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Un visiteur
5,0
Publiée le 21 octobre 2011
Ce film m’a très vite fait penser à Candide de Voltaire, livre que j’avais adoré, un vrai plaisir donc de voir le personnage de Barry proche de celui du Candide (Bien que tiré d’un tout autre roman), je me suis régalé. Alors là Kubrick a fait fort. Un film de 3h où chaque instant, chaque scène est un monument cinématographique. Rien que le plan fixe de la scène d’ouverture est splendide. Les décors naturels sont magnifiques. La voix-off est superbe, c’est un personnage du film à part entière, il raconte et surtout juge et se moque des personnages avec une délectable finesse. J’ai trouvé Ryan O’Neil très bon dans le rôle de Barry Lyndon, juste ce qu’il faut pour donner du caractère au personnage. Après le personnage de Barry Lyndon est travaillé dans tous les recoins. C’est un personnage faible, antipathique, sans envergure, passif et obéissant à un égoïsme moral, mais qui peut par moment montrer du courage et un brin de conviction. Malgré cela le personnage de Barry Lyndon est si humain et si attachant, sans pathos, nous y éprouvons même de l’empathie lors de sa lente décadence. Les dialogues sont sublimes, les personnages secondaires sont tous excellents et que dire de la musique qui accompagne merveilleusement le film, rien on admire c’est tout. Les 3h07 passe à toute vitesse, seul défaut, non rassasié, j’en voulais encore. Enfin, Kubrick, comme il ne s’en fait plus, nous peint une superbe fresque. Du grand art.
Un véritable chef-d'oeuvre. Tout est parfait, le scénario titanesque, les acteurs géniaux, des scènes mythiques (la scène de duel final, la mort du fils de Barry Lyndon, magnifiques et enfin toutes les scènes tournées et éclairées seulement avec des bougies), la mise en scène de Kubrick et magnifique ou chaque image est un tableau et les musiques sont d'une beauté éblouissante. A voir absolument.
Barry Lyndon. Durant près de 3 heures, le film est partagé en 2 parties. La première parle de l'ascension d'un homme au sommet de la hiérarchie, jusque dans la haute aristocratie anglaise. La seconde, inversement, narre sa décadence et la multiplicité de ses erreurs qui le mèneront à un échec final, preuve d'une décadence de plus en plus forte. Pour beaucoup, l'une des deux parties est toujours moins bonne à l'autre. Personnellement, j'ai largement préféré la seconde, bien plus forte et intéressante que l'autre, en tous points. La scène de duel finale, d'ailleurs, atteint un point culminant de tension inégalée encore dans le film. Stanley Kubrick, réalisateur de ce métrage, réalise ici l'une des pièces maîtresse de sa filmographie. Il y a toutefois quelques défauts, que même une musique extraordinaire ne peut empêcher : un film très (trop ?) long, quelques lenteurs parfois. Néanmoins, il suffit juste de lire le résumé complet du film pour de suite savoir que l'on a affaire à un grand film, ayant remporté 4 Oscars (meilleure direction artistique, meilleure photographie, meilleurs costumes et meilleur arrangement musical). A savoir que les nominations de meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario adapté font aussi parties de ses distinctions. Un film ayant 5/5 de la presse et 4/5 des spectateurs sur Allociné et 54ème meilleur film de tout Allociné.
De belles musiques, une mise en scène très élaborée et un montage photo remarquable : ce film est une oeuvre d'art. L'histoire est très bien interprétée aussi, mais quelque peu ennuyeuse.
Divisant toujours la population en deux, Stanley Kubrick a une nouvelle fois réussi le pari de créer une œuvre inégale parfois intéressante et parfois forte ennuyeuse. Présentant deux parties, "Barry Lyndon" devrait pour son bien et celui du spectateur présenter deux notes séparées.
Le première partie rappelle d'une certaine manière le chemin tortueux emprunté par "Forest Gump". Rempli de surprises, de changement de situations, le film propose une succession de scènes et de décors très intéressants qui permet de découvrir le personnage emblématique que représente Barry. Bien que peu attachant dès les premières minutes, il est clair que le travail de sensibilisation du spectateur n'était pas l'objectif numéro 1 fixé par le grand réalisateur. On constate rapidement que la vue reculée proposée doit plutôt vous guider vers des messages cachés dont Kubrick a le secret.
Changeant radicalement de genre avec la première partie, l'heure et demi consacrée à l'aristocratie britannique est certes, fidèle à la situation de l'époque, présentant des personnages travaillés et une musique typique, mais d'un ennuie démesuré qui fait souffrir le spectateur jusque dans les dernières minutes du long-métrage. Décors lassants, un Barry devenu l'exact opposé de ce qu'il était au départ, histoire inintéressante et lourde, il est clair que la différence flagrante et évidente dont fait l'objet cette rupture en surprendra plus d'un et que les messages dissimulés dans cette fresque s'estomperont aussi vite qu'ils sont apparus. Une grande déception pour ce qui est selon beaucoup, une des œuvres majeures du maître. Malgré un jeu d'acteur de qualité, un travail sur l'évolution du personnage remarquable et des décors magnifiques, "Barry Lyndon" souffre d'une scénario bâclé, d'un très mauvais dosage de la bande originale et d'une durée trop importante en vue de son contenu.
Pour ma part, il m'est impossible de trouver des défauts à ce film. Certains trouveront que "Barry Lyndon" souffre de quelques longueurs qui sont, selon moi, au service de l'oeuvre et de la mise en place de son ambiance. CHEF D'OEUVRE !!!!
Quand on voit la qualité époustouflante de l'image et de la photographie, on sait que l'on a vraiment affaire à Stanley Kubrick le photographe. Tout est parfait dans sa façon de filmer et on est happé par le spectacle sublime qui défile au fur et à mesure du récit. Ce récit justement venons-en, est divisé en deux parties. La première relate les faits du héros, alors Redmond Barry. Je n'ai pas lu le roman original ceci dit cette première partie m'a grandement fait penser à la Chartreuse de Parme de Stendhal paru 5 ans plus tôt que l'oeuvre de Thackeray. Il y a du Fabrice Del Dongo dans ce Redmond Barry (avec un peu de naîvité en moins) et ses péripéties. De fait, cette première partie est assez riche autant scénarisitquement que visuellement. De très beaux moments aussi entre différents personnages dans les regards si chers à Kubrick (comme ce jeu de regard lors de la première rencontre entre Barry et la baronne Lyndon). La deuxième partie s'attache plus à narrer la déchéance du personnage alors au fait de sa gloire. Moins rythmée, parfois redondante, cette partie n'en est pas moins très kubrickienne en s'efforçant d'afficher une dégradation progressive de l'homme. Kubrick livre donc (livrait) un récit épique avec brio tout en gardant son style et les thèmes qui lui sont chers. Ryan O'neal dans le rôle titre est bluffant puisqu'il gère parfaitement tous les changements opérés sur le personnage au cours de sa vie.
un film magnifique, regroupant tous les genres, aventures, intrigues, guerre, cadre historique, justesse d'interprétation, tout est bon pour moi dans ce film du Maitre !
Le roman de Thackeray perd Barry qui se meurt en prison. L'une des idées géniales du réalisateur est de nous proposer une "fin" qui le voit perdre un "membre" de façon presque injuste, mutilé (de manière psychanalytique) par son fils d'adoption, ennemi mortel, ennemi de classe, ennemi de l'amour de sa mère envers l'intriguant. On pourra gloser sur d'autres idées, notamment l'utilisation du fameux objectif Zeiss ultra-rapide utilisé par la seule Nasa, les peintures du 18 ème reflétant la clarté d'un monde et son inévitable achèvement, toutes les anecdotes rapportant les tics et tocs du cinéaste, exigeant et tyrannique au possible, Stanley Kubrick est cette seule fois le total responsable de l'adaptation de l'auteur de "la foire aux vanités", roman autrement plus célèbre de son grand auteur. le modèle exemplaire de toute manière de faire » ; une sorte de modèle archétypal de la création, l'univers étant le « chef-d'œuvre » d'un ou plusieurs créateurs offert comme modèle aux homme Il n'est que de lire et de "contempler" en quelque sorte l'oeuvre majeure de Michel Ciment, son meilleur exégète avec Alexander Walker, pour constater qu'il s'agit du "modèle exemplaire de toute manière de faire ; une sorte de modèle archétypal de la création, l'univers étant le « chef-d'œuvre » d'un ou plusieurs créateurs offert comme modèle aux hommes"... Martin Scorsese, admirateur de cet événement, a noté que le film avançait de façon implacable, "avec la rigueur d'un film muet".... Il n'est d'ailleurs que de souvenir de la scène de séduction de Barry avec Lady Lyndon et sa suite sur le balcon, pour consentir : sur les accents langoureux mais impériaux de Schubert, cette scène muette décrit dans un long et lent travelling implacable, l'évidence et peut-être aussi le destin d'une relation sans autre issue que la distance et les affects condamnés car calculés. De manière géniale, encore plus loin, et là encore, le cinéaste utilise un des procédés du roman dont il a la modestie de garder l'effet : l'annonce qui nous est faite de ce qui va suivre... car c'est bien de fatalité ou de destin dont ce film traite, entre autres valeurs et desseins. D'une beauté extrême, ce film cynique, sans espoir, terriblement humain, connut un destin commercial hors Europe, la France exceptée notamment, affreusement indigne de sa qualité (rapport dépenses 11 millions de dollars - recettes 20 millions) et des critiques acerbes à l'époque n'épargnèrent pas le grand cinéaste et son "beau film exhibé sur une table de salon, livre-film fermé en l'occurrence ! (Ref Bio, John Baxter) ... cinéaste et artiste qui se cantonna dans un silence consterné et encore plus affecté, entretenant, sans calcul d'ailleurs quoiqu'on ait dit, l'image d'un homme distant, entièrement dévolu à son travail "d'éternel étudiant" (ref M.Ciment). Avec le temps, comme pour tout labeur d'abord visionnaire, on aura constaté qu'il s'agissait là d'une des oeuvres les plus importantes du siècle précédent, et à nos yeux sans équivalent artistique depuis quarante ans. Sublime !
L'histoire d'un homme parti de rien qui réussit à tout posséder sauf l'amour.
C'est plutôt difficile d'écrire quelque chose sur Barry Lyndon tant ce film est grandiose. Kubrick en véritable perfectionniste qu'il est, n'a pas voulu de lumières artificiels sur le plateau, il voulait que tout soit naturelle et il avait raison car tout est très réaliste on a vraiment l'impression de vivre la même époque que celle qui se déroule dans le film. Une grande histoire, des décors somptueux et des musiques inoubliables font de Barry Lyndon un chef d'oeuvre envoutant et mémorable. La version Bluray est fantastique.
Tourné sous lumière naturelle (soleil, bougies, etc), ce film est époustouflant techniquement parlant et chaque plan semble avoir été la cible d'une incroyable minutie. Les acteurs sont justes ; l'intrigue intéressante mais plutôt classique. La musique est appropriée et très bien utilisée.
Barry Lyndon est sans doute le plus beau, le plus émouvant des films de Stanley Kubrick. Le magazine Time le décrit comme « bouleversant … une vision artistique sans concessions … un film d'art à grand spectacle … une prouesse que peu de metteurs en scène depuis Griffith ou Eisenstein ont réussi … une grandeur que seul le temps peut confirmer, ce qu'il fera probablement » et on peut ajouter : ce qu'il a fait. On nous décrit un héros naïf, remplis de faiblesses, mais auquel on ne peut que s'attacher. Redmond Barry subit tragiquement son destin sans réussir à le modifier. Concernant la musique, elle joue un rôle primordial dans l'instauration de l'ambiance. La plupart des airs sont d'époque, avec des compositions allant de Bach, à Mozart, à Frédéric II de Prusse. La bande originale est adaptée par Leonard Rosenman. Le film comporte également des airs irlandais. On peut par exemple citer la magnifique musique de début (Women of Ireland), lorsque Redmond Barry se trouve en présence de sa cousine. Aucune parole n'est prononcée ; mais la musique est plus efficace pour traduire les sentiments de Barry. Cette scène n'est qu'un exemple, mais un exemple frappant d'une pratique récurrente dans le film : la musique se charge d'exprimer les sentiments, les émotions des personnages. Barry Lyndon est, au final, un film assez pessimiste sur le destin, sur le sens de la vie et sur l'incapacité de l'homme à changer de destinée, s'il en a une.