Harry Potter et les reliques de la mort - partie 2
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 décembre 2018
C’est tout simplement splendide. Très bien réalisé dans l’ensemble. Le scénario est magnifique. Il se sont donné au bout de leur superbe film. C’est incroyable comment ceci est tourné. J’adore. Un très bon film s’est déroulé de leur part.
Le reste de ma journée va me dire qu’elle film prendre...
Devinez le quel.
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 novembre 2018
Nous y voici. L’ultime bataille (traditionnelle) du bien contre le mal. ‘’Harry Potter et les reliques de la mort, partie 2’’ vient conclure la saga Harry Potter, soit 10 ans après son commencement. Forcément, le fait que ce film-ci soit le dernier d’une longue série a dû pincer le coeur de nombreux fans. La ‘’hype’’ était d’autant plus présente que ‘’Harry Potter et les reliques de la mort, partie 1’’ entretenait le suspense jusqu’au bout, quitte à terminer son film sur une fin très ouverte. Il est en tout cas clair que la division du livre en deux était une opération très juteuse : ainsi, la 2ème partie des ‘’Reliques de la mort’’, sorti en juillet 2011 coûta 125 millions de $ et en rapporta… plus d’1 milliards de $ ! Record battu pour la franchise Harry Potter ! Même si ce n’est pas vraiment une surprise qu’au bout du compte, les deux épisodes les plus rentables d’Harry Potter soient tout simplement le premier et le dernier… Mais ‘’Harry Potter et les reliques de la Mort, partie 2’’ parvient-il réellement à apporter une conclusion satisfaisante à la saga ? Et bien, le résultat est mitigé. Car deux camps s’opposent : d’un côté, la force du matériaux de base, le bouquin, d’une force inouï dans sa conclusion et, de l’autre, le réalisateur moyen David Yates et le (mauvais) scénariste Steve Kloves, prompt tous deux à saccager l’oeuvre de Rowling (comme on a pu le voir avec cette horreur qu’était ‘’Harry Potter et le prince de sang-mêlée’’). Donc, c’était du 50/50.

L’intrigue reprend immédiatement après la fin d’ ‘’Harry Potter et les reliques de la mort, partie 1’’. Rien ne semble désormais pouvoir arrêter Voldemort depuis que ce dernier a mis la main sur la baguette de sureau : la baguette la plus puissante qui n’ait jamais existé. De leur côté, Harry, Ron et Hermione continue à chercher et à détruire les horcruxes. Ils vont alors découvrir qu’un de ces horcruxes est dissimulé à Poudlard, contrôlée d’une main de fer par Rogue. Poudlard serra alors le théâtre de la dernière bataille entre Harry et ses alliés contre Voldemort et ses mangemorts.

David Yates a bien précisé que ‘’Harry Potter et les reliques de la mort, partie 1’’ et ‘’Harry Potter et les reliques de la mort, partie 2’’ ne devaient pas être considérés comme un seul film, mais comme deux œuvres bien distinctes. Et cela se ressent dans son approche, différente d’un film à l’autre. Il est d’ailleurs amusant de constater que les critiques (positives ou non) émises à l’encontre de la partie 1 sont en tout point opposé à celles émises à l’encontre de la partie 2. On avait une première partie quasi-contemplative et intimiste, marqué par un long voyage à travers de nombreux paysages ? Et bien on va avoir ici un film plus explosif avec beaucoup plus de personnages, et où l’intrigue se déroule dans des lieux bien précis (c’est très simple : on va à Gringotts et Poudlard, c’est tout). Ce trop plein d’action est à la fois la force et la faiblesse de cet épisode-là. D’abord, il faut rendre à César ce qui est à César : la beauté des effets spéciaux de toute la série est dû à John Richardson et à Tim Burke. Eux sont à mettre au crédit de la beauté visuelle du film. ‘’Harry Potter et les reliques de la mort, partie 2’’ regorge de morceaux de bravoure et de scènes d’action dantesques. De ce côté-là, impossible de ne pas reconnaître la magie de ces statues qu’animent McGonagall (à ce moment-là, il est possible de sentir comme un parfum de nostalgie car elles ne sont pas sans rappeler les pièces d’échec du premier Harry Potter) ou encore ce champs de protection qui recouvre Poudlard soumis à une pluie de sortilèges lancés par les mangemorts. Les fans d’effets spéciaux sont servis et ne seront à juste titre pas déçus par cet opus. Mais si le département effets spéciaux fait le job, la manière de filmer de David Yates, si elle n’atteint pas des sommets de laideur fait vraiment problème. Le bémol principal ? Un choix de photographie douteux, comme c’est très souvent le cas avec David Yates. Pourtant, lui et son directeur de la photographie Eduardo Serra avaient rendus une copie assez propre avec l’épisode précédent (surtout il parvenait à échapper à une esthétique trop systématique). Ce n’est pas le cas ici : le défaut principal, c’est bien les éclairages. Plusieurs scènes, plongées dans l’obscurité la plus totale sont tout juste lisibles et gênent à la perception et à l’admiration qu’on peut avoir pour les effets spéciaux. A mesure que la série Harry Potter avançait, une personne en est peu à peu sorti perdante : c’est le chef décorateur Stuart Craig. Il contribuait très nettement à la magie qui émanait des premiers films puisque c’était à la vue de ses fabuleux décors que le spectateur pouvait être époustouflé. Mais ce n’est pas seulement la beauté des décors en tant que telle qui comptait, mais aussi les lumières qui les mettaient particulièrement bien en valeur. Conséquence logique sous l’ère Yates : les décors ont perdu de leur superbe et même de leur pouvoir enchanteresse à cause de cette obscurité absolue et épaisse. Le problème est que cette noirceur n’est pas aussi macabre qu’elle ne devrait l’être, elle est plutôt fade et Yates dans ses visuels est, comme à l’accoutumé sans nuance. Autre interrogation concernant la musique d’ Alexandre Desplat. Peut-on qualifier sa musique de bonne ? Il est délicat d’apporter une réponse précise. Bien sûr, il y a deux morceaux qui semblent immédiatement prouver la qualité sonore du film : ‘’Lily’s theme’’ et ‘’Courtyard Apocalypse’’. Le premier, au milieu de cette noirceur vient justement apporter un peu de nuance (ce qui manque dans la réalisation de Yates) et laisse entrevoir un espoir face au Mal. Et il n’y avait pas meilleure partition possible que ‘’Courtyard Apocalypse’’ pour évoquer l’affrontement épique entre le Bien et le Mal. Seulement… et bien à part ces deux morceaux, la bo de Desplat est sans saveur, sans inspiration. On a presque l’impression que Desplat ne s’est focalisé que sur la composition de ces deux thèmes et qu’il a bâclé le reste. C’est là que l’on comprend le génie de John Williams : il était capable, pour les trois premiers Harry Potter de livrer des musiques toutes plus inoubliables les unes que les autres. Williams ne se reposait pas sur un seul morceau mais essayait à chaque épisode de trouver des partitions toujours plus ensorcelantes. Et d’ailleurs, est-ce un hasard si, Yates dans la scène finale de son film utilise une musique de Williams plutôt qu’une musique de Desplat ?

Mais si le film adopte un rythme haletant, c’est aussi grâce (ou à cause, c’est selon) à la vitesse d’exécution qu’adopte le scénariste Steve Kloves. Car mine de rien, les 300 dernières pages d’ ‘’Harry Potter et les reliques de la mort’’, d’une indéniable richesse pose de sérieux problèmes d ‘adaptation. Surtout quand ‘’Harry Potter et les reliques de la mort, partie 2’’ est des huit films le plus court (sans le générique de fin, il ne fait qu’1h53!). Que fallait-il faire ? Par défaut, condenser, condenser et encore condenser ! Attendez vous donc qu’en moins de deux heures, le film vous balance la résolution des horcruxes, la résolution des reliques de la mort (qu’on finit, ce qui est un comble presque par oublier…), les révélations sur Severus Rogue, l’explication finale du lien qui unit Voldemort à Harry…. Et, bien sûr, l’énorme bataille de Poudlard ! Le constat s’impose rapidement : trop d’éléments dans un film trop court ! Là aussi, il aurait été souhaitable d’enrichir le film d’une dizaine ou d’une vingtaine de minutes pour éviter certains raccourcis qui appauvrissent dans l’ensemble le livre de J. K. Rowling. Beaucoup de spectateurs qui n’ont pas lus les livres n’ont pas du comprendre les tenants et aboutissants de certaines scènes ( spoiler: Ah ? Voldemort a fait d’une simple coupe un horcruxe ? Etrange... Hein ? La pierre de résurrection et la bague-horcruxe de Voldemort ne font qu’une ? Et pas d’explication ? Et la relique de la mort/ cape d’invisiblité ? C’est celle d’Harry ou non ? Tiens ? Lupin a eu un enfant ?
Ceux sont des exemples parmi tant d’autres qui ne trouvent réponse que dans les livres...). Et puis, ‘’Harry Potter et les reliques de la mort, partie 2’’ a le même défaut que sa précédente partie. Comment être bouleversé face à la mort de personnages qui au mieux n’ont existé qu’un film ( spoiler: du genre Lupin, très présent dans le tome 3 et c’est tout
) au pire sont juste vides spoiler: (ah, Tonks est morte, passons à autre chose
). spoiler: Une exception toutefois, le personnage de Rogue. Ici, il est difficile de dire si c’est le personnage qui est bien écrit, ou si c’est juste que ce protagoniste est superbement incarné à l’écran par le meilleur acteur de cette saga : Alan Rickman
. Des maladresses et des naïvetés débordent du film : et si certaines étaient déjà présentes dans les livres, Kloves en rajoute beauuuucoup : ainsi qu’est-ce que le pauvre spectateur a fait pour mériter ce discours dégoulinant de clichés prononcé par Neville à l'encontre de Voldemort ? Encore une fois, c’est ce genre de rajouts qui réduisent l’oeuvre de Rowling à une simple lutte entre le bien et le mal. Alors qu’en fait, les choses sont plus complexes. Et heureusement, Steve Kloves sauve l’honneur en reproduisant bien le caractère de l’affrontement entre Harry et Potter. Quelle est en définitive la différence majeure entre ces deux adversaires ? Tous les films (et même tous les livres) nous montraient un peu facilement il est vrai que c’est l’amour que peut ressentir Harry pour autrui qui le différencie de Voldemort. Car Voldemort ne peut aimer personne, à part lui-même. Or, à partir de cet amour que peut ressentir Harry, Rowling émettait l’ultime distinction entre Harry et Voldemort dans le tome 7. C’est dans leur rapport à la Mort qu’ Harry et Voldemort sont fondamentalement différents. Rowling établit deux catégories de personnages : ceux qui consentent à la mort et ceux qui l’a réfutent. Les premiers justement par amour pour autrui sont capables de se sacrifier, de perdre leur vie pour préserver celle des autres. Eux seuls dans l’acceptation de la Mort peuvent paradoxalement en devenir le Maître (car, c’est l’enjeu central d’ ‘’Harry Potter et les reliques de la Mort’’ : comment devenir le Maître de la Mort) La deuxième catégorie englobe les protagonistes qui eux, décident d’échapper à la Mort en la combattant de toute leur force. Mais cette quête est vouée à sa perte : la Mort gagne toujours son combat. C’est en voyant cette deuxième partie que le conte des trois frères prend tout son sens. Les deux premiers frères se dotaient d’attributs vaniteux et dangereux (la baguette de sureau et la pierre de résurrection) dans l’espoir d’échapper à la mort. Le troisième frère, lui recevait un symbole (la cape d’invisibilité) qui, dans sa modestie par rapport au choix des deux autres frères lui permettait de retarder la Mort. La retarder certes, mais pas l’arrêter. Si tous les personnages sont plus ou moins interrogés dans leur rapport à la Mort, les trois véritables personnages principaux (qui ne sont pas Harry, Ron et Hermione) mais Harry, Dumbledore et Voldemort sont moteurs de cet enjeu capital. Chacun entretient une vision de la Mort qui lui est propre. Harry a sans conteste la vision la plus héroïque, et donc la moins intéressante de la Mort. Dès sa découverte de son identité de magicien, il s’est très vite rendu compte avec la mort de ses parents que c’est dans le sacrifice qu’il est possible de vaincre le Mal. Il n’hésite pas le long de la série à mettre sa vie en danger pour sauver les personnes qu’il aime. A l’opposé d’ Harry se trouve évidemment Voldemort. Un personnage aux actes bien sûr répréhensibles mais qui nourrit un fantasme très répandu : celui de l’immortalité. On peut aller plus loin en rapprochant Voldemort des seigneurs Siths de Star Wars. Pour que cette comparaison soit concluante, il faut partir du principe que deux éléments régissent le monde de Star Wars et d’Harry Potter : la Force pour le premier et la Mort pour le second. Toujours dans cette optique, il faut rapprocher la figure du héros de Star Wars, le Jedi, à celle du héros du Monde des sorciers, Harry. Or, ces deux figures ont un point commun : le fait d’accepter, de comprendre et finalement de s’abandonner à la Force (pour le Jedi) ou bien à la Mort (pour Harry). Face à eux des adversaires qui, avant de se caractériser par la dangerosité de leurs actes, se caractérisent par leur volonté de s’émanciper, de s’échapper aux puissances naturels. Le Sith ne recherche pas l’harmonie de la Force : il cherche avidement à la dompter et s’en sert comme d’une arme. Voldemort, lui aussi n’accepte pas la Mort : il cherche à tout prix à y échapper et s’en sert aussi comme d’une arme. Le Sith cherche à dompter la Force via la dépravation de ses actes et de son âme. Schéma identique pour Voldemort qui cherche à dompter la Mort via la dépravation de ses actes et de son âme. Un (faux) moyen, terrible est offert aux Siths et à Voldemort pour atteindre leur quête d’émancipation : le côté obscur de la Force pour les premiers, la création d’horcruxes et la recherche de la baguette de sureau pour le second. Mais nul émancipation possible, à la fin, le sort est le même pour tous : la Force/ la Mort finit toujours par triompher. L’affrontement entre le bien et le mal revêt un visage identique d’Harry Potter à Star Wars : il se réalise sous la houlette d’une puissance supérieure qui touche bons comme mauvais, la Force ou la Mort. Soyons fou en disant carrément que dans leur quête, Harry s’apparenterait à Luke Skywalker tandis que Voldemort lui ferait office d’Empereur. Et Dumbledore dans tout cela ? Parce que son personnage était dans les livres le plus complexe à analyser, Dumbledore est de loin celui qui perd beaucoup dans l’adaptation de Kloves. Car dans le film, il semble tout simplement que le rapport qu’entretient Dumbledore à la Mort est le même que celui d’ Harry : héroïque et pur. Et c’est là qu’on remarque la monumentale erreur de Kloves : ne pas avoir abordé plus en profondeur le passé très noir de Dumbledore. Car Dumbledore (du moins, le Dumbledore du livre) représente une sorte d’intermédiaire entre Harry et Voldemort. Dumbledore a d’abord voulu faire comme Voldemort : s’émanciper et triompher vaniteusement de la Mort à travers sa recherche des Reliques de la Mort. Mais Dumbledore le comprendra : cette quête est vaine. Sa soif avide sera puni par la mort de sa sœur Arianna et par la contrainte d’affronter son grand amour : Gellert Grindelwald (leur relation dans les films est clairement révélé dans ‘’Les Animux fantastiques : les crimes de Grindelwald’’, sorti 7 ans après ‘’Les Reliques de la Mort, partie 2’’). Après cela, Dumbledore changera pour se rapprocher effectivement de ce qu’est Harry… du moins en apparence. Il est certain que Dumbledore accepte la Mort comme Harry : sans broncher. Leur refus de s’opposer à la Mort est prouvé justement dans leur refus de réunir les trois reliques de la Mort (alors qu’ils ont chacun à un moment donné la possibilité de les réunir : Dumbledore dans le 6, Harry à la fin du 7). Mais là où Harry accepte simplement la Mort (et a donc le rapport le plus pur qui soit avec elle), Dumbledore l’accepte mais aime aussi ‘’jouer’’ avec elle. Rowling elle même reconnaît au personnage de Dumbledore un aspect machiavélique, calculateur, qui ne fait pas de lui un bijou d’innocence. Le meilleur exemple reste les nombreuses prévisions faites par Dumbledore, beaucoup concernant la Mort de tel ou tel personnage ( spoiler: Dumbledore planifie sa propre mort, mais aussi, et surtout la mort d’Harry
). Et puisqu’il y a déjà belle lurette que cette critique est partie en vrille, autant aller jusqu’au bout du raisonnement : si Harry est Luke, Voldemort Palpatine, ne serait-il pas possible de rapprocher Dumbledore… d’Anakin ?! Nous sommes bien face à deux anti-héros qui veulent dans un premier temps qui leur sera néfaste s’émanciper de la Force pour l’un, de la Mort pour l’autre. Mais ce passage par le Mal permettra aux deux puissants personnages d’abord de revenir vers le Bien (en stoppant Palpatine pour l’un, en stoppant Grindelwald pour l’autre) pour finalement accepter la puissance supérieure (Anakin ne fait plus qu’un avec la Force en devenant un Fantôme, spoiler: Dumbledore planifie sa mort et va même supplier Rogue de le tuer
). Tout ceci ne peut vraiment être potasser qu’au regard des livres car l’absence du passé de Dumbledore empêche de tirer des conclusion satisfaisantes sur le personnage dans les films.

Un mot tout de même sur la distribution. Pour être méchant envers les jeunes acteurs, il est clair que les acteurs les plus parfaits de cette série furent les seniors. Ainsi, revoir dans de brèves scènes des ''revenants'' comme John Hurt ou Michael Gambon fait toujours plaisir. Et Maggie Smith toujours aussi impériale nous fait comprendre comment il se fait que que les Forces du Mal ne parviennent pas à s'emparer de Poudlard. Du côté des méchants, le casting est moyen. Helena Bonham Carter en fait des tonnes et charge son personnage, déjà bien trop lourd à la base. Ralph Fiennes en Voldemort a le mérite de livrer une partition plus juste et mesuré que dans les épisodes précédents (on se souvient de son improbable comportement dans ''Harry Potter et la Coupe de Feu''). Il parvient sous cette motion-capture à être plus expressif que son grand ennemi, Harry. Et puisqu'on en est à Harry, parlons-en. Dans le livre, Harry est héroïque et brave, oui, mais certainement pas fade. Et Daniel Radcliffe, au prétexte d'incarner un héros qui ne craint même pas la mort, joue de la manière la plus neutre possible. On a presque l'impression d'être devant un héros d'un film de Robert Bresson tellement Radcliffe semble être ailleurs, peu concerné par ce qui l'entoure. Le cas Radcliffe n'en reste pas moins intéressant dans la saga Harry Potter. L'acteur fut en effet incapable sur les quatre premiers films de se créer un style de jeu propre. Sans cesse d'un film à l'autre, son jeu a changé (ahuri dans le premier, plus posé et clairement en train de muer dans le second, mélancolique et effrayé dans le troisième, de nouveau ahuri dans le quatrième). C'est avec l'arrivée de Yates que Radcliffe a eu le mérite de poser définitivement son jeu... et a eu le démérite de nous l'infliger pendant les quatre derniers films ! Car la politique du service minimum peut à l'extrême limite passer chez un acteur ultra-charismatique, pas chez un jeune adulte qui semble déjà mort, avant même de s'être pris un Avada Kedavra ! Ses deux comparses Rupert Grint et Emma Watson ont beau se démener : rien n'y fait ! Ils ne parviennent pas à eux-deux à masquer le zombie Radcliffe. Mais tout est pardonné. Tout est pardonné à la vue d'Alan Rickman. Il serait erroné de limiter l'acteur à sa simple voix. C'est aussi un acteur, qui, sans prononcer une parole exprime toute la fatalité de son personnage. Il n'y a qu'à voir le début du film où Yates semble nous donner la véritable nature de Rogue : c'est une scène muette où l'on voit juste le regard triste de Rogue se perdre au loin. Dès lors, Rogue ne s'apparente plus à un oiseau de proie, mais à un oiseau blessé, spoiler: hanté par la frustration et par la perte de son être aimé : Lily Potter
. Seul Rickman est parvenu à rendre justice à Rowling en étant à la mesure du personnage. Alain Rickman, mort à 69 ans en 2016 aura été le pivot émotionnel de cette franchise.

''Harry Potter et les reliques de la Mort, partie 2'' vient conclure la fameuse saga Harry Potter. Et si on devait noter le film selon les critères des sorciers, il n'obtiendrait ni un O (pour Optimal), ni un E (pour Effort exceptionnel) mais un A. A pour Acceptable car si le spectacle est total, il est regrettable que la vaine (et dangereuse) quête de l'immortalité à travers les reliques de la Mort soit à peine effleurée. Ce qui a pour conséquence de rendre difficilement lisible certains points du scénario qui passaient crème chez Rowling. Il semble cependant que ce défaut n'ait pas plus gêner les gens que ça, compte tenu de l'accueil dithyrambique, tant public que critique.

Nous voici à l’heure du bilan. Quel peut-être l’intérêt d’une saga comme Harry Potter ? Les réponses sont nombreuses et variés. Il y a d’abord pour la Warner un intérêt commercial. Les huit films Harry Potter ont quasiment rapporté 8 millards de dollars ! A la base, le filon, c’est à dire les livres de Rowling s’annonçait juteux et lucratif (7 livres ? Ça nous offre une franchise toute prête!). Il le fut ! L’objectif était atteint. Pour le simple spectateur, Harry Potter est indéniablement une œuvre qui le marquera au choix par toute cette magie débordante et riche, ou par la très forte identification aux héros du films. Car il faut toujours avoir en tête que beaucoup de fans d’Harry Potter ont aussi grandi avec les personnages et ont mûri avec les intrigues. Il n’est pas difficile d’imaginer l’expérience que devait être le visionnage de chacun des huit films pour un enfant des années 90. Il découvre le premier film émerveillé de sa naïveté et découvre au fur et à mesure que la saga avance de nouveaux aspects de la vie. Enfin, Harry Potter avec ses qualités et ses défauts est aussi une série passionnante et essentielle pour le cinéphile. Pas tellement dans l’usage qui est fait des effets spéciaux (au demeurant très bien faits, sans être révolutionnaires) que dans le rappel toujours nécessaire de l’importance de la réalisation. Huit films furent tournés, tous avec des points communs très prononcés (une année à Poudlard pour Harry : schéma basique de la grande majorité des livres et des films, mis à part le 7). En tout, quatre réalisateurs furent convoqués pour travailler finalement sur un même matériaux de base (les livres de Rowling et les scénarios de Kloves). Et c’est en observant le travail fourni par les quatre hommes qu’on se rend une nouvelle fois compte de la prédominance du metteur en scène. Car l’approche du scénario est réellement différente d’un réalisateur à l’autre. Et forcément, il y aura forcément une préférence pour tel ou tel style. On peut préférer la merveilleuse magie teinté de naïveté et de noirceur de Chris Colombus. On peut aimer (et c’est notre cas) cette magie plus mélancolique et gothique que le mexicain Alfonso Cuaron convoque. On peut apprécier le délire foufou de Mike Newell. Enfin, on peut admirer (ou non) ce ‘’réalisme magique’’ qu’insuffle David Yates à Harry Potter. L’offre est varié. Toutefois, il ne faudrait pas non plus porter aux nues la saga cinématographique. L’attachement désormais perpétuel de Yates à la saga a restreint considérablement la portée visuelle de cette dernière. Et difficile aussi de contredire les fans de Rowling qui pestent contre l’appauvrissement global et maladroit effectué sur les livres (Kloves a multiplié les erreurs et les mauvais choix tout le long de la saga). Rowling elle-même semblait être consciente de la médiocrité scénaristique qui touchait ses livres. Ainsi s’est-elle lancée en 2013 (pour une sortie en 2016) dans le métier de scénariste en écrivant l’histoire de ‘’Les Animaux fantastiques’’ (film très lointainement inspiré de son ‘’faux’’ petit manuel du même non qu’elle a publié en 2001). Elle perpétue, de façon personnelle, et au cinéma, à la survivance de ce monde des Sorciers.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 novembre 2018
Une déception. L'histoire avec la mort de Dobby est futile. La saga n’a plus d’interet et Harry Potter ressemble à une ado avec un surplus de libido (Ginny tiens toi bien). Et puis ce roller coaster dans la banque.. Sérieusement ? Encore plus tordu que ma scoliose !
Teels
Teels

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2018
Ayant redécouvert tout les Harry Potter,j'ai vraiment aimé cette saga qui au départ ne me plaisait pas tant que ça (Je n'avais pas tout vu...) mais je dois avouer que cette saga est l'une des meilleurs.Ce dernier opus est particulièrement bien travailler,dès le début du film on se replonge dans l'ambiance sombre,avec Voldemort (prenant la baguette de Sureau) ainsi que ce magnifique plan avec les détraqueurs face au chateau.Je reprocherai juste une petite chose,le duel final,qui pour moi manque de quelque chose en plus...
Mais ça n'enlève rien que le film sois bien travailler,de plus la conclusion de fin est vraiment parfaite,la boucle est bouclé,bref c'est génial.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 novembre 2018
Toujours aussi bien les Harry Potter, de la magie, de l’intrigue, des sentiments... un film émouvant et pleins d’action
Jules A.
Jules A.

23 abonnés 69 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2018
Le finale de cette saga est d’une extrême beauté!
Harry Potter et les reliques de la mort partie 2, est pour moi de loin le meilleur opus de la saga car il est le plus prenant et l’un des mieux réalisé.
Et beaucoup plus de personnages ont d’importance quel bonheur!
De plus revoir Harry Potter, Voldemort, Ron, Hermione.... Il n’y a rien de plus car pour moi cette saga est immanquable, magique et extraordinaire.
C’est pour moi le meilleur film de La meilleur saga qui existe jusqu’à aujourd’hui!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 septembre 2018
Final grandiose par ses effets spéciaux spectaculaires et à la fois décevant dans l’exécution, combat final expéditif, fade et sans saveur.
Ayant lu les livres de J.K, il m’est difficile d’être pleinement satisfait de cette fin que je trouve un peu bâclé.
Néanmoins la magie opère toujours et on suit cette adaptation avec toujours autant d’entrain, cette saga me manquera tant elle m’a marqué, mais est-elle la meilleure ?
Perso je dirais un gros non, dans le domaine fantastique « Le Seigneur des Anneaux » y règne en maître.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 375 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 septembre 2018
LE PRINCE HARRY. C'est enfin la fin de la fin de la communauté à Harry. J.K.Rowling se frotte les mains, tout le monde a mordu à l'hameçon. Et pourtant, tout est pompé du coté de Tolkien, comme Stephenie Meyer. Pour couronner le tout le dernier roman a été coupé en deux, on prend vraiment les jeunes pour des cons. Voici donc la fin d'une expérience qui prouve que le succès n'est pas une valeur. Rêver c'est bien, avancer c'est mieux.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2020
Un très bon film . Une très bonne deuxième partie sur les reliques de la mort. Un combat titanesque entre Harry Potter et Voldemort. Une belle conclusion sur la saga.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 août 2018
Excellent. Pas de temps mort.
Le seul petit bémol, la fin...
On aurait pu se passer du "19 ans après"...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 août 2018
Ok. Enfin le dénouement de la saga.
« Harry Potter et les reliques de la mort » Part 2, David Yates à fait très fort et conclut cette adaptation des livres de J.K Rowling de la plus belle des manières.
Ce final est spectaculaire, époustouflant fin juste incroyable.
Quel plaisir de voir le livre adapté de la sorte, c’est énorme, je suis sur le Q sincèrement je pensais pas que c’était possible de faire aussi fort.
Ce final est presque parfaitement réussi. Presque oui car il n’est pas possible de retranscrire un livre en un film aussi facilement que ça.
Les livres resteront pour moi le meilleur d’Harry Potter mais je dois avouer que cette adaptation qui s’est étalée sur 10 ans est une grande réussite.
Chaques réalisateurs y a mis une partie de lui dans cette saga, et c’est David Yates qui a eu le privilège de la conclure et de quelle beauté.
Un dernier chapitre bourré d’actions et de combats et ça pendant 1h45, Harry qui spoiler: reprend Poudlard à Severus Rogue le nouveau directeur.

Puis Lord Voldemort qui avec ses fidèles attaquent Poudlard, beaucoup de morts, dont spoiler: Fred Weasley, Lavande, Remus et Nymphadora tonks.

Quand à Alastor Maugrey spoiler: il semble vraisemblablement mort mais même dans le livre on en est pas sûr forcément car son corps n’a jamais été retrouvé.

Hermione et Ron qui enfin spoiler: sont en couple et ici s’embrassent pour la première fois.

Harry et Ginny c’est spoiler: la même officiellement en couple. Et ça rappelle beaucoup les parents de Potter.

Severus Rogue, spoiler: finalement cachait bien son jeu et n’était pas si cruel que ça. Il aimait simplement
Lilly la mère d’Harry, spoiler: et c’est
James qui spoiler: lui a volé l’amour de ça vie. Mais lui n’a jamais voulu la mort
d’Harry spoiler: bien au contraire.

Je pense tout de même que Severus Rogue et Drago Malefoy aurait mérité plus dans cette adaptation, c’est à dire leurs personnages un peu plus développés. Mais bon. C’est comme ça.
Ici la mort de spoiler: Bellatrix Lestrange est facile je trouve comparée au livre. La Mère de
Ron spoiler: Fred Weasley, Lavande, Remus et Nymphadora tonks. 0

Et au final on apprend que Harry était spoiler: Fred Weasley, Lavande, Remus et Nymphadora tonks. 1

Dans cette adaptation David Yates a réussi spoiler: Fred Weasley, Lavande, Remus et Nymphadora tonks. 2
mdr, c’est génie, bien vu, mais svp lisez les livres avant de dire des co*ner*es les gens !
Bref je garde un très grand attachement et une préférence aux livres mais je ne suis vraiment pas déçu de l’adaptation cinématographique.
Merci d’avoir respecté cet univers.
La fin est réussie, le combat final est somptueux, des effets spéciaux réussis spoiler: Fred Weasley, Lavande, Remus et Nymphadora tonks. 3

Merci Neville ^^ Luna et tout les persos, vraiment tous attachants.
Les meilleurs resteront pour moi les 3 premières adaptation.
4/5. Un classique malgré quelques faiblesses ici et là où quelques incohérences par moment.. cette saga reste une pu*in de réussite.
Ralph Fiennes dans le rôle de Voldemort est particulièrement génial.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 juillet 2018
Le final ne peut être que chef-d’œuvre, beau combat grandement bien mené contre les forces obscures, la lumière continuera à éclairer cette fantastique saga, tout le monde ont grandit avec, y compris le physique métamorphosé naturellement des acteurs, une page se tourne de l’histoire féerique pour les nouvelles générations à travers les âges.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 juin 2018
Excellente adaptation de la 2e partie du 7e tome de Harry Potter, ce qui permet de prendre le temps de traiter presque tous les éléments du livre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 mai 2018
Une conclusion mémorable et époustouflante pour la saga Harry Potter. Le personne de Severus Rogue créer la surprise et installe le doute quant à l’appartenance de ce dernier au camp du Bien ou du Mal.
Greg A.
Greg A.

53 abonnés 456 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 septembre 2018
Un dernier épisode magistral avec une atmosphère apocalyptique ! un affrontement finale a la hauteur de nos espérances qui conclut la saga comme elle a commencé ; en beauté ! 19/20
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