5412 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
646 critiques spectateurs
5
210 critiques
4
271 critiques
3
73 critiques
2
50 critiques
1
23 critiques
0
19 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 janvier 2013
Très bonne découverte du cinéma asiatique. Les acteurs sont très charismatiques et le film dégage une violence hallucinante. Noir, très noir, mais bon.
Si le cinéma sud-coréen a une force de frappe si dévastatrice à l'heure actuelle, cela tient à sa justesse quand il s'agit de transgresser les règles. Mais aussi de sa propension à placer son spectateur dans une position paradoxale, puisqu'il sera sollicité en permanence malgré la posture passive qu'implique (à tort) l'activité de regardeur. The Chaser ne l'épargnera pas au gré de ses embranchements scénaristiques, la plupart imprévus. Le premier étant que les archétypes sont dévissés à mesure que file l'intrigue, et aucun des personnages ne correspond aux attentes qu'on projette sur lui. Le héros (?) est un ex-flic reconverti en mac, le psychopathe un jeune homme ni très malin ni trop bête (Kim Yun-seok et Ha Jung-woo, exceptionnels). Les profils tout comme leur façon de se croiser nous paraissent atypiques car ils obéissent à un univers où la noirceur et l'absurdité coexistent. Un aspect qu'on retrouve autant chez Park Chan-wook, Bong Joon-ho que chez Na Hong-jin, participant à ce sentiment de spontanéité qui manque souvent à leurs homologues européens/américains. Ça a l'air de rien pourtant c'est ce dosage qui initie les virages soudains, nous éloignant du connu pour aller vers la pure découverte, ce qui est déjà très rare aujourd'hui. Dans leur sillage, ces partis pris s'accompagnent de questionnements moraux et notre difficile acceptation d'un monde régi par le chaos, l'insolite et le manque de connexion entre individus. Cela devient prégnant dans sa dernière partie, d'un nihilisme presque total, achevant de transformer le thriller drôlement glauque en parabole humaine mais désespérée. Celle d'un monde qui a les clés mais ne s'en sert jamais au bon endroit ou au bon moment. Est-il nécessaire d'ajouter que The Chaser a tout bon ?
Polar noir et sadique, made in Corée du Sud ; interprété avec brio par toute la brochette d'acteurs, c'est là un film d'une violence extrême, glauque, prenant, haletant de bout en bout, avec un final glaçant.
J'avais adoré ce film à l'époque de sa sortie et après l'avoir revu, il a gardé de son panache. Sa grande force est le fait que sa trame n'est pas faite comme la plupart des autres films du genre ou le dénouement tombe à la fin. Là, on est directement mit dans le grand bain et c'est de là que tout part. Les scènes de poursuites et cie sont très réussies tout comme l'ambiance générale. On y retrouve bien le côté sombre et les petites ruelles des pays asiatiques. Les personnages sont à la hauteur et le scénario assez réussi. Cependant, j'ai deux bémols qui viennent s'ajouter à la critique et qui fait que du coup le film n'est pas parfait. Le premier, c'est le fait qu'à pas mal de moments, on ait ce côté mi-humour mi-sérieux, ça décrédibilise un peu le tout. Et la seconde, c'est que la fin est un peu répétitive et que l'on fini par tourner en rond. Hormis ça, c'est un très bon thriller qui reste un grand classique du 7ème art. 14/20.
Peut-être suis-je passée à côté ou ai-je été trop décontenancée par le décalage entre le synopsis et la réalité du déroulement de l'intrigue mais à partir du moment oùspoiler: le proxénète et le tueur débarquent au commissariat, face à l'incompétence gênante des policiers , j'ai décroché, d'autant que le rythme haché et les diverses incohérences m'y ont encouragée, de même que cette violence faussement stylisée mais parfois vraiment ridicule. Reste une atmosphère singulière.
Pour son premier film, Na Hong-jin a mis la barre très haut, ce thriller est franchement passionnant de bout en bout. Les âmes sensibles devront s'abstenir car cette histoire inspirée du tueur en série sud-coréen Yoo Young-du est noire et violente. Le suspense est constant et le scénario plein de rebondissements est signé d'une main de maître. Les courses poursuites et les duels sont remarquablement filmés caméra à l'épaule pour un plus grand réalisme. Le réalisateur en véritable virtuose réussit une œuvre très esthétique, l’acteur principal Kim Yoon-seok déambulant dans ses ruelles sombres et labyrinthiques et allumant constamment une nouvelle cigarette est vraiment classe. Un excellent film coréen, ce réalisateur a de l'avenir.
Comme c’est souvent le cas, les films coréens présentent des aspects peu flatteurs de leur société. Ici, un ancien flic devenu proxénète recherche un tueur qui s'en prend à ses filles. Personne n’est clean, la psychologie des personnages est décortiquée et émaillée par des scènes de violence brute sur fond de pluie quasi permanente. On y trouve une ambiance propre au cinéma asiatique qui nécessite les 2 heures sans un instant d’ennui.
Après avoir regardé « J’ai rencontré le diable », je me lance dans « The Chaser », encore une véritable chasse l’homme. Un ancien flic devenu proxénète pourchasse un psychopathe qui s’en prend à « ses filles ». L’histoire monte crescendo en intensité, délivrant son lot de brutalité avec une violence présente à chaque coin de rue. Beaucoup de malice émerge du psychopathe, ce qui rend le film encore plus angoissant, le démasqué ne sera pas aussi facile, un véritable face à face violent entre deux hommes qui tente le tout pour le tout. Un pur moment de cinéma.
Un thriller déstabilisant qui bouscule les stéréotypes du genre avec une révélation majeure qui intervient précocement dans son récit. Malgré un rythme nerveux et des plans travaillés, les critiques à l'encontre de la police, du système judiciaire et de la corruption qui irradie la ville sont appuyés à l'excès. Les incohérences et les situations grotesques s'accumulent au fil du récit et nous font perdrent en intensité malgré une trame de départ pourtant solide. Un ressentit plutôt mitigé sur ce film qui à le mérite d'avoir une approche singulière.
Le cinéma coréen tue le game du thriller depuis quelques années The Chaser en est un nouvel exemple. Ce film est à la fois très profond psychologiquement mais en même temps d’une froideur extrême, c’est clinique, mécanique et pourtant toujours surprenant, toujours prenant. Rajoutez à cela son ambiance ambiance humide il se dégage de ce film un pessimisme qui démontre toujours qu’il a raison de voit le mauvais côté des choses qui me plait.
Comme c'est souvent le cas avec les thrillers coréens, on n'en ressort pas indemne! L'intensité du film nous prend aux tripes et les sentiments alternent vitesse grand V. J'ai rarement été aussi "impliqué", émotionellement parlant, dans un film de ce genre. Une fois de plus les adorateurs du mythe totalement usurpé du film "Seven" peuvent rentrer chez eux et voir ce que thriller veut dire. Un grand film, fort et dur, tout simplement.
Véritable claque tant au niveau de la mise en scène, de l'interprétation, du scénario et du tourbillon émotionnel, ce premier film (!!!!) est une bouffée d'air frais dans un genre galvaudé et dominé par quelques monstres insurpassables. En choisissant de lui donner un cadre plus réaliste, H. J. Na s'affranchit donc des modèle US et nous offre une course-poursuite constante entre un ancien flic devenu mac et un serial killer inquiétant. Rues poisseuses et tortueuses, quartiers mal famés, murs en ruines, intérieurs crades, le décorum est en soit déjà un indice de la décrépitude de la société. Avec comme thème central l'impuissance et nanti de rebondissements malins, avec des persos qui ressemblent, au niveau psychologique, à des gens normaux, le réal réussit son pari et nous entraîne dans cet univers peu avenant. Violent, sombre, noir et dérangeant, un polar implacable, un vrai, plastiquement somptueux (comme toujours avec les films asiatiques) et très éprouvant. D'autres critiques sur
Après les "louanges" autour de ce film qui n'a pas connu grand succès au ciné (enfin étant une prod coréenne, cela ne m'étonne que moyennement), mais ou la majorité des critiques sont relativement bonne. Perso, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film. On sent tout d'abord le coté coréen qui est "visuellement" le même pour les films de ce genre (pour ne citer par exemple que "Old boy"). Le doublage n'aidant pas, j'ai eu du mal à intégrer chaque personnages, aucun ne se distinguant vraiment plus qu'un autre (et comme il se ressemble vaguement, je me suis perdu quelques fois sur les différents personnages... Et cela n'a pas aidé pour que je comprenne les intentions de chacun, me perdant sur les personnages). L'histoire pas spécialement novatrice, et quand même assez bien construit, même si une réalisation Américaine (mais surtout pas une réalisation française^^) aurait sans doute mieux fait prendre la mayonnaise. JE me suis senti un peu perdu dans tout ça, à partir du moment ou celui qui s'attaque aux filles et retrouver par l'autre "mac". LE visage des acteurs, se ressemble tous vaguement et du coup ; on jongle pour comprendre qui fait quoi et d'ou vient chacun. JE suis donc ressorti déçu, mais je pense que le film a un potentiel qu'il aurait pu être mieux mis en avant et traité un peu différemment (mais à la base je ne suis pas fan des productions corréenne^^ Sauf exception^^. Vaguement prévisible, quelques retournements de situations, le film arrive à nous faire tenir mais tout juste. J'en attendais un peu plus au vue de l'histoire qui laissé une grande marge de manoeuvre. Certains apprécieront, d'autres seront sans doute un peu perdu et lacherons un peu le truc. Mais globalement, ce n'est pas un navet, mais maladroitement mis en scène, on se sent un peu perdu. Dommage, car je voyais un peu plus loin dans le déroulement des péripéties. Après, en seocnd partie de soirée pour passer le temps ; pourquoi pas. Mais ne pas perdre une seconde de film pour arriver à bien cerner et assimiler chaque personnages.
Bon thriller, même si je trouve la seconde partie en deçà de la première, le scénario semble avoir déjà tout posé sur la table et il ne reste que la course poursuite, le mobile du tueur reste assez vague, même si je conçois que ce qui est aussi intéressant c'est ce contexte de mainmise du pouvoir sur les autorités de la ville, d'où cette ambiance glauque et pernicieuse qui transpire tout du long. Après j'aime surtout le fait que le film prenne comme héros un type un peu louche, juste à la base dérangé dans ses petites combines de proxénète pour se retrouver embarqué dans une affaire dont il ne soupçonnait pas les ressorts, acteur et impuissant. Et niveau mise en scène c'est du solide, Hong-jin arrive à gérer tant bien que mal les soucis de rythme assez évident du script en nous préservant dans une bulle, martelant des effets efficaces, sans jamais se laisser aller à la facilité ou la suffisance.
Premier long-métrage de Na Hong-jin, "The Chaser" fut ovationné à Cannes lors de sa projection en 2008. Nouvelle preuve de la vitalité du genre, il propose un polar nocturne se déroule au cœur d'une ville sans nom où il pleut incessamment. Une sorte de "Seven" à la sauce sud-coréenne en somme. Un bon moment de rythme et d'action aux couleurs léchées. Efficace, le résultat constitue un film habile qui tente de déjouer les codes du polar. C'est peut-être le revers de la médaille de "The Chaser" ; voulant chercher l'originalité à tout prix, parfois même là où il n'y en a pas, le film s'entortille finalement jusqu'à perdre haleine, notamment dans sa dernière partie. Na Hong-jin est en tout cas un cinéaste à suivre et ce premier long-métrage agréable un thriller à découvrir.