envergure (c’est le cas notamment de Gordon, ramené pratiquement au second plan). Toutes les ficelles du genre ayant été exploitées, le scénario se replie dans les stéréotypes et les poncifs habituels. A l’exception de quelques gags, de scènes, et d’un peu de poésie touchante de l’Himalaya, le film est relativement plat. Tout le suspens se résume à une porte de navire. Pire, il comporte des invraisemblances non seulement sur le plan scientifique que scénaristique : les neutrinos n’interagissent quasiment pas avec la matière ; les continents ne peuvent pas glisser ; des milliards sont engloutis dans la construction d’arches sans que cela éveille la moindre soupçon ; Jackson s’en sort indemne à chaque fois. Si Emmerich cherchait l’exploit visuel, il est réussi –surtout au cinéma. Sinon, le script est à revoir. Par conséquent, 2012 est un bon film catastrophe pour passer le temps et se faire de grosses frayeurs.