La mafia décrite sans fard et surtout sans romantisme. L'aspect documentaire de Gomorra -la grande tradition du film politique italien n'est pas trahie- rend le film encore plus âpre, plus fiévreux, parfois à la limite de l'insupportable dans la répétition incessante d'une violence intrinsèque. Si l'on regrette parfois la multiplication des intrigues, le film de Garrone est avant tout une dénonciation sans concession de la Camorra. Pour une fois que les truands (assassins est un terme plus juste) sont montrés sous leur vrai jour, sans fascination aucune, dans une volonté de réalisme intégral, on ne va pas s'en plaindre.
Un film exceptionnel qui relate la malavita de la Campanie.Un film très fidele au livre de Roberto Saviano!!à tous les incultes qui n'ont pas compris le film faites moi plaisir allez voir bienvenue chez les ch'ti c'est moins compliqué a comprendre!!
Ce fil m'a fait un choc, il est vraimen génial à tous points de vue, fidèle au livre, ce qui n'étais pas chose facile. Il traite le thème de la mafia bien différement que les films comme le Parrain ou Les Affranchis, et y apporte une vision plus "humaine" et "grave".
Gomorra, 2008, de Matteo Garrone, adapté du roman homonyme de Roberto Saviano, chercheur et journaliste, qui vit sous protection policière depuis son succès époustouflant en 2006, avec 1,2 millions d’exemplaires vendus ! Œuvre brutale, au point parfois d’en être gênante, ce film, Grand Prix du Festival de Cannes (dont le jury est parfois judicieux), est, dans son fond comme dans sa forme, l’anti-« Parrain » (Coppola), ce qui le réserve à un public averti. Tous les amateurs de minables héros de type Tony Montana (Scarface, de Brian de Palma) sortiront de la projection bien déçus et probablement pleins d’incompréhension, devant une forme de mise en scène très épurée, élitiste. Le réalisme des images, des histoires, des comédiens est rude, technique, jusqu’à en être rebutant ou ennuyeux, plus proche d’une forme documentaire rigoureuse que d’une fiction. Cela vient sans doute du fait qu’on n’est pas dans la fiction, mais dans la triste et bouleversante quotidienneté de ces pauvres zèbres de la région de Naples, dont la vie s’inscrit dès l’enfance dans un « système », LE système mafieux. On ne voit ici ni Parrain, ni grande structure de la Camorra, seulement la base, besogneuse, ligotée, en état de survie encadrée, planifiée, à travers cinq ou six histoires différentes, astucieusement choisies. Toutes se déroulent dans les mêmes murs déprimants d’une cité délabrée, tournée sur ses cours intérieures qui rappellent les constructions pénitentiaires. Le béton suinte d’un liquide aqueux dont on croit sentir l’odeur. Les terres alentours, où paissent les buffles qui fournissent le lait pour la mozzarella, sont infestées par les déchets hautement toxiques enfouis, les gamins sont éliminés quant ils ne suivent pas docilement les règles du système, la haute couture obtient à bon prix ses modèles glamour, travaillés par les petites mains talentueuses des ateliers clandestins. On est dans un monde tellement pourri qu’on se sent souillés. C’est puissant, implacable, effrayant.
Une plongée sans masque dans le quotidien des mafieux, communs des mortels happés par la pieuvre dès leur plus jeune âge. La communauté respire et son cœur bat au rythme de cette monstruosité. On suit une dizaine de personnages de tout âge et de différentes conditions. Les plans américains et la caméra à l'épaule, nous immerge dans l'étroitesse de la vision et de la vie des membres du gang. Une roulette russe permanente où la mort survient sans crier gare. N'importe quand. Si l'objectif du film était de nous faire partager cela, c'est déjà une réussite complète. Plus fort qu'un documentaire. C'est rare.
Film extraordinaire à tout point de vue. Passionnant sur la façon dont la mafia (ou camorra) a infiltré jusqu'à la moelle le fonctionnement de la société du sud de l'Italie. Les acteurs sont tous excellents ainsi que le scénario qui évoque cinq histoires parallèles dévoilant différents aspects de cette gangrène.
Les qualités de ce film aux faux airs de documentaire résident dans le réalisme et l'interprétation indéniablement poignante des protagonistes. Néanmoins, une mise en scène trop épurée voire minimale entache la réalisation. Gomorra peine à trouver son rythme : l'apparente lenteur peut ainsi subrepticement se muer en un réveil brutal assené de mitraillettes. C'est peut-être en cela que le spectateur s'en retrouve chamboulé...
Un portrait assez sanglant de la camorra (mafia italienne), le film reprend plusieurs histoires parallèles dont tous les personnages ont un lien avec la mafia.L'idée est bonne puisqu'on voit la mafia sous plusieurs aspects.Les acteurs sont tous inconnus ça ne les empêche pas d'être trés bon. Un film intéréssant, à voir.
Cinq histoires comptées parallèlement et qui nous montrent différentes facettes du crime "organisé", sur fond de misère sociale et d'appât du gain facile:un ado voulant intégrer la bande de son quartier;deux autres n'en faisant qu'à leur tête (école Tony Montana);un "caissier" redistribuant une part de l'argent mafieux dans du social;un responsable de contre-façon dans le domaine de la couture revendant son savoir-faire à des chinois et un entrepreneur qui propose à des insdustriels de les débarrasser de leur déchets à moindre coût. Même si tout cela peut sembler difficile à suivre au début,on s'y retrouve.Un film d'un réalisme quasi-documentaire qui froid dans le dos.
yes, un film pas loin de l'excellence, un bon 17, de la mafia, du flouz, des morts, du classique mais le rythme est different, les personnages sont veritables, la vo y est pour qqchose, romanzo criminale en version underground
j'ai été vivement interessée par le sujet du film que j'ai vu plus comme un documentaire sur la maffia napolitaine que comme du cinéma véritable.il fallait oser le réaliser.à voir donc.
Un film chorale maîtrisé, c'est toujours agréable Sur tout sur un sujet fort comme celui-là. Ajoutez à cela de très bons comédiens, une science du cadrage et du découpage, de magnifiques décors et vous obtenez un excellent film!