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Eddy P
165 abonnés
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4,0
Publiée le 30 mai 2009
Quel risque que de faire démarrer le film en le laissant pendant 20 minutes sur les épaules de Florence Loiret-Caille dont ni le charme, ni la qualité du jeu, ni le personnage ne sont attachants ! J'ai failli sortir de la salle tant ce préambule est lent, long et inutile. Une fois l'histoire entre Auteuil et Croze démarrée, on a enfin à faire à de vrais acteurs (mention spéciale à la très émouvante Christianne Millet) et à une problématique consistante. Dialogues sublimes, situations bouleversantes, réalisation douce, féminine, tout en subtilités et en allégories. Zabou est définitivement une excellente réalisatrice.
Des trois films qu'a réalisés Zabou pour le cinéma à ce jour (2015) aucun ne peut laisser indifférent. Malheureusement, ils ont tous un goût d'inachevé. Cette histoire interpellera surtout ceux qui ont connu plusieurs amours simultanés dans leur vie : la polygamie est une seconde nature innée chez l'homme. Dommage, les incertitudes et angoisses de quelqu'un qui a eu une "double vie" sont ici mal traduites, survolées et imparfaites sur le plan dramatique. En plus, ce film est long, beaucoup trop long, et son véritable démarrage n'en finit pas de se faire attendre ce qui casse le rythme de ce récit ! On finit par se demander au début ce que nous veut sa créatrice ! Heureusement, il y a Daniel Auteuil sans lequel cette histoire aurait pu être monotone, insignifiante mais qui met tout son talent dans son rôle. C'est même lui qui fait vivre cette histoire avec il est vrai une excellente partenaire en la personne de Marie-Josée Croze. Dommage que Zabou Breitman veuille trop s'approprier ses films : à en être trop possessive, et vouloir tout y faire, elle nous prive du talent des autres...Une symphonie ne s'interprète jamais seul ! willycopresto
J'aime bien ce que fait Zabou Breitman. Dans ce film, l'amour impossible passionnel est retranscrit avec beaucoup de pudeur et d'intelligence. Seul point qui me dérange: Daniel Auteuil a 20 ans de plus que Marie Josée Croze, et on a un peu de mal à croire en l'amour du personnage féminin, d'autant plus qu'il est bien difficile d'imaginer qu'une femme jeune et belle se contente d'aussi peu. Mais bon, on se laisse porter...
Zabou Breitman nous fait partager une histoire d'amour aussi intense que complexe. C'est l'occasion surtout de voir un magnifique duo Auteil/Croze, vraiment très touchant. Un joli petit film à l'écriture et à la réalisation de bonne facture.
Depuis recré A2 ,Zabou a fait du chemin et s'impose film après film comme une réalisatrice a suivre.Sans être exent de défauts ,son 3ème film démontre une nouvelle fois sa propension a capter ,analyser et retranscrire a l'écran la complexité des sentiments humains ,sa camera se fait discrète ,aérienne et l'on sent la douceur du regard féminin a travers chacun de ses plans.L'idée d'imbriquer une histoire dans l'histoire n'est pas mauvaise ,seulement la 1ere démarre dans la confusion et la lenteur ,peut être pour mieux mettre en valeur celle que nous conte Pierre ? Les transitions passé-présent sont assez habiles ,il y a une vrai recherche de mise en scène tandis que la direction d'acteur s'avère excellente : mention spécial aux seconds rôles (Loiret Caille et Millet) qui ne sont pas négligés.Auteuil est parfait en homme maladroit et intimidé ,le couple qu'il forme avec la lumineuse Croze donne droit a quelques belles séquences d'émotions et aussi pas mal de longueurs.
Pourquoi ne pas le dire tout de go que ce film est un coup de coeur, parce qu'il est bien amené, pudique, délicat, charmant, sensible, qu'il fait honneur à la production française et se laisse regarder avec un vrai bonheur. Il s'ouvre sur le désespoir d'une jeune femme Chloé ( Florence Loiret-Caille ), que son mari vient de plaquer pour une autre, sans qu'elle n'ait rien vu venir, et la laisse seule avec deux enfants. Son beau-père - qui ne prend nullement fait et cause pour son fils - va l'emmener passer le week-end à la campagne pour tenter de prendre la mesure des choses et, autour d'un bon feu de cheminée, se laisser aller à des confidences, espérant peut-être qu'en s'ouvrant à elle de ses propres souffrances, il atténuera les siennes. Ainsi lui raconte-t-il ce que fut pour lui la passion qui le consuma jadis pour une femme qui n'était pas la sienne et qu'il n'a pas osé vivre jusqu'au bout par souci du devoir ou, plus encore, par lâcheté, faisant deux victimes : Mathilde, cette jeune femme qu'il aimait et qu'il quitte, et sa propre épouse dont il a empoisonné la vie.
Armelle BARGUILLET ( La plume et l'image ) Lire la suite sur mon blog http://mon-bloghauteloire.blogs.allocine.fr/
une très belle histoire d'amour comme beaucoup on put vivre avec de très forts sentiments et beaucoup de regrets et même si c'est dur à vivre une situation pareille... c'est une histoire qui a le mérite d'exister
Comme quoi le cinéma français n'est pas encore complètement mort. Ces sujets qu'il affectionne, les romances impossibles au coeur d'une France de carte postale, sont ici transplantés dans un cadre bien plus exotique, et admirablement filmé, avec une patte asiatique qui n'est pas sans rappeler (esthétiquement j'entends) le Wong Kar-Waï des meilleures heures, avec la clarté nécessaire pour la lisibilité de l'action, malheureusement peu économe. On peut reprocher à Zabou Breitman d'en faire parfois un peu trop, un peu trop beau, un peu trop mouvant, un peu trop voyage d'affaires, mais depuis quand la romance française n'avait pas été si passionnante, si pleine de fourmillements, d'ambiances, d'idées? Hong-Kong, terre des angoisses et des apaisements, devient le personnage principal du film, la mère de la relation entre Pierre et Mathilde. La cinéaste y expérimente tout un travail sur les sensations en tant que moteur de captation des sentiments. Les effleurements et les ballades nocturnes sous un amas de lumières valent mieux que les baisers froids et quotidiens que l'on a l'habitude de voir. Les étreintes (pas encore brisées!) sont pleine de densité et transpercées d'un amour réel car la caméra suit le parcours du coeur comme dans un labyrinthe sans issues. Comme si Daniel Auteuil se faisait peu à peu piéger dans l'antre du corps de l'être aimé, le voilà qui abandonne, flêchit et s'effondre. Il y est magnifique d'interiorité et de simplicité. En face de lui, Marie-Josée Croze, splendide nymphe aux cheveux d'or, détruit du regard la petite parcelle d'humanité qu'il lui reste. Ils sont émouvants, vrais, ils existent sous l'objectif inattendu de Breitman qui, si elle n'évite pas certaines longueurs et maladresses (toutes les parties au présent sont très glauques et interminables), ainsi qu'un scénario somme toute prévisible et formaté, a réussi à filmer la souffrance masculine en une cinquantaine de minutes d'une beauté et d'une substance formidables, les plus belles que
Je l'aimais est une romance joliment conté et interprété par Daniel Auteuil et réalisé à merveille par Zabou Breitman. Ce drame plein de poésie donne matière à réflexion sur le choix et le destin. Saisissant.
un film magnifique avec des prises de vues excellentes. Un scénario et une histoire simple mais on y trouve tout de même son originalité dans les personnages, dans les dialogues mais aussi, et surtout, dans la réalisation. Petite note: par contre ne faites pas la meme erreur que moi, c'est-à-dire, n'assistez pas à une séance après 22h après une journée de travail et un resto qui vous a bourré l'estomac...risque de sommeil assuré...Oui car il n'y a pas tellement d'action! :D ...
Film magnifique et émouvant, les deux acteurs principaux sont vraiment touchants. J'ai eu des doutes au début, sur l'alchimie qu'il y avait entre Daniel Auteuil et Marie-José Croze, mais ils m'ont totalement convaincu par la suite, surtout Marie-José Croze qui joue vraiment de façon naturelle. Vraiment étrange qu'on puisse aimer ce couple qui est avant tout adultère, mais leur amour (love at first sight quasiment) est vraiment touchant, surtout si on considère les parallèles qu'il y a avec la relation de la belle-fille Chloé et son mari, et la relation de Pierre et sa femme. C'est vraiment un beau film !
Le film met 45 minutes à démarrer, les dialogues introductifs durant ces 45 minutes sont un remplissage interminable. Viennent ensuite les flash-backs avec une scène de pseudo coup de foudre auquel on ne croit pas, Auteuil et Croze étant des prototypes exemplaires de frigidité affective. Aucune vraie tension, aucune vraie passion sauf celle qui nous est racontée mais qu'on ne voit pas, qu'on nous ressasse mais qu'on ne ressent pas. On attend désespérément l'instant de vérité, mais il ne vient pas.
Je suis un peu déçu par Je l'aimais. Les comédiens sont tous excellents. L'histoire est touchante. Certaines scènes sont superbes et très vraies. La mise en scène est bonne. Les effets de style ne sont pas trop marqués. L'amour est beau. L'amour est mort. Pourtant c'est pas transcendant. Il manque un truc. Un petit truc... Un truc qui accroche le coeur. Un truc qui fout la larme sans trop en faire. Un truc qui nous fait sortir de la salle en se disant "faut que j'aime" ou "quelle connerie ce sentiment!". Mais là, moi je suis sortis en me disant que à quelques moments, j'ai trouvé le temps long. C'est dommage...