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Un visiteur
2,0
Publiée le 10 novembre 2012
Il semblerait que Stanley Kubrick, dans sa quête de maitrise totale du récit qui lui a valu ses plus belles œuvres (Shining en tête), se soit fait dépasser par son ambition de perfection. Derrière ses airs faussement tragiques, les évènements qui parcourent Barry Lyndon n'ont en effet rien à voir avec la fatalité, mais avec une toute-puissance du récit, qui divise alors son œuvre de manière extrêmement binaire (deux parties égales, l'ascension et la déchéance), et qui fait subir à ses personnages gloires et humiliations, suivant le bon déroulement d'un plan assez banal. Si le montage s'avère parfois virtuose (un jeu de regards éblouissant entre Redmond et Lady Lyndon, lors de leur première rencontre), il ne fait généralement que suivre la dictature de l'évènement, ne devenant alors que simple voyeur humiliant le personnage. Ainsi, lorsque la caméra se détournera de Lord Bullingon vomissant de peur, ce ne sera que fausse pudeur, les ignobles bruits gutturaux du pauvre jeune homme trahissants ses problèmes gastriques. On détourne les yeux, ce n'est que pour mieux humilier. Il en va de même pour la scène où Lady Lyndon tente de se suicider : la caméra suit à l'exactitude ses convulsions pathétiques et ses déplacements dans la salle, alors qu'une exaspérante et omniprésente voix off expose froidement la séquence. La simplicité aberrante du récit (ascension directe et déchéance directe, les deux parties qui, si l'on devait les représenter en une courbe graphique, formeraient un pic droit et solitaire) applique sa toute-puissance au reste du film. Mais, contrairement au méfaits de la fatalité, ce ne sont pas que les personnages qui en sont victimes. C'est le film tout entier qui est commandé ici, et c'est ce qui rend Barry Lyndon si profondément impuissant à faire naitre de véritable émotion. L'antipathie générale de la plupart de ses personnages lui permet de leur faire subir sa loi du récit sans trop faire culpabiliser le spectateur. La manipulation est totale, et le film réussit, pendant près de 3h (!), à captiver le public dans un récit cloisonné sur sa propre dimension, racontant l'histoire pseudo-tragique de personnages à qui l'on s'identifie sans jamais s'attacher. En soi, c'est peut être malhonnête, mais c'est un exploit.
Quel chef-d'oeuvre ce film de Kubrik ! j'ai rarement vu un film aussi parfait que celui-ci avec les musiques d'époques ! un film qui inspira beaucoup d'artistes, Mylène Farmer avec les clips "Libertine" et "Pourvu qu'elles soient douces", les liaisons dangereuses... Du très grand art inégalé encore en 2014 ! Si vous pouvez procurez vous ce film en dvd, vous voyagerez dans le temps...
Barry Lyndon : Un œuvre incroyable et prenante. Visuellement parfait car c’est du Kubrick et il y a un sens grandiose de la mise en scène. Un portrait sur un personnage tout simplement excellent. Avec une psychologie sur les personnages très soigné. Vraiment, on est éblouie par ce film à chaque instant. Et donc, ce film est tous simplement un chef-d’œuvre du cinéma signé par le grand Stanley Kubrick qui encore une fois ma bluffé. Car, c’est une Fresque d’une beauté incomparable. Des acteurs qui jouent à la perfection. Une mise en scène des plus soigné. Chaque plan de caméra est magnifique et travaillé. Avec des zooms subliment utilisé. C’est comme un tableau que on regarde ce film tellement c’est beau. Et chaque musique rend le film encore plus accrocheur, les musiques sont vraiment envoutantes et colle bien a chaque scène. Et coup de maitre, l’histoire vous tiens en haleine pendant trois heurs sans ennuie. Et le film est remplit de scène fort et charger en émotion (spoiler: quand le petit meurt au chevet de ses parents : bouleversant ). Donc voila, un film signé Kubrick qui encore une fois nous montre tous ça maitrise du 7 art : passionnant.
A la fois très romantique et très beau grâce à la multitude des paysages qui nous sont offerts ici, Barry Lyndon (1976) dresse aussi le portrait d’une foule de personnages, tous différents les uns des autres, chacun ayant leurs caractères où leur propre intérêt au sein de l’histoire. Cette fresque historique se laisse regarder, où plutôt se laisse s’écouter au son d’une B.O gracieuse et envoûtante, des musiques classiques mélodieuses et connues de tous (Schubert, Mozart ou encore Bach). Stanley Kubrick nous séduit dès le début, d’entrée de jeu, avec l’arrivée progressive des personnages, devant ces splendides décors tournés à la lumière naturelle ou à celle des bougies (pour les intérieurs très baroques). Bien que ce chef d’œuvre dure plus de trois heures, on reste pourtant captivé tout au long, tant l’histoire est riche en intrigues et en aventures. Une histoire d’amour, de rivalité, bref, c’est une magnifique épopée !
Chef-d’œuvre absolu, Barry Lyndon est une splendeur de tous les instants. Rarement un film n'aura atteint une telle beauté visuelle. En effet, chaque plan pourrait constituer un tableau que ce soit par la perfection de la construction ou par l'utilisation des couleurs. Cette beauté visuelle est renforcée par la lenteur du jeu des acteurs (qui montre le poids des conventions de cette époque), des mouvements de caméra et du découpage (malgré quelques séquences plus mouvementées filmées caméra à l'épaule où le rythme de montage s'accélère, contraste qui permet d'accentuer la puissance de ces séquences). De plus, Kubrick se permet d'innover dans la prise vue en créant une caméra suffisamment sensible pour filmer des séquences uniquement éclairée à la bougie, rendant celles-ci encore plus véridiques. Si Kubrick atteint une perfection visuelle, il n'en oublie pas pour autant le son et particulièrement la musique. A l'instar de 2001, l'Odyssée de l'espace, il décide de n'utiliser que de la musique préexistante. Même s'il triche un peu en sélectionnant des morceaux légèrement plus récents, ce choix renforce les émotions des personnages et la crédibilité du récit en nous immergeant pleinement dans ce siècle. L'utilisation de la voix-off, quant à elle, permet d'éluder certaines séquences qui auraient rallongé inutilement le récit et de renforcer l'importance de la vie de ce roturier devenu noble (si quelqu'un prend le temps de raconter ce récit, c'est que ce dernier est important). Splendeur visuelle et sonore accentuée par une perfection de la direction d'acteurs (Ryan O'Neal et Marisa Berenson trouvent ici les rôles de leurs vies), Barry Lyndon est une fois de plus un chef-d’œuvre signé Stanley Kubrick et une date majeure du cinéma.
Ce film culte de Stanley Kubrick est découpé en deux parties. On suit d'abord les expériences militaires, plutôt intéressantes, du personnage principal. Elles révèlent, en effet, un véritable parcours initiatique, qui fera tout autant changer le fameux Barry Lyndon, que le point de vue du spectateur au sujet de ce dernier. On regrette cependant un manque de passion et de liberté dans la façon de filmer les scènes de guerres ou même les deux évocations amoureuses. Et si cette précision maladive dans la réalisation, plus démonstrative qu'émouvante, n'a pas de conséquences gênantes dans un premier temps, on peine à suivre la seconde partie avec intérêt. Celle-ci est peu passionnante par son scénario, et par le fait qu'elle asphyxie le spectateur, à cause d'une mise en scène particulièrement rigide. Les cadrages ultra-précis, les scènes zoomées comparées à des tableaux, le désir de reconstitution exacte frôlant la caricature, ou encore la voix-off terriblement sentencieuse font de la dernière heure de ce film un véritable supplice. Il faut donc croire que la méthode Kubrick ne peut s'adapter à tous les sujets.
Affirmons le d'emblée, c'est un très bon film aux qualités esthétiques indiscutables. Le duel final est un morceau d'anthologie et l'utilisation de la musique est géniale. A la première vision (je dis bien à la première vision) les longueurs restent supportables, mais sont omniprésentes à ce point qu'on se demande parfois si le film n'est pas un hommage à la lenteur. Ryan O'Neal n'est pas un bon acteur. De plus certaines scènes sont grotesques et inutiles (l'interminable scène de chevet auprès du gosse mourant, alors qu'il aurait été bien plus efficace pour la fluidité du film de le faire mourir sur le coup)
Trois heures qui passent très vite. Historiquement très juste, une voix-off qui présente l'histoire avec humour, une musique somptueuse, des images s'inspirant des tableaux de l'époque et utilisant la haute technologie (Kubrick se sert d'une caméra de la NASA pour filmer des scènes éclairées aux seules chandelles). Bref, un classique du cinéma à voir absolument.
Adapté du roman picaresque de Thackeray (écrit durant l'année 1844), Barry Lyndon est un film réalisé par Stanley Kubrick en 1975. A mes yeux, c'est un film magnifique, de très loin le plus beau de son auteur. On suit donc pendant 2H 57mins les pérégrinations d'un jeune parvenu, de son ascension au sein de la société anglaise du XVIIIème siècle, jusqu'à sa chute. C'est un film réussi à la fois sur le fond et sur la forme. Esthétiquement parlant, je crois que peu de films ont pu dépasser la beauté époustouflante de ce Barry Lyndon. Chaque scène est un véritable tableau. Kubrick s'est d'ailleurs inspiré des toiles de Gainsborough pour les paysages de ce film. Ne parlons même pas de la stupéfiante photographie: certaines scènes furent éclairées à la bougie (sacrilège pour l'époque). De plus (c'est presque inutile d'écrire cela, vu que c'est un film de Kubrick), la musique est sublime: le choix des morceaux est vraiment judicieux, allant de la Sarabande d'Haendel (qui résonne presque comme une sentence) au Trio pour piano et corde numéro 2 de Schubert (aujourd'hui si associé à la grâce de Marisa Berenson) Mais au delà du côté clinquant de ce film se cache quelque chose de très beaux: les sentiments. Ici, perruques, fards, chapeaux abondent, la société de paraître règne... Mais rien ne parvient à faire oublier une chose: ce sont des hommes qui sont devant nous. Ainsi, Raymond Barry (futur Barry Lyndon) fond en larme devant l'homme qu'il doit espionner, et qui se révèle être son oncle, Lady Lyndon tombe amoureuse de Barry en un regard, Lord Bullington vomit de peur.... D'où ma surprise quand j'ai su que la critique de l'époque reprochait à Kubrick de ne plus s'intéresser à l'être humain dans ses derniers films. C'est donc pour moi un film illustrant parfaitement les vices, les désirs, les (dés)illusions de l' Homme. Désormais, une phrase reste gravé dans ma mémoire: " Ce fut sous le règne du roi Georges III que ces personnages vécurent et se querellèrent ; bons ou mauvais, beaux ou laids, riches ou pauvres, ils sont tous égaux maintenant".
En 1975, Stanley Kubrick signe une grande fresque humaine se déroulant au XVIIIème siècle. L’histoire de ce jeune arriviste irlandais cherchant par tous les moyens à devenir un noble fortuné au sein de la société anglaise se parcourt comme la lecture d’un roman (l’usage de la voix off accentue cette impression). Pourtant, le plaisir des yeux ne peut être occulté. La recherche d’authenticité historique est immersive, tant par la reconstitution des costumes que par les décors exploités. Cet ensemble est rendu spectaculaire grâce à une photographie utilisant au maximum la lumière naturelle. On se laisse ainsi bercer par ce récit, dont la lenteur exagérée devient hypnotisante. Bref, au-delà du rêve d’ascension sociale et des désillusions qui l’accompagnent, il s’agit d’une œuvre incontournable.
Critique à chaud, je viens de finir le film, et après une expérience cinématographique pareille de plus de trois heures, je me dois de lâcher ça sur "papier".
Je suis définitivement fan des films adoptant la structure, souvent rattaché à l'oeuvre scorsesienne, d'ascension / apogée / chute, et ce Barry Lyndon semble être l'un de ses plus valeureux représentants. Le film se divise en deux parties bien distinctes, hétérogènes par le contenu, homogènes par la forme, le tout nous offrant une oeuvre de 187 minutes retraçant la vie d'un (mal)honnête gentilhomme, depuis la mort de son père jusqu'à sa propre déchéance, en passant par la guerre, le jeu, le sexe, la cour, et par dessus tout, la querelle.
Bien que la mise en scène de Kubrick s'avère, pour 90% des plans, extrêmement posée, faite de plans composés à la manière de tableaux, le tout bénéficiant d'une photographie magnifique, tant dans les éclairages que dans les cadres, le film se suit sans une minute d'ennui possible. En effet, chaque scène a son importance et chaque séquence est construite de telle manière qu'il n'y a pas d'autre choix que de rester captiver par les événements retranscrits.
Car en effet, Barry Lyndon est avant tout un film de scénario, et la qualité du jeu des acteurs, la puissance de sa bande son, la maîtrise parfaite du montage et de la mise en scène ne sont là que pour servir une histoire déjà excellente.
A vrai dire, à peu près tout est parfait dans ce film, une pure oeuvre cinématographique portée par l'un des plus grands cinéastes ayant vécu. Je le recommande vivement !
Je n'ai jamais vraiment porté Kubrick dans mon cœur. Pour beaucoup c'est un génie. Et pour moi aussi, même si je vous le concède, j'ai du mal avec ces films. Pour moi c'est un réalisateur mitigé. Autant j'ai beaucoup aimé celui-ci et Full Métal Jacket, autant je n'ai pas du tout aimé "Shining" (Même si l'ambiance qu'il a instauré est brillante) et "2001, l'odyssée de l'espace". Bref je ne suis pas venu parlé du réalisateur, mais de son film qui ne laisse pas indifférent après visionnage. Peu de cinéastes se sont attelés à conter une histoire ayant pour contexte cette période de l'histoire. Mais Kubrick l'a fait. Avec un talent certain.
Parlons tout de suite des choses qu'on ne pourraient critiquer tellement cela est bien fait. Les costumes et les décors sont d'une rare beauté. Somptueux. Ils sont plein de détails. Un vrai travail. Avec ces derniers, l'homme considéré comme l'un des plus grands réalisateurs de tout les temps, a su retranscrire à la perfection l'époque dans laquelle évolue son personnage. C'est grandiose, c'est beau et on sent derrière tout cela un effort de recherche considérable. De plus, la photo, les jeux de lumières (les personnages étaient seulement éclairer par la lueur des bougies) sont très bons. Ces détails font que par moment, on en oublie complètement l'histoire. Un film très contemplatif (C'est peut-être pour ça aussi que le film dure trois heures
Les acteurs jouent plutôt bien même si on en aimerait un peu plus de leurs part. La mise en scène est exceptionnelle ( et ses travellings *-*), et les musiques sont vraiment très belles. Elles dégagent quelque chose de vraiment très poétique. Aussi, Kubrick est très ambitieux. Pourquoi ? Car "Barry Lyndon" est avant tout un film qui raconte l'histoire d'une époque, à travers l'ascension sociale puis la chute du protagoniste principal. Et rien que pour ça ce film doit être respecté. Très dure d'y arriver. Après, malheureusement, j'ai trouvé de nombreux passages inutiles mais en même temps, je trouvais que tout arrivait trop vite (Bizarre n'est-ce pas comme sentiment ...
Avec cette oeuvre Kubrick est remonté très haut dans mon estime. C'est d'ailleurs ce film, qui m'a "réconcilier" avec lui. Même si de là ou il est, il doit strictement en avoir rien à foutre. Très bon film. A voir. P.S: Cela n'a rien à voir avec le film, mais à un concours de cinéma que j'ai fait pour rentrer dans ma future école, j'ai eu l'overdose de questions sur Kubrick (#rienàfoutredetavie) :)
"Barry Lyndon" de Stanley Kubrick c'est un film très académique, montrant l'ascension sociale de Redmond Barry, futur Barry Lyndon, puis sa déchéance. La mise en scène de Stanley Kubrick prend le partie de ne transmettre aucune émotion mais de dresser le portrait de ce personnage irlandais de la fin du XVIIIème siècle. Logiquement, la première partie s'attache à décrire la jeunesse de Redmond Barry, de sa participation aux guerres contre Napoléon, de sa rencontre avec Lady Lyndon, qui lui permirent de devenir riche et noble. La seconde partie, le nouveau Barry Lyndon détruit progressivement tout ce qu'il avait construit. Le récit dure ainsi plus de trois heures, et le spectateur n'est jamais réellement emporté dans cette oeuvre de Kubrick puisque celui-ci s'attache principalement à dresser différents tableaux de l'époque napoléonienne. L'émotion est complètement mise de côté pour favoriser le réalisme et l'académisme. Il est donc difficile pour le spectateur de conserver son attention pendant toute la durée de ce film historique. Et pourtant, la mise en scène de Kubrick est brillante, avec une reconstitution minutieuse et précise. De plus, la prestation de Ryan O'Neal est particulièrement réussi, l'acteur incarne avec brio ce personnage intriguant qu'est Barry Lyndon. La musique accompagne à merveille cette oeuvre incontournable du cinéma de l'immense Stanley Kubrick. Au final, "Barry Lyndon" est un film plein d'atout et de qualité mais l'académisme alourdi en partie l'oeuvre, tout comme sa durée. On obtient finalement une série de magnifiques tableaux historiques faite par un peintre talentueux. Après un second visionnage, il ne fait aucun doute que l’œuvre reste gravée dans la mémoire avec sa formidable réalisation millimétrées, des musiques splendides, et la performance de Ryan O’Neal inoubliable.