Époustouflant. Pouvait-il en être autrement ? Kubrick est capable de s'attaquer avec brio et excellence à différents genres que ce soit le film noir, le drame, la guerre, la satire, la science-fiction ou encore l'anticipation et avec "Barry Lyndon" c'est un très grand drame historique et un chef d'oeuvre qu'il nous livre. Je ne serais pas le premier ni le dernier à encenser cette œuvre d'art au scénario parfaitement bien écrit et passionnant, du sentiment de fascination et d'émerveillement durant les 3 heures de films qui en paraissent tellement moins, à la réalisation et la mise en scène somptueuse de Stanley Kubrick, ses combats filmés la caméra à l'épaule ou ses trouvailles dans les cadrages et les plans, une reconstitution grandiose (tout comme les costumes, les décors...), une direction d'acteur impeccable, une richesse intellectuelle et émotionnelle, une somptueuse photographie ou encore une excellente utilisation de la musique (elle-même sublime). Pourtant Kubrick arrive à rendre son personnage principal Redmond Barry (superbement campé par Ryan O'Neil) attachant alors que ce n'est qu'un arriviste que l'on va suivre dans un récit en deux parties, la première avant son mariage avec Lady Lyndon et la deuxième après, centré sur ses perpétuelles fuites que ce soit les autorités ou lui-même, sa montée dans la société, sa chute, sa déchéance et celle entrainant ses proches ou encore une psychologie bien plus complexe qu'elle n'y parait. C'est un récit passionnant et une de fois de plus les superlatifs ne manquent pas pour qualifier le travail d'écriture et la façon dont Kubrick s'approprie le récit. Que dire de plus ? Que pour l'anecdote, l'immense Chaplin en personne a trouvé son successeur dans la satire sociale lui qui, peu de temps avant sa mort, ne cessait de dire "magnifique" durant la projection. Chapeau l'artiste.
Je n'ai trouvé qu'un seul défaut à Barry Lyndon, c'est la vf. A part ça le film est superbe, à commencer par l'excellente musique « la sarabande » et toutes les autres du film. Le rythme du film est lent, mais bien sur aucun ennui se fait ressentir. La mise en scène (presque inutile de le dire) est parfaite. Enfin pas besoin de faire long, un film d'une réussite total en tous points. Une habitude avec Stanley Kubrick.
Après "Orange mécanique" et avant "Shining", Stanley Kubrick n'ayant pas pu finaliser son projet sur Napoléon se lança sur Barry Lyndon. D'un coté on a pas vu surement l'un des plus grands films de tous les temps mais d'un autre on aurait pas eu ce fabuleux Barry Lyndon, un drame historique de trois heures, trois heures et pas une seconde d'ennuie faut le faire quand même, captivant de bout en bout. On suit l'aventure du jeune Redmond Barry éprit de sa cousine qui après avoir découvert qu'elle allait se marier avec un officier britannique le demanda en duel, il remporta ce duel, mais du fuir évidement pour ne pas être arrêté et de là s'ensuit une aventure remplie de haut et de bas, Lyndon traverse la guerre, puis devint espion et au final finit par épouser Lady Lyndon, ainsi il devint Barry Lyndon. Là je l'ai résumé façon rapide, en 3h ça a le temps de se mettre en place, d’évoluer, le personnage de Barry ne cesse d’évoluer tout du long. Kubrick signe là une splendide fresque, la monté d'un homme dans la haute société et puis sa descente brutale et net, un film en 2 parties bien différentes, une sur la monté de Lyndon et l'autre sur la descente. Tout ceci maîtrisé avec brio par le grand Stanley, une mise en scène absolument dantesque, une histoire passionnante et saisissante qui se déroule dans des décors bluffants, les costumes sont eux aussi superbes, la bande son est tellement parfaite et colle magnifiquement avec l’époque, le casting est également parfait et la réalisation est juste impeccable.
En bref encore un coup de maître pour le maître, une oeuvre complète sans faille, puissante et fascinante. Du grand art, très grand art !!!
Considéré par beaucoup comme le meilleur film de Stanley Kubrick et étant un fan de ses films comme Orange Mécanique ou Full metal Jacket, je me suis senti obligé de voir Barry Lyndon qui m'intriguait déjà par son synopsis, ce film fait certes partie des meilleurs réalisations de Stanley Kubrick mais ce n'est pas forcément la meilleure pour autant puisque : rien n'est parfait, et heureusement sinon la critique n'existerait pas et si on était d'accord sur tout, on s’ennuieraient à mourir, voilà à quoi sert la diversité des goûts et la critique. Donc, ce film est séparé en deux grandes parties : la première sur l'ascension de Barry Redmond (interprété par Ryan O'Neal)) à la noblesse en retraçant son parcours peu orthodoxe, de sa vie de paysan jusqu'à son mariage avec Lady Lyndon (jouée par Marisa Berenson) en passant par sa formation de soldat pour l'armée anglaise puis prussienne avec la guerre de sept ans. La tradition anglaise est parfaitement respectée ici et ce film est d'une esthétique élégante et vraiment très belle, aucun anachronisme à respecté et Kubrick a réalisé ici un exploit vraiment exceptionnelle : filmer toute les scènes dans les pièces obscur avec uniquement des bougies en éclairage à la place de lumière pour respecter l'axe temporel du contexte ou se passe le film. Les plans sont très beaux et on voyage pendant la première partie du film en suivant les péripéties du jeune Barry Redmond, ce qui nous offre de joli vue sur les paysages d'Hollande, d'Irlande ou encore de l'Angleterre mais aussi quelques plans de batailles qui ont leur rôle à jouer dans le film. La première partie est la plus plaisante, mais la seconde partie qui nous relate la déchéance de Barry Redmond devenu Barry Lyndon n'en est pas moins intéressante ou le héros est rattrapé par son tempérament et conduira la famille Lyndon à la faillite tout en se conduisant lui même à sa propre perte en attisant la haine de son demi-fils Bullingdon (très bien joué par Patrick Magee en adulte et par Dominic Savage en enfant), on perd donc tout attachement à ce personnage opportuniste et pervers qui, dans la première partie, attisait un peu plus de sympathie. Pour ce qui est de la version française, je n'ais rien à redire, elle est correct (Roger Carel prête par ailleurs sa voix à un persos secondaire du film, les connaisseurs sauront que c'est la voix française de C3PO dans les films Star Wars et qu'il a prêté sa voix à plusieurs personnages Disney) donc je m'y attarderais pas. Je vais plutôt parler de la grande faiblesse de ce film : "Barry Lyndon" est un peu trop long, en effet certaines scènes sont trop longues ou alors n'ont pas d'intérêt dans l'intrigue et rallonge inutilement le film et ça casse un peu le rythme par moment, je veux bien admettre qu'un film a besoin de temps pour commencer et laisser le temps aux spectateurs d'entrer dans l'histoire mais après les longueurs sont à évité et malheureusement, il y en a quand même pas mal durant ce film, et c'est bien dommage. En résumé : Barry Lyndon est un chef d'oeuvre visuel, esthétique, technique, avec des comédiens qui font bien leur travail, une adaptation d'un roman vraiment réussit mais qui est quand même un peu tâché par des longueurs inutiles mais ça encore c'est plutôt pardonnable envers Stanley Kubrick à qui j'ais mis 4,5 sur 5 pour cet excellent long-métrage.
En 1976 sortait LE film "en costume" ultime. C'est crédible sans avoir tout le côté "cucu" trop souvent relié aux films du genre. L'histoire est racontée de façon passionnante (voix off), le croisement de tous ces personnages à travers l'europe est intéressant. Lles images sont absolument SPLENDIDES, pas le moindre defaut, chaque cadre est une pure merveille qui renforce d'autant plus notre évasion dans cette époque hostile. Un film qui renvoi au rang de navet les films similaires 40 ans après.
Barry Lyndon est un film réalisé par Stanley Kubrick, racontant l'ascension, puis la descente aux enfers d'un jeune irlandais ambitieux au 18ème siècle. L'œuvre, portée par les musiques de Haendel et de Schubert, éblouit par sa splendeur visuelle. Le spectateur est touché par une émotion morale et esthétique, par une suite de scènes qui ont la dureté d'un constat et la beauté d'une évidence. Ce film est une véritable galerie de tableaux de maître du XVIIIe siècle : chaque plan est construit, composé et éclairé comme une véritable fresque. Le cinéaste s'est notamment beaucoup inspiré du travail de Thomas Gainsborough pour son film, rendant ainsi la photographie sublime. L'objectif de Kubrick était de proposer un spectacle purement contemplatif, où le spectateur se laisserait entraîner et envoûter par l'image et le récit. C'est pourquoi ce dernier a autant insisté sur l'esthétique soignée, le calme de la mise en scène et la lenteur du montage. Le réalisateur a choisi une mise en scène consternante de sobriété, où le mélange avec le style baroque de l'époque crée une dimension épique, triste et nostalgique sur le spectateur. Les décors et les paysages sont quant à eux superbes, et la reconstitution historique est minutieuse et délicate. Tout cela forme un ensemble des plus élégants, d'une subtilité incroyable et d'une lucidité admirable.
Quel chef d’œuvre ! Une suite de tableau tous plus beau les uns que les autres. Une avancée dans la vie de ce Redmond Barry absolument extraordinaire nous montrant réellement ce qu’est la vie. Amour, revanche, trahison, admiration, folie, gloire, réussite… nous voyons tout dans ce film, qui nous mène dans l’Europe du XVIIIème siècle. Les plans sont donc magnifiques avec ses zooms, dézooms, travelling arrière absolument extraordinaire et maîtrisé à la perfection. La scène de combat au poing est filmée d’une telle manière qu’on a l’impression d’être au milieu et d’être des spectateurs privilégiés. Enfin spoiler: que dire de cette fabuleuse, grandiose bref génial idée de Kubrick que de mettre un entracte au milieu de son film afin que la séparation entre la première et la seconde partie soient bien distinctes !! Et puis que dire de la lumière absolument magnifique naturel et exclusivement créé avec des bougies… Bref un film absolument génial !! Côté acteurs Ryan O’Neal incarne à la perfection le personnage inspiré du roman de William Makepeace Thackeray. Et Marisa Berenson est vraiment magnifique.
En 1976, Stanley Kubrick était sur une bonne lancée. Il avait déjà sorti "Orange Mécanique" et "2001 : l'Odyssée de l'espace" qui avait rencontré un fort succès. Son film suivant se nomma "Barry Lyndon". Ce film est divisé en 2 parties, une première où on assiste à l'ascension de Redmond Barry dans la société jusqu'au moment où il deviendra Barry Lyndon, puis une seconde où on assiste à son déclin. Ce personnage est joué par Ryan O'Neal qui est tout à fait convaincant. Sa vie est racontée par un narrateur qui n'hésitera pas prévenir le spectateur de ce qui va se dérouler, ainsi le spectateur sait ce qui va se passer et est donc constamment dans l'attente. Et c'est justement le principal problème de ce film : nous sommes constamment dans l'attente qu'il se passe quelque chose. Le film est trop long, il dure plus de 3 heures. Certains passages s'éternisent, notamment le début où on a l'impression que le film ne démarrera vraiment jamais. C'est du Kubrick tout craché, raconter une histoire intéressante mais de manière tellement lente qu'elle en deviendrait presque ennuyeuse. Bien sûr, Kubrick a aussi de qualités. Il a parfaitement su rendre l'ambiance du 18ème siècle, grâce à de bons décors et aux costumes. De plus, l'histoire reste de manière générale plutôt bien racontée. On s'attache aux différents personnages et leurs mésaventures sont parfois très émouvante. Et comme Kubrick nous y a habitué dans ses œuvres, les partitions sont judicieusement choisies. "Barry Lyndon" est dans l'ensemble un film plutôt réussi, agréable à écouter et à regarder mais il est beaucoup trop long et lent. Cela gâche nettement le plaisir.
Barry Lyndon est une véritable épopée signée Stanley Kubrick. Ce n'est certes pas le meilleur film de Stanley Kubrick à mes yeux, mais en même temps, la compétition est rude par rapport à d'autres de ses chefs-d’œuvre (2001 : l'Odyssée de l'Espace, Orange Mécanique, …). Les acteurs sont pas mal. Ryan O'Neal joue bien, même si j'ai trouvé qu'il ne transcendait pas plus que ça. Les autres acteurs étaient correct. En revanche, comme beaucoup de film du réalisateur, il a tendance à être un peu long. Par contre, les décors sont irréprochables, les costumes sont parfaitement réalisés. On a vraiment l'impression de se plonger au XVIIIème siècle. Les scènes de combat sont pas mal. Le film fait preuve de réalisme. Les choix musicaux (notamment la Sarabande de Haendel) sont excellents. Encore un bon film de Kubrick.
Barry Lyndon est un chef-d’œuvre, réalisé par Stanley Kubrick, un réalisateur mythique! Le film nous transporte dans l'Irlande du 18ème siècle, et nous conte l'histoire du jeune Redmond Barry, qui va traverser de nombreuses épreuves pour obtenir le titre de noble, spoiler: en épousant la comtesse Lady Lyndon et en lui donnant un fils, qui meurt tragiquement vers la fin du film. Ce film a été récompensé par 4 Oscars. Le casting est vraiment excellent, avec Ryan O'Neal, majestueux dans le rôle de Barry Lyndon, Marisa Berenson, resplendissante et en même temps triste, dans le rôle de Lady Lyndon, ainsi que Patrick Magee, dans le rôle du Chevalier et Hardy kruger, dans le rôle du capitaine Potzdorf. En clair, Barry Lyndon reste, selon moi, le plus grand film de Stanley Kubrick, et également un de mes films préférés!
Il est très difficile de savoir par où commencer quand on s'attaque à un film d'une telle ampleur que Barry Lyndon, à part pour exprimer à quel point il serait dur de trouver quel point explorer en premier, car il est clair que Stanley Kubrick a réalisé avec cette oeuvre un de ses meilleurs films. Du moins, on pourra tout de même commencer par dire que, plus que tous ses autres films, visuellement, le film est une véritable prouesse technique, mais pas comme on en considère aujourd'hui (c'est-à-dire une affabulation d'images de synthèse (faisant entrer des blockbusters comme Transformers 3 dans la définition de "prouesse technique" (d'ailleurs Stanley Kubrick est un des rares perfectionniste esthetique à avoir refusé quelconque utilisation d'image de synthèse dans cette époque soit-disant moderne (je dois dire qu'à la ressortie des films de Kubrick même quelques-uns des plus vieux films du maîtres seront plus modernes que la majorité de la production de l'industrie)))), car le film est balayé de tout gâchis d'image d'ordinateur : décors, costumes, tout est soigné à la perfection pour donner une, si ce n'est la reconstruction historique la plus réussie de toute l'histoire du cinéma, sublimant chaques scènes, chaques batailles...etc. Kubrick a construit son aspect technique comme le voile protecteur du film qui le mettra à l'épreuve du temps, comme un tableau qui ne semble pas subir les aléas du temps (d'ailleurs en parlant de tableau Kubrikck aura dis s'être inspiré de tableau d'époque pour la majorité de ses plans), mais bref si on aime considérer ce film comme un des plus beaux films de tous les temps, on comprendra que cette affirmation est surtout au sens figuré. Un des autres perfectionnements technique qu'on peut remarquer dans le film, se place dans tout ce qui touche de près ou de loin à la bande-son, mais surtout pour les musiques, dont quelques variations de Handel, qui est aussi un véritable bonheur auditif... Au niveau de l'histoire le film suit comme tout biopic qui se respecte la vie du personnage du titre, raconté par une voix-off à la troisième personne le fameux Barry Lyndon, et est répartie en deux parties séparées par une entracte (dans les salles de l'époque (le panneau "entracte" est toujours visible à l'écran)). La première partie, pour commencer par le début, raconte l'ascension fulgurante du jeune Raymond Barry dans l'échelle sociale et comment il acquit le surnom de Barry Lyndon. Dans celle-ci, on ressent tout d'abord un mélange de semi-empathie mais en même d'admiration devant ce jeune gentilhomme se servant des moeurs de sa société pour accéder à la richesse et aux plaisirs, dressant alors une satire subtile et sans compromis. La deuxième partie vague dans un ton très différent, racontant alors les malheurs qui arrivèrent à Barry Lyndon. Stanley Kubrick joue alors sur le contraste entre la première et la deuxième partie et la descente aux enfers du personnage n'acquiert qu'un aspect dramatique encore plus boulversant, et tout cela servi par un casting aussi parfait que tout le reste. Conclusion : Si Barry Lyndon est un de ces films qui méritent d'être discute sur ses innombrables qualités pendant des heures, il est paradoxalement un de ces films que seuls ces mots devraient résumer : magnifique, boulversant, grandiose, sublime, éblouissant, et j'en passe...
Une fois de plus, le génie de Kubrick a frappé (dur). Ce film raconte la vie d'un jeune Irlandais qui deviendra l'un des hommes les plus influents et riches d'Angleterre mais pour lui, plus dure sera la chute... On retrouve dans ce long-métrage le savoir-faire du Maître, avec des plans d'une beauté incomparable. Le scénario est très bon avec des personnages qui le sont également même si certains acteurs surjouent un peu. La lumière est magnifique, surtout que les scènes d'intérieur ont été exclusivement tournées à la bougie ! Les décors et les costumes sont d'une beauté et d'un réalisme à couper le souffle. La musique est magnifique et retranscrit parfaitement l'époque. On peut néanmoins mettre un bémol sur le montage qui est un peu trop linéaire et facile à mon goût. Malgré cela, Barry Lyndon est un grand film et une magistrale leçon de cinéma.
Une alchimie unique dans l'histoire du cinéma ! Une photo belle à se damner. Une atmosphère fin de siècle incroyablement bien rendue ( le XVIII e siècle décadent et cynique). Une mélancolie persistante et envoûtante. Une interprétation subtile loin des standards actuels (Marisa Berenson surtout, en état de grâce). Une mise en scène au brio à couper souffle (ah la fameuse scène des jeux de regards illuminés par les bougies...). Une utilisation génialissime de la musique, certainement inégalée avant et après. J'essaye de ne pas me laisser déborder par l'enthousiame mais Barry Lindon est une oeuvre monumentale, peut-être le plus grand film de tous les temps. Kubrick est un génie !
La durée du film est de 3 heures c'est deja bien,mais l'on sent que Kubrick avait une foultitude de chose à faire vivre à son personnage d’où ce choix de faire conter à un narrateur certain événement qu'il ne pouvait ajouter au film,au risque de faire durer celui ci une bonne douzaine d'heures. Ce choix de faire passer les événements par la voix du narrateur n'est pas des plus approprié, en tout cas il m'a semblé gênant. Les cadrages de Kubrick sont trop serrés ils ne reflètent jamais l'envergure des paysages et des hommes a l’intérieur de ceux ci. Kubrick semble plus à l'aise à filmer l’intérieur que les extérieures,les images filmées simplement à la lumière de bougies sont une parfaite réussite et la musique est très bien choisit. Il manque tout de même une construction plus développer aux personnages pour en faire la véritable fresque que le film demandait à être.
Œuvre ambitieuse, ce Barry Lyndon illustre assez bien ce que pouvait être le cinéma de Kubrick: pétri à la fois de classicisme formel et de révolution visuelle, avec la volonté de frapper l'imaginaire. L'histoire en elle-même, après de longs développements plutôt légers, prend sa réelle dimension (dramatique) dans sa deuxième partie toute en intensité. Les acteurs du film servent brillamment le propos et les péripéties sont nombreuses, le film étant bien rythmé (malgré sa longueur et une voix off trop présente). Ce n'est pas, tant s'en faut, le meilleur film de Kubrick et, venant après l'électrochoc d'Orange Mécanique, il ne pouvait marquer les esprits de la même force. Mais, pour une incursion qui restera unique dans le film en costumes, Kubrick s'avère à son aise.