Tokyo Sonata
Note moyenne
3,9
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121 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 17 avril 2009
Le quotidien d'une famille japonaise dont le père, cadre dans une société, va se retrouver au chômage et le cacher à sa famille. Passionnant par ce qu'il dépeint (et critique) de la société japonaise, cependant il y a deux films dans le film. En effet, un évènement étrange fait tout partir en vrille et, là, j'ai décroché pour finalement aimer la fin. Dommage, les acteurs sont impec mais je n'ai vraiment pas apprécié la partie surréaliste qui n'a aucun intérêt et gâche l'approche du film.
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2010
Kiyoshi Kurosawa fait bien d'arrêter ses films fantastiques pour nous prouver qu'il est le digne héritier d'Ozu en matière de vision intelligente de notre société et de mise en scène émouvante. Cette image d'une famille en pleine dérive est tout autant une peinture pleine d’émotions de la misère sociale japonaise qu’une métaphore du système politique en place. Car contrairement à se que laissent présager le titre et l’affiche, la musique ne joue qu’un rôle mineur dans ce film. Ici, autour d’une mère dépassée, le père et ses deux fils vont chacun s’enfermer dans leurs mensonges respectifs au risque de détruire littéralement le cocon familial.
cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 avril 2009
Difficile de décrire le nouveau film de Kiyoshi Kurosawa autrement que par les sentiments. "Tokyo Sonata", histoire basique, sommaire, mille fois vue et revue, copiée et recopiée, d'une famille qui implose, est l'oeuvre étonnante d'un cinéaste imprévisible et capable du pire ("Rétribution") comme du meilleur ("Cure"). Solidement ancré dans un questionnement existentiel conséquent aux bases du fonctionnement de la société niponne, Kurosawa devient le peintre, non pas au sens esthétique du terme mais dans ce qu'il donne à voir, des maux éternels d'un pays accès sur l'individualité et la réussite suprême de chaque être, le conduisant à un enfermement que même la vie familiale et partagée ne peut détruire. Les conséquences de la mutation des pays asiatiques jouant aussi un rôle, on retrouve quelques phénomènes actuels dissimulés dans le film, le monde du travail étant par exemple décrit avec une acidité réjouissante. Avec un calme voluptueux et des silences qui font ressortir espace et lumière, Kurosawa aborde de manière originale le mélodrame familial, sans pathos ou autres artifices. La pureté qui se dégage de son récit resplendit parmi l'ensemble, et la langoureuse peinture de la cellule familiale rend chaque personnage attachant malgré certaines inégalités dans les choix (dommage que la musique ne joue pas un plus grand rôle pour le fils). Kurosawa n'évite ni les longueurs embarassantes ni la sensation de déjà-vu et de touche-à-tout (le jeune fils fait du piano, le plus grand part à la guerre, papa est au chômage et maman n'a rien à dire), pourtant son film émeut avec légèreté à force de mettre en scène la condition de l'homme en société et les répercussions de tout ce que celle-ci peut imposer comme challenge, jusqu'à empêcher l'homme de vivre. La construction du film, elle aussi étonnante, renvoie directement à ce qu'est la sonate musicale (et l'on ne sait pas trop pourquoi la décision d'une telle forme). Dans l'arrivée des éléments nouveaux et inattendus première
La_Mort_Dans_L_Oeil
La_Mort_Dans_L_Oeil

38 abonnés 248 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2009
Tous les cadres et représentations paraissent tellement immuables et rigides, que chacun croit pouvoir continuer à faire illusion, mais personne n'est dupe, malgré les trucages d'emploi du temps, les apparences vestimentaires ou même la violence désespérée et impuissante ; la dislocation a déjà tout fissuré. Les adultes défaillent, en deviennent pathétiques au ridicule, et c'est assez drôle (interprétation très expressive): les parents, les professeurs, leur autorité qui n'a plus aucune base ni effectivité, révélant une véritable fracture avec les enfants qui ont à chercher et construire leur devenir et leurs valeurs, réelles et véritables, par eux-mêmes. Fait vraiment partie de ces très beaux films ("Elephant" ou "Lake Tahoe" récemment) où les enfants sont livrés à eux-mêmes et par qui le salut arrive et advient, dans un monde démissionné par les adultes, absents ou impuissants. La scène finale du Debussy pour ça est très émouvante
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 février 2010
Somptueuse mise en perspective d'un réalisme humain dramatique, loin de tout artifice, sinon celui de l'humour parfois distillé, parfaitement en accord avec l'optimisme ou l'espoir constituant un message de l'oeuvre parmi d'autres. Le paternalisme défaillant, en étant un autre, à l'image des thèmes habituellement repris dans le cinéma japonais cristallisant le sociétal. La scène finale, avec Clair de lune interprétée dans ce silence et dans son intégralité symbolise notamment cette quiétude retrouvée... loin du mécanisme émotionnel, le film exulte à ce moment pour nous délester
framboise32
framboise32

185 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2009
le réalisateur porte un regard très intime sur la société japonaise. Un film intense, on sent le chaos arrivé et il arrive crescendo. L'histoire de cette famille japonaise coincée dans sa culture, la soumission de l'epouse, l'autorité du père, le désoeuvrement des enfants enfin leur envie de bouleverser tout celà. Etonnant, des moments amusants, tendres, tragiques .... un très beau film à voir
Addyct-26
Addyct-26

225 abonnés 723 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mai 2009
Kiyoshi Kurosawa, Il dresse avec Tokyo Sonata, un nouveau portrait de famille japonaise.
Un portrait cette fois ci très différent de ce qu'on a pu voir jusqu'à maintenant, pour exemple je citerais le dernier Kore-Eda Hirokazu "Still Walking" (Un Excellent film au passage ;)), deux films qui dressent chacun un portrait de famille japonaise, pour autant les deux films ne se ressemblent en rien.
Et le problême avec Tokyo Sonata, c'est qu'il est assez inégal. Autant la première partie est toute en sobriété et en finesse, agréable à suivre, on attend de voir la suite. Autant la seconde partie est à l'opposé de la première, certains diront que cela monte crescendo, mais je ne suis pas d'accord. La seconde partie, c'est juste du pur délire, ça part vraiment loin, très loin. Il est sûr que rien n'est présible dans ce film, mais quand même, à un moment y'a des choses qui ne passe pas. C'est à limite du suréaliste, et de l'incohérence.
Je pense nottament au passage du pêre qui se fait renverser par un camion une nuit, on voit son corp baigné dans une marre de sang au bord de la route. Puis le lendemain matin, il se leve et se demande ou il est, comme si rien ne s'était passé, sans aucune douleurs.
Je suis désolé mais ça c'est le summum quand même, plus incohérent tu meurs.
Pour le coup j'ai commencé à décrocher à partir de se moment là, donc tout ce qui c'est passé ensuite j'ai trouvé ça limite, bien qu'il y est des choses intéréssante, comme la fin que j'ai trouvé malgrès tout très belle.
Tokyo Sonata est pour moi, une semi déception, je m'attendais à mieux.
Je regrette vraiment que le film soit autant inégal.
Mise à part cela, c'est tout de même un bon film mais vraiment sans plus quoi, ça se regarde et ça s'oublie.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 juin 2013
J'ai adoré, juste adoré ce film! Tellement d'émotions avec si peu d'effets, des musique, les sentiments sont fabriqués avec deux fois rien, pas besoin de plan sur des visages emplis de larmes, pas de musiques qui sont omniprésentes, pas de feu d'artifices, rien. Juste des êtres humains, réels, qui ont des sentiments et réagissent en fonction de ceux-ci. Tellement puissant, cette histoire du dérive japonais d'une famille parfaite en apparence, mais qui ne fera que sombrer dans la dure réalité. Chômage, situation de l'être humain (oui tout le monde en prend pour son grade), de la société japonaise, de l'école, de la santé, bref ce film est une référence en matière de critique de la vie qu'on appelle civilisation. Si vous voulez absolument une comparaison avec un autre film, je ne trouverai que "American Beauty" qui est dans la même veine mais américain et bien plus trash. Finalement, sans un besoin évident de montrer du sang ou du sexe, Kyioshi Kurosawa (parlant déjà de la peine à communiquer dans son célèbre "Kaïro") sait montrer simplement et purement, la violence domestique ou de tous les jours, avec trois bouts de ficelles. Cela change de sa filmographie largement fantastique, mais son côté critique de la société pas trop barbant (comme le fait l'énorme Sion Sono) est toujours aussi présent. Merci énormément pour ce chef-d'oeuvre qui m'a ému. Snif!
JeanSéééééé
JeanSéééééé

38 abonnés 303 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mai 2009
Avec Tokyo Sonata Kiyoshi Kurosawa revient au meilleur de son cinéma après quelques films mineurs, non par la mise en scène mais par le scénario. A travers la vie d’une famille japonaise ordinaire, le film nous montre le délitement de la société. Ce film a quelque chose de houelbequien dans la façon de montrer l’absurdité du monde qui continue à vouloir fonctionner sur des valeurs désormais obsolètes. Cela est vraie chez nous, mais encore plus flagrant au Japon où l’autorité du père était primordiale sur tout, sauf la patrie. Et comment rester fidèle à cette dernière alors que les japonais sont virés pour être remplacé par des chinois moins cher ? Pris dans une espèce d’étau mou, indéfinissable, les personnages vont partir à la dérive, cherchant un sens à leur vie. Que demande le peuple ? ‘’C’est pas un peu lugubre comme film ?’’ Ca aurait pu, mais à l’instar de ‘’Très bien merci’’ dont le thème est très proche, il émane de tout cela un humour noir et absurde… mais drôle quand même !
diehard5
diehard5

47 abonnés 482 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juillet 2010
Tragi-comédie constellée de petits moments jubilatoires, « Tokyo sonata » est la démonstration évidente que Kiyoshi Kurosawa, cinéaste réputé en France pour ses films d’horreur très noirs, a plus d’une corde à son arc. Certes, le film aurait gagné à être plus resserré, à l’image du magnifique plan large, trop appuyé, de la dernière scène. Conséquence : celle-ci est certes émouvante mais aussi un peu complaisante. Mais ne faisons pas la fine bouche. Le film invite à plusieurs relectures. Il porte, à notre avis, le potentiel d’une œuvre magistrale.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 mai 2015
Tokyo Sonata reflète l'explosion d'une famille japonaise due à la crise économique actuelle et à un manque de communication récurrent . D'une mélancolie rare et d'une justesse incroyable , ce film dépeint avec minutie la mentalité japonaise et un phénomène existant depuis une trentaine d'année ,aussi présent dans nos société occidentales, l'individualisme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 avril 2009
sinistre mais maitrisé et inventif. un film réussi sur les brèches qui peuvent détruire une famille et accessoirement une vie, la scène finale est superbe.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 mars 2009
Ce qui me fascine chez Kurosawa, c'est que c'est un cinéaste qui découpe très peu, parce qu'il exploite toujours toutes les possibilités que peut lui offrir la structure d'un seul cadre. Ainsi, tous ses plans sont extrêmements travaillés, beaux, usant de nombreuses figures de style (cadre dans le cadre par exemple), et arrivent cependant à rester vivants, notamment grace la direction d'acteurs, magnifique.
Kurosawa a toujours été très fort pour jouer avec le ridicule, à oser s'en approcher pour mieux se rattraper par la suite. Mais sur ce domaine là, Tokyo Sonata est son film le plus balèse! Il s'agit surement de son film le plus drole, ce qui est étonnant au vu de son sujet. L'irruption du personnage du génial Koji Yakusho, son acteur fétiche, en est peut être le climax, mais l'intelligence du film est de distiller cet humour un peu partout, et de dynamiter par la même occasion un récit faussement classique, qui ne cesse du coup de se renouveller et de se réinventer.
C'est aussi un film d'une grande cruauté. J'ai rarement vu des rapports familiaux aussi glaciales que dans un film de Kurosawa (Jellyfish, Cure et Rétribution étaient pas mal aussi dans le genre). Pourtant, et il s'agit de la grande force du film, Kurosawa ne cherche pas à finir sur cette note cynique.
Il nous le prouve avec cette fin extraordinaire, qui m'a mis les larmes aux yeux. Quand le générique de fin est apparu, je me suis vraiment retenu de me lever et d'applaudir, mais pour l'une des rares fois de ma vie, j'en avais vraiment envie!

En résumé, c'est l'un des meilleurs films de l'un des plus grands génies de notre époque, point.
A voir de toute urgence!!
Amaury H
Amaury H

22 abonnés 70 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2009
Quelle puissance!! Magnifique!! Alors, quand je lis les critiques 0 ou 1 étoile d'allociné, je comprends que l'on ne puisse pas accrocher de tels films (mais ne pas dire: "c'est un navets", ça n'a pas la même signification).

L'histoire du film nous arrive dès le départ, le père, 46 perd son emploi, et fait tout pour ne pas l'avouer à sa famille, qu'il cherche surement à proteger en pensant que son autorité est d'une extrême importance dans l'éducation de ses enfants, ou peut-être cherche-t'il à ne pas être confronté à un sentiment d'humiliation, tellement plus présent dans la philosophie nippone. Peut-être un mélange des deux..

Dans tous les cas nous arrivons rapidement à mesurer la puissance de Tokyo Sonata, et sa justesse complexe!



Il y a aussi ce paradoxe, la complexité des individus, de leur liens entre eux, et les décors de la maison, parfaitement ordonnée, la mère qui prend son temps à bien mettre le rideau en place, ces détails mettent tellement bien en avant l'humain dans toute sa complexité, ses paradoxes et toute sa beauté aussi!

Le film est suffisamment bien fait pour que l'on ne décroche pas. Suspens, rires, tristesse, et surtout beauté des images. J'ai également apprécié la pureté des situations dans lesquelles se retrouvent les personnages du films, qui tour à tour vont devenir "personnage principal". Ces rôles sont en plus magnifiquement bien jouées.

*Non vraiment j'ai beau chercher, je ne vois pas, ce film est trop fort dans son genre: parce qu'il vous touche! Il atteint vos sentiments, en plein coeur!!
Je retournerai le revoir! Une, deux, dix fois même!
Magnifique!
vince113
vince113

49 abonnés 208 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 mars 2010
Mais qu'est-il arrivé à Kyoshi Kurosawa ? Le spécialiste du mystère et de l’opacité des êtres nous livre ici un film démonstratif et attendu sur un thème rabattu. Seules quelques scènes se détachent, quand le cinéaste s’éloigne de la chronique sociale et renoue avec sa veine poétique. Quand on pense au magnifique "License to live" que le cinéaste nous avait livré dans cette même veine sociale, on pleure...
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