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StanislasBrown
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2,5
Publiée le 15 juillet 2010
"Barry Lyndon" est le film de tous les superlatifs possibles pour la simple raison que Stanley Kubrick a délibérément voulu expérimenter tout ce qui pouvait donner à son opus un caractère ultime, qu'il s'agisse des décors, de la lumière, de la photographie, de la richesse scénaristique et du métrage peu courant du film. Et l'on ne peut que rester bouche bée devant une telle démonstration de savoir faire. Mais en dépit des centaines de figurants, de la narration d'une précision redoutable, de la pureté des formes et de l'alchimie qui fait fusionner musique et images, "Barry Lyndon" est un film ennuyeux. Exercice de haute volée, cette réalisation de Kubrick possède les défauts de son propre défi : elle reste précisément un exercice de style par lequel Kubrick se regarde lui même. Le réalisateur n'a rien voulu faire d'autre qu'exposer son talent et démontrer qu'il était bel et bien un cinéaste hors norme. Il a certes réussi, et ainsi que déjà mentionné, rarement une production cinématographique n'a été aussi ciselée, mais le résultat suinte le nombrilisme par tous les pores de la pellicule. Film réalisé à sa propre gloire donc, Kubrick a oublié avec "Barry Lyndon" un ingrédient essentiel qui fait les chefs d'oeuvre, l'amour d'un cinéma vivant qui attire selon toute bonne conséquence l'amour du public. Il résulte que "Barry Lyndon" est un diamant d'une pureté sans égale, un "objet" splendide qui pour autant ne brille que d'un éclat glacé. Conclusion : ce film est une prouesse technique qui manque cruellement d'âme, et l'on se prend parfois à bailler, même si l'on est admiratif devant tant de beauté formelle et visuelle.
Ce film est clairement surestimé ! J'ai l'impression que dès que les gens voient écrit "Stanley Kubrick", ils considèrent que le film est forcément un chef-d’œuvre. Je dis non ! Ici, le principal reproche que j'ai considère la durée. Pas dans le sens de longueur comme dans 2001, avec des passages très pénibles à subir, mais dans le sens où certains moments sont tout simplement inutiles. Il faut toutefois souligner le fait que Stanley a brillamment réussi à dépeindre l'ascension sociale d'un jeune homme, et à montrer sa chute en détail. Enfin, je reconnais qu'il y a plus d'action et de rationalisme que dans 2001.
Rare, plus que soignée, la mise en scène est un modèle. Lent mais pas long, des décors fabuleux, un acteur incarnant la candeur (en tous cas pour la première partie du film) avec succès. Pour moi c'est un chef-d'oeuvre, pas parce qu'il porte le sceau "Kubrick", mais tout simplement parce qu'il coule de source, tout est devient naturel, grâcieux, précieux... Un modèle.
Je n'est pas grand chose à dire de ce film, il est beau, en général bien joué et avec de beau décors et déguisement. Mais personnellement je me suis ennuyé presque tout le long et principalement la 2eme parti.
Divisant toujours la population en deux, Stanley Kubrick a une nouvelle fois réussi le pari de créer une œuvre inégale parfois intéressante et parfois forte ennuyeuse. Présentant deux parties, "Barry Lyndon" devrait pour son bien et celui du spectateur présenter deux notes séparées.
Le première partie rappelle d'une certaine manière le chemin tortueux emprunté par "Forest Gump". Rempli de surprises, de changement de situations, le film propose une succession de scènes et de décors très intéressants qui permet de découvrir le personnage emblématique que représente Barry. Bien que peu attachant dès les premières minutes, il est clair que le travail de sensibilisation du spectateur n'était pas l'objectif numéro 1 fixé par le grand réalisateur. On constate rapidement que la vue reculée proposée doit plutôt vous guider vers des messages cachés dont Kubrick a le secret.
Changeant radicalement de genre avec la première partie, l'heure et demi consacrée à l'aristocratie britannique est certes, fidèle à la situation de l'époque, présentant des personnages travaillés et une musique typique, mais d'un ennuie démesuré qui fait souffrir le spectateur jusque dans les dernières minutes du long-métrage. Décors lassants, un Barry devenu l'exact opposé de ce qu'il était au départ, histoire inintéressante et lourde, il est clair que la différence flagrante et évidente dont fait l'objet cette rupture en surprendra plus d'un et que les messages dissimulés dans cette fresque s'estomperont aussi vite qu'ils sont apparus. Une grande déception pour ce qui est selon beaucoup, une des œuvres majeures du maître. Malgré un jeu d'acteur de qualité, un travail sur l'évolution du personnage remarquable et des décors magnifiques, "Barry Lyndon" souffre d'une scénario bâclé, d'un très mauvais dosage de la bande originale et d'une durée trop importante en vue de son contenu.
Comment définir ma critique sur ce long-métrage historique de Kubrick. Tout d'abord jamais je ne contesterai que la réalisation de l'image, de la direction artistique est simplement incroyable ; le choix de tourner en lumière naturelle offre une beauté indéniable à la pellicule mais donne un effet de flou étrange dans des plans superbes. Les musiques sont bien choisies, mais le thème de Bach nous casse les oreilles à force de l'avoir trop entendu partout. Mais c'est tout. Kubrick aurait mieux fait de choisir une autre histoire. Les mésaventures de Barry à travers l'Europe sont faits avec trop de lenteur et sans être très épique. On en vient à regretter qu'il n'aie pas pu réaliser Napoléon qui aurait été sûrement son chef d'oeuvre, résultat on se contente d'un road-movie à l'époque classique. L'histoire est racontée avec lenteur, sans être très motivée par l'errance du protagoniste pas très sympathique. Déception en conséquence pour un film de Kubrick surestimé, magnifique techniquement mais pauvre dans l'intrigue.
La première partie du film, c'est-à-dire jusqu'à l'entracte, s'avère des plus plaisantes : l'élégance de la mise en scène, la magnifique photographie, les plans qui sont autant de morceaux choisis et les comédiens impeccables -même Ryan O'Neal, c'est dire- bref les aventures du jeune Barry dans cette Europe en guerre, ses péripéties étonnantes et cette ambiance si historiquement détaillée laissent pantois d'une certaine admiration.
Oui, il s'agit bien là d'un film de Stanley Kubrick, soigné à l'extrême et parfois surréaliste dans sa peinture des batailles, des duels ou des parties de cartes tant ce 18ème siècle et ses manières nous semblent éloignées et en même temps incroyablement réalistes.
Puis la seconde partie commence, après l'entracte, nous dépeignant l'ascension continue puis la chute inexorable de Monsieur Barry Lyndon. Ce qui nous paraissait élégant devient d'une préciosité sans bornes, laquelle sur le long terme (eh oui trois heures bien tassées dans la tronche) nous fatigue infiniment. La raideur empruntée de tous ces personnages avec leurs balais de deux mètres dans le fondement finit également par nous agacer.
Je n'accuserai pas Kubrick de faire claquer les cordes des violons à force de s'appesantir sur les malheurs qui accablent les Lyndon mais tout de même, on en est pas loin. La musique dont trois morceaux tournent en boucle pendant tout le film n'est pas étrangère à cet état de fait qui contribue un peu plus à vriller les nerfs.
En conclusion et en conséquence de quoi, nous n'accorderons à ce Barry Lyndon qu'une moitié de note, étant donné qu'il ne nous a gratifié que d'une moitié de film.
Je viens de revoir ce film que j'avais vu à sa sortie donc il y a très longtemps. Je n'avais pas été subjuguée à l'époque tout en reconnaissant ses qualités cinématographiques. A ce second visionnement, ma note ne montera pas plus haut car j'ai toujours quelques réserves. D'abord, la musique m'a agacée. Cela peut paraître surprenant car elle est splendide, seulement, trop forte et surtout répétitive pendant trois heures. Cela finit par être pénible, comme une rengaine. Ensuite, le personnage de Barry apparaît assez peu sympathique et pas très bien interprété. Du coup, ce qui lui arrive nous laisse assez indifférent. Enfin, tout est très lent et le film s'étire bien trop sur la fin.
Dans l'ambition de retranscrire l'atmosphère du XVIIIe siècle, le soin apporté aux détails, la beauté de l'accompagnement musical (ah cette Sarabande de Haendel) ainsi que l'assimilation des plans à des tableaux d'époque grâce à l'esthétisme des jeux de lumière ou de cadrage attirent immédiatement l'œil mais détournent de toute émotion ou même d'un intérêt continu pour les personnages ou l'intrigue, devenus fort artificiels. Ainsi de la voix off qui scande les diverses étapes de l'évolution personnelle du protagoniste dont les aspirations et naïvetés romantiques raillées avec régularité rappellent le réalisme cynique du narrateur de la Chartreuse de Parme de Stendhal face au destin de Fabrice. Un exercice de style.
waouuuu! J'ai eu la chance immense de le voir sur grand écran, ce qui fait vraiment profiter des ces plans magnifiques visuellement! 3h de film c'est un marathon mais c'est un film a voir au moins une foi dans sa vie!
Découvert 40 ans plus tard, ce Barry Lyndon est encore aujourd'hui exceptionnel et n'a pas pris une ride. Tout est excellent, décors, reconstitution, costumes, personnages, ambiance, scénario, lumière.. Cinématographiquement c'est une claque majeure de maitrise sur tous les aspects, c'est rare, unique et encore aujourd'hui ce film est bien au-dessus que la plupart des films historiques. Ce Candide inversé mérite bien plus de reconnaissance. Ceux qui ont du mal avec la forme primaire, d'apparence molle en début de film, c'est au contraire trés bien rythmé et souvent surprenant. Seul bémol, le visage des protagonistes qu'on ne voit pas forcément vieillir, pas assez en tout cas, les moyens de l'époque ne sont plus du tout les mêmes là dessus.
Qualité visuelle indiscutable et retranscription de l'époque impeccable. Un échec lors de sa sortie incompréhensible tant le film jouit d'une qualité impressionnante. L'histoire de ce jeune irlandais nous amène loin de notre époque et nous passionne.
Magnifique ! Une qualité d'image rarement atteint surtout pour un film de 1975 ... Ryan O'Neal est parfait tout simplement pour ce rôle ! Kubrick sublime le cinéma !
Barry Lyndon est une oeuvre visuellement splendide et à ce jour inégalée. Les décors, les costumes et surtout la photographie font que certaines séquences peuvent être qualifié d'oeuvre d'art. D'ailleurs, ce film remportera trois des quatres oscars ( meilleure direction artistique et decors, meilleure photographie, meilleurs costumes et meilleur arrangement musicale ) amplement mériter grâce à celà. En tête d'affiche, nous retrouvons notamment un Ryan O'Neal plein de charisme et étonnant dans le rôle titre et la magnifique Marisa Berenson dans celle de l'éclatante lady Lyndon. Néanmoins, j'ai trouvé que le film possédait une histoire pas toujours très agréable à suivre et certaines séquences font qu'on ne peut se défendre d'une impression d'ennui, ce qui fait que je n'ai pas pût lui mettre la note maximale. Malgré tout, et que l'on adhère à l'histoire ou pas, on ne peut nier les évidentes qualités artistiques que nous propose cette oeuvre admirable, et fait que ce long métrage de Stanley Kubrick se doit d'être vu au moins une fois.