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Un visiteur
5,0
Publiée le 19 décembre 2011
Encore un Kubrick que je vois, et encore un chef d'oeuvre. Barry Lyndon fait vraiment partie des grands classiques réalisés par le célèbre cinéaste britannique. Tout d'abord, ce film est parfait sur le plan ésthetique. La photographie est très bonne, quelques plans sont carrément sublimes, et la musique est géniale. De Bach, jusqu'à Mozart, Kubrick va encore une fois chercher des oeuvres musicales qui sont en parfait accord avec son oeuvre cinématographique. Après, le scénario, très bien mis en scène, est lui-aussi une réussite. L'histoire de vie d'une homme qui naît pauvre, gravit les marches du pouvoir jusqu'à devenir riche, pour retomber dans la misère est retaité de façon très belle, mais surtout intélligente. En fait, Barry Lyndon est une réflexion très intéressante sur l'ambition, et constitue dans mon oppinion une superbe leçon de vie et d'humilité. Ce que j'ai surtout apprécié, c'est l'ambiguité que Kubrick réussit à donner à ses personnages. Il évite ainsi habilement le manichéisme, ne juge jamais les personnages, et laisse au spectateur la possibilité de trouver lui-même ce qu'il pense des différentes attitudes prises par les personnages du film. Cela rajoute une certaine émotion à l'histoire, qui transforme ce film en un moment de cinéma inoubliable. Pour conclure, je dirai donc que Barry Lyndon est encore un film de Stanley Kubrick qu'il ne faut surtout pas manquer. Bref, une grande histoire, une superbe musique, une réalisation parfaite. Pour être tout court, un chef d'oeuvre.
Une fable indémodable, une épopée d'une rare maîtrise, trois heures qui n'en paraissent qu'une, Barry Lyndon est un coup de maître réalisé d'une main d'orfèvre par le génie Kubrick.
Un film historique très impressionnant de Stanley Kubrick. Que ça soit au niveau des costumes ou des décors, c'est un gros boulot qui est fait. Le sujet parait différent de ce que fait Kubrick d'habitude mais au fur et à mesure de l'intrigue on reconnait l'auteur. Un très grand film
D'une portée métaphysique moindre que "2001", moins critique quant à la nature humaine que "Orange Mécanique", moins psychologique que "Shining", "Barry Lindon" reste étrangement mon Kubrick préféré. Comme le fameux trio qui accompagne le film, voici un drame de chambre, peint plus que filmé, portrait d'un arriviste non dépourvu de charme et d'humanité, mais profondément corruptible. Ryan O'Neal y trouve le rôle de sa vie. D'une grande amertume (Lyndon paiera cher un rare élan de noblesse) comme souvent chez Kubrick, "Barry Lindon" mérite de retrouver sa place dans la filmographie du maître. En haut.
Magnifique tableau vivant, chaque plan est une pure merveille, à croire qu'ils ont chacun été peints par un artiste. L'artiste en question est Kubrick, qui nous livre une nouvelle fois un chef d'oeuvre... Rien à redire sur les acteurs principaux, à qui on a bien le temps de s'attacher en trois superbes heures et qui transpercent l'écran! Musique magnifique évidemment pour accompagner le tout... Le plus beau film visuellement de l'Histoire du Cinéma!
d'une grande esthétique pour une œuvre de cette époque, costume, maquillage, éclairage etc... un scénario solide, belle histoire dramatique, mais la relative lenteur du film fini par en faire devenir le film trop long.
J'attendais le chef d'oeuvre attesté par la critique. J'ai vu un film lent, avec des acteurs inexpressifs et sans épaisseur, une musique qui semble revenir en leitmotiv pour remplir les vides de l'histoire. En bref, un film surfait et décevant.
Le grand Kubrick a réussi là, en adaptant le roman de William Thackeray, ce que plus personne ne croyait possible: Réalisé un film d'époque à la fois magnifique et passionnant! Cette reconstitution tant esthétique que contextuelle du 18ème siècle irlandais nous fait suivre avec délectation les péripéties, les drames, les duels et les romances de ce gentilhomme en pleine ascension sociale. Mais plus que son scénario éclectique, se sont l’interprétation inoubliable de Ryan O’Neal, ses superbes musiques (des classiques allant de Haendel à Schubert en passant par Bach) ainsi que sa photographie (chaque image est digne d'un splendide tableau) qui font de cette fresque historique une œuvre magistrale.
Barry Lyndon nous montre l'histoire d'un homme au 18e siècle qui arrive a partir de rien a monter dans la haute société . On retrouve un scénario très bien écrit et bien réalisé , des acteurs excellent et une bande son sublime . Le film date de 1975 mais n'a pourtant pas prit la moindre ride c'est juste impressionnant . Un très beau film , du grand Kubrick , a voir au moins une fois .
Stanley Kubrick ou l'un des réalisateurs les plus surestimés de toute l'histoire du cinéma ! S'il a fait de bons films («Orange Mécanique», «Lolita») et réalisé un étonnant et fumeux trip sensoriel («2001»), force est de constater qu'il n'en est pas de même pour toute sa filmographie. «Barry Lyndon» confirme cette idée : plus de 3 heures d'interminables longueurs et de pur ennui où l'on suit l'ascension d'un agaçant jeune homme (Ryan O'Neal plus tête à claques que jamais) qui finira moins que rien, sa mégalomanie l'ayant finalement rattrapé. Le personnage tient de Shakespeare et de Welles, mais son interprétation est plutôt digne d'Amour, Gloire et Beauté... Alors certes, on pourra se pâmer devant la photographie en lumière réelle (fort jolie il est vrai) ou la composition du cadre, mais il existe un outil qu'on appelle montage dont Kubrick n'a pas l'air de soucier ici, préférant s'extasier devant ses propres plans, abusant à l'excès des zooms en tous genres. Un joli film « de costumes », rien de plus. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Le récit initiatique d'un jeune qui parcoure un XVIIIème siècle corrompue dans lequel se confronte le coeur et la raison... Tout cela servi par une photo superbe à la lueur des bougies et par les musique de Haendel et Schubert.
Ce film dans son ensemble est un exploit de grande envergure, drole, dramatique et romantique, sans oublier une dimension critique bien dosée. Et pourtant certaines séquences s'élèvent au dessus du lot au point de m'avoir fait vivre 15 minutes d'extase, n'ayons pas peur du mot, parmi 3 heures de plaisir pourtant imtense.
Des costumes et des décors magnifiques, une réalisation parfaite, une musique splendide, des acteurs excelents. Bref une fresque captivante d'une grande beauté visuelle. 3 heures de bon et grand cinema. Pas étonnant, c'est du Stanley Kubrick.
Une grosse claque, qui a enterré tous mes préjugés autour du sujet. Je connais assez mal Kubrick et je n'avais jamais vu ce film, considéré commé l'un de ses chefs-d'oeuvres. Je ne voulais pas le voir, sous prétexte que c'était costumé, d'époque, trop classique dans son exposition, etc... Et mes à prioris étaient pourtant confirmés lors de la première partie, avec une voix-off trop bavarde et monotone. De plus, je trouve Ryan O'Neal assez mauvais et son manque de subtilité est malheureusment flagrant. Par instants, on croit apercevoir une grâce, notamment dans la perception des sentiments amoureux. Le rythme est parfait, cette lenteur étant langoureuse. Mais tout cela n'est pas bien terrible et mon attention s'est défaite au bout d'une heure. Jusqu'à cette séquence de séduction, dont Scorsese avait parlé dans son documentaire sur le cinéma Américain. C'est ce qui m'avait d'aileurs donné l'envie de voir "Barry Lyndon". A partir de là, mes sens auront été stimulés jusqu'à la fin, dans un tourbillon d'émotions et de passions que je redemande. La mise en scène si poétique de la scène-clé a redonné tout son envol à l'ensemble. Ma réceptivité ne sera plus prise en défaut jusqu'à la fin. Images splendides, musique répétitive au début qui prend tout son sens, dialogues inutiles se faisant rare. "Barry Lyndon" est orchestré comme un opéra, la comparaison se justifiant notamment par l'utilisation grandiose du son et de la somptuosité des couleurs symbolisées par des costumes flamboyants et des décors extraordinaires. Toute la théâtralité ridicule a disparu et on se concentre sur une intrigue passionnante, doublée d'une analyse caractérielle des personnages qui mérite une très grande attention. On arrive au point culminant de l'ensemble, comportant une tension dramatique rarement égalée permettant de conclure dans une noirceur mais une vision juste inespérée au départ. C'est un film en deux parties : la première très moyenne tandis que la seconde tient du chef-d'oeuvre.
Quatre ans après son précédent film fougueux, survolté et immoral nommé Orange mécanique qui restera son plus gros succès au box-office, Stanley Kubrick change de registre et décide d'adapter le roman de William Makepeace Thackeray en réécrivant lui-même le scénario pour le monter en film. Le réalisateur s'entoure de deux acteurs alors presque inconnus: Ryan O'Neal que le grand public avait découvert dans love story et une actrice Française Marisa Berenson. Le premier campe le rôle de Redmund Barry et la deuxième celle de Lady Lyndon. Le film relate le parcours tumultueux d'un irlandais qui au cours d'une querelle se voit obligé de parcourir l'europe en temps de guerre où il devra affronter mille dangers avant de pouvoir goûter à une vie plus tranquille en accédant aux plus hauts titres. Kubrick possède l'intelligence suffisante de dévoiler le caractère psychologique de cet homme qui débute innocent et qui va devenir au fil du temps une véritable crapule opportuniste. Kubrick ne porte pas aux nues comme dans les comédies romantiques classiques les qualités de cet homme qu'il semble mépriser en tout point et préfère afficher tous ses défauts afin que le spectateur d'abord compatissant envers les malheurs de cet individu finisse par détester à son tour cet homme et jouir de sa descente aux enfers. La photographie, les plans du film atteignent une telle beauté qu'on pourrait les comparer à des tableaux, la musique qui l'accompagne empruntée aux plus grands compositeurs tel que Bach, Haendel, Mozart ou encore Vivaldi apporte une beauté musicale qui vient transcender celle des acteurs principaux et permet de témoigner de leurs émotions, oscillant entre mélancolie, joie et drame. Le scénario est remarquablement bien ficelé, riche même si on peut juger qu'il souffre de quelques longueurs, force est de constater que rarement un film aura réuni autant d'esthétisme autour de lui. Stanley Kubrick montre une nouvelle fois l'étendue de son talent et signe une magnifique oeuvre.