Un film de femmes. Mais un film pour tous ! La lenteur de la réalisation, l'unité de lieu et l'histoire, qui plombe l'atmosphère, servent merveilleusement le talent de trois grandes actrices, Catherine Deneuve, Marina Hands, Marie-Josée Croze. De grands moments d'émotion, aussi. Bref ... J'AI AIME !
L'intrigue est un peu molle. Le casting est beau, mais Catherine Deneuve, rongée par la chirurgie esthétique, peut à peine parler. C'est du sous Almodovar, mais ça reste intéressant. Avec un peu plus de sentiments et de talent, ça aurait fait un très bon film.
EN dehors de la découverte du cahier, parce que l'héroine achète un lave vaisselle pour un séjour en france de quinze jours, ce qui parait hautement ridicule, le reste est très touchant,pour ne pas dire bouleversant. le duo entre Catherine Deneuve et sa fille Marina Hand fonctionne très bien et certaines confrontations entre elles deux sont particulièrement réussies. Les desirs de ces femmes et leurs destins mêlés qui se traduisent si differemment sont traités avec beaucoup de délicatesse. Et Catherine Deneuve est encore, et toujours au sommet de son art dans certaines scènes. Bravo également à Marina Hands très convaincante. Un beau film...
Esthétiquement et artistiquement, ce film est beau, bien qu'il reste dans un classicisme absolu et dans une sobriété assez déroutante. Le film suit les pérégrinations de trois femmes pleines de doutes, d'un enfermement pour l'une d'entre-elles, qui a toujours voulu que sa fille étudie pour acquérir une liberté, puis par la liberté plus ou moins assumée de Catherine Deneuve, qui en est bien consciente, et aimerait que sa propre fille prenne conscience de cette liberté, et de Marina Hands, qui n'en a pas pleinement conscience. Le fil rouge du film est cette prise de conscience. Marina Hands nous guide dans ce film qui fait se confronter trois (très) grandes actrices, à commencer par Catherine Deneuve, qui retrouve un naturel et une sincérité qui ne sont pas de trop. Elle est profondément touchante, et surtout sublime. Ensuite, Marie-Josée Croze qui s'illustre dans chaque rôle, tant elle est méconnaissable et surprenante à chaque fois. Elle joue à la perfection. Marina Hands, très talentueuse, est peut-être celle que j'ai le moins aimée dans cette histoire, bien qu'elle joue tout de même bien. Rien, toutefois, n'est à redire au niveau du jeu (excepté pour la femme du frère de Deneuve). Au niveau du scénario, il y a des choses peu utiles, mais il reste très écrit, et donc le film ne tombe pas. C'est une histoire assez simple, qui ne se confond pas en détails inutiles, mais qui se concentre sur son sujet: la féminité. Et c'est très bien réalisé. La musique,également,accompagne bien le film. Durant tout le film, on n'entend que du piano (à l'exception de deux fois, ou quelques cordes de violoncelles grésillent), instrument qui peut se révéler à la fois intense et mélancolique... Et il est ici très bien utilisé. De même, la mer est bien utilisée, bien filmée et essentielle dans le film: elle représente l'intensité,le vide,l'immensité,la difficulté,la violence,l'échappement,le refuge... Et sans ce bruit de fond, le film perdrait beaucoup de son charme...
Arg! Quelle horreur! Qui a bien pu mettre de l'argent sur un scénrio aussi nul (la fin se devine dès le milieu et c'est d'un convenu!) et aux dialogues aussi craignos? Quant aux acteurs, les seuls à bien s'en sortir sont Duchaussoy et la Deneuve. Marina Hands oublie qu'on ne joue pas au cinéma comme à la Comédie Française et la pauvre Marie-José Croze n'a vraiment rien à défendre. Quant à celui qui joue son mari, on remerciera son jeu tout en finesse qui n'annonce pas du tout la fin!! Le tout est d'une ennui banal à pleurer, à l'image du pull bleu marine que porte le personnage de Duchaussoy au début du film. Aucune scène ne s'installe vraiment, c'est filmé avec les pieds, et la musique est lourdingue. Bref, passons à autre chose. Par exemple à un film de Stéphane Brizé.
Excellent film, acteurs (surtout les rôles féminins) parfaits, émotion, tendresse, tout y est... Arrêtons avec le cinéma français sur le déclin. Cet automne, tous les meilleurs films sont français... Soyons fiers au contraire d'avoir une telle qualité, une telle diversité et aussi des actrices superbes (Marina Hands, géniale comme dans "Lady Chatterley)!
On ne peut que saluer la sensibilité et la justesse de ton de cette histoire de famille perturbée par de lourds secrets du passé. Trois beaux portraits de femmes où les fêlures et les incompréhensions génèrent conflits et tensions. Trois actrices qui expriment magnifiquement leur douleur intérieure, Catherine Deneuve en mère qui se protège derrière l’autorité, la froideur et le refus de la tendresse, Marina Hands en fille troublée et mal aimée qui recherche un exorcisme familial libérateur, et Marie-Josée Croze en grand-mère victime du carcan social de son époque et qui apparaît en flash-back. Un scénario superbe qui aurait convenu aussi bien au théâtre. Seule petite réserve : la relative médiocrité des seconds rôles, Michel Duchaussoy mis à part.
Une mise en image réussie des relations complexes entre parents du sexe féminin au travers du carcan de la bourgeoisie povinciale et de l'émancipation des femmes. En ajoutant une dimension mystérieuse et une réalisation originale sur ce mélange de vies, on obtient un film prenant et émouvant jusqu'à la fin. La dimension féminine est en tout cas omniprésente...
Un bon film sur la famille avec 3 excellentes actrices qui jouent parfaitement.La Bo est très bonne est l'histoire assez bien ficelé.Dommage qu'il y'est quelques longeurs dans certaines scènes.On passe un bon moment devant un bon film
Dans les années 50 la Française mariée peut légalement ouvrir seule un compte en banque, mais il est en pratique presque toujours demandé l'autorisation du mari, et c'est une loi de 1965 qui lui accordera le droit de travailler sans restriction. Louise est totalement inféodée à Gilles son tailleur de mari qui la couvre de cadeaux, mais lui refuse toute indépendance : elle doit rester chez elle, et s'occuper de ses enfants, Martine et Gérard. Elle retire un jour de la banque les économies communes (Gilles avait enfin ouvert un compte joint) et disparaît à jamais. Martine ne lui a jamais pardonné, et cette douleur immense l'a constituée d'une grande dureté envers ses proches. Sa fille, Audrey, lasse d'en faire les frais, est partie depuis 10 ans aussi loin qu'elle le pouvait, au Canada, là où Martine, qui refuse de prendre l'avion, ne lui rendra jamais visite. Mais le décès de Gilles va être l'occasion pour Audrey de revenir en France : elle n'a pu se rendre aux obsèques et se fait un devoir de renouer avec ses parents, surtout avec sa mère, qu'elle suppose effondrée par la mort de ce père qui les a élevés seul, son frère et elle, après l'abandon de Louise. Le hasard va faire tomber Audrey, en pleine crise personnelle, réfugiée dans la maison de son grand-père pour échapper à l'hostilité de sa mère, sur une sorte de journal intime rédigé par la fugitive, et qu'elle a curieusement laissé derrière elle, accompagné des fonds retirés à la banque.. Un passé vieux de 50 ans va resurgir, qui bouleversera la relation Martine/Audrey autour de la révélation d'un lourd secret de famille. Ce triple portrait de femmes (Martine et Audrey, plus Louise, convoquée régulièrement par sa petite-fille comme une sorte de fantôme bienveillant autant que mystérieux) n'est pas sans intérêt, mais la mise en scène est un peu molle, et si Marina Hands et la charmante Marie-Josée Croze sont bien au rendez-vous de l'émotion, on déplorera l'inexpression d'une Deneuve botoxée jusqu'à la caricature.
Avec ce film on est dans le registre de Depleshin même si la réalisatrice manque encore d'expérience, on peut remarquer que ce film bascule dans deux sujets la libertés des femmes et le film familial mais a trop vouloir le maitrisé cela devient assez scolaire et le manque d'émotion s'en ressent fortement.
Un film prenant, touchant, même si à la moitié du film on se doute déjà du dénouement. Le ton est très intimiste, mais on ne s'ennuie pas pour autant. Tout repose sur l'excellente prestation de Marina Hands, et les très beaux jeux de Catherine Deneuve et Marie-Josée Croze, sans oublier Michel Duchaussoy qui apporte un peu de fraîcheur à l'ambiance un peu lourde. L'histoire est intéressante, le climat pesant tout en n'étant pas désagréable. Une belle réussite.