Je suis heureux que ma mère soit vivante
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75 critiques spectateurs

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cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2009
Peut-être est-ce le fait de savoir que père et fils ont tourné cette oeuvre ensemble qui rend le film et les personnages beaux et puissants. "Je suis heureux que ma mère soit vivante" (titre étrange, peu vendeur, directement axé dans cette intimité à dévoiler) est en tout cas ce que Claude Miller a fait de mieux depuis déjà longtemps. Accompagné de son fils Nathan, le film sonne comme une révérence au devoir paternel, tout du moins éducatif puisque le film ne parle que des mères. Tout se mue subtilement en une douleur de plus en plus forte et indicible dans le coeur de Thomas, à la recherche du visage de sa mère. Construit sur une alternance qui édifie la psychologie de son personnage, le récit permet de garder une cohérence au sein d'un drame surréaliste et pourtant parfaitement banal puisqu'il existe des milliers de cas communs. Entre les faux parents au comportement maladroit et les flash-backs dans l'enfance de Thomas, où un bout de chair de sa mère, la naissance d'un sein ou les jambes reluisantes appartiennent au souvenir, c'est avec ces bribes que Thomas arpente jour et nuit, d'abord dans son inconscient et puis soudainement quand l'adolescence apparaît, l'existence de sa mère. Dans tous les passages en flash-back, Miller(s) utilise tout ce qu'il peut pour raccrocher sa mise en scène au monde de l'enfance ; évolution à prendre en exemple, les séquences présentes fourmillent de symboles adolescents puis, soudainement, quand Thomas a 20 ans, son personnage est terriblement violent et crédible parce qu'il a existé en 45 minutes. Dans cette architecture loin d'être aléatoire de la formation des êtres, Miller sert lentement, doucement, l'arrivée du drame. La présence extraordinaire de son comédien Vincent Rottiers et Sophie Cattani en mère pathétique font vivre ces personnages par un simple regard. Il y a dans celui-ci l'absence du jeu artistique, juste un signe vrai et parlant entre eux, qui navigue encore de façon incertaine entre le désir de retourner dans l'en
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 octobre 2014
Claude Miller signe ici un de ses derniers films (il est décédé en 2012) et chose assez rare au cinéma, il en avait partagé la réalisation avec son fils Nathan dont il s'est parfois reproché d'avoir laissé passer l'enfance sans l'avoir vue se dérouler ! Le scénario est terrible dans sa simplicité : un enfant et son jeune frère sont abandonnés par leur maman avant d'être recueillis, mais Thomas, l'aîné, n'aura de cesse de retrouver celle qui l'a mis au monde et comprendre pourquoi elle les a délaissés !
Le sujet est malheureusement traité sans aucun talent dramaturge et on regarde cette histoire se dérouler sans être impliqués, sans aucune vibration émotionnelle : bref, on ne participe pas et on est tenté de faire autre chose. Cette réalisation à quatre mains n'est malheureusement pas une réussite et dans la distribution, seule Christine Citti montre un peu de tendresse dans ce film froid, glacial même, et dans laquelle les sentiments semblent absents au profit des actes. La vie est parfois cruelle pour certains...
willycopresto
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2012
Une pure merveille ce film tres tres fort.
Hakim G
Hakim G

48 abonnés 655 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juillet 2010
La crise identitaire est ici la grande question que se pose Claude Miller pour son 14 èmes longs où il le réalise pour la première fois avec son fils,c'est un film troublant qui marque les esprits, il joue sur la complexité des sentiments à la fin on ne sait pas quoi penser.
vincinqneuf
vincinqneuf

41 abonnés 543 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2009
Les blessures de l'adoption une histoire magistralement interprétée.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 mars 2010
Filmé sans aucun artifice, à fleur de peau, à dimension humaine, ce film au titre aussi maladroit qu'évocateur met en scène une histoire forte de gravité et de justesse, démontrant qu'il existe encore quelque part sur Terre un cinéma français d'une puissance émotionnelle et narrative d'exception, communion entre les interprètes, les cinéastes et le spectateur.
aymericl
aymericl

19 abonnés 160 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2011
Merveilleux film! Des acteurs très touchants et justes! Un drame poignant.. J'ai été vraiment touché par ce très beau film!
soliloo
soliloo

16 abonnés 588 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2010
Le film est globalement lent et pourtant on ne s'ennuie pas tant l'intensité psychologique nous tient en haleine. Il ne se passe pas grand chose en terme d'action, tout est dans l'évolution des personnages et de leurs relations. Les acteurs sont très bons, à la fois justes et graves. Le scénario fonctionne bien, et offre par moments des surprises, de l'inattendu, un peu de suspense. Un film très prenant.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 novembre 2010
Un film sur la dure réalite d'un orphelin en quete de sa mere, d'une identite. Ses difficultés dans la vie, on s'attache quand meme à cet enfant que l on voit grandir avec ses problemes comportementaux. Un coup de surprise sur la fin. Beau film sur un sujet pas évident.
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 460 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2021
C’est l’histoire de la tristesse infinie d’un fils écorché par l’abandon de sa mère biologique, avec laquelle il renoue à l’âge de vingt ans. La souffrance sous-jacente sur le visage de Thomas éclaire ce récit filmé de manière spontanée. Si Vincent Rottiers est émouvant, Sophie Cattani est bouleversante, parce que tellement juste dans son rôle de mère biologique paumée et naïve. La mise en scène sobre porte l’intensité de ces personnages et de leurs confrontations à l’issue incertaine. Ballotté entre son désir de femme et son désir de mère, la souffrance de Thomas fera exploser sa sensibilité pour une issue inattendue et pourtant inéluctable. Un film qui brille par la sincérité de sa lumière intérieure.
diehard5
diehard5

47 abonnés 482 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 juillet 2010
Du fait divers en soi prometteur relaté par Emmanuel Carrère, les Miller père et fils tirent un piètre essai psychologique très mou, très fade, dont on retient surtout les maladresses : les acteurs qui ne prennent pas une ride en quinze ans, la mère poignardée au dos/au ventre/vidée de son sang/laissée pour morte que l’on retrouve dès la scène suivante bon pied bon oeil ne gardant de son agression qu’une minerve autour du cou ! Encore un tirage abusif sur le crédit illimité dont dispose Claude Miller auprès d'une certaine critique…
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 juillet 2021
Ce film est basé sur une histoire vraie mais le scénariste n'a pas mis de l'ordre dans le récit. Les méandres sont frustrants et on attend toujours un développement des personnages. L'histoire est assez confuse car elle implique trois frères à l'apparence similaire et même peut-être plus elle implique deux paires de parents et trois paires d'acteurs un pour chaque frère à des âges différents. Pour ajouter à la confusion l'histoire fait des allers retours dans le temps sans repères temporels clairs. Les enfants sont attachants et convaincants mais tous les adultes sont plutôt antipathiques grossiers et égoïstes. La mère principale est également exaspérante d'irresponsabilité. Le film joue avec les pulsions œdipiennes compliquées par la toile ambiguë de qui est le parent biologique de qui mais ne satisfait pas le spectateur ne donnant aucune réponse a ce dilemme...
Merytamon
Merytamon

25 abonnés 566 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2012
Pas mal même si il avait quelques moments de longueurs. Les acteurs jouent bien leur rôle même si ils ne sont pas forcément connus. Ce film nous montre deux points de vue différents, d'un côté un adolescent qui a totalement oublié sa mére biologique, pour lui sa mére c'est désormais celle qu'il l'a adopté et de l'autre son frére ( et on s'intéresse principalement à lui) totalement en rébellion contre ses parents adoptifs qui leur reproche justement de ne pas être ses vrais parents et qui n'a qu'une obsession, chercher sa mére, découvrir ses origines, savoir pourquoi elle les a abandonnés lui et son frére, savoir qui est son pére, une multitude de questions auxquelle il tente désespérement de donner des réponses. Son esprit est partagé entre d'un côté la haine qu'il voue à sa mére de les avoir abandonnés ! et de l'autre tout de même un peu d'affection pour elle, sinon il ne s'obstinerait pas à la chercher comme il le fait, il ne resterait pas avec elle, il ne lui demanderait pas de danser avec lui. Bref quelques moments de longueurs, mais un film a voir au moins une fois !
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2009
Les frères cinéastes ne manquent pas, mais les films réalisés par un père et son fils sont plus rares. Il est assez tentant (et plutôt vain) de chercher dans Je suis heureux que ma mère soit vivante ce qui appartient à l'un ou à l'autre. Il y a quelques dialogues et scènes plutôt durs qui semblent effectivement un peu étrangers à l'univers habituel de Claude, mais disons que c'est un film à 4 mains et n'en parlons plus. Il est d'ailleurs difficile de l'évoquer sans déflorer des éléments importants de l'histoire. Le début est assez hésitant avec une interprétation maladroite mais le dernier quart d'heure est absolument saisissant, les allers et retours dans le temps superbement faits, les personnages dits secondaires très intéressants (le père, la voisine, la mère adoptive surtout), la direction du jeu des enfants remarquables (une constante chez Miller). Quant au fait qu'il soit inspiré d'un article de Emmanuel Carrère, ce n'est guère surprenant tant on ressent presque physiquement le style particulier de l'auteur de La classe de neige (que Miller a adapté avec bonheur). On peut reprocher certainement beaucoup de choses à Je suis heureux que ma mère soit heureuse (image médiocre, sautes de rythme) mais son style sec, son scénario qui va rarement où on l'attend et l'ambigüité de son analyse des liens de sang sont autant de raisons de lui accorder plus qu'une attention polie.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2010
Un jeune homme part à la recherche de sa mère biologique qui l’a abandonné à l’âge de 5 ans. A 20ans, il l’a retrouve, à l’insu de ses parents adoptifs, et commence à vivre une double vie entre ses 2 familles. Complètement déstructuré et jamais remis de cette séparation initiale ; la relation à sa mère biologique semble très vite malsaine.
Les Miller, père et fils, nous conduisent dans les dédales de l’esprit d’un jeune homme en quête d’identité, jaloux d’une mère qui n’a pu lui offrir ce qu’elle peut offrir à d’autres aujourd’hui. On sent bien le drame se nouer devant la caméra ; les plans s’enchainent et le malaise monte. D’une réalisation sobre et porté par des acteurs sincères, ce fait divers glace le sang ; d’autant plus que l’on ne connaît pas les motivations psychologiques des 2 parties (mère et fils) à continuer une histoire que l’on perçoit très vite comme fatale.
Par contre, la relation ambiguë enter la mère et son fils sonne parfois faux tout comme la dépression du père adoptif. Ce sont les 2 seuls bémols de cette histoire tragique dont la leçon est dictée par le fils à la fin du film : « je suis heureux que ma mère soit vivante ».
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